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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:43

Écrit par J.Maherou, S. Norest & L.Ferrer Créé le vendredi 8 mars 2013 

medicamentsLes médicaments, nous en avons tous besoin pour guérir d’une maladie ou pour soulager nos douleurs. Mais il ne faut pas oublier que les médicaments sont des substances chimiques capables de modifier le fonctionnement de notre organisme. Utilisés à mauvais escient ou consommés avec excès, ils peuvent se révéler dangereux pour notre santé. L’ASEF s’est intéressée en particulier aux antibiotiques et aux psychotropes, deux familles de médicaments dont on abuse trop souvent en France, mais aussi aux pilules contraceptives récemment remises en cause…

Les antibiotiques, ce n’est pas automatique.

antibiotiquesAvec 100 millions d’antibiotiques prescrits chaque année, la France détient le record européen de consommation de ces médicaments derrière la Grèce. Victimes de leur succès, les antibiotiques ont pris le caractère d'une « potion magique » soignant tout, tout de suite... mais ce n'est pas vrai !

Les antibiotiques sont des molécules ayant la propriété de tuer ou de limiter la propagation des bactéries sans être toxiques pour l’homme. Ils sont efficaces contre les bactéries mais ne peuvent rien contre les virus. Il est donc important de différencier une infection bactérienne et une infection virale. Les symptômes de ces deux infections sont souvent similaires mais elles ne se traitent pas de la même façon.

Utilisés à tort dans le cadre de maladies d'origine virale, les antibiotiques perdent leur capacité à soigner certaines maladies bactériennes. Plus on utilise les antibiotiques, plus les bactéries s'y habituent, plus leurs résistances augmentent et moins les antibiotiques sont efficaces... On parle alors de résistances bactériennes. Elles menacent l'efficacité des antibiotiques dans les cas où ils sont vraiment utiles. Par exemple, le pneumocoque, une bactérie banale, responsable de la plupart des otites, résiste désormais à la pénicilline, un antibiotique, dans 42% des cas, contre 0,5% en 1984 ! Chez les enfants, son taux de résistance atteint même 60% depuis 2001 !

L'efficacité des antibiotiques dépend du bon suivi de la prescription faite par le médecin. Voici 5 règles d'or pour contribuer à préserver l'efficacité des antibiotiques :

1. Veiller à bien respecter la dose et la durée d'un traitement antibiotique.

2. Ne pas arrêter un traitement prématurément. Même si l'état s'améliore, l'antibiotique doit être pris jusqu'au bout.

3. Ne pas donner son traitement à quelqu'un d'autre. Un antibiotique est spécifique à chaque personne.

4. Ne pas réutiliser un antibiotique plus tard, une fois le traitement terminé.

5. En cas de doutes ou d'effets indésirables, demander conseil à son médecin.

bebe antibio syntheseEn ce qui concerne les antibiotiques, il faut être particulièrement vigilent avec les enfants. Une étude[1] publiée en 2011 a en effet révélé qu'une trop grande consommation d'antibiotiques pendant l'enfance pourrait être dangereuse pour la santé. L’auteur de cette étude, le Pr Blaser a fait le lien entre l'abus d'antibiotiques et l'augmentation de maladies chroniques comme l'asthme, l'obésité ou le diabète de type 1 (insulino-dépendant) chez les enfants. D’après ses travaux, si les antibiotiques éliminent bien les "mauvaises" bactéries, ils peuvent également détruire des germes utiles présents dans le tube digestif. Une prise d'antibiotiques, même courte, modifierait donc durablement voire définitivement, la composition de la flore intestinale.

Plus récemment, en 2012, une étude[2] menée au NYU Langone Medical Center et à l’University School of Medicine a évalué l'utilisation d'antibiotiques chez 11 532 enfants nés au Royaume-Uni, en 1991 et 1992. Les chercheurs ont suivi leur état de santé sur 3 périodes, de la naissance à 5 mois, de 6 mois à 14 mois et de 15 à 23 mois ainsi que leur poids. Les résultats ont montré qu’à l’âge de 3 ans, les enfants traités aux antibiotiques entre 0 et 6 mois présentent un risque accru de 22% de surpoids, et cela indépendamment de leur régime alimentaire, de leur activité physique et de l’hérédité.

Une autre étude[3] de 2010 a montré que la prise d’antibiotique avant l’âge de 6 mois augmente également le risque d’asthme et d’allergie de 52% à l’âge de 6 ans.

Une étude[12] publiée en décembre 2012 a pointé du doigt l’antibiotique le plus prescrit en France : l’amoxicilline, en raison de ses effets secondaires. Cette étude a été menée auprès de plus de 2000 adultes souffrant d’une infection respiratoire avec complications. La moitié des patients a reçu de l’amoxicilline 3 fois par jour pendant 7 jours et l’autre moitié a reçu un médicament placebo. Premier constat : la durée des symptômes entre les patients sous antibiotiques n’était pas significativement différentes des autres, y compris chez les patients âgés de plus de 60 ans, pour lesquels les antibiotiques semblaient avoir le moins d’effets. Deuxième constat : un plus grand nombre de patients sous antibiotiques ont souffert de symptômes comme des nausées, une éruption de boutons ou de la diarrhée. D’après les auteurs de cette étude, prescrire de l’amoxicilline à des personnes dont l’infection ORL ne dégénère pas en pneumonie n’a aucun effet sur leur toux et peut même provoquer d’autres symptômes indésirables.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:41
 

Selon une étude récente de l'Inami, les enfants ingèrent de plus en plus de médicaments (hausse de 6,4% entre 2007 et 2011). Derrière ces chiffres se cache un problème plus large : un manque de précautions avant d'administrer un médicament à son enfant.

