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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:18

Après 65 ans, le sommeil évolue : nuits plus courtes, réveils plus fréquents, sommeil fractionné sur la journée, ... Ces modifications d'ordre physiologique chez les personnes âgées sont source de plaintes du sommeil en consultation et débouchent trop souvent sur une prescription de somnifères. Près d’un tiers des personnes de plus de 65 ans consomme des somnifères de manière chronique, et dans plus d’un cas sur deux, ces traitements ne seraient pas indiqués. Ces somnifères peuvent provoquer des effets délétères : dépendance, chutes et troubles de la mémoire. Quel sommeil après 65 ans ? Comment aborder la question des troubles du sommeil en consultation ? Quel usage des somnifères ? Comment les arrêter ? Avec quel accompagnement ? Est-il possible de retrouver un sommeil de qualité sans médicament ?

Troubles du sommeil - a la unePour diminuer la prescription trop systématique de somnifères chez les personnes âgées, la Haute Autorité de Santé (HAS) a élaboré, dès 2006, avec des médecins généralistes, des gériatres, des psychiatres, des spécialistes du sommeil et des pharmaciens, des recommandations et des outils pour aider les professionnels de santé et informer les patients. Parce que la consommation ne diminue pas suffisamment et que de nombreuses prescriptions ne sont pas utiles, la HAS relance des actions d’information et de sensibilisation des professionnels et des usagers avec le soutien du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP) et de l’association de lutte contre les infections nosocomiales et les accidents médicaux (LIEN) membre du Collectif interassociatif sur la santé (CISS).

Seules 1 à 2 plaintes relatives au sommeil sur 10 relèveraient de l’insomnie véritable

Le sentiment de « mal dormir » pousse de nombreuses personnes âgées à se plaindre d’insomnie, sans que cela en soit véritablement une. La plainte du sommeil chez la personne âgée doit faire l’objet d’un entretien spécifique lors d’une consultation dédiée. Pour aider les médecins dans cette démarche diagnostique, la HAS a élaboré des outils pratiques, comme par exemple des arbres décisionnels, des questions clés pour la prescription de psychotropes, un agenda du sommeil, un questionnaire d’attachement aux benzodiazépines, …

Devant des plaintes chroniques du sommeil, le médecin doit rechercher des signes associés et orienter son patient vers un spécialiste si besoin : douleurs, anxiété, dépression ou encore problèmes urinaires, apnée du sommeil peuvent expliquer le sommeil de mauvaise qualité et doivent être recherchés. Par ailleurs, la plainte du sommeil peut être expliquée par le changement physiologique du sommeil : la personne âgée dort moins la nuit et son sommeil se répartit différemment sur l’ensemble de la journée (siestes par exemple). Seules 10 à 20% des plaintes du sommeil sont de véritables insomnies et peuvent alors relever d’un traitement par somnifères, mais toujours de courte durée, en prévoyant l’arrêt dès la prescription. Les techniques de relaxation et les thérapies cognitivo-comportementales peuvent être appropriées à la prise en charge des insomnies.

La moitié des traitements ne serait pas indiquée

La HAS rappelle aux médecins, aux pharmaciens et aux patients que la prescription et le renouvellement de somnifères ne doivent pas être systématiques. Les somnifères ne sont indiqués que pour de courtes périodes et dans un délai allant de quelques jours à 4 semaines maximum. Ils ne doivent pas être prescrits sur une longue durée, ce d’autant plus que leur efficacité diminue avec le temps. De plus, ils induisent des effets indésirables : chutes, risques d’accidents lors de la conduite, troubles de la mémoire ou de l’attention, dépendance, …. Les personnes âgées sont d’autant plus exposées aux risques des somnifères que leur résistance physique est moindre et leur métabolisme plus lent. Par ailleurs, le risque d’interaction avec d’autres traitements est augmenté car les personnes âgées prennent souvent plusieurs médicaments. 

Arrêter les somnifères, c’est possible ! affichette trouble du sommeil

Le médecin traitant doit proposer une stratégie d’arrêt des somnifères en accord avec le patient. L’arrêt progressif et encadré de somnifère doit permettre aux personnes âgées de retrouver un sommeil naturel, plus récupérateur, même s’il est plus court ou plus fractionné. En ne subissant plus les effets secondaires du médicament, les personnes âgées gagnent en qualité de vie et en autonomie.

Une bonne hygiène de vie pour améliorer naturellement le sommeil

Les somnifères ne sont pas des médicaments anodins. Les changements de rythme du sommeil liés au vieillissement peuvent être améliorés par des habitudes simples et une bonne hygiène de vie : activités physiques régulières, exposition à la lumière en journée, alimentation et mode de vie sains, aménagement confortable de la chambre, …

Un programme d’actions et des outils relayés par les partenaires de la HAS

Dans les prochaines semaines, le CNOM et le CNOP relaieront les outils de la HAS et notamment l’affiche « Etre senior et mieux dormir », conseils pour bien dormir aux médecins et pharmaciens. Le LIEN quant à lui relaiera l’information sur son site internet. La HAS relaiera pour sa part ces informations sur son site, dans ses lettres destinées aux professionnels et sur son espace Facebook®. En novembre, la HAS organise une plénière nationale avec l’ensemble des professionnels de santé impliqués et les patients afin de renforcer la diffusion de l’information et réfléchir à de nouvelles actions et outils d’amélioration des pratiques. D’ici la fin de l’année, un rappel sera intégré aux logiciels d’aide à la prescription (LAP) et sera associé à des documents d’information des patients sur le sommeil et les somnifères.  Ainsi, à chaque fois qu’un médecin prescrira un somnifère à une personne âgée, il sera, par exemple, invité à proposer à son patient un rendez-vous dédié à l’exploration de ses problèmes de sommeil.

