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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 19:25

 

Selon une étude menée sur 11 500 enfants, donner des antibiotiques pendant les 6 premiers mois d'un nouveau-né peut entraîner un léger surpoids à 3 ans. Mais cet écart reste en majorité passager.
SUPERSTOCK/SIPA

Un traitement antibiotique chez des nouveaux-nés, entre 0 et 6 mois, augmentent leur risque, 22%, d’avoir un indice de masse corporel plus élevé à l’âge de 3 ans que les autres, et cela indépendamment de leur régime alimentaire, de leur activité physique et de l’hérédité. Ce résultat est issu d’une étude (International Journal of Obesity),  menée par des chercheurs de la faculté de médecine de New-York.
Leonardo Trasande, professeur de pédiatrie, et Jan Blustein, épidémiologiste et professeur de santé publique, se sont penchés sur les dossiers santé de 11 500 enfants britanniques, nés entre 1991 et 92. Et à partir de leurs données, ils ont constaté que l’exposition à un traitement antibiotique pendant les six premiers de la vie était associée à une plus forte augmentation de l’indice de masse corporelle des enfants entre 10 et 38 mois. « Nous considérons l’obésité comme une épidémie causée notamment par une mauvaise alimentation et un manque d’exercice, mais ces résultats montrent que c‘est plus compliqué, a expliqué Leonardo Trasande. Les bactéries dans notre intestin pourraient jouer un rôle important sur nos mécanismes d’absorption des calories.  L’exposition aux antibiotiques, spécialement au tout début de la vie, pourrait éliminer les bonnes bactéries qui facilitent notre absorption des nutriments et nous permettent de rester mince », estime le chercheur américain.

Depuis quelques années, les scientifiques cherchent à déterminer si la flore intestinale, ou le microbiote digestif, a un rôle dans l’apparition de maladies, comme le diabète, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, ou l’obésité. En 2012, une équipe de l’Inserm a montré chez la souris que la composition de cette flore conditionnerait la façon dont l’organisme développe certaines pathologies métaboliques comme le diabète, en dehors de toute modification génétique, du sexe, de l’âge et d’un régime alimentaire particulier. 

Alors faut-il se méfier des antibiotiques chez les jeunes enfants en prévention de l’obésité ? « Non, ce serait faire une interprétation exagérée de leurs résultats, pense le Pr Patrick Tounian, pédiatre et nutritionniste à l’hôpital Trousseau à Paris. Ce que les auteurs montrent c’est que les enfants qui ont eu plus d’antibiotiques au cours des 6 premiers mois de leur vie ont à trois ans une légère augmentation de leur IMC. Ensuite, leur étude montre aussi que dans la majorité des cas, cet écart d’IMC ne perdure pas. »


Autre raison de ne pas s’inquiéter, l’action des antibiotiques n’explique pas forcément la différence d’IMC entre les enfants. « C’est peut-être simplement le fait d’avoir été malade un peu plus souvent, donc ces enfants ont sur cette période un peu moins bien grandi, pris un peu moins de muscles… Il n’y a pas lieu d’alarmer les parents sur les antibiotiques par rapport à un éventuel risque d’obésité », précise le Pr Tounian. En fait, les enfants obéissent à une courbe programmée d’évolution du poids, on la voit sur le carnet de santé. « Quand ils sont malades, ils dévient un peu de la courbe, plus généralement vers le bas, témoigne le pédiatre, mais ensuite, une fois guéris, leur poids évolue à nouveau dans le sens de la courbe. Donc peut-être que les antibiotiques pris au début de la vie modifient temporairement la composition de la flore intestinale, que cela a peut-être un impact ponctuel sur la corpulence mais qu’une fois l’épisode de la maladie et des traitements passé, la programmation constitutionnelle reprend le dessus ».


Dernier élément, au-delà de l’âge de 6 mois, les auteurs de l’étude ne trouvent plus d’association entre prise d’antibiotiques et augmentation de l’IMC supérieure à la moyenne. « Les recherches sur l’influence de la flore intestinale sur notre organisme sont passionnantes. Mais pour le moment, les experts ne sont pas encore capables de dire si les modifications du microbiote constatée chez les personnes obèses sont la conséquence ou la cause de maladie, voire les deux en même temps… En juin dernier se tenait le congrès européen d’obésité à Lyon, des experts internationaux du microbiote étaient là, nous leur avons posé la question, témoigne le Pr Patrick Tounian. Ils ne pouvaient pas trancher. »

Chez l’enfant, de plus en plus d’études tendent à démontrer que l’obésité serait dû à un dysfonctionnement de l’hypothalamus, la zone du cerveau qui contrôle notamment le poids. Ce dysfonctionnement peut être d’origine génétique, mais pas seulement.