Donner un médicament à son enfant, ce n’est pas comme lui donner un bonbon ou son doudou pour l'apaiser ! Il est franchement recommandé de se poser des questions plutôt que de lui faire avaler n’importe quoi … De nombreuses intoxications chez l’enfant sont dues à un mauvais usage des médicaments. Cela signifie que les parents ne prennent pas forcément toutes les précautions nécessaires. Il est indispensable de respecter quelques règles pour évider le surdosage ou le mauvais usage de ces pilules, gouttes ou suppositoires destinés à, rappelons-le, soigner ou soulager son enfant (et pas l'intoxiquer!).

Tout d’abord, on ne donne pas un médicament à un enfant sans prescription ou avis médical. Seul un spécialiste peut déterminer quel médicament est adapté à tel type de maladie, en fonction des symptômes et, le cas échéant, après avoir examiné son patient. Ce n’est pas parce qu’un médicament est disponible sans prescription que votre enfant peut en abuser à chaque nez qui coule ou toux répétée … Non pas qu’il faille se précipiter chez le médecin au moindre rhume de votre bambin, mais au moins lui passer un coup de fil pour être conseillé sur un usage adapté des médicaments.

Attention ensuite au surdosage ! Spécialement chez les plus petits dont l’organisme n’est pas encore armé pour ingérer convenablement les médicaments. Il faut respecter à la lettre la consigne du médecin et/ou du pharmacien. Notez aussi qu’un médicament pour adulte n’est pas adapté à un enfant.

Enfin, ces derniers mois, la question de l’abus d’antibiotiques se pose. L’enfant qui est soumis à un traitement antibiotique trop régulièrement risque de développer une résistance à ceux-ci. A terme, ils ne seront plus efficaces. Rappelons que les maladies courantes chez les enfants en hiver (rhume, angine, otite, …) ne nécessitent pas d’usage d’antibiotiques car il s’agit de maladies virales fréquentes. Cela vaut pour les infections ORL dont nous souffrons fréquemment mais sur lesquelles les antibiotiques n’auront aucun effet !

Il est utile de s’en souvenir si le pédiatre de votre enfant a tendance à trop souvent prescrire ce type de médicaments …

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:40

 

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Des études cliniques ont montré que le médicament Zyprexa risque de causer de graves dommages à plusieurs fonctions pancréatiques, y compris sensibilité à l’insuline et réduit des niveaux élevés de sucre dans le sang.

La combinaison de ces facteurs, ainsi que des altérations métaboliques provoquées par la consommation de drogue Zyprexa peut irriter le pancréas et causer d’importants dommages à long terme. Cela se traduit souvent par une condition appelée pancréatite aiguë, qui dans bien des cas, peut être potentiellement mortelle. 

L’inflammation du pancréas est appelée pancréatite chronique et peut être causée par des médicaments tels que le Zyprexa. Cette inflammation peut occasionner des douleurs abdominales, des vomissements et de la fièvre.

La survie de la pancréatite repose sur un diagnostic rapide et un traitement immédiat. La plupart des gens qui prennent Zyprexa ne sont pas conscients des dangers potentiels pour leur pancréas et beaucoup ignorent souvent les symptômes jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

 

Un article de T Going, publié par resource4zyprexainfo.com, traduit de l’anglais et relayé par SOS-planete

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:38

Même si l’article ne parle que de la situation belge, la catastrophe est généralisée! Nous nous appuyons trop sur les solutions médicamenteuses pour soigner nos enfants alors que les méthodes naturelles sont un parfait palliatif, mais le naturel, ce n’est pas assez commercial… Il suffit de regarder les documentaires sur les lobbys pharmaceutiques pour s’en convaincre.

Les pharmaciens belges vendent actuellement chaque année 6,6 boîtes de médicaments pour enfants. C’est une augmentation de 6,4% par rapport à 2007. Au total, les enfants ingèrent 107 millions de pilules, gouttes ou vaccins, écrite Het Laatste Nieuws mercredi sur base de chiffres récents de l’Inami.

Le nombre de médicaments vendus a augmenté entre 2007 et 2011 plus de trois fois plus que le nombre d’enfants. Les médicaments traitant les problèmes respiratoires tiennent le haut du pavé.

Quatre bébés et enfants en bas âge sur dix reçoivent ainsi un médicament pour l’asthme ou la bronchite chronique (+7,3%). Le nombre d’adolescents avec une affection pulmonaire a également augmenté de 5%.

La consommation de médicaments contre le diabète a augmenté d’un tiers. En 2011, l’Inami a recensé 5.300 enfants diabétiques.

L’augmentation est la plus forte chez les adolescents (+29%) et les enfants entre 3 et 12 ans (+15%). Le surpoids entraîne plus de cas de diabète de type 2, mais il y a aussi une augmentation des cas de diabète de type 1 chez les jeunes enfants.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:36

Près de la moitié des nourrissons belges se voient administrer des médicaments contre l’asthme. La pneumologue pédiatrique Kris De Boeck estime que c’est beaucoup trop. "Les parents et médecins doivent faire preuve de plus de patience en cas de rhumes".