 

 

Service de presse HAS

Florence Gaudin - Chef de service

Claire Syndique - Attachée de presse

Audrey Salfati - Attachée de presse

Gilles Djéyaramane - Attaché de presse

Tél : 01 55 93 73 18 / 73 52 / 73 17

Les somnifères… en finir avec les mauvaises habitudes !

  • La prescription ou le renouvellement d’un somnifère n’est pas systématique.
  • Le renouvellement d’une ordonnance nécessite la réévaluation de la situation clinique du patient.
  • L’association de deux somnifères n’est pas recommandée.
  • Une pathologie psychiatrique (dépression par exemple) ou une pathologie du sommeil (apnée du sommeil par exemple) peuvent être à l’origine de la plainte du sommeil et nécessitent une prise en charge adaptée.
  • L’arrêt brutal d’une prescription de somnifères n’est pas recommandé, l’arrêt doit être progressif avec un suivi médical.
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:49

 

Dépistage du cancer du sein par une mammographie

Dépistage du cancer du sein par une mammographie REUTERS/J.P.PELISSIER

SANTE - La campagne Octobre rose fait débat...

A la veille d'Octobre rose, le mois du dépistage généralisé du cancer du sein, l'UFC-Que Choisir s'est ému mercredi du «matraquage promotionnel» de la campagne lancée chaque année depuis 2004, ainsi que du «manque d'explications» à propos, notamment, du risque de surdiagnostic.

Le problème du surdiagnostic

«Seuls les avantages des traitements sont mis en avant, tandis que s'accumulent les données scientifiques remettant en cause l'efficacité du dépistage systématique, souligne Alain Bazot, son président. Il ne s'agit pas de diaboliser ce dernier, mais de donner une information complète et loyale aux femmes s'y souscrivant.»

Selon l'Institut national du cancer (Inca), le surdiagnostic, à savoir la détection de petites tumeurs cancéreuses n'évoluant pas vers la maladie, concernerait 5 à 10% des examens. En découle alors le risque de proposer des traitements trop agressifs –ablation, chimiothérapie, radiothérapie. «La question ne nous laisse pas indifférente, souligne Marisol Touraine, ministre de la Santé. Pour preuve, l'Inca doit rendre public d'ici quelques semaines un rapport éthique sur l'information donnée.»

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:31


 Le Dr Peter S. Nelson, du Fred Hutchinson Cancer Research Center, et son équipe ont mis en évidence le rôle important des fibroblastes, des cellules non cancéreuses, dans la cicatrisation des plaies et la production de collagène. Mais situées à proximité d'un cancer et exposées à la chimiothérapie, ces cellules subissent des altérations de leur ADN et produisent une protéine dénommée WNT16B qui permet aux cellules cancéreuses de se développer et envahir les tissus environnants en résistant aux traitements. La production de WTN a augmenté jusqu'à 30 fois, un résultat “tout à fait inattendu”.

Mais, le plus important est que cette protéine coupable est produite par des cellules saines lorsqu’elles sont exposées à la chimiothérapie.

C’est ainsi que la chimiothérapie peut pousser les cellules saines à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement. Il s'agit d'un nouveau mécanisme découvert par ces chercheurs américains, en travaillant sur la résistance à la chimiothérapie observée dans des cancers métastasés du sein, de la prostate, du poumon et du colon. En conclusion, ce seraient donc des cellules normales qui favoriseraient la progression du cancer en étant « boostées » par la chimiothérapie. Cette découverte permet de mieux comprendre l’échec flagrant des chimiothérapies, toujours niés par la plupart des cancérologues.
Sylvie SIMON
24 09 2012

Publié le 5 août 2012 dans Nature Medicine

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:21

 

 

En août 2010, plusieurs cas de narcolepsie ont été signalés en Finlande et en Suède. Point commun : toutes les personnes atteintes avaient été vaccinées un à deux mois auparavant contre la grippe A/H1N1 avec Pandemrix®. Après investigation, l’Agence européenne du médicament (EMA) avait conclu à une « balance bénéfice/risque positive du Pandemrix® ». Dans la lignée de ce travail, deux études – l’une à l’échelle européenne et l’autre spécifique à la France – devaient apporter des réponses claires...

L’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) rapporte sur son site les résultats de l’étude VAESCO (pour Vaccine Adverse Event Surveillance & Communication). Financée par le Centre européen pour la Prévention et le Contrôle des Maladies (ECDC) et l’EMA, son but était de mener des investigations épidémiologiques sur les liens supposés entre la vaccination et la narcolepsie dans plusieurs pays européens. Ainsi, les conclusions de ce travail font état :

- D’une augmentation du taux d’incidence de base de la narcolepsie en Finlande et en Suède après la mise en place de la campagne de vaccination à l’automne 2009 ;
- D’une augmentation du risque de narcolepsie chez les sujets vaccinés par rapport aux non vaccinés dans ces 2 pays.

Pourtant, l’analyse globale des données des six autres pays participants (Danemark, France, Italie, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni) n’a pas permis de retrouver une augmentation significative du risque de narcolepsie chez les sujets vaccinés.

En revanche, une autre analyse menée par l’INSERM et plus spécifique à la France, fait apparaître une « association significative entre la vaccination anti-H1N1 et la survenue de narcolepsie aussi bien chez les adultes que chez les enfants et les adolescents ».

Alors sur quel pied danser ? Pour l’ANSM, « les données actuellement disponibles confirment l’existence d’un signal chez l’enfant et l’adolescent en Finlande et en Suède. Cette association a été également retrouvée en France. Pour autant, une relation de causalité entre la vaccination et la survenue de narcolepsie n’a pas été établie à ce jour. D’autres causes (génétiques et environnementales) ne peuvent en effet être écartées ».