Mais il reste encore à comprendre pourquoi certains enfants expriment tout de suite une obésité alors que chez d’autres elle se déclare à l’âge adulte.

 
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:19

Par LEXPRESS.fr, publié le 06/08/2012

 

Selon une étude américaine, la chimiothérapie peut pousser les cellules saines à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement. 


Cancer: la chimiothérapie pourrait être contre-productive

CANCER - La chimiothérapie, en endommageant les cellules saines, favoriserait la relance du cancer.

 

La chimiothérapie anti-cancer peut endommager des cellules saines et les pousser à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement, selon une étude qui vient d'être publiée. Il s'agit d'un nouveau mécanisme découvert "de manière complètement inattendue" par des chercheurs américains, travaillant sur la résistance à la chimiothérapie observée dans des cancers métastasés du sein, de la prostate, du poumon et du colon.  

Les chercheurs ont ainsi mis en évidence le rôle important des fibroblastes, des cellules non cancéreuses, dans la cicatrisation des plaies et la production de collagène. Mais situées à proximité d'un cancer et exposées à la chimiothérapie, ces cellules subissent des altérations de leur ADN et produisent une protéine dénommée WNT16B qui permet aux cellules cancéreuses de se développer et envahir les tissus environnants en résistant aux traitements.  

Nos découvertes montrent que le microenvironnement de la tumeur a un impact sur la réussite ou l'échec des traitements 

La production de WTN a augmenté jusqu'à 30 fois, un résultat "tout à fait inattendu" selon Peter Nelson, l'un des coauteurs de l'étude publiée dans la revue Nature Medicine. "Nos découvertes montrent que le microenvironnement de la tumeur a un impact sur la réussite ou l'échec des traitements", précise-t-il, soulignant que la même cellule cancéreuse soumise à des environnements différents peut réagir "de manière très différente" à la chimiothérapie.  

Le traitement par chimiothérapie repose sur la prise de médicaments qui s'attaquent aux cellules cancéreuses, en les détruisant ou en stoppant leur croissance. Mais après une bonne réponse initiale, le traitement peut devenir moins efficace au fil des cures, en raison de phénomènes de résistance. Les chercheurs américains ont testé les effets de la chimiothérapie sur des hommes atteints de cancer de la prostate, avant de confirmer leurs résultats sur des patientes atteintes de tumeurs du sein et des ovaires. Ces recherches ouvrent la voie à de nouveaux traitements pour des malades atteints de cancers à un stade avancé. "Un anticorps à la protéine WNT16B, donné dans le cadre de la chimiothérapie, pourrait améliorer la réaction (en tuant davantage de cellules cancéreuses)", a-t-il indiqué. "Cela permettrait également d'utiliser des doses thérapeutiques plus petites et moins toxiques" a-t-il ajouté.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 09:33

Caries : les résines dentaires à base de bisphénol-A rendraient les enfants dépressifs et anxieux

Selon une récente étude financée par l’Institut National pour la Santé, les enfants traités avec une certaine résine pour combler des caries présenteraient des troubles psychologiques.

Atlantico a interrogé Jean-François Narbonne, expert de l'ANSES (l'Agence nationale de sécurité sanitaire), docteur en nutrition et professeur à l'Université de Bordeaux 1.

Antlantico : Une étude met en lumière les effets de la présence de bisphénol A dans les résines dentaires utilisées pour combler les caries. Les enfants auraient tendance à être plus dépressifs. Or, le bisphénol A a été approuvé par la Food and Drug Administration aux Etats-Unis, tout comme en France. Existe-t-il vraiment un risque sanitaire ?

Jean-François Narbonne : Le bisphénol A est un plastifiant qui est utilisé depuis très longtemps.

