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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 19:30

 

Le taux élevé d'oestrogènes rejoint donc la liste des risques d'accidents cardiovasculaires. © MAXPPP

Avec un taux élevé d'oestrogènes, les risques cardiovasculaires deviennent plus importants.

Les conclusions d'une équipe de chercheurs de l'Inserm tordent le cou à l'idée reçue qui veut que les hormones féminines - les oestrogènes - aient un effet protecteur pour le coeur et les vaisseaux. Au contraire, après 65 ans, ces hormones augmentent même le risque cardio-vasculaire.

C'est ce que vient de démontrer une équipe de chercheurs de l'Inserm, qui a présenté vendredi matin ses résultats. Dirigés par Pierre-Yves Scarabin, ils ont suivi pendant quatre ans 6.000 femmes âgées de plus de 65 ans. Les chercheurs ont constaté qu'il y avait deux fois plus d'accidents cardiaques chez celles qui avaient un taux d'oestrogènes plus élevé que la normale.

"Un nouveau facteur de risque"

"Le point fort de cette étude est qu'on montre que les taux élevés d'oestradiol sont associés à une augmentation du risque indépendamment d'autres facteurs de risque comme l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie ou le diabète, ce qui prouve que c'est un nouveau facteur de risque", décrypte pour Europe 1 Pierre-Yves Scarabin, directeur de recherche à l'Inserm.

Ces recherches lèvent le voile sur les problèmes cardiaques chez les femmes. S'il est envisageable qu'on puisse, un jour, demander aux femmes de plus de soixante ans de contrôler leur taux d'oestrogènes comme on le fait par exemple pour le cholestérol, il faudra avant approfondir les recherches dans le domaine. Car on ne connait pas l'effet des oestrogènes chez les femmes plus jeunes.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:36

 

L’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a officiellement vu le jour, ce 1er mai 2012. Elle remplace l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), afin de renforcer « la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. Un changement d’appellation, mais également de « mode de gouvernance et d’organisation ».

L’objectif principal de l’ANSM reste de « garantir la sécurité des patients lors de l’utilisation des médicaments et des produits de santé ». Elle reprend et complète les missions auparavant dévolues à l’AFSSaPS. L’Agence a toujours pour but de « renforcer la surveillance et de l’évaluation des produits de santé ». Mais également de veiller à « un meilleur encadrement des prescriptions, notamment hors autorisation de mise sur le marché (AMM) ou à titre d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominatives ».

Dans un communiqué de presse, l’ANSM insiste sur l’importance de garantir l’indépendance de ses membres. Pour cela, elle publiera sur son site Internet « les déclarations publiques d’intérêts des agents exerçant des fonctions qui le justifient ».

De nouvelles exigences pour une nouvelle agence

La transparence devient ainsi l’un des maîtres-mots de la nouvelle agence. Celle-ci s’engage à la « traçabilité des travaux précédant une prise de décision » et au « partage de l’information avec tous les publics, aussi bien les professionnels de santé que le grand public ».

Ces engagements sont censés « contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans les produits de santé mais également à les sensibiliser au fait que ‘le médicament n’est pas un produit comme les autres’ ».

Source : Agence nationale de Sécurité du Médicament – le 1er mai 2012


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:34

Le Point.fr - Publié le 02/05/2012 à 13:18 - Modifié le 02/05/2012 à 14:45

Autrefois appelée "syndrome des jambes sans repos", cette affection neurologique peut gravement altérer la santé.

Ces symptômes, absents lorsque le patient est en activité, se manifestent au repos et la nuit.

Ces symptômes, absents lorsque le patient est en activité, se manifestent au repos et la nuit. © Gruppo05/Superstock / Sipa


 

Qui connaît la maladie de Willis Ekbom ? Très peu de monde, alors qu'environ 8,5 % de la population française en est victime (dont 3 % de façon sévère). C'est fort de ce constat que l'AFSJR (Association française des personnes affectées par le syndrome des jambes sans repos, constituée le 7 novembre 2001) a décidé de prendre le taureau par les cornes et de redoubler d'efforts pour faire reconnaître cette pathologie. Grâce à l'engagement bénévole de l'athlète français Yohann Diniz, double champion d'Europe et vice-champion du monde de marche athlétique, ainsi que du chanteur Jean-Jacques Goldman, elle propose depuis ce matin un clip tourné dans les rues de Reims.

