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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 10:39

Déjà en 2004

LE SYNDROME PROLONGE DE SEVRAGE AUX BENZODIAZEPINES

 

Publié dans
Comprehensive Handbook of
Drug & Alcohol Addiction 2004

 

Professeure C Heather Ashton, DM, FRCP
2004

School of Neurosciences
Division of Psychiatry
The Royal Victoria Infirmary
Queen Victoria Road
Newcastle upon Tyne NE1 4LP

 

Nous avons déjà abordé le problème des symptômes prolongés de sevrage aux benzodiazépines  Ce chapitre propose une mise à jour de ces articles et comprend de nouveaux résultats de recherche.

Pour certains utilisateurs chroniques de benzodiazépines, le sevrage peut être un processus très long. Une importante minorité d’utilisateurs, qui avoisine les 10 à 15% (3), développe un syndrome prolongé de sevrage (4) pouvant durer des mois, voire des années. Ce syndrome, qui n’est naturellement pas une pathologie en soi, est vraisemblablement le produit d’une association de facteurs pharmacologiques et psychologiques en lien tantôt direct, tantôt indirect avec l’usage de benzodiazépines. Ce syndrome inclut (1) des symptômes pharmacologiques de sevrage, qui impliquent la réadaptation lente des changements induits directement par les benzodiazépines au niveau des récepteurs du cerveau (1,5 – 7) et (2) des symptômes psychologiques, qui résultent indirectement de l’usage prolongé des benzodiazépines, et incluent la révélation de capacités amoindries à gérer le stress et d’autres difficultés personnelles.

Ces symptômes se fondent en un tableau clinique complexe, compliqué d’autant par (3) la réapparition de l’anxiété ou de la dépression préexistante et (4) peut-être aussi par les effets neurologiques à long terme des benzodiazépines (1), qui sont mal connus.

Ainsi, le syndrome de sevrage aux benzodiazépines dans son ensemble est aussi difficile à définir et à identifier que l’est un accès de grippe, lequel peut être caractérisé par une superposition de pathologies diverses, comme une toxémie d’origine virale, une infection bactérienne secondaire, une dépression post-virale prolongée et des atteintes somatiques comme la cardiomyopathie.

Néanmoins, le fait de savoir que des symptômes peuvent être prolongés est important pour les praticiens en charge du sevrage aux benzodiazépines de leur patient. La façon dont le sevrage initial est mené peut également minimiser l’incidence, la sévérité et la durée des symptômes de sevrage prolongés et améliorer les chances de guérison.

I. LA PHASE AIGUE DE SEVRAGE

Il est généralement admis que la phase aiguë de sevrage “pharmacologique” aux benzodiazépines dure entre 5 et 28 jours, avec un pic de sévérité après deux semaines de sevrage, période après laquelle la plupart des symptômes reviennent au niveau qui précédait le sevrage (8-14). Cet ensemble de symptômes inclut des symptômes communs à tous les états d’anxiété, mais certains sont atypiques et considérés comme étant assez spécifiques au sevrage aux benzodiazépines (tableau 1).

Tableau 1. Symptômes courants de sevrage aux benzodiazépines

 

Toutefois, la durée de cette phase aiguë a probablement été sous-estimée. En premier lieu, la plupart des études cliniques ne durent pas au-delà de 4 à 8 semaines après le sevrage, et l’évolution des symptômes qui peuvent perdurer n’est pas surveillée. En second lieu, la plupart des études n’incluent pas les expériences de rechute, alors que la raison de la rechute est souvent la persistance des symptômes. En effet, la persistance de hauts niveaux d’anxiété au-delà de 28 jours est souvent interprétée non comme un effet du sevrage, mais comme la réémergence d’un état d’anxiété préexistant, qui était maîtrisé par la benzodiazépine (14, 15), et a souvent comme conséquence le rétablissement du traitement aux benzodiazépines. Enfin, il est admis que le retour d’un niveau d’anxiété comparable au niveau précédant le sevrage, pour les patients qui ont réussi à se sevrer, correspond à la fin du syndrome de sevrage aux benzodiazépines.