Il a été approuvé partout. Y compris dans les biberons. Il a tout d’abord permis de remplacer les amalgames dentaire au mercure, sujet sur lequel la France était particulièrement en retard, avec un scandaleux combat d’arrière garde des autorités sanitaires, alors qu’on connaissait tous les éléments. Au contraire, pour le bisphénol A, aucun élément ne permet de dire qu’il y a un risque sanitaire. S’il y en avait un comme pour le mercure, les agences auraient recommandé son interdiction.

Au niveau épidémiologique, on constate néanmoins qu’il faut diminuer l’exposition au bisphénol A, d'autant que c’est un produit d’usage universel. D’ailleurs, les biberons, ce n’était rien : 4% de l’exposition des enfants, contre 40% pour les boîtes de conserve, le lait pour bébé, les cannettes de soda pour les adultes. Si on résout le problème des boîtes de conserve, on aura résolu 40% du problème ! Les résines dentaires sont donc marginales.

Le problème de l’exposition à long terme a été mis en évidence. Par exemple, on a démontré que lors des accouchements par césarienne, c'est-à-dire dans un environnement hospitalier, le taux de bisphénol augmente de 40% dans les urines, parce qu’il y en a partout dans les plastiques médicaux. Mais en l’occurrence, c’est une exposition ponctuelle : après l’accouchement, le niveau d’exposition revient à ce qu’il est pour l’ensemble de la population. En va-t-il de même au niveau dentaire ? Au début, le matériel est neuf, et diffuse le bisphénol. Puis l’exposition faiblit.

La dépression des enfants peut-elle vraiment avoir pour origine leurs visites chez le dentiste ?

Ce genre d’études n’est pas très sérieux scientifiquement. On peut rattacher la dépression aux autres effets du bisphénol A. Le problème des perturbateurs endocriniens, c’est qu’ils sont partout. Ce qu’on devrait démontrer, comme pour les césariennes ou pour le mercure, c’est : est-ce que la résine dentaire modifie vraiment l’exposition des gens, ou non ?

Ensuite, si l’on n’utilise pas de bisphénol A, que met-on à la place ? Du mercure ? On cherche aujourd’hui des produits de substitution… à condition qu’ils ne soient pas plus toxique que le produit qu’on enlève. Pour les biberons par exemple, on a proposé de les remplacer par des biberons en verre. Mais des débris de verre résultant du lavage en machine peuvent porter atteinte au tissu digestif de l’enfant.

Le bisphénol A est-il vraiment partout?

C’est un formidable produit. C’est bien pour cela que l’on peine à le remplacer. Je ne suis pas chimiste des matériaux, mais il protège les antioxidants dans les boîtes de conserve, il plastifie, évite d’utiliser des colles… Il faudrait le remplacer par trois ou quatre produits pour obtenir les mêmes propriétés. C’est un sujet que l’on traite depuis longtemps dans les agences sanitaires, nous l’avions placé en 27e position des substances à réguler prioritairement. Mais depuis, on n’a rien trouvé de valable pour le remplacer totalement.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 09:31

Selon une récente étude financée par l’Institut National pour la Santé, les enfants traités avec une certaine résine pour combler des caries présenteraient des troubles psychologiques.

Publié le 23 juillet 2012
 
Le bisphénol-A pourrait entraîner des risques accrus d’anxiété et de dépression chez les enfants.

Le bisphénol-A pourrait entraîner des risques accrus d’anxiété et de dépression chez les enfants. 

Voilà une raison de plus d’avoir peur du dentiste. Selon une récente étude financée par l’Institut National pour la Santé, les enfants traités avec une certaine résine pour combler des caries auraient pu être empoisonnés… Des risques accrus d’anxiété et de dépression pourraient découler de ce produit, selon le site d’information américain Daily Beast.

En cause : un produit chimique dangereux, le bisphénol A. Il y a quelques jours à peine, en France, le Réseau environnement santé (RES) avait justement appelé l’Anses à accélérer ses travaux sur les risques et la substitution du Bisphénol A, et ce, à l’occasion de la publication de sa veille scientifique trimestrielle sur cette substance dangereuse.

Le Réseau environnement santé réclame que la loi visant à interdire le bisphénol A (BPA) soit adoptée rapidement. Ce composé chimique de synthèse est utilisé dans des matériaux en contact avec les aliments, dans l'ensemble des contenants alimentaires. Le gouvernement est donc invité à inscrire cette loi à l'agenda du Sénat, mais également à envisager cette interdiction à d'autres sources d'exposition, comme les cuves alimentaires, certains petits appareils électroménagers, le papier thermique, ou encore les dispositifs médicaux.

