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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:41

Surnommée


Surnommée "la cocaïne des enfants", la Ritaline a connu une progression de ses ventes de 70 % en cinq ans. Prescrite contre l’hyperactivité infantile, la Ritaline fait débat…

 

Le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) se caractérise, chez les enfants, par de l’inattention, des difficultés de concentration, une impulsivité marquée et une forte agitation. Pour y remédier, la Ritaline est le médicament le plus utilisé en France : 9.000 enfants hyperactifs suivraient ce traitement dans l’Hexagone. Problème : la molécule utilisée dans la Ritaline, le méthylphénidate, est une cousine des amphétamines. Ce psychostimulant est même surnommé, outre-Manche, "kiddy coke" (la cocaïne des enfants) et "camisole chimique" en France. Le laboratoire de recherche Celtipharm vient de dévoiler une étude, démontrant que le nombre de boîtes de Ritaline vendues en cinq ans en France a augmenté de 70 %. Près de 500.000 boîtes ont été vendues en 2013. Un succès qui inquiète.

 

L’Ordre national des Pharmaciens indique que la prescription de ce médicament est initialement « réservée à certains médecins spécialistes exerçant dans les centres du sommeil, en neurologie, en pédiatrie et en psychiatrie. » Pire, la Haute autorité de santé (HAS) recommande de n’utiliser la Ritaline qu’en « seconde intention » et insiste sur le fait que« des incertitudes demeurent sur les effets à moyen et long terme.»  La Ritaline entraînerait notamment des retards de croissance et les experts de la HAS évoquent un « risque d’usage détourné, de mésusage ou d’abus », notamment dû au risque de dépendance.

 

« Le diagnostic de l’hyperactivité est souvent mal posé », explique le professeur Maurice Corcos, spécialiste de l’adolescent à l’institut Montsouris, qui ajoute que  « L’hyperactivité ne renvoie pas forcément à une anomalie biologique qui nécessiterait ce traitement. Elle peut renvoyer à un contexte d’anxiété de dépression. Il faut soigner ce contexte avant de se précipiter à donner un traitement. » Or, de plus en plus, ce sont les parents qui insistent souvent pour que le médecin prescrive ce médicament à leur enfant. Pour quelles raisons ? Dans "Mon enfant est hyperactif" (éd. De Boeck), les auteurs, Sylvie Vigo et Nathalie Franc, expliquent en substance que cela peut être dû à un ras-le-bol des parents ou à la pression du regard des autres. Mais aussi à une méconnaissance des effets secondaires potentiels de la Ritaline.

Par marieclaire.fr / News
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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:39

 

RitalineDes médecins français s’inquiètent du boom des prescriptions de Ritaline, un médicament destiné au enfants jugés hyperactifs. Si pour certains il s’agit d’une pilule miracle, pour d’autres, la Ritaline s’apparente à une substance stupéfiante, même si une étude américaine publiée hier récuse tout risque accru de toxicomanie future pour les enfants traités.

Calme-toi ! Assied-toi ! Tiens-toi tranquille ! Nombreux sont les parents qui se retrouvent parfois exaspérés par le comportement très actif de leur enfant. Mais, des médecins s’inquiètent aujourd’hui de voir les ventes de Ritaline croître régulièrement. Ce médicament destiné initialement à calmer les enfants diagnostiqués “hyperactifs” serait selon eux prescrit un peu trop facilement. Or, la Ritaline est une cousine des amphétamine, classée parmi les substances stupéfiantes. Selon les chiffres dévoilés par l’étude Celtipharma hier, ces cinq dernières années, les ventes de Ritaline ont progressé de 70%. Un chiffre inquiétant car derrière cette pilule miracle qui calme les enfants turbulents peut se cacher un médicament aux effets secondaires parfois violents.

 

“Kiddy coke” : la cocaïne des enfants


C’est indéniable, la Ritaline calme les enfants. Selon les médecins, une dizaine de comprimés suffisent à apaiser les enfants hyperactifs, qui retrouvent un sommeil harmonieux, une meilleure attention, notamment en classe. Mais attention, tous les enfants turbulents ne sont pas hyperactifs.  “Le diagnostic de l’hyperactivité est souvent mal posé (…) Cette hyperactivité ne renvoie pas forcément à une anomalie biologique qui nécessiterait ce traitement. Elle peut renvoyer à un contexte d’anxiété de dépression. Il faut soigner ce contexte avant de se précipiter à donner un traitement”,  explique le Pr Maurice Corcos, spécialiste de l’adolescent à l’institut mutualiste Montsouris.