© Thinkstock

 

Quatre bébés belges sur dix consomment des médicaments contre l’asthme, souvent sous forme d’inhalateur ou d’aérosol. C’est ce que révèle le journal De Morgen.

D’après la pneumologue pédiatrique Kris De Boeck (UZ Leuven), on prescrit beaucoup trop de médicaments aux petits enfants qui souffrent de simples infections des voies respiratoires. Pendant deux ans, De Boeck a suivi la consommation de médicaments d’enfants de moins de deux ans à l’aide de données de la Mutualité Chrétienne. Au total de Boeck a analysé les données de 900.000 nourrissons.

Les antibiotiques et les remèdes contre l’asthme augmentent la résistance aux médicaments

"Je comprends que les parents soient inquiets quand leurs enfants toussent. Mais ils doivent être plus patients lorsque leurs enfants sont enrhumés et les médecins doivent établir un diagnostic précis et prescrire les remèdes corrects."

D’après De Boeck, les remèdes destinés aux voies respiratoires sont trop souvent combinés aux antibiotiques, ce qui peut mener à une résistance. "Près de trois quarts des enfants qui prennent des antibiotiques avant trois ans, se voient également administrer des remèdes contre l’asthme."

Les généralistes en faveur de directives

L’association de généralistes Domus Medica plaide en faveur de directives plus concrètes pour les généralistes. Maaike Van Overloop, la présidente de l’association, explique qu’il existe déjà une directive qui conseille de commencer le traitement seulement après trois semaines de toux persistante. Pour les rhumes aigus, il n’y a pas de règles. "Nous remarquons que les parents veulent remédier à cette toux. Nous sommes conscients que la toux est un symptôme innocent."

Selon Van Overloop, beaucoup de petits enfants sont suivis par des pneumologues spécialisés. "En tant que généralistes, nous ne voyons les enfants que vers l’âge de six ans".
 

EA

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:34

Les enfants sont de plus en plus gavés de médicaments, parents réagissez !

Si les chiffres mentionnés plus bas concernent le marché Belge, on en déduit facilement qu’ils peuvent refléter une moyenne assez proche de la réalité des pays européens. Au total nos enfants ingurgitent 6 % de plus de médicaments qu’en 2007…

 

La consommation médicamenteuse explose chez les enfants déjà malades de vaccins

Le nombre de médicaments vendus aux enfants a augmenté trois fois plus que le nombre de naissance en l’espace de 5 ans. Problèmes respiratoires, 4 enfants en bas âge sur dix reçoivent un médicament pour l’asthme ou la bronchite chronique (+7,3%). Le nombre des adolescents traités pour une affection pulmonaire a augmenté lui de 5%. Augmentation d’un tiers de la consommation des médicaments contre le diabète avec + 15 % chez les 3/12 ans et + 29 % chez les adolescents. Si le diabète de type 1 est en augmentation chez les jeunes enfants, le surpoids crée une explosion du diabète de type 2 chez les ados…

Les gens, donc les parents, considèrent de plus en plus la médecine comme un produit de consommation. Tout comme pour un ordinateur, qu’on remplace quand il est cassé, une maladie doit aussi être réglée en deux temps trois mouvements, en faisant usage de médicaments.

 

Ignorance et incohérence médicales, parents c’est à vous de réagir !

Des études récentes et accablantes montrent clairement qu’une grosse partie de ces maladies sont dues aux vaccinations infantiles. Les pédopsychiatres, ou plutôt pourrions-nous dire les « pseudo-pédopsychiatres » se contentent d’affirmer qu’on donne trop de médicaments aux enfants. Ils se limitent au constat des conséquences mais sans jamais OSER s’intéresser aux véritables causes. Pourtant, n’importe quel médecin intègre et intelligent est capable de faire un historique des nouveaux vaccins ajoutés ces 5 dernières années au calendrier vaccinal de nos chers bambins :

  • Infanrix Hexa (= vaccin « 6 en 1 » incluant l’hépatite B)
  • Vaccination anti-pneumocoques (Prevenar et Synflorix)
  • Vaccination anti-rotavirus (Rotarix et Rotateq)
  • Vaccination contre le méningocoque C (Meningitec, Menjugate, NeisVac)
  • Vaccination anti-HPV (Gardasil et Cervarix)
  • Rappel de vaccination anti-coquelucheuse chez les ados (Boostrix)

 

Que nous révèlent les récentes études sur les risques de vaccination ?

La vaccination favorise l’asthme et de diabète de type 1 (hépatite B, Hib, etc). De même, des études démontrent une proportion très nettement accrue d’enfants hyperactifs parmi les enfants vaccinés (ce n’est pas tellement étonnant car la plupart de ces vaccins renferment des substances NEUROTOXIQUES comme l’aluminium, qui sont capables d’endommager notamment le système nerveux mais pas seulement). Des médecins attentifs qui ont l’occasion de comparer des enfants vaccinés avec des enfants n’ayant jamais reçu la moindre injection, n’ont du reste pas besoin non plus d’être statisticiens pour constater que les premiers souffrent nettement plus souvent de reflux que les autres.