"La maladie de Willis Ekbom est une affection neurologique sensorimotrice, chronique, évolutive et parfois très sévère, listée parmi les maladies du sommeil", peut-on lire sur son site. Elle touche davantage les femmes que les hommes. Une personne qui en est affectée doit marcher la nuit afin d'atténuer les sensations d'irritation, de piqûre et de brûlure qu'elle ressent dans les jambes. Elle ne peut donc pas profiter d'un sommeil réparateur. D'où une fatigue qui augmente progressivement, voire une dépression et de très grandes difficultés pour mener une activité normale, notamment professionnelle, pendant la journée.

Aucun médicament remboursé

"Lorsque l'AFSJR m'a contacté, il m'est apparu naturel d'apporter par mon engagement un espoir à toutes ces personnes", déclare l'athlète français Yohann Diniz. Le tournage de ce clip a suscité un véritable élan de solidarité de la presse, qui a su mobiliser les Rémois, de ce sportif et de son club l'Entente Family Stade de Reims Athlétisme, de Jean-Jacques Goldman et de sa maison de disques, et bien entendu de tous les bénévoles qui ont permis sa réalisation. "Grâce à ce clip, nous comptons faire bouger les choses pour que les personnes atteintes par la maladie de Willis Ekbom ne se sentent plus seules, mais soutenues et comprises dans leur lutte contre cette éprouvante pathologie", explique Catherine Geyer, présidente de l'AFSJR.

L'AFSJR espère à travers cette action continuer à sensibiliser l'opinion publique afin de fédérer le plus grand nombre possible de personnes concernées par la maladie de Willis Ekbom. L'association renseigne les patients et leur entourage sur la pathologie, sa prise en charge, ainsi que sur les avancées de la recherche. Elle mène également une action auprès du corps médical - qui tarde parfois à poser ce diagnostic - et des autorités sanitaires. Enfin, elle finance des projets de recherche visant à faire émerger de nouvelles thérapies et des solutions permettant aux personnes atteintes de mieux vivre au quotidien. Aujourd'hui, des médicaments existent qui permettent de soulager le patient, sans toutefois s'attaquer aux causes de la maladie. Trois médicaments spécifiques ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont commercialisés. Mais aucun n'est remboursé.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:28

Une seule anesthésie n'induirait pas de danger. 

Les enfants ayant subi au moins deux anesthésies générales avant l'âge de 2 ans ont deux fois plus de risques de développer un trouble du déficit de l'attention, avec hyperactivité, à l'âge de 19 ans.  

C'est ce qui ressort d'une étude américaine menée auprès de 5 357 enfants nés entre 1976 et 1982, parue dans la revue Mayo Clinic Proceedings. Plus l'enfant reste inconscient longtemps, plus le risque s'accroît. Une seule anesthésie n'induirait pas de danger.  

En revanche, l'exposition à des sédatifs ou à des produits anesthésiques pourrait altérer le développement cognitif normal, avancent les chercheurs. 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:12

LES SONDES externes et internes d'échographie sont de véritables nids à bactéries

mercredi 22 février 2012
par  Amessi

Une nouvelle source d’infections nosocomiales vient d’être mise au jour. Selon une étude de médecins hygiénistes français, les sondes d’échographie sont peu ou pas désinfectées.

Pourtant, des solutions existent pour des examens propres

 

 LES SONDES externes et internes d'échographie sont de véritables nids à bactéries

Et pour cause : elles ne sont nettoyées en profondeur qu’une fois par jour. Mieux vaut donc être le premier à passer son examen si l’on veut éviter d’attraper une infection nosocomiale ! C’est le résultat, assez inquiétant, d’une étude menée par le docteur Guillaume Kac, responsable de l’unité d’hygiène hospitalière de l’hôpital Georges-Pompidou, dévoilée hier à l’occasion des Journées françaises de radiologie.

En France, 10 millions d’échographies sont pratiquées chaque année. Elles peuvent être externes (réalisées pour différents organes, avec une sonde que l’on fait passer sur la peau) ou internes (avec une sonde qui pénètre dans le vagin, pour les femmes enceintes, ou dans le rectum, pour les hommes qui ont des problèmes de prostate). Selon l’enquête du docteur Kac, les sondes utilisées pour faire des échographies externes sont colonisées par 7 % de bactéries pathogènes, c’est-à-dire que l’on ne trouve pas habituellement dans notre environnement.