D’autant que comme tout médicament, la Ritaline  génère certains effets secondaires pouvant parfois se révéler dangereux. Interrogé par Europe 1, ce spécialiste explique que “c’est une substance de type stupéfiant. Est-ce que ça soigne? Non“. Les anglo-saxons surnomment d’ailleurs cette Ritaline “kiddy coke”, la cocaïne des enfants. On la soupçonne d’avoir des effets sur la croissance des adolescents, qui pourrait se trouver ralentie par la prise de ce médicament. Des risques cardio-vasculaires, neurologiques et psychiatriques sont également évoqués. Dans un avis du 3 octobre 2012, la Haute autorité de santé s’inquiète également “des incertitudes qui demeurent sur les effets à moyen et long terme”.  Elle met alors en garde contre un “risque d’usage détourné, de mésusage ou d’abus”.

 

Ni plus, ni moins de risques


En revanche, tandis que des chercheurs américains évoquaient par ailleurs que les enfants hyperactifs avaient une propension plus importante à recourir aux drogues, à l’alcool ou encore au tabac en grandissant, une étude publiée hier dans la revue JAMA Psychiatry, réfute ce constat. Kathryn Humphreys, psychologue à l’Université de Californie et principal auteur de cette recherche explique “nous avons constaté que les enfants prenant des médicaments ne présentaient pas plus de risques ou moins de risques de devenir alcooliques ou dépendants de drogues parce qu’ils étaient traités avec ces stimulants (…) Nous n’avons trouvé aucun lien entre l’utilisation de médicaments comme la Ritaline et de futurs abus d’alcool, de tabac, de marijuana ou de cocaïne“.

En revanche, “au moins deux tiers des enfants atteints du trouble du déficit d’attention ont de sérieux problèmes scolaires, ou pour socialiser, et souffrent souvent d’anxiété et de dépression dans leur adolescence“, précise Steve Lee, professeur adjoint de psychologie à l’Université de Californie.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:36

La Ritaline, un médicament prescrit depuis une vingtaine d'années pour calmer l'hyperactivité des enfants, divise le monde médical, alors qu'il connaît un regain des ventes en France.


Alexandra Gonzalez

Outre-Atlantique, on la surnomme la Kiddy Coke, la cocaïne des enfants. Un surnom pour le moins violent donné à la Ritaline, un médicament prescrit pour apaiser l'hyperactivité des enfants. Et ce produit, inscrit sur la liste des stupéfiants, divise la communauté médicale. Dénoncée par certains pour ses effets secondaires indésirables et son usage trop systématique, la Ritaline est louée par d'autres pour le soulagement qu'elle procure aux enfants atteints de ce trouble.

"La Ritaline est une béquille chimique qui permet à certains enfants de s'adapter à des contraintes trop dures pour eux. Ces enfants, que j'appelle des "zappeurs", ne sont pas des malades. Ils sont simplement porteurs d'un caractère fait pour le mouvement, l'espace, la liberté de bouger, d'essayer, d'expérimenter, de créer, d'inventer. Cela fait d'eux des enfants encombrants, dérangeants et finalement rabroués en permanence", explique à BFMTV.com le Dr Dominique Dupagne, médecin généraliste.

"Ce médicament et ses cousines leurs apportent une stimulation chimique qui, paradoxalement, calme et rend attentifs certains d'entre eux. Les parents sont donc satisfaits et demandeurs. Les maîtres confirment que les résultats scolaires progressent. Mais fondamentalement, il s'agit d'un artifice qui ne soigne rien, et qui permet de s'adapter à un système normalisant qui, lui, ne s'adapte pas à ces enfants. Une éducation spécialisée adaptée leur permettrait de se passer de Ritaline sans problème, mais nous n'en avons pas les moyens", reconnaît le médecin.