Depuis quelques dizaines d’années, parents et dentistes pensaient avoir trouvé la bonne parade pour éviter de combler les caries des enfants avec un mélange gris à base de mercure. Une pâte blanche, sans métaux, moderne et pratiquement invisible avait fait son apparition.

La demande s’était accrue considérablement depuis les années 1960, lorsque le produit a été introduit sur le marché. Aujourd’hui, plus de 10 millions d’enfants américains sont traités avec ce produit chaque année. Mais selon la nouvelle étude du journal Pediatrics, il ne serait pas sans risque, et induirait chez les enfants des risques supplémentaires d’anxiété et de dépression.

Les pâtes de remplissage sont généralement composées de verre ou de quartz mélangé avec des résines et des adhésifs. Ces matériaux ont certes été approuvés par la Food and Drug Administration (l’Administration américaine de l’alimentation et des médicaments). Mais leurs effets sanitaires à long terme n’ont jamais été étudiés réellement.

Or, une pâte assez répandue composée de bisphenol-A Méthacrylate de glycidyle (aussi connu sous le nom de Bis-GMA) provoquerait des dégâts psychologiques. Les enfants traités au Bis-GMA ont obtenu des scores inquiétants sur les tests de bien-être psychosocial cinq ans après leur traitement, comparés aux enfants ayant reçu d’autres types de pâtes.

Les enfants exposés à la pâte Bis-GMA pendant les plus longues périodes avaient deux à quatre fois plus de risques de problèmes psychologiques requérant une aide médicale. La corrélation étaient plus forte pour les enfants ayant présentant des caries dans les molaires du fond, la ou le produit peut se rompre et éventuellement pénétrer dans la circulation sanguine.

Le bisphenol-A, a attiré l’attention ces dernières années à cause de sa capacité à agir comme un estrogène dans les études en laboratoire sur les animaux. Omniprésent dans les produits en conserve, les sodas, et les plastiques, ce produit chimique est présent dans la circulation sanguine de 93% des américains testés, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. En 2010, le bisphenol-A a été décrétée sans danger à de faibles doses, mais l’agence a noté « quelques inquiétudes » quant aux effets possibles sur le cerveau et le comportement des fœtus, des nourrissons et des enfants. Certains producteurs ont ainsi retiré cet élément de leurs produits, comme les bouteilles pour bébés et les bouteilles d’eau.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:46

L'enfant s'est étouffé avec un objet, selon les secours et le parquet de Douai.

L'enquête a été confiée au commissariat de Douai
L'enquête a été confiée au commissariat de Douai SIPA

Un enfant de 7 ans est mort mercredi matin dans un cabinet dentaire de Douai, dans le Nord. Il s'est étouffé après avoir « avalé l'étui plastique souple qui couvre l'appareil dont on se sert pour une radio dentaire par mesure d'hygiène », a précisé le procureur de la République de Douai Eric Vaillant.

Les secours, alertés peu après 10H30, ont tenté de réanimer la jeune victime, qui était en arrêt cardiaque, mais celle-ci est décédée, ont indiqué les pompiers. Une autopsie doit être réalisée dans les prochains jours. L'enquête a été confiée au commissariat de Douai.

Cliquez ici !

Selon France 3 Nord-Pas-de-Calais, la mère, choquée, mais qui n'était pas présente dans le cabinet (l'enfant était accompagné d'un autre proche) a été hospitalisée.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:33

Le procès de l'affaire des surirradiés de l'hôpital d'Epinal s'ouvrira à l'automne, le 24 septembre prochain à Paris. L'accueil des victimes se prépare et toutes les audiences seront retransmises.

Surirradiés de l'hôpital d'Epinal : le procès sera retransmis dans la cité des Images

Toutes les dispositions ont été prises pour accueillir de la meilleure des manières les 80 personnes, victimes et familles de victimes, qui vont se déplacer à Paris à partir du 24 septembre prochain, pour 6 semaines de procès. Une réunion technique préparatoire a eu lieu le 4 juillet au Tribunal de Grande Instance. Et tous les souhaits des victimes et familles de victimes ont été entendus.