Certaines données cliniques ne confirment pas ces hypothèses. L’observation de patients suivis sur des périodes plus longues suggère qu’il faut compter, chez certains individus tout au moins, un délai de 6 à 12 mois pour que disparaissent complètement (8,16 – 23) les symptômes typiques de sevrage aux benzodiazépines, ainsi les paresthésies, l’hypersensibilité sensorielle, les spasmes musculaires, les acouphènes, ainsi que d’autres symptômes moins spécifiques tels que l’anxiété, l’insomnie ou la dépression.

L’interprétation des symptômes préexistant au sevrage pose également problème. Les patients qui sont candidats au sevrage ont souvent des symptômes typiques de sevrage aux benzodiazépines, ainsi qu’une anxiété très importante, alors même qu’ils sont encore sous traitement (1,21). Bien que ces symptômes puissent revenir au niveau précédant le sevrage quelques semaines après un pic de sevrage aigu, les observations postérieures démontrent qu’une amélioration peut encore être constatée dans les mois suivants. Même sans traitement spécifique, ils peuvent atteindre des niveaux bien en deçà du niveau d’anxiété préexistant au sevrage, permettant parfois même à des patients de reprendre le cours normal de leur vie après des années d’incapacité (1,19,21).

 

 

Symptômes communs à tous les états d’anxiété

Symptômes moins couramment rencontrés lors des cas d’anxiété et relativement spécifiques au sevrage aux benzodiazépines

Anxiété, attaques de panique, agoraphobie

Distorsions perceptuelles, impression de mouvement

Insomnie, cauchemars

Dépersonnalisation, déréalisation

Dépression, dysphorie

Hallucinations (visuelles, auditives),
perceptions faussées

Excitabilité, agitation, nervosité

Distorsion de l’image corporelle

Pertes de mémoire et faible capacité de concentration

Picotements, engourdissements, sensations altérées

Vertiges, étourdissements

Formication

Faiblesse, "jambes de coton"

Hypersensibilité sensorielle (lumière, bruit, goût, odeur)

Tremblements

Spasmes musculaires, fasciculation

Douleurs musculaires, raideur (membres, dos, cou, mâchoire, tête)

Acouphènes

Sueurs, suées nocturnes

*Confusion, délire

Palpitations

*Convulsions

 

*Symptômes psychotiques

*Habituellement circonscrits au sevrage rapide de doses élevées de benzodiazépines

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 21:04

En plein débat sur l'origine de la viande, un scandale sanitaire bien plus important pèse sur les consommateurs européens : la traçabilité des médicaments. De 60 à 80% des principes actifs sont en effet produits en dehors de l'UE remettant ainsi en cause tous les contrôles sanitaires.


 
L’adresse notée sur l’emballage, comme sur les sacs en cuir "made in France", décrit le lieu du dernier emballage mais pas celui de fabrication

L’adresse notée sur l’emballage, comme sur les sacs en cuir "made in France", décrit le lieu du dernier emballage mais pas celui de fabrication Crédit Reuters

Atlantico : Après le scandale de la viande de cheval et les nombreux rapports publiés par les agences médicales, les médicaments que nous consommons restent les parents pauvres de la traçabilité. Le quotidien du médecin a récemment révélé que 60 à 80% des matières premières pharmaceutiques vendues en France seraient produites hors de l'Union européenne. Dans quelle mesure ces chiffres sont-ils réels et quelles sont les molécules et les pays concernés ?