"Incertitudes" sur les effets à moyen et long terme

Résultat: selon une étude publiée mercredi par Le Parisien, le nombre de boîtes vendues de méthylphénidate, la molécule qui se cache derrière ce médicament, a explosé de 70% en France ces cinq dernières années, passant de 283.000 boîtes vendues en mars 2008 à 476.900 en mars 2013. Autre constatation, l'âge médian des consommateurs de ce produit, proche des amphétamines, est passé de 15 à 13 ans.

Faut-il s'en inquiéter? Le débat n'est pas tranché. Dans un avis daté du 3 octobre 2012, la Haute autorité de santé note que "le rapport efficacité/effets indésirables est moyen" et que "des incertitudes demeurent sur les effets à moyen et long terme" sur le plan "cardiovasculaire, neurologique et psychiatrique".

"Les effets secondaires psychiques de la Ritaline sont totalement différents chez les "zappeurs" et les "non zappeurs". Calmant chez les uns, excitant chez les autres. Pour le reste, on constate une perte de poids par effet coupe-faim, et parfois un ralentissement de la croissance après un traitement prolongé. Le risque d'addiction existe également en cas de surdosage", détaille le Dr Dupagne.

"L'enfant n'est ni stupide, ni méchant"

Parfois aussi difficile à vivre pour les parents que pour leurs enfants, le trouble du déficit de l'attention, qui n'a rien de comparable avec une banale énergie débordante, toucherait 3 à 5% des enfants en France. La prescription initiale de Ritaline et autres psychostimulants est réservée aux neurologues, psychiatres ou pédiatres exerçant à l'hôpital. L'ordonnance peut ensuite être renouvelée par les généralistes et les pédiatres de ville.

Avant d'y avoir recours, le Dr Dupagne recommande aux parents de dialoguer avec leur enfant. "La première chose à faire est de lui expliquer qu'il n'est pas malade, ni méchant, ni stupide, mais différent. Il faut lui expliquer le fonctionnement de son cerveau, valoriser ses qualités créatives, et l'aider à s'adapter au monde qui l'entoure. Car ce monde n'est pas fait pour lui."

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:37

Pour une première fois, la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) a moins dépensé en 2012 sur les remboursements de médicaments de ville : 22,66 milliards d’euros, contre 22,84 milliards en 2011.

La baisse s'explique par certaines baisses tarifaires, un plus grand recours aux génériques,et des baisses des volumes prescrits concernant notamment les anti-inflammatoires, les antiostéoporotiques, les anti-alzheimer, les psychotropes… Le potentiel d'économie demeure toutefois énorme.

10 premiers médicaments totalisent 2,74 mds € de remboursements:

  1. LUCENTIS, traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge : 389,0 M€
  2. HUMIRA, antirhumatismal : 346,2 M€
  3. CRESTOR, hypolipémiant (anti-cholestérol) : 338,1 M€
  4. SERETIDE, antiasthmatique : 290,2 M€
  5. DOLIPRANE, antalgique, : 276,1 M€
  6. ENBREL, antirhumatismal : 272,6 M€
  7. TAHOR, hypolipémiant (anti-cholestérol) : 242,0 M€
  8. TRUVADA, traitement VIH et hépatites : 206,4 M€
  9. LANTUS, anti-diabétique (insuline) : 204,1 M€
  10. ARANESP, EPO : 176,5 M€.

7 classes thérapeutiques enregistrent des dépenses remboursées supérieures à 1 milliard d’euros : les anti-hypertenseurs est la plus importante en montants (2,2 mds €) malgré qu'elle soit celle qui a connu la plus forte baisse, suivis des traitements du cancer (1,7 md€) et des anti-cholestérol (1,3 md €).

En ce qui concerne cette dernière classe des anti-cholestérol (statines), la générication de l’atorvastatine (Tahor) en avril 2012 a généré une baisse des dépenses de 115 M€ par rapport à 2011, le médicament passant de la 1ère à la 7ème place du classement.