L'accueil du convoi s'annonce agréable, avec une équipe médicale à disposition, une salle de repos et une salle de soins sur place ainsi que des médecins psychologues. Par ailleurs, et c'est une première, toutes les audiences seront retransmises intégralement dans la cité des Images.

Philippe Stäbler, Président de Association des Victimes de Surirradiations de l'Hôpital d'Epinal, ne cache pas sa satisfaction...

Ecoutez ...

Rappelons que les deux ex médecins et l'ancien radiophysicien du service de radiothérapie de l'hôpital Jean Monnet comparaitront pour homicides involontaires, blessures involontaires, non assistance à personnes en danger et destruction de preuves. Ils devront s'expliquer sur les surdoses plus ou moins fortes de radiations subies par près de 5 000 malades soignés pour un cancer à l'hôpital spinalien Jean Monnet, rebaptisé Emilie Durkheim, entre 1989 et 2006. Egalement poursuivis, mais uniquement pour omission de porter secours, l'ex directrice de l'hôpital, l'ex directrice de la DDASS et l'ancien directeur de l'ARH, tout comme l'hôpital d'Epinal en tant que personne morale.

De 1989 à 2005, 4500 malades traités à l'hôpital d'Epinal par radiothérapie ont été exposés à des doses anormales. Cinq en sont morts.
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:25

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a autorisé cette semaine le médicament pour maigrir Qsymia (auparavant appelé Qnexa) du laboratoire américain Vivus. Il s'agit, imaginez, d'une combinaison des médicaments topiramate (Epitomax, Topamax), un anticonvulsivant, et phentermine, un stimulant amphétaminique (coupe-faim).

La phentermine est autorisée aux États-Unis, au Canada et en Australie mais a été retirée du marché en Europe et en France en raison des risques d'effets secondaires cardiaques et pulmonaires. "Les risques liés à la phentermine sont ceux des autres amphétaminiques anorexigènes, indiquait la revue Prescrire sur son site en mai dernier: troubles neuropsychiques (céphalées, insomnies, nervosités, dépressions, etc.), cardiovasculaires (hypertensions artérielles, palpitations, troubles du rythme cardiaque), plus rarement des hypertensions artérielles pulmonaires et des valvulopathies (comme avec Mediator, benfluorex), lors d’associations avec d’autres anorexigènes, etc."

Pour ce qui est du topiramate, "ce sont les effets indésirables digestifs du topiramate qui sont exploités ici en vue de faire maigrir : anorexies et pertes de poids. Mais le topiramate expose à de nombreux autres effets indésirables : troubles neuropsychiques, troubles oculaires, problèmes métaboliques, etc.", indiquait Prescrire. Un risque sérieux de ce médicament chez les femmes en âge de procréer est celui de malformation congénitale.

"Comme pour le cas du médicament anti-obésité Belviq (lorcasérine ou lorcaserin) approuvé le mois dernier malgré des inquiétudes concernant les valvulopathies, il était aussi hasardeux de la part de la FDA d'approuver Qsymia", a déclaré Dr. Sidney Wolfe du groupe de défense Public Citizen. "La recherche montre que le médicament augmente le rythme cardiaque, et quatre des patients prenant le médicament ont eu des attaques cardiaques non-fatales durant les essais cliniques, alors qu'aucun prenant le placebo n'a eu d'attaque", précise-t-il. "C'est de la pensée magique et délirante de croire qu'un médicament peut annuler la faim sans affecter d'autres cibles où il fera du mal, en général le système cardiovasculaire", ajoute-t-il.

"Si le public était pour acheter Qsymia (...), il courrait le risque de conséquences sévères, même fatales, d'un autre citron anti-obésité", a écrit dans la revue Annals of Internal Medicine le Dr. Michael Lauer, cardiologue au National Institutes of Health faisant partie du comité d'évaluation de la FDA et ayant voté contre l'autorisation. Et d'évoquer les autres citrons : éphedra, fen-phen, phénylpropanolamine, sibutramine (Sibutral) et rimonabant.