Source : ANSM – études VAESCO – étude NarcoFlu-VF, Analyse portant sur l’ensemble des cas et des témoins inclus sur la période allant de 01/10/2009 au 30/04/2011, financé par l’ANSM et menée par l’INSERM, consultées le 20 septembre 2012
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 20:56

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Le 8 septembre dernier, le journaliste d'investigation américain, Jon Rappoport, diffusait sur son site un article fort important sur les dessous de la vaccination antigrippale.

 

Alors que cette vaccination arrivera avec quelques jours de retard dans les pharmacies belges (et peut-être quelques souches de grippe supplémentaires en prime), il est donc toujours temps de savoir de quoi il retourne, histoire de ne pas se faire vacciner idiot.

 

Car le fait est que, cette année comme les autres, des milliers de gens qui recevront une première vaccination antigrippale en seront dégoûtés à jamais parce qu'ils n'auront jamais été "aussi malades de leur vie" et quantité d'autres y réagiront mal également, même si cette vaccination n'était pas forcément une première pour eux. Décès, hospitalisations et autres aggravations des états de santé chez des gens vaccinés seront donc comme à l'habitude classés comme autant de "coïncidences" anodines et non significatives. Tous ces risques graves encourus en valent-ils au moins la peine? En plus d'occulter systématiquement les risques de cette vaccination, les autorités et les médecins traitants n'exagèrent-ils pas aussi auprès des patients la gravité de la grippe sur un plan statistique?

 

Jon Rapoport nous livre ses découvertes éclairantes à ce sujet:

 

Maintes et maintes fois, en tant que journaliste d'investigation, j'ai eu la tâche d'informer les lecteurs que leurs hypothèses les plus fondamentales étaient fausses.

Dans le domaine médical, cette situation  est aggravée par l’acceptation du public de mensonges qui sont présentés comme étant la science absolue. En fait, il s’avère que cette « science » s’apparente à une fabrique d’illusions. L’objet de cet article illustre une fois de plus la chose. Il va à l’encontre de la propagande massive que les autorités médicales ont lancée pour littéralement laver le cerveau de la population.

 

La saison de la grippe approche et nous allons voir les Centres de Contrôle des Maladies (CDC) presser tous les parents d’agir comme de bons petits robots en se faisant vacciner eux et leur famille contre la grippe.

 

Les avertissements et les prédictions habituelles seront claironnés par le CDC et leurs dociles médias. Le seul point sur lequel ils ne cesseront d’insister est le suivant : chaque année aux Etats-Unis 36.000 personnes meurent de la grippe. Ce chiffre, nous l’avons entendu et sans cesse réentendu.

 

Il s’agit ici d’une statistique « nécessaire » pour le CDC. Ils ont besoin d’en faire la promotion. Ils ont besoin de convaincre que la grippe saisonnière est dangereuse.

 

Le peuple Américain  ne comprend pas qu’il s’agit d’un mensonge, d’une illusion grossière qui n’a aucun rapport avec la réalité.

 

En décembre 2005, le British Medical Journal  a publié le rapport choquant de Peter Doshi qui a dénoncé l’illusion, tout en faisant trembler le CDC.

 

Ci-dessous un extrait du rapport de Peter Doshi dans le British Medical Journal :

 

« [Selon les statistiques du CDC], « l’influenza et la pneumonie » ont coûté la vie à 62.034 personnes en 2001 – 61.777 de ces cas étaient dus à la pneumonie, 257 à la grippe et c’est seulement dans 18 cas que le virus de la grippe a été formellement identifié. »

 

Comme vous pouvez vous en rendre compte, le CDC a créé une catégorie qui a combiné les décès par la grippe et par la pneumonie. Pourquoi ont-ils fait cela ? Parce qu’ils ont supposé que les décès dus à la pneumonie étaient des complications découlant de la grippe.

 

Cette hypothèse est absurde. Plusieurs causes peuvent être à l’origine de la pneumonie. Il y a pire : parmi tous les cas de décès dus à la grippe et à la pneumonie, seuls 18 cas ont directement été mis en relation avec le virus de la grippe.

 

Par conséquent, le CDC ne pouvait pas dire avec certitude que plus de 18  personnes étaient mortes de la grippe en 2001.

 

Ces chiffres sont en fait nettement moins élevés que les 36.000 qui furent claironnés officiellement. Doshi ne fait en fait que rapporter les chiffres concernant les décès par grippe estimés par le CDC à cette époque. Comme il a pu le démontrer, le CDC ne trouve en fait le virus de la grippe que dans une faible proportion des personnes que l’on a estimé être décédées de la grippe. En d’autres mots, il ne s’agit en fait que de conjectures. La chose relève aussi de la promotion et du battage.

 

Mais un pourcentage énorme d’Américains gobent les éléments de ce battage médiatique parce qu’on leur en a si souvent rabattu les oreilles.

 

La répétition du mantra que 36.000 personnes meurent chaque année de la grippe est évidemment la stratégie clé pour créer une demande de vaccins.

 

Avec toutes ses ressources et un budget d’environ 10 milliards de dollars, le CDC devrait pouvoir faire le nécessaire pour pouvoir déterminer si les personnes meurent de la grippe ou de toute autre cause.

 

Le CDC a menti au peuple Américain par rapport aux décès dus à la grippe. La révélation de ce mensonge a été escamotée par la presse.

 

L’essentiel du travail du CDC est de rapporter avec précision les statistiques de maladies et de décès. Si cette instance ne peut correctement remplir ses fonctions,  son devoir est de l’admettre. La réalité c’est que cette Agence est gravement compromise. Elle s’est alliée à l’industrie pharmaceutique dans le cadre d’un énorme cartel médical. Il s’ensuit que sa crédibilité est nulle.