Inversement, les montants remboursés de la rosuvastatine (Crestor), molécule non génériquée, continuent de progresser en 2012 (une prescription sur 3), et ce, alors même que la Haute autorité de santé (HAS) a évalué qu'il n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu comparativement aux autres médicaments disponibles. Cette classe représente un "un potentiel d’économies majeur". La France se situe, inutilement, en tête des sept pays européens pour les coûts de traitements par statines.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 12:43

les représentants des laboratoires pharmaceutiques évoquent, évidemment, surtout leurs bienfaits.

Les médecins doivent recevoir une information complète sur les médicaments. Les médecins doivent recevoir une information complète sur les médicaments. © BANOS/TPH / SIPA

Par Anne Jeanblanc


Des bénéfices thérapeutiques énoncés dans 80 % des cas, des effets secondaires bénins souvent cités, et des effets graves tus plus de 9 fois sur 10 ! C'est le bilan d'une étude* internationale conduite auprès de 255 médecins généralistes exerçant à Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne reçoivent pas toutes les informations nécessaires à une bonne pratique lors des présentations réalisées par les visiteurs médicaux de firmes pharmaceutiques. Ces chiffres inquiètent d'autant plus le Dr Geneviève Durrieu** - qui a mené le volet français de l'étude -, qu'ils ne varient guère quelle que soit la réglementation des pays en la matière.

En pratique, 704 médecins ont été sélectionnés par tirage au sort sur 4 sites (Vancouver, Montréal, Sacramento et Toulouse). Parmi eux, 36 % ont accepté de participer à l'enquête qui a consisté à recueillir des informations sur 1 700 promotions de médicaments lors de visites réalisées entre mai 2009 et juin 2010. Après chacune d'elles, les médecins ont rempli un questionnaire sur les informations fournies par les visiteurs (bénéfices et risques) pour chaque médicament promu, le don d'échantillons médicaux, et d'éventuelles invitations à des événements.

Les effets indésirables "graves" passés sous silence

Selon les résultats publiés dans le Journal of General Internal Medicine, les informations fournies par le visiteur médical concernent plus souvent les bénéfices que les risques des médicaments présentés, ce qui n'est pas illogique dans le cadre d'une démarche de promotion. Mais dans plus de la moitié des visites, aucun effet néfaste du médicament n'est cité spontanément. La proportion atteint même 66 % à Vancouver et Montréal. Le plus inquiétant : les effets indésirables "graves" ne sont mentionnés que dans 6 % des présentations de médicaments !

Pour une fois, la France fait presque figure de bonne élève. Les effets secondaires y sont mentionnés bien plus souvent qu'ailleurs. "Mais il s'agit en général des troubles fréquents et bénins (de type nausées ou diarrhées), alors que les problèmes sérieux sont passés sous silence, comme ailleurs", déplore Geneviève Durrieu. Il faut savoir qu'en France et aux États-Unis, ce sont les autorités gouvernementales chargées de la règlementation du médicament qui sont compétentes pour édifier des règles et surveiller la visite médicale. De plus, une Charte de la visite médicale a été adoptée dans notre pays en 2005. 
Au Canada, en revanche, les activités des visiteurs médicaux sont réglementées par l'association des compagnies de recherche pharmaceutique.

Logiciels

Pour le Dr Geneviève Durrieu, ce travail montre clairement la nécessité de fournir aux médecins une formation et une information autre que celle délivrée par les visiteurs médicaux. Des arguments que Jean-Claude Labrune, président de Cegedim (qui fournit des visiteurs médicaux aux laboratoires), balaie d'un revers de main. "Les médecins n'ont pas forcément le temps ni l'envie d'écouter les visiteurs lister tous les effets secondaires possibles, tels qu'ils figurent sur l'AMM (autorisation de mise sur le marché, NDLR), d'autant plus qu'ils ne sont pas hiérarchisés", affirme-t-il. "Et ils disposent désormais de logiciels qui contiennent tous les ingrédients leur permettant de sécuriser leur prescription."

Les industriels du médicament (LEEM) ne se satisfont pas de cette solution, qui fait fi du rôle d'informateur complet du visiteur médical. Pascal le Guyader (directeur des affaires générales, industrielles et sociales du LEEM), même s'il remarque que la France fait mieux que les autres, regrette que les médecins ne soient pas systématiquement avertis de tous les effets secondaires possibles les plus graves. "Certes, une visite médicale dure en moyenne 12 minutes, mais la charte et le processus de certification nous obligent à assumer ce devoir d'information." Dont acte.