 

C’est aux parents de choisir, un enfant ne peut décider seul de ce qui est bon pour lui !

Chers parents, vous avez donc le choix de continuer à suivre aveuglément les conseils de la mafia médicale qui n’est pas là au quotidien pour assumer à votre place les souffrances inutiles infligées à vos enfants suite à un interventionnisme vaccinal incessant et impardonnable, ou bien agir avec logique et respect de la santé GLOBALE de VOS enfants. Plus on vaccinera les enfants et plus le nombre de maladies chroniques et désespérantes augmentera, ceci est une certitude absolument incontournable. Alors il serait grand temps de réagir et de changer l’hygiène de vie de vos enfant…et par la même occasion la vôtre !

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 18:25

Par Catherine

LE PLUS. Les pilules contraceptives, toutes générations confondues, entraînent chaque année au moins 2.500 accidents et 20 décès prématurés de femmes. Éléonore est une de ces victimes. Sa mère Catherine* raconte le calvaire de sa fille décédée cinq mois après avoir commencé à prendre Varnoline, un contraceptif de dernière génération.

Varnoline, une pilule de la troisième génération (ISOPRESS/SIPA) 

Varnoline est une pilule de la troisième génération (ISOPRESS/SIPA)

 

Notre fille, Éléonore, étudiante en psychologie, est morte en 2007 d’une embolie pulmonaire. Elle avait 21 ans.

 

Première prescription : 12 plaquettes d’un coup !

 

Je n’ai pas compris comment cela avait pu arriver à une fille de cet âge, en bonne santé. Cinq mois plus tôt, son gynécologue lui avait prescrit Varnoline, une pilule de troisième génération. On venait de diagnostiquer à mon mari une mutation du facteur V de Leiden (anomalie qui peut causer des troubles de la coagulation, ndlr).  Éléonore a dû elle aussi subir des tests. Sa gynécologue lui a juste dit d’attendre les résultats avant de commencer la pilule. Éléonore n’était pas porteuse de cette mutation, alors elle a pris le contraceptif.

 

Pourtant, même sans cette anomalie, les antécédents familiaux étaient lourds : sa grand-mère avait eu une phlébite et son arrière-grand-mère une embolie. Qu’importe, la gynécologue lui a prescrit 12 plaquettes d’un coup ! À mon époque, on devait aller voir le médecin tous les trois mois pour une nouvelle prescription.

 

Une embolie pulmonaire dans le cabinet du médecin

 

Trois mois plus tard, elle a commencé à être très essoufflée à la fac. Il lui fallait 20 minutes pour monter des escaliers. Elle s’endormait en cours subitement, frappée d’anoxie (diminution importante de la quantité d'oxygène distribuée par le sang aux tissus, ndlr). Elle a fait une radio, le généraliste lui a diagnostiqué une bronchopathie et l’a mise sous antibiotiques. Elle allait de plus en plus mal. Lui disait que c’était dû au stress des examens. Il a aussi pensé, un temps, à une infection autour du cœur.

 

En trois semaines, elle a vu quatre fois le médecin. Je l’ai accompagné lors du dernier rendez-vous, car j’étais gagnée par l’inquiétude. Elle a fait une syncope dans son cabinet. Et là, l’embolie pulmonaire l’a terrassée, assortie de malaises cardiaques. Ma fille était bleue, marbrée, son nez pincé, son râle très fort. Elle se débattait tellement elle avait mal, je devais la tenir. J’ai supplié le médecin d’appeler le Samu. Lui continuait à invoquer le stress…

 

On a distribué les pilules comme des Smarties

 

Éléonore est décédée à l’hôpital. On a mis deux ans avant de porter plainte au civil contre notre médecin traitant, qui n’a pas diagnostiqué l’embolie. Sur son compte-rendu, il n’était même pas écrit qu’elle prenait la pilule. Mais je ne veux pas l’accabler lui seul, il a hérité d’une situation difficile. On a écrit à l’Afssaps (ancienne Agence du médicament) en 2007, elle ne nous a jamais répondu.

 

Maintenant, on va se tourner vers les pouvoirs publics et les laboratoires, et porter plainte comme l’a fait Marion Larat (première victime à avoir porté plainte contre le laboratoire Bayer et l’Agence du médicament, ndlr). Je vous mets au défi de trouver sur une notice de pilule la description des symptômes d’une embolie pulmonaire !  

 

Ces contraceptifs ont été distribués comme des Smarties, c’est allé beaucoup trop loin. Aux urgences où ma fille a été admise, il se disait déjà que la pilule était en cause. Pourtant, l’hôpital n’a jamais signalé son décès à l’Afssaps. Encore aujourd’hui, je suis sûre que les chiffres de l’Agence du médicament sont sous-évalués (2.500 accidents par formation de caillots dans les veines et 20 décès prématurés par an, ndlr) Combien d’autres victimes ont dû passer entre les mailles du filet ?  

 

 

 

Propos recueillis par Bérénice Rocfort-Giovanni.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 18:22

LE PLUS. Les pilules de 3e et 4e générations ne sont désormais plus remboursées. Déjà, en février, avant que l'ANSM ne révèle que ces méthodes contraceptives étaient responsables de 20 décès par an en France, les ventes avaient chuté de 34%. Mais la méfiance des Françaises envers les gynécologues ne s'explique pas uniquement par ce scandale. Précisions de Martin Winckler, médecin et écrivain.