 

Pratiquement tout ce qui nous a été dit par le gouvernement Américain sur les décès dus à la grippe n’est nullement étayé par les faits»

 

Ce texte est intéressant car à en croire les chiffres officiels américains de décès (36 000), on peut en tout cas constater qu'ils sont proportionnellement plus grands dans ce pays où la couverture vaccinale des + de 65 ans est de 70%, qu'en France où cette couverture vaccinale tourne plutôt autour des 60%!. Ainsi, étant donné que la population française est 5X moins nombreuse qu'aux USA, s'il y a 36 000 décès annuels liés à la grippe aux USA, on devrait en attendre 7200 en France (et pas 6000 comme obtenu officiellement l'hiver dernier!)

 

Un autre constat également incontournable, c'est qu'il y ait, à en croire les officiels, encore autant de décès annuels que cela aux USA en dépit d'une augmentation de + de 50% de la couverture de vaccination antigrippale entre 1980 et aujourd'hui.

 

Autre élément troublant, celui des chiffres officiels de décès liés à la grippe en France et en Belgique l'hiver dernier (2011-2012): 6000 décès en France et 2600 en Belgique soit proportionnellement au nombre d'habitants, 2,5 X plus de décès en Belgique qu'en France. Jetons à présent un oeil aux taux de couverture vaccinale contre la grippe chez les plus de 65 ans en France puis en Belgique lors de cet hiver-là: 62% en France (selon le Geig) et 63% en moyenne en Belgique (selon la Société Scientifique de Médecine Générale)!!

 

La Belgique avait donc un taux de vaccination antigrippale chez ce public là au moins égal et même légèrement supérieur, ce qui ne l'a pas empêchée d'avoir, selon les chiffres officiels toujours, 2,5 fois plus de décès qu'en France.... cherchez l'erreur! Aux USA déjà, lorsque la vaccination systématique de tous les enfants contre la grippe fut instaurée en 2002, cela a immédiatement suscité une hausse de la mortalité due à la grippe chez les enfants de moins de 5 ans. Là encore quelle belle "efficacité" du vaccin, il n'y a vraiment pas à dire!

 

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Il est donc réellement légitime, scientifiquement fondé et logique que cette vaccination des plus inutiles rebute de plus en plus de citoyens, y compris des professionnels de santé bien sûr, puisque ceux-ci sont particulièrement bien placés pour constater les grippes de patients et de collègues dûment vaccinés.

 

Souvenez-vous, l'hiver passé, on pouvait d'ailleurs lire dans la presse qu'un grand hôpital comme le CHU du Sart Tilman à Liège avait renoncé à organiser l'habituelle campagne de vaccination antigrippale en son sein, faute d'adhésion de la part du personnel. Le Dr Christiaens, médecin hygiéniste de cet hôpital avait alors avoué "C'est bien simple, dans un hôpital aigu comme le nôtre, qui enregistre 3000 admissions par mois, nous n'avons constaté, la saison dernière, que 4 cas de grippes potentiellement acquises au CHU. C'est tout à fait marginal face aux 5 à 10% de patients qui souffrent d'infections nosocomiales. La vraie priorité est là."

 

Mais il est bien évident que plus cette vaccination rebute et plus les officiels augmentent en conséquence l'immense battage, tout à fait disproportionné pour cette vaccination inutile, pas sans risques et dirigée contre une maladie dont on exagère sans cesse les conséquences.

 

Ce battage est énorme et engloutit des milliers d'euros, cela se voit rien qu'en visitant déjà des beaux sites bien faits comme celui-ci mais qui regorgent néanmoins d'incitations simplistes, infantilisantes et finalement presque insultantes pour l'intelligence des professionnels de santé.

 

Il s'agit d'ailleurs justement d'un site de promotion de la vaccination antigrippale parmi les professionnels de santé, destiné à leur bourrer le crâne pour qu'ils en arrivent à promouvoir eux-mêmes la pseudo utilité de cette vaccination au sein de leur établissement de soin ou institution hospitalière! Le tout avec force affiches, powerpoints, questions-réponses, vidéos et petits dessins pas très flatteurs pour les professionnels de santé. Et même un document intitulé "Pour et Contre à l'obligation vaccinale (contre la grippe)." 

 

A la rubrique des "références scientifiques", on retrouve des liens vers des sites de la Communauté Française/Fédération Wallonie-Bruxelles (vous savez, celle-là même dont la publicité en faveur des vaccins tout au long de la vie a été jugée TROMPEUSE par le Jury d'Ethique publicitaire l'année passée...), vers celui de l'asbl Question-Santé (dont le Dr Tréfois, responsable, est en conflits d'intérêts notoires avec GSK, baîlleur de fond exclusif de la revue Vax Info dont il est secrétaire de rédaction et éditeur responsable), vers le site du CBIP (alors que ce même CBIP avait admis en décembre 2011 qu'il n'y a "pas de preuves valables que la vaccination annuelle contre la grippe chez les personnes âgées et les patients à risque soit efficace."!) ou encore celui du KCE (= le Centre fédéral belge d'Expertise des Soins de Santé, cette instance qui se dit "indépendante" ,en dépit des experts en conflits d'intérêts qu'elle laisse cependant travailler comme si de rien n'était sur ces sujets).

 

Mais épinglons à présent les stigmates de ce fanatisme vaccinal tout à fait indécent et même légalement condamnable:

 

Dans un document pdf rédigé à partir de l'interview du Dr Vergison, hygiéniste à l'Huderf et non indépendante de divers labos avec qui elle est en conflits d'intérêts:

 

« En pratique, pour avancer, malgré de tels freins, « la présence de l’hygiéniste dans les services fait beaucoup, tout comme la confiance que l’on vous accorde, constate-t-elle. Il est important, également, de prendre le temps, beaucoup de temps, soit dans les unités, soit au cours de séminaires, pour rappeler que ces vaccins n’entraînent ni risques ni effets secondaires importants et pour répondre à toutes les questions ». Aucune d’entre elles ne lui fait peur, y compris celles qui relaient les accusations de collusion entre les experts et l’industrie pharmaceutique… »

 

Le Dr Vergison se rend-t-elle seulement compte qu'elle est  passible de poursuites en justice si une personne qu'elle a vaccinée sur base de la confiance aveugle et peu "scientifique" qu'elle inspirait, en vient à se rendre compte qu'elle a violé la loi du 22 août 2002 en informant pas correctement des RISQUES GRAVES bel et bien possibles après cette vaccination, sur base d'une littérature scientifique qu'elle serait pourtant censée connaître?