 Un risque « acceptable »

En ce qui concerne les sondes à usage interne, beaucoup plus invasives que les précédentes, leur taux de contamination bactériologique est de 2,5 %. « Les bactéries détectées sont de toutes sortes : des plus courantes comme Escherichia coli, responsable d’infections urinaires, aux plus coriaces comme le staphylocoque doré ou Pseudomonas, responsable d’infections pulmonaires. Mais ce n’est pas tout. Il est fort probable que les sondes contiennent aussi des virus. Une étude est en cours », souligne le chercheur.

Le phénomène ayant été jusque-là peu ébruité, il n’a fait l’objet d’aucune surveillance. Il n’existe donc pas de données sur le nombre d’infections contractées suite à une échographie.

« Il y a des contaminations, c’est certain. Mais les patients, n’étant pas au courant du risque, n’attribuent pas l’origine de leur maladie à l’examen », affirme pour sa part le docteur Pierre Allouch, chef du service d’hygiène hospitalière aux hôpitaux de Versailles. « Nous dénonçons le problème depuis des années, mais rien n’est fait », déplore de son côté Alain-Michel Ceretti, président du Lien, qui lutte contre les infections nosocomiales.

 Au rang des accusés :

l’unique décontamination quotidienne pratiquée par les radiologues de ces appareils. « Pour aseptiser une sonde, il faut la passer dans une solution chimique durant trois quarts d’heure, explique Guillaume Kac. Les praticiens ne peuvent pas procéder à une telle décontamination entre deux patients. Ils se contentent donc de passer une lingette désinfectante, et d’utiliser des préservatifs à usage unique pour les sondes internes. Tout le monde sait que cela n’est pas suffisant pour tout éliminer. Mais le risque est considéré comme acceptable, car les bénéfices sont jugés plus importants. »

Sauf que les patients ne sont pas au courant de cette prise de risque. « C’est scandaleux. Qui accepterait au restaurant de manger dans une assiette qui a déjà servi ?

Jusqu’à présent, la lutte contre les infections nosocomiales s’est concentrée sur les hôpitaux et les opérations chirurgicales. Or, le risque existe aussi dans les cabinets des médecins de ville et des radiologues. Il ne faut pas affoler la population, mais sensibiliser les professionnels et faire changer les pratiques », martèle pour sa part Pierre Allouch.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:35

La prise en charge des troubles de la marche chez les patients atteints de sclérose en plaques repose d'abord sur les soins de kinésithérapie, en l'absence de traitement médicamenteux de référence. La fampridine (Fampyra°), pas encore commercialisée en France, mais autorisée en Europe, n'apporte pas de progrès, et est sources d'effets indésirables graves.

La sclérose en plaques est caractérisée par une inflammation avec destruction localisée de la membrane des cellules nerveuses. Au cours du temps, beaucoup de patients sont gênés par des troubles de la marche. Les soins de kinésithérapie ont une certaine efficacité. On ne connaît pas de traitement oral efficace pour ces troubles. Deux médicaments injectables (baclofène intrathécal et toxine botulique en intramusculaire), d’utilisation très délicate, sont réservés à certaines situations.

La fampridine (Fampyra°) a fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché européenne (pas encore commercialisée en France) pour améliorer les troubles de la marche chez les patients atteints de sclérose en plaques. Dans les essais cliniques disponibles, l’efficacité de la fampridine s’est révélée si minime (gain d’une seconde lors d’une marche de 7,5 mètres !) que les patients n’ont pas perçu d’amélioration de leur bien-être.

Cette efficacité minime s’accompagne en outre d’effets indésirables graves, notamment un risque accru de convulsions, ainsi que d’autres troubles neurologiques : troubles du sommeil, sensations vertigineuses, fatigue, etc. Des doutes existent quant à un risque éventuel d’infection urinaire accru, voire d’une augmentation des rechutes de sclérose en plaques.

Les troubles de la marche chez les patients atteints de sclérose en plaque nécessitent des soins de kinésithérapie. L’efficacité minime de la fampridine ne justifie pas d’exposer les patients à des effets indésirables graves.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:30

Les patients ont tout intérêt à participer à la notification des effets indésirables des médicaments, et les soignants à les écouter, pour améliorer les connaissances.