Click here to find out more!

 

* Étude dirigée par B. Mintzes de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver, avec des chercheurs de l'Université York Toronto, l'Université de Montréal, l'université de Californie, Davis et de l'université de Toulouse III-Paul Sabatier.

** Équipe pharmaco-épidémiologie, évaluation de l'utilisation et du risque médicamenteux de l'Unité 1027 - Inserm/université Toulouse III-Paul Sabatier

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:36

Publié le 18 mai 2013 

Trois entreprises, en consultation avec Santé Canada, ont procédé au rappel... (PHOTOTHÈQUE LA PRESSE)
La Presse Canadienne
OTTAWA

Trois entreprises, en consultation avec Santé Canada, ont procédé au rappel volontaire de tous leurs produits antipsychotiques, connus sous le nom de quétiapine.

Dans un communiqué publié samedi soir, Santé Canada précise que ce rappel est dû à une contamination potentielle avec un antibiotique, la clindamycine, au cours du processus de fabrication. Le rappel touche les doses de 25 mg, 100 mg, 200 mg et 300 mg de Co-Quetiapine, de Riva-Quetiapine et de Sanis Quetiapine.

En date de vendredi, Santé Canada n'avait cependant reçu aucun avis concernant des réactions indésirables associées avec une contamination possible de la quétiapine et de la clindamicyne.

La contamination potentielle a été détectée en mars 2013 dans une usine pharmaceutique située en Chine qui produit la quétiapine pour les trois firmes en question, soit Laboratoires Riva, Cobalt Pharmaceuticals Company et Sanis Health.

Selon Santé Canada, la quétiapine est utilisée dans le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire chez les patients adultes.

Les groupes à risque comprennent les personnes qui présentent une sensibilité ou une hypersensibilité aux antibiotiques que sont la clindamycine et la lincomycine.

Dans un courriel acheminé à La Presse Canadienne, Santé Canada a précisé que le rappel représente moins de 25 pour cent de la quétiapine mise en marché au Canada.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:34

Publié le 26 mai 2013 

L'absence de suivi médical pour de nombreux adolescents à qui l'on prescrit des... (Photo archives La Presse)
Lise Millette
La Presse Canadienne

L'absence de suivi médical pour de nombreux adolescents à qui l'on prescrit des psychotropes inquiète médecins et intervenants du réseau de la santé. Certains osent même parler de bombes à retardement.

Le docteur Yves Lambert, un omnipraticien qui travaille depuis plus de huit ans comme médecin auprès des centres jeunesse de la Montérégie, a confié avoir été étonné de constater le nombre, mais surtout la nature des médicaments prescrits aux jeunes de moins de 18 ans qui fréquentent ou transitent par ces établissements.

Se rappelant son arrivée auprès de cette clientèle, il dit avoir été sidéré par les doses élevées qu'il n'avait même jamais prescrites à une clientèle adulte ailleurs dans le réseau de la santé.

Ces prescriptions, loin d'être isolées, sont en progression et les données de la Régie de l'assurance-maladie du Québec parlent d'elles-mêmes. En 2012, 51 928 nouvelles ordonnances ou renouvellement pour des antipsychotiques ont été délivrés à des adolescents de 15 à 18 ans, 40 701 chez les 10 à 14 ans. Cinq ans plus tôt, en 2007, ces ordonnances s'établissaient à 26 399 chez les 15-18 ans et 27 391 chez les 10-14 ans. Le nombre de prescriptions a donc grimpé en flèche dans la province.

Certains antipsychotiques atypiques peuvent même être prescrits dès l'âge de 5 ans chez des enfants qui présentent de l'irritabilité, de l'agressivité, des manifestations d'automutilation ou d'agitation, de même que chez ceux qui ont des troubles autistiques ou des troubles envahissants du développement non spécifiques, peut-on apprendre dans une note du docteur Hani Iskandar, directeur médical de l'urgence à l'Institut Douglas, publiée en septembre 2012.