Édité par Daphnée Leportois  Auteur parrainé par Gaëlle-Marie Zimmermann

Pilule (SIPA)

Les pilules de 3e et 4e générations ne sont plus remboursées par la Sécurité sociale depuis le 31 mars 2013 (SIPA).

 

L’inquiétude (justifiée) déclenchée par le scandale des pilules de 3e et 4e génération (Diane et Jasmine, mais pas seulement) a des conséquences mesurables. Beaucoup de femmes françaises sont passées à une pilule de 2e génération. D’autres ont cessé de prendre la pilule et sont passées (en bien plus petit nombre) à l’implant (Nexplanon) ou – en trop petit nombre, on peut le penser – au DIU (au cuivre ou hormonal). Un rapport tout récent de l’ANSM semble indiquer près de 2500 accidents thromboemboliques (caillot se formant dans une veine de la jambe et/ou migrant vers un autre site) et de 20 décès par an ! Certains observateurs avancent que ces chiffres seraient sous-estimés !

 

De ce fait, la vente des pilules de 3e et 4e génération a diminué fortement en février, et celle des pilules de 2e génération a augmenté. Le retrait de Diane 35 est le dernier épisode en date de cette crise. Mais cette mise à mort (commerciale) d’un bouc émissaire qui a déjà beaucoup rapporté à son fabriquant ne résout rien. Le problème reste entier.

 

Face à l'obscurantisme des médecins, le rejet massif des pilules était inévitable

 

Vue depuis l’autre côté de l’Atlantique, cette situation n’est pas surprenante. Elle était même prévisible, et ce depuis longtemps. Le rejet massif par les femmes de médicaments qu’elles perçoivent comme dangereux était en effet inévitable, pour plusieurs raisons :

 

1. Le système de santé français repose sur une hiérarchisation archaïque, reflet de la structure sociale, qui compromet la bonne délivrance des soins : les médecins sont considérés comme "supérieurs" aux autres professionnels de santé et, à l’intérieur de la profession médicale, les hospitalo-universitaires et les spécialistes techniciens sont considérés comme "supérieurs" aux médecins (généralistes ou spécialistes) de première ligne. Cette situation se traduit par une hiérarchisation des soins non en fonction des besoins de la population, mais du désir d’auto-promotion des médecins, souvent lié aux intérêts financiers des industriels.

 

En clair : soigner les citoyens au jour le jour est moins intéressant que faire de la médecine spectaculaire. En ce qui concerne les femmes, la plupart des spécialistes hospitaliers s’intéressent avant tout aux maladies graves et aux techniques de pointe (cancer, chirurgie réparatrice, procréation médicalement assistée, technologies de l’accouchement) qu’aux besoins quotidiens (contraception, grossesse, gynécologie courante, sexologie, IVG, demandes de ligature de trompes par voie endoscopique, par exemple). Comme ce sont ces hospitaliers qui forment les médecins de première ligne (médecins généralistes, gynécologues de ville), on comprend que ceux-ci en sachent beaucoup moins sur la contraception que sur le dépistage du HPV et les colposcopies (dont on sait aujourd’hui que l’un et l’autre sont beaucoup trop fréquents).

 

À ceci, ajoutons que la résistance du corps médical à ce qui vient d’ailleurs et son mauvais niveau d’anglais empêche les étudiants et les médecins d’accéder à une information nuancée, en constante évolution, qui leur permettrait de se mettre à jour au fil de leur activité.

 

Hiérarchisation quasi-féodale, concentration sur le pathologique plutôt que sur le physiologique et fermeture aux données de la science publiées hors Hexagone contribuent à faire de beaucoup de médecins français des professionnels sous-formés, phobiques, et démunis.

 

Bien sûr, tous les étudiants en médecine ne se laissent pas faire, mais ceux qui veulent surmonter ces obstacles doivent le faire contre l’institution hospitalo-universitaire, ou semi-clandestinement, car il leur est très difficile de le faire en son sein. Il n’est, en particulier, pas question de débattre avec un enseignant pendant un cours magistral, et encore moins en réunion de service. Il y a "ceux qui savent" (et qui abusent de l’argument d’autorité) et ceux qui "sont là pour en chier afin de devenir des pros".

 

En Angleterre, aux Pays-Bas, en Scandinavie, en Belgique, en Suisse, l’enseignement de la médecine est plus respectueux des étudiants, des patients et de la rigueur scientifique…

 

2. Cette situation favorise objectivement l’intrusion de l’industrie (pharmaceutique ou autre) dans les études de médecine. Quand un chef de service (et, a fortiori, un professeur de CHU) vante les mérites d’une pilule, de l’épisiotomie ou du dépistage mammographique précoce du cancer du sein, il est très difficile pour ceux qu’il dirige ou "éduque" de s’élever contre ce qui fait figure de dogme.