Les effets indésirables des médicaments altèrent la qualité de vie des patients, multiplient et prolongent les séjours à l'hôpital, voire sont cause de décès. Dans la plupart des pays ayant un système de pharmacovigilance, le recueil des effets indésirables est basé sur la déclaration spontanée des professionnels de santé. L'inconvénient majeur de cette technique est la sous-notification des effets indésirables.

Dans certains pays, parfois depuis longtemps, les patients peuvent déclarer directement ces effets indésirables. L'analyse des données recueillies par le système de pharmacovigilance suédois a montré que les patients notifient davantage d'altérations de leur qualité de vie que les professionnels. Le centre néerlandais de pharmacovigilance a souligné que les patients rapportent plus fréquemment des effets indésirables graves.

Les notifications des patients attirent parfois l'attention sur des faits jusque-là négligés par les professionnels. Les mots utilisés par les patients diffèrent de ceux des professionnels de santé, et donc malheureusement une partie de l'information n'est pas retenue par les agences du médicament.

Les patients sont capables d'identifier plus d'effets indésirables et ce, avec un fort lien de causalité avec le médicament suspecté. Les signalements et notifications émis par les patients sont complémentaires de ceux des professionnels de santé. Ils permettent d'identifier des effets indésirables inattendus ou d'en avoir une meilleure description.

En France, depuis juin 2011, les patients peuvent enfin notifier eux-mêmes les effets indésirables au centre de pharmacovigilance de leur région.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:43

 

Une mauvaise qualité du sommeil est associée à une plus grande présence de plaques amyloïdes dans le cerveau chez les personnes ayant des fonctions cognitives normales, ce qui indique un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer, selon une étude préliminaire qui sera présentée au congrès annuel de l'American Academy of Neurology (AAN).

Yo-el Ju de l'Université de Washington à St-Louis et ses collègues ont mené cette étude avec 100 personnes, âgées de 45 à 80 ans, dont la moitié avait un parent atteint de la maladie d'Alzheimer. Dans le cadre d'une étude plus large, elles avaient déjà subi un scan du cerveau et une ponction lombaire pour mesurer les niveaux de protéines bêta-amyloïde-42 dans le liquide céphalo-rachidien ainsi que complété une variété de tests d'évaluation des capacités mentales et de mémoire, lesquels n'indiquaient aucune anomalie.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:45

Les spécialistes jugent prioritaire la prise en charge des patients qui risquent de renouveler leur geste.

L'absorption de médicaments est la méthode la plus employée pour tenter de mettre fin à ses jours.

L'absorption de médicaments est la méthode la plus employée pour tenter de mettre fin à ses jours. © SINTESI / SIPA


 

La prévention du suicide ainsi que des récidives après un premier échec est une mission extrêmement délicate qui incombe le plus souvent aux psychiatres. À l'occasion de la journée nationale consacrée à ce sujet, qui aura lieu demain mardi 7 févier, le docteur Olivier Drevon, psychiatre et président de l'Union nationale des cliniques psychiatriques, rappelle que le risque de récidive dans l'année qui suit le passage à l'acte est évalué entre 10 et 20 %, et qu'il varie de 30 à 50 % chez les adolescents. Or, en France, 200 000 personnes tentent chaque année de mettre fin à leurs jours. Le suicide représente d'ailleurs la première cause de mortalité chez les 25-34 ans et la seconde chez les 15-24 ans.

Ces chiffres sont impressionnants. On peut en ajouter d'autres : 5,5 % des 15-85 ans déclarent avoir déjà fait une tentative au cours de leur vie. C'est ce que révèle une enquête du Baromètre santé 2010. Et c'est l'absorption de médicaments qui est la méthode la plus employée (85,3 % des cas). Dans un récent numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, on peut lire qu'en 2009 10 464 décès par suicide ont été enregistrés par le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès de l'Inserm, un chiffre en diminution régulière ces dernières années, mais qui reste très élevé par rapport à nos voisins européens. Les hommes représentent les trois quarts des décès par suicide, alors que les tentatives et les pensées suicidaires sont davantage le fait des femmes.