Nicole Delepine : Que le grave problème de l’absence complète de traçabilité des médicaments perce enfin le plafond de verre me réjouit ! En effet depuis les drames du sang contaminé vieux de 20 ans ou de l’hormone de croissance datant également du début des années 80, on se demandait comment nous médecins au lit du malade arriverions enfin à faire exploser ce scandale majeur. Nos appels successifs aux ministères qui se succédaient restaient sans effet malgré des avertissements graves comme ceux des héparines de bas poids moléculaires fabriquées avec de l’intestin de porc chinois sans précaution par rapport au risque de maladie de la vache folle. La mise à l’index du lanceur d’alerte qui l’avait dénoncé montrait la gravité des problèmes étouffés.[1]

Nous nous sentons "apprentis sorciers"  en injectant des médicaments aux patients car nous le faisons à l’aveugle sans aucune information sur le produit que nous injectons ou que nous prescrivons d’avaler. Nous ne disposons que d’une pétition d’intention  sur la fiche accompagnatrice expliquant le principe actif sa quantité par unité de prescription (gélule, ampoule, etc ) et les excipients (en général et pas toujours en totalité). Mais sur le lieu d’achat des matières premières et des excipients, sur le lieu de fabrication de substances intermédiaires, les emballages successifs, nous ne savons absolument rien.

Sur l’emballage une date de péremption, un numéro de lot, une adresse de laboratoire en règle en France quel que soit le pays ou le médicament ou partie de celui-ci ait été fabriqué. L’adresse notée sur l’emballage comme sur les sacs en cuir ou les chemises "made in France"  reflète le lieu du dernier emballage du médicament et basta . Des codes à trois et à sept chiffres sensés nous éclairer sont complètement opaques pour le commun des mortels dont les cliniciens et l’étude soigneuse du site de l’agence du médicament (ANSM) sur ce sujet n’aide point.

Alors que nous savons au moins (en principe) chez notre boucher si la viande de bœuf est d’origine française, rien d’équivalent pour les médicaments contrairement aux matériels chirurgicaux par exemple. Le chirurgien sait où a été fabriqué le clou la vis ou autre. Pour les médicaments, rien !

Il est hautement probable que le pourcentage 60  à 80 % de matières premières soient effectivement importées de pays hors UE  depuis une dizaine d’années au moins pour des raisons de prix de revient évident. La Chine et également l’Inde sont les plus grands pourvoyeurs selon les informations qui circulent sous le manteau dans les congrès mais l’opacité est complète auprès des organismes officiels. TOUS les médicaments sont concernés des plus banals aux plus récents comme les molécules dites ciblées contre le cancer. Les médicaments originaux sont dans ce domaine autant à risque que les génériques. C’est pourquoi le combat de certains d’entre nous contre les génériques s’est effondré tant il est évident que les conditions d’opacité des molécules princeps comme des génériques conduisent aux mêmes dérives et dangers. Les médicaments sont fabriqués pour leur grande majorité à l’étranger hors union européenne et simplement importés en France.

Dans les années 1990 à 2000 les médicaments lourds de chimiothérapie étaient encore fabriqués en France ou au moins en Europe avec les respects de bonnes pratiques de fabrication. Dès cette époque nous nous méfiions de médicaments fabriqués dans certains pays hors UE et préférions payer des prix élevés contre une assurance de qualité. Mais tous ces circuits se sont effondrés au bénéfice de la Chine et autres qui ont su conquérir un marché mondial sans les lourdeurs des procédures de contrôle à tous niveaux de nos laboratoires de fabrication. On est passé d’un système rigide à un laxisme aveugle.

Quels sont les contrôles sanitaires auxquels sont traditionnellement soumis les médicaments qui entrent dans l’UE et comment leur origine leur permet-elle de les éviter ?

Selon les éléments disponibles, il ne semble pas évident que les médicaments importés fassent l’objet de surveillance rigoureuse systématique. Les informations portent sur les contrefaçons de médicaments saisis en douane qui alertent de temps à autre sur le sujet. Mais pour les médicaments importés par les grandes firmes ayant pignon sur rue a priori peu suspectes de contrefaçons, la surveillance est plus bureaucratique vraisemblablement portant sur les codes imposés, les dates de péremption etc mais pas sur la vérification du produit proprement dit.