Dans son livre «Tous fous», paru plus tôt cette année, le docteur en socio-économie Jean-Claude St-Onge se questionne ouvertement sur les impacts d'une telle consommation de psychotropes sur des cerveaux encore en développement. Il sonne l'alarme, soulignant que tous les secrets de cette classe de médicaments sont encore largement méconnus.

M. St-Onge déplore d'ailleurs que trop souvent, la prescription de psychotropes devient le premier réflexe sans que les solutions de rechange  ne soient même envisagées ou discutées.

«Il n'y a pas toujours de suivi. Aux États-Unis, les deux tiers des enfants avec des antidépresseurs ne sont pas suivis, or ils sont les plus à risque de commettre un suicide», a-t-il affirmé.

Le psychologue Denis Lafortune, professeur à l'Université de Montréal, s'est plus particulièrement intéressé aux jeunes qui fréquentent les centres jeunesse. Traditionnellement, ces centres accueillaient des jeunes avec des troubles de comportement, mais depuis 2005, ils sont de plus en plus fréquentés par des jeunes qui présentent aussi des problèmes de santé mentale.

Laissés à eux-mêmes

Dès 2006, Denis Lafortune révélait que sur l'ensemble des jeunes suivis par les centres jeunesse, en hébergement ou non, environ 45 pour cent consommaient des psychotropes.

Ces jeunes consommateurs présentent des caractéristiques variées, certains sont «sous-traités», d'autres «sur-traités» ou d'autres encore ont des prescriptions qui ne correspondent pas toujours à leurs véritables problèmes.

Jean-Claude St-Onge fait le lien entre la délivrance de médicaments et l'influence de l'industrie pharmaceutique sur la psychiatrie.

«Un champ immense est laissé à ce qu'on pourrait appeler des vendeurs d'huile de serpent où tout est ouvert pour prescrire pratiquement tout ce qui fonctionne plus ou moins», a dénoncé M. St-Onge, qui insiste sur la méconnaissance de cette classe de médicaments.

Les cas de dosage inappropriés interpellent aussi le docteur Yves Lambert, qui les attribue notamment à une absence ou défaillance dans le suivi médical de trop de jeunes patients.

«Dans le réseau, certains ne veulent même pas les voir! Ce sont des jeunes qui sont complexes, qui demandent un encadrement particulier, qui peuvent manquer régulièrement des rendez-vous. Souvent je me suis fait dire: »ton jeune, il n'est pas assez motivé pour être suivi«, alors qui va le suivre?», lance-t-il.

Il explique qu'il n'est pas rare qu'un même dossier médical comporte des ordonnances similaires prescrites par deux ou trois médecins parce que le patient avait perdu ses médicaments.

Les prescriptions ne proviennent pas non plus de la même pharmacie et par moment, l'adolescent peut se retrouver en possession d'un surplus de doses d'un même médicament.

Le docteur Lambert reconnaît qu'il est beaucoup plus facile de prendre en charge un cas de diabète ou de cholestérol qu'un jeune qui sort d'un centre jeunesse.

«Je n'ai pas de cas simples. Donner un choix de contraceptifs à une jeune fille qui fait de la prostitution, qui est TDAH, qui consomme à peu près n'importe quoi, non, ce n'est pas toujours simple, confie l'omnipraticien. Alors on essaie de faire du ménage dans tout!»

Des cas complexes

L'omnipraticien en a discuté avec certains collègues pédopsychiatres. Leur conclusion: il s'agit d'un enjeu de société et les actions doivent être portées en amont.

«Parfois j'ai l'impression que je suis aux soins intensifs à intervenir pour améliorer la situation de ces jeunes et leur permettre de s'en sortir. Parfois j'ai l'impression d'être en soins palliatifs avec pour constat qu'à 18 ans, certains prendront la voie de l'itinérance, se retrouveront à Bordeaux ou à Tanguay parce que le système n'a pas pu les raccrocher suffisamment tôt», explique-t-il.

L'auteur Jean-Claude St-Onge abonde dans le même sens.

«Ce sont des bombes à retardement. Le traitement peut fonctionner, mais il faut que les gens soient suivis de très près. Certains médecins commencent à prendre conscience des problèmes de surtraitement, non seulement des psychotropes, mais des médicaments en général», dit-il.