Une demande d'autorisation pour le Qsymia a également été déposée à l'Agence européenne du médicament (EMA). Le seul médicament actuellement autorisé pour la perte de poids en France et en Europe, lest l'orlistat (Alli ou Xénical). Alli contient la moitié de la dose du Xénical et est en vente libre.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 19:42
Par figaro icon Yves Mamou - le 05/07/2012
Peut-on fixer une limite aux dépenses contre le cancer ? La question se pose de manière brûlante.

«Combien vaut une vie?», demandaient en juin 2009, dans le Journal of National Cancer Institute deux cancérologues américains, les Drs Titi Fojo et Christine Grady. Ces deux spécialistes citaient le cas d'un médicament contre le cancer du poumon, qui, administré pendant dix-huit semaines, permet de prolonger la vie des patients de 1,2 mois en moyenne pour un coût de 56.000 euros. Les nouvelles thérapies ciblées contre le cancer ont en effet un prix de vente qui oscille entre 2500 et 4500 euros la boîte. Ce qui situe le coût du traitement entre 35.000 et 50.000 euros par an.

Ces médicaments sont parmi les plus chers du marché. Lors du dernier congrès de cancérologie aux États-Unis, à Chicago en juin dernier, de nouvelles molécules encore plus coûteuses ont été présentées. Pour nombre d'entre elles, le bénéfice en termes de survie est souvent mince. Quelques-unes représentent des vraies révolutions. Trente ou cinquante jours en moyenne de vie en plus valent-ils que l'on dépense autant? Cette question pose en réalité la question des limites de la solidarité entre les bien portants et les malades, laquelle ne peut être réglée sans un large débat public.

En attendant que ce débat ait lieu, quelques faits méritent d'être rappelés. La lutte contre le cancer est en France - aux États-Unis et dans bien d'autres pays - une priorité de santé publique. Un peu moins de 150.000 Français décèdent chaque année de cette maladie et «on estime que 1,2 million de personnes vivent avec un cancer ou après avoir eu un cancer, a déclaré récemment le Pr Agnès Buzyn, présidente de l'Inca (Institut national du cancer).

Gain de survie significatif

Une meilleure connaissance des mécanismes biologiques de cette maladie a fait naître des espoirs sérieux de guérison. Des crédits importants financent les recherches de près de 5000 scientifiques répartis entre l'Inserm, le CNRS, le CEA etc. L'an dernier, 732 millions d'euros de dépenses nouvelles ont été inscrites au plan cancer 2009-2013. Parallèlement, des sommes croissantes vont à la prise en charge des patients. Si l'on en croit le rapport du Centre d'analyse stratégique sur la lutte contre le cancer, le coût global de la maladie (dépistage, examens radiologiques, hospitalisations, recherche…) avoisine les 14 milliards d'euros, dont 11 milliards à la charge de l'Assurance-maladie.

Les médicaments, eux, ont en 2010 engendré une dépense qui oscille entre 2,2 milliards d'euros et un peu moins de 3 milliards d'euros. En réalité, les chiffres manquent de précision en raison de la complexité des systèmes de distribution (ville, hôpital, cliniques), du coût des traitements contre les effets secondaires, des réductions de prix apportées par les quelques molécules aujourd'hui génériquées, des baisses de prix quand il y en a, etc.

Une chose est sûre cependant: les dépenses liées au médicament anticancer sortent de la marginalité. Une quarantaine de médicaments sont aujourd'hui commercialisés, mais plus de 50 % du coût est imputable aux thérapies ciblées (anticorps monoclonaux…).

À l'hôpital, les cinq molécules les plus prescrites (72,3 % des dépenses des anticancéreux) sont pour les trois premières des thérapies ciblées - Avastin (bévacizumab, Roche), Mabthera (rituximab, Roche) et Herceptin (trastuzumab, Roche) - et pour les deux suivantes des chimiothérapies dites «cytotoxiques» -Taxotere (docétaxel, Sanofi) et Alimta (pemetrexed, Lilly). Quand le marché global du médicament stagne à 0% de croissance, les ventes d'anticancéreux augmentent en valeur de 6% (6,4 % en 2010, par rapport à 2009).

L'arrivée des médicaments anticancer sur le marché passe par deux sas. Celui de la commission de la transparence, qui évalue le rapport bénéfice-risque du médicament et celui du Comité économique des produits de santé (CEPS), qui fixe un prix de remboursement en fonction du bénéfice médical que lui reconnaît la commission de la transparence.