Dans quelle mesure cela est-il dangereux pour les Français ?

Le danger est dans l’opacité qui ne permet aucun choix, dans la contamination des médicaments préparés dans de mauvaises conditions avec des impuretés éventuelles pouvant mettre en cause la sécurité.

Eventuellement des préparations mal faites pourraient conduire à des différences de dosages du principe actif dans la gélule ou le comprimé. C’est le risque majeur des génériques que nous avions souligné qui est l’autorisation des autorités sanitaires d’une marge d’efficacité de + ou - 20 à 25%, ce qui à l’évidence est beaucoup trop large et a donné lieu aux incidents et accidents par exemple chez les sujets sous antiépileptiques et anticoagulants.

Un autre danger potentiel est l'instabilité politique de ces pays qui pourrait empêcher les médicaments de parvenir jusqu'à nous. La France a-t-elle des stocks pour nous soigner en cas de crise ?

Le risque lié à l’instabilité politique me parait plus relatif dans la mesure où nos approvisionnements ne proviennent pas que d’un seul pays et que la Chine et l’Inde ne risquent pas forcément les bouleversements politiques au même moment et que l’Amérique du Sud pourrait surement nous dépanner ! De plus étant donné la surconsommation habituelle il est probable que les réserves de médicaments présentes sur le territoire français sont importantes ! Les Français consomment trop de drogues. Même en oubliant les risques liés aux préparations suspectes de fabrication , les risques inhérents aux molécules mêmes sont toujours bonnes à rappeler ainsi que le nombre élevé d’accidents liés aux traitements qu’il serait bon de réduire au minimum nécessaire .

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 21:00

 

Nicole Delépine

 

Nicole Delépine est responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital universitaire Raymond Poincaré à Garches. Fille de l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et thérapeute engagée, elle a récemment publié La face cachée des médicaments.


Il ne faut surtout pas légiférer car cela ne favorisera que les lobbys pharmaceutiques. Il faut seulement redonner le bon sens aux Français pour qu’ils comprennent que quand ils sont fatigués c’est parce qu’ils se sont couché trop tard, et qu’ils doivent se reposer.

De la même manière, vous perdrez dix kilos si vous mangez mieux et si vous êtes mieux dans votre tête, pas en prenant des herbes pour maigrir. C’est une tendance terrible, car plus les gens prennent conscience qu’il y a des problèmes avec les médicaments, plus ils se tournent vers les compléments alimentaires. C’est du marketing !

Toujours selon Nutrinet, les consommateurs de compléments alimentaires sont généralement au courant des recommandations nutritionnelles, mangent souvent bio et ont un mode de vie plus sain que la moyenne. Comment expliquer que ce soit ces personnes, qui a priori n’en ont pas besoin, qui achètent le plus de compléments alimentaires ? Cette étude est-elle révélatrice d’un rapport "maladif" aux médicaments et aux compléments en tout genre en France ?

Manger bio, c’est bien. Même s’il n’est pas toujours facile d’être sûr qu’il s’agit de nourriture bio. Ce sont des gens qui sont à l’écoute de tout ce qui peut être positif en termes de bien-être, et qui sont très largement victimes de la publicité mensongère.  Les bien-portants qui mangent bio n’ont pas besoin d’autre chose, normalement.

Certaines personnes qui subissent une chimiothérapie peuvent trouver que tel ou tel complément alimentaire leur fait du bien. Il y a au moins effet placebo, ce qui n’est pas si mal. J’aime mieux qu’il y ait cet effet avec un complément, si tant est que le médecin soit au courant et qu’il n’y ait pas de contre-indication. Au contraire, ce sont des produits qui, pour un certain nombre, sont assez efficaces. Mais efficacité veut dire toxicité potentielle, et cette dernière peut elle-même être mélangée avec la toxicité des médicaments prescrits normalement.