Pour ces raisons, Yves Lambert prêche pour une action préventive. Il demeure convaincu qu'il est possible de prévenir et de suivre les jeunes à risque avant qu'ils n'arrivent en centres jeunesse.

En observant l'historique familial de certains jeunes présents dans les centres jeunesse, il est possible d'observer que plusieurs répètent le parcours des générations qui les ont précédés. Dans certains dossiers, cette fréquentation des centres jeunesse dure depuis trois générations.

«À cette situation, il faut des solutions de société», affirme le docteur Lambert.

«Il est facile de faire des levées de fonds pour l'hôpital Sainte-Justine, mais pour les petits baveux qui viennent casser des vitres de voiture, c'est plus dur à vendre. Et puis, les aînés, ils votent, alors que les adolescents, eux, ne votent pas. Il y a peu de gens prêts à prendre le flambeau pour cette clientèle-là», conclut le docteur Lambert, déterminé, lui, à défendre leur cause.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 20:35


1 dose de Référence = 2 mg de rohypnol
2mg de Rohypnol = 10 mg de Stilnox (Zolpidem)
2mg de Rohypnol = 0,25 mg de Xanax (Alprazolam)
2mg de Rohypnol = 6 mg de Lexomil (Bromazépam)
2mg de Rohypnol = 3,75 mg de Tranxène (Clorazépate)
2mg de Rohypnol = 30 mg de Seresta (Oxazepam)
2mg de Rohypnol = 5 mg de Valium (Diazépam)
2mg de Rohypnol =7,5 mg d’Imovane (Zopiclone)
2mg de Rohypnol = 1mg de Témesta (Lorazépam)
2mg de Rohypnol =2 mg de Noctamide (Lormétazepam)

Ces médicaments sont tous les mêmes.
Il n’y a que le dosage de chaque comprimé et le temps de diffusion dans l’organisme qui change.
Ils sont tous du rohypnol avec un faux nom.
Ils ont tous des indications thérapeutiques différentes (sommeil, anxiété etc...) mais ce sont en fait tous les mêmes.

Toutes les benzodiazépines sont des drogues dures.
Ces médicaments sont très largement prescrits (sauf le rohypnol qui est toujours en vente mais qu’on ne prescrit PRESQUE plus)

Même un médecin qui ne vous connait pas peut vous en prescrire après 10 minutes de consultation.

Comme par hasard, le laboratoire Roche, qui commercialise le Lexomil, commercialise également le Rohypnol (qui est toujours en vente partout!!) et le VALIUM !!!!! (ils ont trouvé LE filon).

La molécule du lexomil est par ailleurs commercialisée par beaucoup de labos sous beaucoup de noms différents :

* Anxiocalm® (Belgique),
* ANXYREX® (France),
* Bromatop® (Belgique),
* BROMAZEPAM ARROW® (France),
* BROMAZEPAM BIOGARAN® (France),
* Bromazepam EG® (Belgique, France),
* BROMAZEPAM G GAM® (France),
* BROMAZEPAM GNR® (France),
* BROMAZEPAM IREX® (France),
* BROMAZEPAM IVAX® (France),
* BROMAZEPAM MERCK® (France),
* BROMAZEPAM QUALIMED® (France),
* Bromazepam-Ratiopharm® (Belgique, France),
* BROMAZEPAM RPG® (France),
* Bromazepam Teva® (Belgique, France),
* BROMAZEPAM ZYDUS® (France),
* Bromidem® (Belgique),
* Docbromaze® (Belgique),
* Kelalexan® (Belgique),
* LEXOMIL® (France),
* Lexotan® (Belgique),
* Lexotanil® (Suisse),
* QUIETILINE® (France),
* Lexotan® (Brésil).

Le lexomil (comme le xanax et le stilnox) est partout.
L’alcool est partout.
En mélangeant malencontreusement les deux on arrive à des scènes de meurtres violents voire meurtres collectifs (tueries aux Etats-unis).

Les gens qui ont remué la merde jusqu’à présent l’ont tous fait à visage découvert, certains ont reçus des menaces très graves.
Ils ne souhaitent plus s’exprimer à ce sujet...