«La commission de la transparence a un travail difficile», explique le Pr Jean-Luc Harousseau, président de la Haute Autorité de santé. «Le progrès apporté par un médicament peut apparaître faible, mais dans le cancer, un sursis de trois à six mois peut rendre un patient éligible à un produit nouveau qui lui apportera un gain de survie plus significatif. Je l'ai vu dans le myélome. On gagne d'abord cinq à six mois et on finit à deux ans d'espérance de vie.»

Décisions collégiales

La règle adoptée aujourd'hui par la commission de la transparence semble être de refuser un produit en dessous de six mois en plus d'espérance de vie. Reste ensuite la fixation du prix. La discussion entre le CEPS et un laboratoire relève chaque fois du rapport de force. Quand un produit innovant arrive sur une aire thérapeutique déjà encombrée par des produits concurrents, les autorités de santé négocient en position de force. Quand un médicament surgit dans un vide thérapeutique, comme c'est le cas aujourd'hui dans le cancer, le rapport de force est en faveur du laboratoire.

La règle adoptée par le CEPS se résume à ceci: toute amélioration du service rendu au patient est jugée supportable au plan financier par la société. «Cette prise en charge solidaire a toutefois des limites. On a expliqué l'an dernier qu'on n'accepterait pas d'aller au-delà de 50.000 euros par an pour un traitement donné», explique Gilles Johannet, président du CEPS.

Une doctrine qui était déjà celle de son prédécesseur, Noël Renaudin. «Trois mois de vie plus trois mois de vie peuvent finir par stabiliser une maladie grave», explique Gilles Johannet. Le progrès «incrémental» (selon la terminologie des laboratoires), c'est-à-dire supérieur à un produit déjà commercialisé contre le cancer représente donc un coût élevé, mais librement consenti par les autorités de santé. Bien sûr, les vraies révolutions thérapeutiques, certes rares, offrant des guérisons définitives sont financées sans hésiter.

L'homologation des médicaments nouveaux ne suffit pas pour engendrer des coûts. C'est la prescription qui déclenche le mécanisme de remboursement. En d'autres termes, quelle est l'attitude des médecins face aux si coûteuses thérapies ciblées contre le cancer? «Nous savons que les thérapies ciblées ont un coût élevé, mais le prix n'est pas une donnée qui rentre en ligne de compte quand il s'agit de traiter un patient», explique le Pr Philippe Ruszniewski, chef de service de gastro-entérologie à l'hôpital Beaujon. «Les traitements sont élaborés de manière collégiale pour éviter les errances de diagnostic. En règle générale, quand le bénéfice d'une thérapie ciblée se limite à quinze jours de survie, on ne le prescrit pas.»

EN SAVOIR PLUS:

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 10:01

Des milliers de patients et des professionnels de santé mènent une fronde contre les autorités sanitaires autour de la maladie de Lyme: ils contestent la manière dont on détecte et on soigne en France cette affection transmise par les piqûres de tiques.

L'approche "officielle" de cette maladie bactérienne, définie en 2006 lors d'une conférence scientifique, ne fait pas consensus. Et ceci dès le diagnostic: pour les "rebelles" de Lyme, le protocole de test sanguin ne permet pas de détecter, et de loin, tous les cas réellement positifs.

Conséquence: "vous souffrez depuis des années, vous avez tous les symptômes de Lyme, mais le test est négatif, alors on vous dit +non, ce n'est pas ça, c'est autre chose+, et on vous donne un traitement qui ne sert à rien", résume Judith Albertat, qui a elle-même été confrontée à cette situation.

Cette Toulousaine, ancienne pilote de ligne devenue naturopathe après un "long parcours du combattant" pour se soigner, préside aujourd'hui "Lyme sans frontières", une association de malades en colère créée en mars à Strasbourg.

Près de 10.000 personnes ont signé la pétition lancée par cette association pour dénoncer le "déni" de cette maladie et de sa fréquence par les pouvoirs publics. Selon elles, la maladie traitée tardivement ne peut être soignée par antiobiotiques, et s'installe alors dans une forme chronique.

Quelques médecins soutiennent cette hypothèse, comme le Pr Christian Perronne, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), ou encore le Pr Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida et Prix Nobel de Médecine.