J’évoque l’épisode du fluor dans mon livre, qui est extraordinaire : pour des histoires d’argent on a fait donner pendant une vingtaine d’années du fluor à tous les enfants. Ce qui a créé des complications… Il faut être extrêmement prudent, mais ne pas légiférer.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:56

Une étude Nutrinet révèle que 28% des femmes et 15% des hommes auraient recours à des compléments alimentaires au moins trois fois par semaine, pour pallier par exemple des carences en omégas 3. Paradoxalement, les personnes qui en consomment le plus sont celles dont le mode de vie rend cette consommation la moins justifiée.


 
Dès qu’ils ont un petit problème, les gens en France prennent soit un complément alimentaire, soit un médicament, quand ce n’est pas les deux...

Dès qu’ils ont un petit problème, les gens en France prennent soit un complément alimentaire, soit un médicament, quand ce n’est pas les deux... Crédit Reuters

Atlantico : Une étude Nutrinet  révèle que 28% des femmes et 15% des hommes auraient recours à des compléments alimentaires au moins trois fois par semaine. Certaines substances contenues augmenteraient le risque de cancer du poumon chez le fumeur (bêta-carotène) ou seraient contre-indiquées pour les personnes atteintes de leucémie (échinacée), pour ne citer qu’elles.  Assiste-t-on à une perte, si ce n’est une absence totale de contrôle en la matière ? Dans quelle mesure peut-on parler de risque sanitaire ?

Nicole Delépine : Les contrôles comme ceux qui existent pour les médicaments n’assurent pas grand-chose en termes de sécurité. Il ne sert à rien de vouloir créer davantage de contrôles. On assiste au même déraillement que pour les médicaments : dès qu’ils ont un petit problème, les gens en France prennent soit un complément alimentaire, soit un médicament, quand ce n’est pas les deux.

Les compléments, comme les médicaments, peuvent présenter des dangers ou être inefficaces. Il peut y avoir danger en cas de mélange entre compléments et médicaments qui sont contre-indiqués, d’autant que les personnes qui prennent des compléments alimentaires prennent souvent également des médicaments.

La grande différence entre les deux est la chaîne d’autorisations : un certain nombre sont des médicaments qui n’ont pas été reconnus comme tels, mais qui présentent toujours les risques d’un médicament. Ce n’est pas du tout anodin. Les gens qui les prennent spontanément  sont évidemment victimes du marketing, de la même manière que pour les médicaments. Sauf que dans ce cas la vente est totalement libre. Le marché est en forte progression, et il est étonnant de voir à quel point les laboratoires misent sur les compléments pour les années à venir. Il ne s’agit que de marketing.

La chose est gravissime. Les contrôles n’arrangeront rien, car seront décrétés ou non comme compléments alimentaires ceux pour lesquels on aura donné des bakchich ou des dividendes aux "experts" qui les recommanderont. Cela n’apportera aucune sécurité. La seule sécurité, c’est d’arrêter de manger pour n’importe quelle raison ce qui ressemble de près ou de loin à des médicaments.

Même si le champ des connaissances en la matière est limité, faut-il légiférer par précaution sur les compléments alimentaires, par exemple en autorisant la vente exclusivement sur ordonnance ? Cela suffirait-il pour en maîtriser les risques ?

Il faut arrêter de légiférer en France, cela ne sert à rien. Les lois sont votées par des personnes sous influence des lobbys, qui sont les mêmes pour les compléments alimentaires et les médicaments. Ce n’est pas en légiférant que les choses vont être améliorées.