 

Comment s’étonner alors que les industriels favorisent (et gratifient largement, en espèces ou en nature) les "leaders d’opinion" qui se laissent séduire par leurs arguments de marketing – et leur donnent ainsi la possibilité d’être encore plus influents ? La prescription des pilules de 3e et 4e génération, plusieurs travaux l’ont montré, a été d’abord le fait des spécialistes, qui n’ont fait que suivre les recommandations de leurs anciens mentors, sans s’interroger sur la scientificité de ces recommandations, puisqu’ils ont appris à ne pas les discuter… et n’ont pas appris à chercher des informations contradictoires hors du cadre de la faculté dans laquelle ils ont été formés. Les généralistes, eux, lorsqu’ils n’ont pas de référence indépendante comme la revue "Prescrire", ont bien du mal à argumenter la demande d’une patiente de se voir renouveler la pilule prescrite par le spécialiste…

 

Lorsqu’en 2001 j’ai publié "Contraceptions mode d’emploi", j’ai pu constater à quel point le clivage était puissant :

 

- les généralistes (et, il faut le dire, un certain nombre de gynécologues "de terrain") ont adopté le livre en grand nombre, car il leur apportait des réponses, des guides de prescriptions, des repères fondés sur une pratique similaire à la leur – celle d’un médecin de première ligne.

 

- d’autres praticiens (qui, parfois, ne connaissaient rien à la contraception…) ont critiqué l’absence de références du livre (ils ne l’avaient pas feuilleté jusqu’aux pages de notes et biblio), ses "erreurs scientifiques" (ils n’avaient pas lu les nombreux articles que je leur ai envoyés par retour de courrier) et ma défense de l’implant et des DIU (ils n’avaient pas lu les études de grande envergure publiées dans les revues anglophones…).

 

Mais comment s’en étonner lorsque, pendant l’été 2001, Michel Cymès pouvait dire, lors d’une émission grand public sur France 2, "hors de la pilule, il n’est point de bonne contraception" sans être contredit par les deux gynécologues présents sur le plateau ?

 

Tout cela dure donc depuis fort longtemps et la contraception n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’attitude figée du corps médical français devant les études qui montrent qu’on fait trop de césariennes, d’épisiotomies, d’hystérectomies, de mammographies, de frottis et de dépistages du cancer de la prostate est révélatrice de ce qu’il faut bien appeler son obscurantisme.

 

La médecine 2.0 pour contrer cette impression d'être prises pour des enfants

 

La crise de confiance actuelle s’explique par la révolte des patientes face à des professionnels qui, non seulement, refusent de se tenir à jour pour accéder à leurs besoins réels, mais qui, de plus, refusent aussi, le plus souvent, de répondre à leurs questions les plus simples. L’idée selon laquelle un médecin n’a pas besoin d’être bavard s’il est compétent est erronée : un médecin compétent est forcément un médecin ouvert... aux connaissances scientifiques en évolution, aux questions des patients, aux débats de société. S’il est fermé à tout échange avec les patients, comment pourrait-il prétendre être compétent ?

 

Cette crise de confiance se double du sentiment qu’on les femmes d’être prises pour des imbéciles ou (au mieux) pour des enfants. Prenons, simplement, l’exemple de la ligature de trompes (ou de la méthode endoscopique Essure, moins traumatisante). La loi autorise, depuis plus de dix ans, toute femme de plus de 18 ans à se faire stériliser après (c’est la seule condition) un délai de réflexion de quatre mois.

 

Bien sûr, semblable décision doit être mûrement pesée chez des jeunes femmes. Mais chez une femme de plus de 30 ans qui a déjà plusieurs enfants, elle ne justifie AUCUNE discussion. Si cette femme est assez mûre pour avoir décidé d’être mère, elle l’est aussi pour décider de ne plus l’être.

 

Les études effectuées dans les pays où les interventions radicales existent depuis très longtemps (aux États-Unis, vasectomie et ligature sont légales depuis les années 1970) montrent que les regrets ultérieurs concernent moins de 5% des personnes concernées. Il n’est pas question de pénaliser les autres 95% en leur imposant des grossesses ou des méthodes de contraception dont elles ne veulent plus. Encore faudrait-il que les femmes (et les hommes) qui demandent une telle intervention ne se voient pas opposer une fin de non-recevoir ou des arguments ineptes tels "C’est illégal" (mensonge) ou "Et si un de vos enfants meurt ?" (terrorisme).

 

De même, il est insupportable qu’un grand nombre de femmes désireuses de choisir autre chose qu’une pilule se voient refuser un DIU parce qu’elles n’ont pas d’enfant (on peut poser un DIU à une adolescente de 15 ans si elle le désire) ou parce qu’elles ont des règles trop abondantes (le DIU hormonal est le traitement de choix des femmes de tout âge qui souffrent de règles abondantes et douloureuses) ou se voient refuser un implant parce que "ça donne trop de problèmes" (ce n’est vrai que si on le pose sans expliquer lesdits problèmes, tous bénins et réversibles, aux utilisatrices).

 

Or, que les médecins (et les politiques) le veuillent ou non, le niveau de maturité, les connaissances scientifiques et la capacité d’analyse de la population générale s’accroissent. La circulation des personnes, l’internet, les échanges avec les usagers vivant dans d’autres pays modifient considérablement le regard des Français sur la pratique médicale.