 

Autres propos de nature diffamatoire pour les professionnels de santé et qui témoignent là encore d'une arrogance phénoménale, prenant elle-même sa source dans une ignorance conséquente:

 

«L’éducation est essentielle. Mais dans la  mesure  où il n’existe  pas de  vaccin contre la bêtise, il faut parfois ajouter  un peu de  pression, sans aller  au harcèlement », assume-t-il. Le terme de « serial killer », utilisé par  un confrère  pour  parler  des soignants récalcitrants à la vaccination, ne lui paraît pas si outrancier… » Dr Marin, du CPAS de Soignies.

 

Là encore, il apparaît hautement probable à la lecture de ces propos que le Dr Marin n'informe pas non plus des risques graves possibles de cette vaccination (comme sa consoeur Vergison) car cela rebuterait trop ses patients et entrerait ainsi en contradiction avec son idéologique selon laquelle "tout ce qui peut faire progresser la vaccination est un plus". C'est hélas le lot des gens qui n'ont comme seul objectif que les pourcentages de couverture vaccinale. Ceux-là en arrivent plus souvent que les autres à oublier la loi et leurs devoirs légaux.



Dans un troisième document que le site vacc.info.pro met encore en ligne en pensant de façon tout à fait risible servir la cause de la vaccination, on peut aussi lire:

 

« Les employés auront été prévenus de toutes les modalités précises d’accès au vaccin grâce à une lettre agrafée à l’extérieur de leur fiche de paie  (pour  être  très visible)  mais, aussi, par mail et sur Intranet.

 

L’argument qui fait mouche ?

 
L’absentéisme reporte la charge de travail sur les collègues…

 

En pratique, dans cet hôpital, tous les ans, 15 jours avant que débute la vaccination, on affûte tous les moyens possibles en matière d’information et de communication. On sort le grand jeu d’affiches, de courrier et de communications internes, y compris à travers la chaîne de télévision propre à l’hôpital. Cette sensibilisation par des canaux variés a contribué à faire passer le taux de vaccination de 12% (en 1995) à 40% (en 2009). « Le vaccin est offert par la direction, ce qui est une forme de reconnaissance pour les soignants.  En réalité, ces derniers bénéficient de la gratuité via leur mutuelle. Mais la mise en œuvre de ce type de remboursement exigerait un travail administratif bien plus lourd pour eux. »

 

Dernier  « détail » : bonbon ou pas, parmi le public  visé  par  la vaccination, certaines personnes ne  manquent  jamais à l’appel. Il s’agit des bénévoles des Cliniques. Mais il est vrai que pour ces derniers, ce serait un comble d’imaginer  une  seule  seconde  qu’ils transmettent une  grippe  à  ceux qu’ils viennent soutenir de tout leur cœur…

 

Dr Rézette, médecin du travail à Charleroi.

 

Comme on le voit donc, les officiels en sont toujours à des approches simplistes, culpabilisatrices et partiales qui sont inévitablement condamnées à terme.

 

 Les gens et notamment les soignants sont donc sans surprise de plus en plus nombreux à se rendre compte que les stratégies de persuasion les plus porteuses, de l'avis même de ce genre de médecins, n'ont en fait rien à voir avec la Science mais se limitent à "un relai télé" (ce qui inclut la répétition, le bourrage de crâne, la quantité au détriment de la qualité et de la rigueur scientifique du message in fine délivré) et à un jeu d'influence de certaines personnes ou chefs de service en particulier.

 

Toute la stratégie vaccinale consiste donc à éluder le fond (car il ne repose sur rien de solide sur le plan scientifique) et à le détourner au profit de la forme (QUI va délivrer le message et aura le plus de chance de faire croire comme juste tel discours indépendamment de sa validité propre?, pas quel canal, télé ou autre pourrons-nous persuader le plus de gens?). La répétition de ces messages simplistes achèvera-t-elle de vous convaincre de céder à cette pression vaccinale médicalement et scientifiquement disproportionnée et irrationnelle? Ou bien préférerez-vous vous renseigner avec soin par vous-même, histoire de ne rien avoir à regretter? Sachez si vous êtes un soignant qu'il n'y a aucune honte à résister à ce harcèlement vaccinal, une part croissante de vos patients vous comprennent parfaitement.



 
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:04

  Cancer de l’ovaire : un dépistage précoce inutile ?

C’est en tous cas ce que pensent les cancérologues américains qui affirment que tests les plus communément recommandés pour détecter la présence d'un cancer de l'ovaire chez des femmes en bonne santé sont inutiles et souvent néfastes.

On estime à environ 333 000 nouveaux le nombre de nouveaux cas de cancer de l'ovaire par an, dont 144 000 cas chez des femmes. Parmi les cancers qui touchent les femmes, le cancer de l’ovaire occupe la 7e place avec 4 430 nouveaux cas estimés en 2008 (date des dernières statistiques de l’Institut national du Cancer). Mais en raison de son dépistage souvent tardif, son pronostic reste sombre avec plus de 3 000 décès estimés en 2008.

Faut-il pour autant plaider pour la mise en place d'un dépistage précoce ? Non, affirme un groupe de cancérologues américains indépendants (l’US Preventive Task Force), chargé par les autorités fédérales d’étudier l’utilité des tests de dépistage.

« Les tests de dépistage du cancer ovarien, qui consistent en une analyse de sang pour repérer une substance secrétée par les cellules cancéreuses (Ca 125)et un scanner des ovaires, ne permettent pas de réduire la mortalité, a indiqué ce groupe de travail. De plus, ces procédures provoquent de nombreux faux positifs conduisant à des interventions chirurgicales inutiles avec un taux élevé de complications.