Ce qu’il faut, c’est informer l’opinion publique du danger des compléments comme des médicaments. Prendre du magnésium ou des vitamines en plus n’est pas forcément anodin. Cela dépend de la maladie, et si on n’en a pas cela peut être mauvais. Je passe mon temps à expliquer à mes patients qui veulent toujours prendre des doses importantes de vitamines C sous prétexte qu’en cas de cancer cela est positif, que ce n’est pas si bon que ça. Il faut surtout dire qu’il ne faut pas en prendre quand on n’a pas de maladie. Il serait souhaitable qu’une personne qui a envie de prendre des compléments alimentaires en parle avec son médecin traitant, et que celui-ci explique qu’il faut en consommer seulement lorsqu’il y a une pathologie qui le justifie. Il faut faire extrêmement attention à la liste des compléments et des médicaments que l’on prend pour vérifier qu’ils ne se contre-indiquent pas. La personne qui les consomme ne doit pas considérer cela comme une chose anodine, car rien n’est anodin à partir du moment où il s’agit d’une substance que l’on prend en plus. L’organisme humain est bien fait, normalement on n’a pas besoin de prendre des choses en plus. Tout est dans la tête.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:55



La liste des 400 médicaments contenant des parabens est affolante !


Comment croire que pour apaiser les brûlures causées par la radiothérapie (suite à un cancer) on prescrive de la crème contenant des parabens potentiellement cancérigène ? Comment comprendre que le dentifrice prescrit aux personnes ayant eu un cancer ORL et des rayons contiennent des parabens ? Comment admettre que dans les médicaments prescrits aux tout petits on trouve ces conservateurs alors qu'ils pourraient causer des troubles hormonaux ?

 

Comment admettre que des génériques contiennent des parabens alors que le princeps n'en contient pas et qu'on nous dise que c'est équivalent ? Va t on vers un nouveau scandale sanitaire ?


Avec ce qui ce passe en ce moment, l'industrie pharmaceutique n'a qu'a bien se tenir !

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 12:37

Somnifère : prudence avec le Stilnox®

Le Stilnox® (Zolpidem), un des somnifères les plus prescrits en France, fait scandale aux Etats-Unis. Un rapport américain fait état de 20 000 cas d'urgences hospitalières impliquant le Stilnox®.

 

20.000 hospitalisations impliquant le Stilnox® aux USA

Selon le SAMHSA (Substance Abuse and Mental Health Services Administration), agence nationale aux États-Unis spécialisée dans l'abus de substances psychotropes, le Stilnox® a été impliqué dans 19.487 cas d’urgences hospitalières en 2010, contre 6.111 en 2005, soit une augmentation de 220% en 5 ans. Les deux tiers de ces accidents concernaient des femmes et les trois quarts des personnes âgées de plus de 45 ans. Mais dans la moitié des cas, le Stinox® avait été utilisé en association avec d’autres substances, notamment des antidépresseurs et de l’alcool.

Stilnox® : qu’en est-il en France ?

Suite à des abus (utilisation de fortes doses pour obtenir des effets de type euphorie, exaltation, hallucinations) et à des signalements de cas de dépendance, l’Organisation Mondiale de la Santé a inscrit le 15 juillet 2002 cette substance sur la liste des psychotropes au niveau international. En France, le Zolpidem figure toujours sur la liste des psychotropes avec une durée de prescription limitée à 28 jours. Dans le cadre de l’actualisation régulière de l’enquête officielle d’addicto-vigilance sur les spécialités contenant du Zolpidem, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a indiqué à la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes (CNSP) en juin 2011, « une augmentation des cas de dépendance de sévérité importante avec l’émergence de consommation de doses particulièrement élevées ». Ainsi, en France, le Stilnox® fait l'objet d'une surveillance renforcée. Il reste disponible et indiqué dans les troubles sévères du sommeil (insomnie occasionnelle ou transitoire).En pratique, la prescription de ce médicament doit se faire après une évaluation du rapport bénéfice risque entre d'un côté le manque de sommeil qui peut être grave et de l'autre l'excès préjudiciable de somnifères. La durée de prise du Stilnox® doit également être la plus courte possible en raison du risque de dépendance. Enfin, les personnes qui prennent ce médicament doivent éviter les associations avec d’autres substances comme l'alcool et le cannabis…

Article publié par Isabelle Eustache le 07/05/2013

Sources :

Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm), 21 décembre 2012, http://ansm.sante.fr/Activites/Surveillance-des-stupefiants-et-des-psychotropes/Medicaments-a-risque-d-usage-detourne-ou-de-dependance/Medicaments-a-risque-d-usage-detourne-ou-de-dependance/STILNOX-et-generiques. Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA), 6 mai 2013.
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:30

Ce décontractant musculaire a été commercialisé massivement pendant 46 ans, contre 33 pour le coupe-faim de Servier. Beaucoup trop dangereux, il va être interdit. Pourquoi si tard?