Mais au Centre national de référence de la maladie de Lyme, basé à Strasbourg, les spécialistes réunis autour du Pr Daniel Christmann réfutent en bloc cette thèse. Selon eux, si des symptômes subsistent après le traitement antibiotique, ce n'est plus la bactérie de Lyme qui est en cause.

Pour le Dr Pierre Kieffer, du CHU de Mulhouse, les douleurs articulaires et musculaires décrites dans de tels cas sont réelles, mais peuvent relever d'une "composante psychologique".

La controverse est d'autant plus vive que les patients en colère croyaient avoir trouvé des méthodes alternatives pour se soigner, notamment le Tic-Tox, une préparation naturelle à base de sauge fabriquée par une petite entreprise alsacienne.

Mais l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a interdit en janvier dernier ce produit, arguant notamment qu'il n'avait pas obtenu d'autorisation de mise sur le marché (AMM) et que l'entreprise qui le fabriquait n'était pas homologuée en tant que laboratoire pharmaceutique.

Son gérant, Bernard Christophe, diplômé en pharmacie, devra d'ailleurs répondre de ces faits en septembre devant le tribunal correctionnel de Strasbourg.

A ses côtés comparaîtra Viviane Schaller, gérante d'un laboratoire d'analyse biologique bien connu des "rebelles" du Lyme, car il pratiquait des tests différents de ceux officiellement préconisés. De ce fait, il a annoncé à des milliers de patients qu'ils avaient la maladie, alors même qu'on leur avait longtemps dit le contraire. Fin mai, l'Agence régionale de Santé a fait fermer le laboratoire de Mme Schaller.

Les patients en colère crient au "harcèlement" et à la "répression". Et assurent que derrière cette polémique se profilent d'énormes intérêts économiques, ceux des laboratoires pharmaceutiques. "On préfère mal soigner tous les symptômes du Lyme avec toutes sortes de médicaments qui coûtent des millions à la Sécu plutôt que de s'attaquer vraiment à la maladie", dénonce Judith Albertat.

En revanche pour le Dr Kieffer, défenseur de la ligne "officielle" qui dit connaître le Lyme "par coeur", cette controverse relève du "délire". "C'est une dérive sectaire: des gourous profitent de la crédulité de gens fragiles en entretenant leurs angoisses".

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:55
La première enquête de l'Observatoire des maladies rares souligne les difficultés que rencontrent les patients pour voir leur pathologie identifiée.

«Errance diagnostic». L'expression trouve tout son sens dans les résultats d'une enquête publiée par l'Observatoire des maladies rares. Pour ce travail inédit, l'organisme a interrogé 198 usagers du service Maladies rares info services (0810 63 19 20), tant des malades que des proches de malades. Les chiffres sont éloquents: au total, 15% des patients représentés étaient sans diagnostic, dont les deux-tiers depuis plus d'un an.

Le questionnaire révèle un parcours souvent long et difficile avant de pouvoir mettre un mot sur ses souffrances. Tous les malades représentés (avec ou sans diagnostic) ont été interrogés sur le nombre de médecins qu'ils ont consultés. La plupart avaient vu plus de deux médecins de ville, et autant d'hospitaliers: 2 à 5 pour 50% d'entre eux, plus de cinq pour 13%. Trois fois sur quatre, c'est un praticien hospitalier qui a posé le diagnostic final. Et avant cela, les erreurs de diagnostic se sont révélées nombreuses: 46% des sondés disent en avoir été victimes.

Autre enseignement: l'absence de diagnostic est une situation difficile à gérer. Près des deux tiers des personnes interrogées considèrent que leur état de santé s'est dégradé pendant l'attente. En outre, 45% estiment que leur état de malade n'était pas reconnu par leur entourage tant qu'aucun mot n'avait été posé sur leur pathologie. Enfin, plus du quart (26%) rapportent des commentaires de médecins attribuant une origine psychologique à leurs maux. «Ce chiffre est d'autant plus significatif qu'il concerne une population dont, pour la grande majorité, le diagnostic d'une maladie rare est finalement avéré ou dont les symptômes renvoient probablement à une maladie rare», écrivent les auteurs.

Seulement 22% des personnes malades exerçaient une activité professionnelle. Sur le plan financier, la moitié des malades évaluent le reste à charge mensuel entre 100 et 1000 euros, et 14 % à plus de 1000 euros.

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