"Il n'existe aucune méthode efficace de dépistage du cancer ovarien permettant de réduire la mortalité", a conclu le Dr Virginia Moyer, la présidente de ce groupe de travail. Un dépistage qui n'est d'ailleurs pas fait en France chez les femmes sans symptôme de cancer ovarien et qui ne sont pas porteuses de certaines mutations génétiques, telles que celles des gènes BRCA1 et BRCA2 qui accroissent le risque de la maladie.

Ces conclusions rejoignent celles d'autres associations médicales américainesl, comme l'association américaine contre le cancer (American Cancer Society) ou le groupement américain des gynécologues (American Congress of Obstetricians and Gynecologists).

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 17:39
L'ASN tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme quant aux doses de radioactivité reçues durant les examens d'imagerie médicale

Hier, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué qu’un accident grave de radiologie est survenu l'an dernier au centre hospitalier de Lagny-sur-Marne. L’organisme a ainsi tenu à souligner l’importance de maîtriser les doses de radioactivité délivrées dans un cadre médical.

L'accident survenu l'an dernier au centre hospitalier de Lagny-sur-Marne (en Seine-et-Marne) concerne un patient souffrant d'une grave pathologie cardiaque. Opéré à six reprises pour des angioplasties coronaires, "particulièrement longues et complexes, échelonnées de mars à décembre 2011", le malade a à chaque intervention subi une "radiologie interventionnelle" qui permettait de guider le geste chirurgical. Or, le problème est qu’"il n'y a pas eu de prise en compte des doses cumulées reçues".

En effet, les doses de radiations émises sur le patient n'ont pas été analysées et aucun suivi des effets secondaires potentiels n'a été réalisé, a expliqué à la presse Delphine Ruel, chef de la division de Paris de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A force de radiations, et faute de suivi médical approprié, le patient a ainsi subi une "nécrose profonde" de l'omoplate droite. Selon Mme Ruel, ce patient aurait reçu une dose comprise "entre 35 et 60 grays à la peau". Cette dose est considérée comme "très importante puisque des rougeurs apparaissent déjà à partir de quelques grays". Pourtant, depuis plusieurs années déjà, l’ASN met en garde contre l'augmentation des doses de radioactivité délivrées aux patients par imagerie médicale, en particulier par les scanners : en 2007, ils représentaient 10% des examens mais 58% des doses reçues.

Après la déclaration de l'accident par le centre hospitalier, les deux inspections réalisées par l'ASN ont révélé "un déficit d'optimisation" (une utilisation excessive de radioactivité), une mauvaise connaissance des machines et de leur réglage, ainsi que des "défaillances dans le suivi". Malheureusement, s'il existe bien des limites réglementaires pour l'exposition du public à des rayonnements, ces limites ne valent en revanche pas pour les patients dans un cadre médical, souligne l’organisme.

En l'espace de cinq ans, les doses délivrées aux patients ont progressé de 47%, selon un rapport publié en 2010. Un chiffre qui incite l'ASN à renouveler sa mise en garde. Malgré les progrès réalisés par les équipes médicales, l'autorité estime qu'il y a encore "des marges de progression importantes" dans divers domaines. Le contrôle des services de radiothérapie et d'imagerie restera ainsi l'une de ses priorités en 2012.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:36

Le pamplemousse interagit avec de nombreux médicaments, à l’origine d’effets indésirables parfois graves.

Depuis de nombreuses années, le pamplemousse est connu pour agir sur le métabolisme de nombreux médicaments, et des effets indésirables graves ont été décrits. Le jus de pamplemousse est le plus souvent en cause mais d’autres produits à base de pamplemousse sont aussi concernés : confiture, poudre, extraits, zeste, etc. De nombreuses substances présentes dans le pamplemousse ont été mises en cause, sans qu’aucune n’explique seule l’ensemble des interactions observées.

Des dizaines de médicaments sont concernés par ces interactions (immunodépresseurs, statines, benzodiazépines, inhibiteurs calciques, indinavir, carbamazépine, etc.), avec une très grande variabilité entre les patients. Diverses hypothèses ont été émises quant aux mécanismes de ces interactions, et font notamment intervenir l’inhibition d’enzymes. Cette inhibition augmente la concentration sanguine de certains médicaments habituellement métabolisés par ces enzymes, et expose à des surdoses et à des effets indésirables dose-dépendants (qui augmentent avec la dose administrée). Plus rarement, on observe au contraire une diminution de la concentration sanguine des médicaments, et donc de l’efficacité.

Les rares observations publiées en détail font souvent état de troubles graves : rhabdomyolyse (destruction musculaire), insuffisance rénale aiguë, tremblements invalidants, chocs hémorragiques, avec parfois une évolution mortelle.

La gravité des quelques observations publiées est à elle seule une bonne raison de ne pas consommer du pamplemousse, notamment du jus de pamplemousse, au cours d’un traitement médicamenteux. Ceci est d’autant plus important quand la marge entre efficacité et dose toxique du médicament est étroite, ou quand le traitement expose à des effets indésirables graves dose-dépendants.

Il n’est pas exclu que d’autres jus, notamment le jus d’orange, exposent également à ces risques d’effets indésirables.

©Prescrire 1er septembre 2012

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:24

Voici un article très interessant paru le 26 mars sur le site de Médiapart et concernant le problème des amalgames dentaires et du mercure qu'ils contiennent.

Edouard Troesch

«17 tonnes [de mercure dentaire] sont placées chaque année dans la bouche des Français», dénoncent Michèle Rivasi, députée européenne (EE-LV), André Cicolella (chercheur), André Picot et Marie Grosman (experts) ainsi que Charlie Brown, André Lefranc, représentants d'associations engagées contre l'utilisation de «ce matériau très toxique». Selon eux, «l’Afssaps semble ici avoir choisi de défendre les intérêts privés d’une corporation plutôt que ceux de santé publique».