«Where there's a will there's a way» de Damien Hirst, février 2008 à New York. REUTERS/Chip East.

- «Where there's a will there's a way» de Damien Hirst, février 2008 à New York. REUTERS/Chip East. -

Cela se passe le 3 mai 1967. Il n’y a pas encore de plage sous les pavés germanopratins. La pilule n’est toujours pas en vente et il n’y a pas de ministre de la Santé dans le gouvernement Pompidou.

Le dernier en date était «ministre de la Santé Publique et de la Population». Il se nommait Raymond Marcellin (jusqu’en janvier 1966). Dans deux ans, le suivant sera Robert Boulin (à compter de juin 1969). Viendront bientôt Michel Poniatowski, Simone Veil, Jacques Barrot, Edmond Hervé et le communiste Jack Ralite. Suivront notamment Claude Evin, Bernard Kouchner, Simone Veil, Philippe Douste-Blazy, Jean-François Mattei, Xavier Bertrand et Marisol Touraine.

En 1967, le Dictionnaire Vidal, la bible rouge de l’industrie pharmaceutique, est omniprésente sur le bureau des médecins. Comme depuis 1914.

Nous sommes toujours à la préhistoire du médicament. Ou presque. L’Etat est totalement absent du paysage. Ce n’est pas la jungle offerte à Big Pharma, mais cela y ressemble fort.

On prescrit massivement et sans sourciller du Distilbène aux femmes enceintes. Les modestes Laboratoires Servier recevront dans dix ans le feu vert pour un Mediator prometteur, qui restera trente-trois ans sur le marché français avec les effets que l’on sait.

Un «point d'information» qui n'a guère eu d'écho

Ce 3 mai 1967, le Myolastan est autorisé à se lancer sur son premier marché: la France. Myolastan, nom de réclame d’une benzodiazépine connue sous le nom de tétrazépam aux multiples effets, désirables ou pas. Ici, ce médicament psychotrope est uniquement proposé comme traitement des «contractures musculaires douloureuses». Plusieurs dizaines de ministres de la Santé en auront de facto validé l’usage.

Quarante-six ans plus tard, la direction générale de Sanofi Aventis, toujours propriétaire de la marque, a comme perdu la mémoire de l'année 1967. Voilà qui est bien dommage, notamment pour les historiens du médicament. Car cette spécialité «myorelaxante», mais dont l'activité (anxiolytique, sédative, hypnotique, anticonvulsivante et amnésiante) dépasse la seule sphère musculaire, vit ses derniers jours.

Elle est certes encore présente dans les pharmacies d’officine françaises et demeure commercialisée (sous ce nom et sous de multiples formes génériques) dans une quarantaine de pays. Mais plus pour longtemps.

Car la France vient d’engager, devant l’Agence européenne du médicament (EMA), une action visant à faire retirer cette spécialité du marché, qui est en passe d’aboutir. Dans l’attente, la direction de l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) déconseille aux médecins de la prescrire, comme en témoigne un «point d’information» daté du 11 janvier dernier, qui n’a encore guère eu d’écho dans la communauté médicale, alors qu'on y parle «d’atteintes cutanées rares mais graves voire mortelles, tels que des syndromes de Stevens-Johnson, des syndromes de Lyell».

Des syndromes d'une particulière gravité

Régulièrement évoqués dans la série Dr House, ces deux syndromes sont dits de «nécrolyse épidermique». Ce sont des phénomènes spectaculaires, excessivement douloureux et d’une particulière gravité.