 

Bien avant les livres de Philippe Even et Bernard Debré (qu’on peut considérer comme des ouvriers de la onzième heure), la revue "Prescrire", les livres de Christian Lehmann et Philippe Pignarre, les actions menées par le Formindep, le site Atoute.org de Dominique Dupagne diffusent des informations accessibles, critiques, à des usagers, lecteurs et internautes qui dialoguent avec eux en direct. La "médecine 2.0", qui considère le patient comme l’artisan de sa propre démarche de santé et fait du médecin son allié (et non son maître à penser) face aux questions qui le préoccupent, est en marche, et les patient(e)s ont sur beaucoup de médecins français plusieurs longueurs d’avance.

 

Elles ne vont pas cesser de questionner, de partager réflexions et informations. Il appartient aux professionnels de rattraper ce retard. Ceux qui ne voudront pas le faire courent le risque de voir apparaître leur nom sur les listes de praticiens fortement déconseillés – lesquelles finiront par apparaître sur les sites d’associations de consommateurs, et ce sera justice. Il s’agit quand même de protéger la peau des consommateurs, et non le porte-monnaie des professionnels.

 

Les praticiens englués dans des gestes systématiques devraient changer d’attitude

 

En pratique, qu’est-ce qu’une utilisatrice de pilule (nouvelle ou de longue date) est en droit de connaître (et donc, d’obtenir de son médecin) aujourd’hui ? Petite liste non exhaustive :

 

- toutes les méthodes contraceptives disponibles, avec leurs avantages et leur inconvénients ;

- les effets secondaires probables ou prévisibles de  chacune, en fonction de son âge, de ses antécédents personnels et familiaux, de son mode de vie, de ses projets de maternité ;

- les événements de la vie qui sont susceptibles de lui faire reconsidérer sa méthode de contraception et les options qui existent, quand elles le désirent !

- quels praticien(ne)s peuvent leur prescrire et leur poser les méthodes dont elles ont besoin : généralistes, sages-femmes, gynécologues devraient constituer tous ensemble un annuaire de celles et ceux qui posent couramment, et sans objection, des DIU et des implants aux femmes qui le demandent, et pratiquent des ligatures de trompes (ou peuvent référer à des praticiens qui le font) sans poser de questions ni culpabiliser les femmes qui en font la requête.

 

On me rétorquera que tout ça prend du temps et que les praticiens n’en ont pas. Erreur : ce temps, ils l’ont mais le gaspillent. Beaucoup trop de médecins perdent un temps précieux en imposant examen gynécologique, examen des seins, voire échographie à toutes leurs patientes. Or, ni l’un ni l’autre ne sont indispensables pour une consultation de contraception ; ils ne sont justifiés que lorsque la femme a des symptômes qui le nécessitent.

 

On éviterait bien des angoisses inutiles, en particulier, en cessant de qualifier de "polykystose ovarienne" des images échographiques parfaitement normales ou d'imposer un frottis annuel dès les premiers rapport sexuels alors qu'une femme qui va bien a seulement besoin d’un frottis du col tous les trois ans (ce sont les recommandations de la HAS, mais aussi de toutes les agences des grands pays) à partir de 25 ans !

 

Et ne parlons pas de la "visite gynécologique annuelle pour voir si tout va bien". Des articles récents remettent en cause le "check-up annuel" des hommes de 50 ans : il est coûteux et n’a pas d’intérêt en dépistage. Alors, une visite pour une femme jeune qui va bien ? Une porteuse de DIU ou d’implant qui va bien n’a pas besoin du médecin pendant trois ans. Une utilisatrice de pilule qui va bien, non plus.

 

On peut lui renouveler son ordonnance après une simple conversation téléphonique, car je ne connais aucune femme qui, ayant des effets secondaires gênants, persiste à prendre sa pilule sans demander conseil. Si elle continue à la prendre malgré les effets secondaires, c’est toujours parce qu’on lui a dit de poursuivre. Or aucun praticien digne de ce nom n’oblige un patient à prendre un médicament qui lui pourrit la vie. (Les médicaments indispensables, par définition, ne pourrissent pas la vie, ils la rendent meilleure.)

 

Si les praticiens englués dans tous les gestes systématiques inutiles décidaient de changer d’attitude, et de caler leurs consultations sur les besoins des patientes et non sur des rituels destinés essentiellement à se rassurer, ils débloqueraient beaucoup de temps pour… entendre les questions, proposer des solutions – bref, pour échanger avec les femmes.

 

C’est cela, seulement, qui leur permettra de regagner la confiance perdue. Car la majorité des patients peuvent parfaitement comprendre qu’un médecin n’ait pas toutes les réponses. Mais il ne peuvent plus considérer comme compétents des "professionnels" qui traitent par le mépris leurs questions et leurs craintes légitimes.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:16

 

Le Rivotril° buvable (clonazépam) est un des médicaments les plus utilisés pour endormir quelqu'un à son insu à des fins criminelles. Il est désormais coloré en bleu pour réduire ce risque.

Depuis fin 2012, la solution buvable de clonazépam (Rivotril°) contient un colorant bleu afin de limiter son utilisation à des fins criminelles. Selon l'Agence française des produits de santé (ANSM), ce médicament autorisé dans le traitement de l'épilepsie est l'une des substances les plus souvent retrouvées dans les utilisations criminelles d'un médicament, telles que des viols, ou des vols. D'autres benzodiazépines ou apparentés comme le bromazépam (Lexomil° ou autre) et le zolpidem (Stilnox° ou autre) sont souvent retrouvées, et dans une moindre mesure des antihistaminiques H1 tels que l'hydroxyzine (Atarax°).