Après le Mediator, l’actualité récente a braqué ses projecteurs sur deux nouveaux scandales de santé : les prothèses PIP à base de silicones industrielles, qui présentent un taux de fuites et de ruptures élevé ; et les prothèses de la hanche contenant du chrome et du cobalt, accusées de présenter des risques liés à la libération d’ions métalliques toxiques. Ces deux produits sont des dispositifs médicaux et, à ce titre, ils ne sont soumis à aucune autorisation de mise sur le marché (AMM). Ils sont donc implantés dans l’organisme sans avoir subi de tests toxicologiques adaptés.

Les matériaux dentaires sont aussi des dispositifs médicaux, implantés dans toutes les bouches. Le plus ancien et le plus fréquent d’entre eux est l’amalgame dentaire, couramment dénommé plombage, bien qu’il ne contienne aucune trace de plomb : des dizaines de millions de Français en portent. Peu d’entre eux pourtant savent qu’il est constitué pour moitié de mercure, métal hautement toxique. S’ils étaient soumis avant leur mise sur le marché à des études toxicologiques, comme le sont les médicaments et les pesticides, jamais les amalgames n’obtiendraient leur AMM : le mercure inorganique, sous ses différentes espèces chimiques, est en effet neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi génotoxique et perturbateur endocrinien. Certaines espèces chimiques du mercure sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), c’est-à-dire dangereuses pour notre génome et la reproduction. Ses propriétés et sa capacité à s’accumuler dans l’organisme tout au long de la vie, notamment dans le cerveau, expliquent qu’on l’ait peu à peu interdit dans une majorité de produits et procédés industriels.

Une réunion déterminante le 26 mars à Bruxelles

Dans le but d’abaisser drastiquement l’exposition des Européens à ce métal et à ses composés, l’Union européenne (UE) a adopté en 2005 une stratégie communautaire sur le mercure, qui est en cours de révision. Elle organise le 26 mars 2012 à Bruxelles une réunion qui sera déterminante pour l’avenir de l’amalgame dentaire. Les parties prenantes s’appuieront sur une «étude sur le potentiel de réduction de la pollution au mercure des amalgames dentaires et des piles» publiée le 5 mars dernier par une société d’expertise environnementale, Bio Intelligence Service (Biois). L’étude préconise la sortie de l’amalgame de l’UE entre 2013 et 2018. Elle rappelle que les plombages sont de loin les principaux contributeurs à la charge corporelle en mercure, qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la survenue de maladies neurologiques dont la maladie d’Alzheimer, des pathologies auto-immunes, des malformations de la descendance etc., et que les assistantes dentaires qui les manipulent peuvent en subir les conséquences. Le rapport insiste sur la pollution environnementale: les déchets d’amalgames européens représentent environ 50 tonnes/an, et contribuent fortement à la contamination de l’air, des eaux et du sol. Il affirme enfin que des alternatives efficaces et abordables sont disponibles et que leur longévité dépasse souvent celle des amalgames. Ce rapport fait suite à celui du Conseil de l’Europe (mai 2011) qui recommandait aussi d’en finir avec l’amalgame.

Si la Commission européenne suit la préconisation des experts de BIOIS et programme la sortie de l’amalgame, ce sera aussi la position de l’UE dans les négociations du traité international sur le mercure qui aboutiront à la Convention de Minamata en 2013. Cela signifiera la fin de l’amalgame dans le monde, puisque la plupart des pays se sont déjà prononcés en ce sens lors de la précédente session de négociation du traité (à Nairobi, en novembre 2011).

L’expertise de Biois met en lumière des données accablantes pour la France. Alors que les autres pays européens en ont fortement réduit l’usage, la France détient le triste record de la plus forte consommation de mercure dentaire: 17 tonnes sont placées chaque année dans la bouche des Français –un tiers du volume utilisé au niveau européen ! L’Allemagne, qui compte 16 millions d’habitants de plus, en utilise six fois moins et l’Italie quasiment plus. La Norvège, le Danemark et la Suède ont interdit l’amalgame entre 2008 et 2009 et dix-huit pays sur 27 consomment moins d’une tonne de mercure par an.

Comment expliquer que la France s’accroche désespérément à ce matériau très toxique et parfaitement obsolète ? Ainsi c’est le seul pays à s’être opposé, par un avis officiel envoyé en 2010 à la CE, à l’arrêt programmé de l’amalgame, affirmant que cela mettrait en danger la santé de la population.

Un intense lobbying pour retarder l'interdiction des amalgames

La Fédération Dentaire Internationale (FDI), qui rassemble les associations dentaires nationales et qui est largement financée par les fabricants, pratique depuis des années un intense lobbying pour retarder l’interdiction des amalgames. Elle a même créé un groupe, le «Dental Amalgam Task Team», pour peser en ce sens sur les négociations internationales. Toutes les instances dentaires affiliées à la FDI campaient sur cette position ; mais les instances françaises (Conseil de l’Ordre des dentistes et Confédération nationale des syndicats dentaires) ont de toute évidence bénéficié de la grande complaisance des autorités sanitaires, avant tout de celle de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), en charge des dispositifs médicaux. Ainsi, depuis la création de l’Agence, l’expert officiel chargé de ce dossier, un odontologiste dont la déclaration  publique d'intérêts indique qu’il est rémunéré par le fabricant de matériaux dentaires Septodont, avait aussi un poste important à la FDI. Il a toujours affirmé contre l’évidence qu’aucune étude scientifique n’avait pu montrer que les amalgames présentaient le moindre risque.