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 20:32

Prozac, Valium, Zoloft, Rohypnol : six millions de Français seraient aujourd’hui «accros» aux antidépresseurs.

La France détient le record du monde de la prise de psychotropes.

Et pourtant, cela fait presque dix ans que des psychiatres de renommée internationale alertent contre leur utilisation massive et incontrôlée.

La situation est d’ailleurs devenue si critique en France, depuis quelques années, que des centres de désintoxication se sont ouverts, alors même que les «effets indésirables» de ces médicaments - suicide, aggressivité, dépendance, passage à l’acte - se sont multipliés.

Enquête sur la face cachée de ces pilules du bonheur.

Source : http://nemesistv.info/video/24BMO29DDGAD/tranquillisants-l-overdose

Le scandale des benzodiazépines.


Dans les années 90, un médecin belge a publié un rapport explosif concernant un médicament appelé "rohypnol"

Objectifs : Etudier le profil de l’usage de médicaments chez les toxicomanes à l’héroïne

Sujets et méthodes : 89 héroïnomanes, enrôlés dans un programme de maintenance par la méthadone en médecine de famille, ont fait l’objet d’une enquête.

Les patients pharmacophiles et leurs préférences ont été identifiés par questionnaire.

L’enregistrement d’interviews face à face semi-structurés a permis de mettre en évidence le profil de 56 patients ainsi que le tableau clinique résultant de l’abus de médicament.

Une revue bibliographique et une investigations auprès de praticiens de différents pays renforcent l’étude.

Résultats :
60%(53/89) des consultants ont abusé de médicaments au moins une fois.

>Le Rohypnol? (Flunitrazépam), un hypnotique puissant, est placé en premier choix comme succédané >de l’héroïne par 66% de ces utilisateurs abusifs.

" Etre en Roche " (roche est le nom du labo qui fabrique le rohypnol) est une expression utilisée par les toxicomanes eux-mêmes pour désigner le tableau clinique consécutif à la prise diurne d’un ou plusieurs (jusqu’à 30 c à 2mg par jour) comprimés de Rohypnol, associé ou non à l’alcool.

Un comprimé de Rohypnol est appelé un " Roche " et un utilisateur compulsif un " Rocheman ". Le tableau clinique est caractérisé par un état d’obnubilation ( « Etre ravagé, pété, mort »), une dysarthrie, une sensation d’invincibilité, une perte d’inhibition avec possible passage à l’acte et agression suivis d’endormissement et d’amnésie antérograde totale.

L’information concernant la dangerosité de ce produit n’a pas été diffusée .
Le Rohypnol est une drogue de rue dans tous les pays étudiés.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 20:27

22/05/2013, pourquoi-docteur.nouvelobs.com

Un syndicat de pharmaciens dénonce les suprescriptions de médicaments vétérinaires et les conflits d’intérêt de cette profession.

« Ce sera le prochain scandale sanitaire ». Gilles Bonnefond ne mâche pas ses mots. Le président de l’Uspo [Union des syndicats de pharmaciens d’officine], un syndicat de pharmaciens, s’inquiète de la surconsommation des médicaments vétérinaires et en particulier des antibiotiques. Car il s’agit de plus de mille tonnes par an, deux fois plus qu’en médecine humaine. Selon lui, le risque est de voir se transmettre à l’homme des germes multirésistants, ce qui est déjà arrivé aux Etats-Unis avec le staphylocoque doré.

Et Gilles Bonnefond de dénoncer un conflit d’intérêt majeur : les vétérinaires sont en partie rémunérés sur les produits qu’ils prescrivent et qu’ils vendent. De plus, les contrôles sont effectués essentiellement dans les officines, alors que moins de 5% des médicaments vétérinaires sont dispensés en pharmacie. L’Uspo vient d’écrire une lettre au ministre de la Santé ainsi qu’au ministre de l’Agriculture.

Au niveau européen, le Parlement demande aux Etats de l’Union de mettre fin aux pratiques de couplage vente-prescriptions par la même personne. En France, un plan de lutte pour réduire les risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire a été lancé en 2011 par le ministère de l’Agriculture (...)

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