En 1998, un colorant vert a été ajouté dans les comprimés de flunitrazépam (Rohypnol°) : cela a contribué à réduire l'utilisation de cette benzodiazépine à des fins criminelles.

La coloration de la forme liquide de clonazépam, plus facile à dissimuler dans une boisson qu'une forme en comprimé est bienvenue. Toutefois, cette mesure n'empêche pas toute utilisation criminelle car la coloration bleue est facilement dissimulable dans un liquide foncé ou un cocktail déjà coloré.

Par ailleurs, il est urgent de mettre à disposition des patients et des soignants un conditionnement muni d'un bouchon-sécurité, afin d'éviter une ingestion accidentelle par des enfants.

©Prescrire 1er avril 2013

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:19

Le 21 janvier, 3 sociétés savantes indépendantes (mais sponsorisées directement ou indirectement par les firmes pharmaceutiques GSK et Amgen) ont envoyé un courrier à Marisol Touraine, la Ministre de la santé, pour qu'elle agisse sur le prix et le remboursement d'un nouveau médicament dans l'ostéoporose, le Prolia.

Depuis que GSK a pris la tête du LEEM, le syndicat représentant l'industrie pharmaceutique, nous nous attendions à des actions de lobbying sans précédent et nous n'avons pas été déçus !

Le Prolia est un nouveau médicament pour traiter l'ostéoporose qui sera distribué par Amgen et GSK. Dans son numéro de février 2013, la revue médicale Prescrire, indépendante (elle !) de l'industrie pharmaceutique, a placé le Prolia dans sa liste des médicaments à retirer du marché (ou dans ce cas précis à ne pas voir sur le marché) :

Le denosumab (Prolia) en prévention des fractures dans l'ostéoporose et dans la "perte osseuse" au cours du cancer de la prostate, expose à des douleurs dorsales et musculosquelettiques, et à des infections liées aux effets immunodépresseurs de cet anticorps monoclonal (n°329 p. 168-172 [NDLR : Prescrire déclarait à l'époque : Peu d'efficacité en termes de fractures, beaucoup trop de risques]). Dans la "perte osseuse", on ne connaît pas de médicament satisfaisant ;

Difficile pour les 2 firmes qui souhaitent commercialiser ce nouveau médicament de négocier un prix acceptable. Il va donc falloir pousser fort ! Très fort !

Pour ce faire, pas question de foncer tête baissée. Il convient plutôt de demander aux 3 sociétés savantes les plus reconnues sur le sujet d'aller défendre ce médicament.

Première société savante : la Société Française de Rhumatologie. Ni Amgen, ni GSK ne figurent dans la liste des sponsors affichés de la SFR. C'est oublier qu'Amgen et GSK se sont récemment offert et partagé un stand lors du dernier congrès de la SFR.

Deuxième société savante : le GRIO. La liste de leurs sponsors industriels apparaît ici. Elle est directement financée par Amgen et GSK.

Troisième société savante : la Société Française de Gériatrie et Gérontologie a décidé de cacher l'origine de ses financements. Pas vu pas pris. Ca c'est malin !


La lettre adressée à la Ministre est disponible sur le site du GRIO ou de la SFR.

Extraits choisis du courrier, signé par les présidents des 3 sociétés savantes :

Madame la Ministre,

Nous avons appris l'échec des négociations entre la société AMGEN et le C.E.P.S. concernant le prix du médicament PROLIA* indiqué dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique et par conséquent l'impossibilité d'avoir ce traitement remboursé pour nos malades.

Quelles que soient les raisons de cet échec, nous voulons vous dire au nom de la Société Française de Rhumatologie (SFR), de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG) et du Groupe de Recherche et d'Information sur les Ostéoporoses (GRIO) notre réelle déception face à cette information. Nous pensons qu'il s'agit d'un traitement innovant (...)

Nous ne savons pas dans quelle mesure cette situation est irréversible. C'est pourquoi nous vous sollicitons en tant que Ministre de la Santé, particulièremlent vigilante sur les problèmes de la santé de la femme, pour voir dans quelle mesure nous pourrions enfin proposer ce traitement dans le cadre des recommandations de la HAS. (...)

Nous tenons à vous préciser que notre démarche est totalement indépendante de la société AMGEN. Bien sûr, en tant qu'experts nationaux de l'ostéoporose, certains d'entre nous ont des conflits d'intérêt avec cette société, notamment pour avoir participé au développement de ce médicament qui est également une belle aventure scientifique.


Curieusement, les présidents de ces 3 sociétés savantes ont omis de mentionner la firme pharmaceutique GSK, également intéressée dans l'affaire puisqu'elle commercialisera le Prolia aux côtés d'Amgen. Inutile d'éclabousser le nouveau numéro 1 du LEEM, également Président de GSK France, un mois et demi après sa nomination.

Inutile surtout d'associer le nom de Marisol Touraine plus que nécessaire à celui de GSK. Sa présence en 2009 en tant que coordinatrice du "Débat Avenir de la Santé", une opération de lobbying (de plus) de GSK est déjà suffisamment pénible. Plus d'info sur le sujet ... directement sur le site internet de GlaxoSmithKline.

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