En fait, le dossier du mercure dentaire illustre tragiquement l’incurie de nos instances sanitaires. Pourtant, elles savaient: le lanceur d’alerte français sur ce dossier, le regretté médecin épidémiologiste Jean-Jacques Melet et l’association Non au mercure dentaire qu’il a fondée, ont, depuis 2001 vainement alerté l’Afssaps, la Direction de la santé, les ministères de la santé et de l’environnement… sans infléchir les positions officielles.

L’Afssaps semble ici avoir choisi de défendre les intérêts privés d’une corporation plutôt que ceux de santé publique, et ceci est très grave. Conséquences: les Français sont de loin les Européens les plus contaminés par le mercure (les porteurs de plusieurs amalgames ont en moyenne dix fois plus de mercure dans leur cerveau que ceux qui ont peu de plombages), y compris les enfants pour lesquels l’amalgame est officiellement le meilleur matériau d’obturation des caries. Des autopsies ont pourtant démontré que la quantité de mercure dans le cerveau des nourrissons est proportionnelle au nombre d’amalgames maternels. Notre environnement est aussi durablement pollué par ce métal qui se concentre fortement dans les chaînes alimentaires aquatiques, limitant la consommation pour la femme enceinte de certains gros poissons carnivores comme le thon ou l’espadon. Les dentistes et leurs assistantes auront été pendant des années en Europe les personnels les plus exposés au mercure, et en paient sans aucun doute un lourd tribut. Pourtant la reconnaissance de maladies professionnelles est très difficile en France, malgré un rapport de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) de 2003 qui mettait l’accent sur celles-ci, resté jusqu’à présent sans suite.

Le principe de prévention, celui mis en défaut ici compte tenu de l’importance du corpus scientifique, n’a jamais été appliqué. Les alertes citoyennes ont été ignorées ou contournées, les expertises officielles ont été biaisées et entachées de conflits d’intérêts… Les actions en justice sont systématiquement entravées: madame la juge Bertella-Geffroy a été dessaisie fin 2010 de l'instruction du premier procès au pénal concernant les amalgames dentaires.

Les scandales à répétition montrent l’urgence de repenser complètement notre système de santé et de mener, après la révolution pasteurienne, la révolution toxicologique: assurer l’indépendance et la probité des autorités de veille sanitaire; abaisser autant que possible l’exposition de la population aux substances toxiques; passer d’une médecine résolument curative à un système de santé fondé sur la prévention des maladies; former les médecins au diagnostic et au traitement des pathologies induites par la profusion des risques émergents… Car interdire les amalgames demain ne suffira pas à guérir les personnes intoxiquées : il faudra encore que la médecine cesse de leur fermer ses portes en les refoulant par méconnaissance vers les psychiatres.

Signataires:

André Cicolella, chercheur en santé environnementale, président du Réseau environnement & santé.
André Picot, toxicochimiste, président de l’Association toxicologie chimie, expert français honoraire auprès de l’Union européenne pour les produits chimiques en milieu de travail.
Charlie Brown, juriste, président de l’Alliance mondiale pour une dentisterie sans mercure.
Marie Grosman, agrégée de sciences de la vie et de la Terre, conseillère scientifique de l’association Non au mercure dentaire, auteur de Menace sur nos neurones. Alzheimer, Parkinson… et ceux qui en profitent. Actes Sud, 2011.
Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie-Les Verts.
André Lefranc, président de Non au mercure dentaire, www.non-au-mercure-dentaire.org

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:19

 

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Le mercure et les plombages en France

  • Le mercure est un neurotoxique reconnu.
  • Un amalgame dentaire plus connu sous le nom de plombage dentaire contient 50% de mercure.
  • L’amalgame dentaire n’a jamais été soumis à une procédure d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comportant des tests de toxicité cellulaire.
  • Le mercure dentaire est un perturbateur endocrinien.
    Selon des chercheurs son action de perturbation s’exerce sur plusieurs glandes, les ovaires, les testicules provoquant des troubles de l’immunité, des troubles de la reproduction et un accroissement du cancer du sein.
  • Les dentistes français détiennent le record de pose d’amalgames en Europe.

L’amalgame dentaire en Europe

  • Trois pays ont d’ores et déjà banni l’amalgame des cabinets dentaires : la Norvège, la Suède et le Danemark (entre 2008 et 2009)
  • Dans la majoritédes pays européens, l’amalgame est de moins en moins utilisé.
  • Le Conseil de l’Europe a adopté, en juin 2011, une résolution qui invite à « la restriction, voire l’interdiction, des amalgames comme matériaux d’obturation dentaire ».
  • La révision de la stratégie communautaire sur le mercure menée par la Commission européenne prévoit l’analyse du « cycle de vie » des amalgames dentaires d’ici 2012.

L’amalgame dentaire dans le reste du monde

  • La communauté internationale négocie un traité d’interdiction ou de réduction drastique des utilisations du mercure et de ses rejets dans l’environnement afin d’abaisser l’exposition de la population.
  • L’amalgame dentaire figure, à ce jour, sur la liste C des usages mercuriels à interdire.
  • Au Japon, lors de la deuxième session du Comité Intergouvernemental de Négociation (INC2), les pays africains ont adopté une Résolution des Nations d’Afrique en faveur d’une dentisterie sans Mercure.
  • Le gouvernement américain s’est prononcé en avril 2011 pour une suppression progressive des amalgames dans le monde entier : ce sera la position officielle des États-Unis fin octobre 2011 à Nairobi pour la troisième session de négociations (INC3).
  • L’OMS , dans un rapport rendu public en octobre 2011 qui résume sa position pour l’INC3, reconnaît que les enfants sont plus sensibles aux effets neurotoxiques du mercure du fait de leur système nerveux en développement, que l’amalgame a été associé à des problèmes généraux de santé et que la majorité des effets secondaires dus aux matériaux dentaires sont liés aux amalgames dentaires.

Attention : il ne faut jamais enlever un plombage sans précautions particulières

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