Appel à l'aide

Une autre étude évalue à 90 000 le nombre des hospitalisations dues chaque année en France à des tentatives de suicide. Elle a été réalisée de 2004 à 2007 par Christine Chan-Chee et Delphine Jezewski, de l'Institut de veille sanitaire (InVS), dans les établissements de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO) de France métropolitaine. Elle montre que 84 % des personnes qui ont tenté de mettre fin à leurs jours sont hospitalisées une seule fois, le plus souvent pendant seulement une journée. Après l'hospitalisation, 70,9 % des patients rentrent chez eux. Dans 28,2 % des cas, il y a eu un transfert dans une autre structure, majoritairement vers un service de psychiatrie.

Et comme la tentative est souvent un appel à l'aide ou comme le signe d'une profonde détresse, les spécialistes jugent essentiel de proposer alors une prise en charge adaptée et un suivi régulier à chaque patient. "C'est d'autant plus nécessaire que les risques de récidive augmentent quand le suicidant n'a pas le sentiment que les choses vont changer et s'améliorer, précise le docteur Drevon. Le rôle du psychiatre et de l'entourage du patient est de lui montrer qu'il n'est pas incompris et que la situation qui a mené à la tentative n'est pas une fatalité. Hospitaliser le patient, c'est le rassurer sur la prise en considération de son geste afin de limiter les risques de rechute, avec le souci de favoriser les soins ultérieurs."

Reconquête

Les représentants des Cliniques psychiatriques de France plaident pour leur propre paroisse en rappelant que l'évolution technique des prises en charge en fin de dépression nécessite un personnel spécifiquement formé. "Avant de se réintégrer socialement, le patient a souvent besoin d'être formé aux techniques de remise en confiance, comme la reconquête narcissique, car traverser le désert de la dépression fait perdre l'estime de soi", précise le docteur Alain Nicolet, psychiatre et vice-président de l'UNCPSY. Une étape jugée essentielle pour limiter les risques de récidive.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 10:19

Le Point.fr - Publié le 05/02/2012

Il est fort difficile de diagnostiquer le cancer de l'ovaire à partir de la simple observation des symptômes, qui sont très variés (photo d'illustration). © Florence Durand / Sipa


Mesdames, ne cherchez surtout pas à savoir si vous êtes atteintes d'un cancer de l'ovaire ! Non seulement le dépistage systématique serait inutile, mais il serait en plus potentiellement nocif.

La durée de survie à un cancer de l'ovaire est directement liée au stade de développement de la maladie au moment où elle est diagnostiquée..., ce qui intervient souvent assez tard. Par ailleurs, il est fort difficile de tirer des conclusions de l'observation des symptômes, qui sont très variés. Faut-il dès lors se fier aux protocoles de dépistage classiques pour se préserver du septième cancer le plus fréquent chez la femme ?

Non, à en croire le résultat d'un vaste essai clinique mené aux États-Unis sur plus de 78 000 femmes âgées de 55 à 74 ans sans antécédents particuliers, pendant douze ans ou plus pour la moitié d'entre elles. Pour réaliser l'étude, ces femmes ont été divisées en deux groupes : l'un n'a subi aucun examen, l'autre - nommé "dépistage" - a été soumis aux techniques de dépistage classique, une échographie transvaginale et un dosage du marqueur tumoral (le CA 125).

Faux diagnostics

Les conclusions de cet essai, relayées par la revue indépendante Prescrire, sont sans appel : la mortalité par cancer de l'ovaire a été similaire dans les deux groupes, tout comme la mortalité totale, ainsi que le nombre de cancers découverts à un stade avancé (qui représentent environ 77 % dans chacun des deux groupes). Apparemment donc, dépister ne servirait tout bonnement... à rien : on n'en mourrait pas moins.

Mais il y a pire. Dans le groupe "dépistage", près de 10 % des femmes ont eu un résultat "faussement positif" : en somme, une femme sur dix s'est vu diagnostiquer un cancer de l'ovaire à tort. Un tiers de ces femmes ont ainsi subi une intervention chirurgicale, qui s'est conclue par de sévères complications dans 15 % des cas. Il existe ainsi une probabilité de se faire opérer inutilement avec de potentielles graves complications à la clef.

Mieux vaut donc clairement éviter le dépistage du cancer de l'ovaire, a fortiori lorsqu'on ne présente pas de risque familial. Une règle qu'il ne faut cependant pas généraliser à tous les types de cancer. Ainsi, le dépistage contre le cancer du col de l'utérus reste bien le principal moyen de s'en préserver, et ce, malgré la vaccination par le Gardasil.

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