Ils sont provoqués par différents médicaments sans que l’on en comprenne précisément les raisons, situation qui exonère de toute forme de responsabilités les fabricants, les pouvoirs publics et les prescripteurs. Et ce qui laisse souvent les victimes dans un grand désarroi.

L’Ansm rappelle aussi que le traitement par «décontracturant musculaire» est «symptomatique»: il ne fait —au mieux— que disparaître les symptômes sans traiter la cause première. Une manière de souligner le très faible intérêt de cette spécialité. Et dans le cas où le tétrazépam devrait être coûte que coûte être utilisé, elle recommande aux prescripteurs «de limiter la durée d’utilisation au strict minimum».

L’initiative prise par la direction générale de l'Ansm témoigne à l’évidence d’une nouvelle volonté politique: mettre un peu plus de rationnel et de précaution dans un secteur régulièrement éclaboussé par différentes «affaires. L’histoire récente a montré qu’en dépit des assurances données par Xavier Bertrand quand il était ministre de la Santé, il n’a a pas eu «un avant et un après Mediator».

La même opacité et les mêmes insuffisances chroniques demeurent dans le domaine de la pharmacovigilance, de la publicité ou de la fixation des prix. Et de manière quelque peu paradoxale, la condamnation tardive du Myolastan permet, en miroir, de prendre la mesure des failles structurelles de cette politique du médicament.

A l'origine, un cas d'eczéma professionnel

La demande de retrait du Myolastan et de ses copies génériques se fonde pour l’essentiel sur le constat établi par la commission nationale de pharmacovigilance du 20 novembre 2012, un document riche d’enseignements.

Tout semble avoir commencé en juin 2011 avec «un cas marquant d’eczéma suite à une exposition professionnelle, lors du broyage de comprimés». Ce fut l’occasion, pour les spécialistes de la pharmacovigilance, «de signaler le nombre important d’effets indésirables cutanés enregistrés avec le tétrazépam dans la base nationale de pharmacovigilance».

On décida alors d’ouvrir une enquête officielle. Le rapport fut jugé suffisamment alarmant pour justifier «un passage rapide en commission nationale de pharmacovigilance».

Aurait-on pris conscience de la dangerosité potentielle du Myolastan sans un cas d’eczéma professionnel sur un site de fabrication du médicament? Les chiffres, pourtant, existaient au sein de la Banque nationale de pharmacovigilance (BNPV). L’analyse rétrospective menée «sur l’ensemble des cas issus de la BNPV et enregistrés jusqu’au 30 juin 2012» complétée par «une analyse des données de la littérature» faisait état de 1616 cas (dont 648 graves) analysés, à 61,5% féminins, avec une moyenne d’âge des patients de 50 ans.

Les affections cutanées (805 cas dont 305 graves) représentaient la moitié des cas notifiés, dont plusieurs fatals. Soit notamment 59 cas d’érythème polymorphe, 33 cas de syndrome de Stevens‐Johnson ou 33 cas de syndrome de Lyell.

Un lien qui prête parfois à discussion

Dans plus de la moitié des cas, le Myolastan pouvait être clairement tenu pour responsable. Les centres de pharmacovigilance avaient aussi recensé d’autres accidents graves de nature allergique, neurologique et psychiatrique. Dans ces cas, le lien avec le Myolastan pouvait toutefois prêter à discussion, du fait de la consommation conjointe d’autres médicaments parmi lesquels des antalgiques, dans anti-inflammatoires et d’autres «relaxants musculaires».

Des chiffres qui doivent être mis en relation avec ceux de la consommation de ce médicament: de manière assez peu compréhensible, ce «décontracturant» est l’une des 
benzodiazépines les
 plus
 prescrites et les plus consommées 
en
France, d’après les
 données
 du
 régime 
général de 
l’assurance
 maladie. La Commission nationale
 de
 pharmacovigilance concluait d'ailleurs son avis en notant que «le
 déremboursement
 n’est
 pas
 suffisant
 pour
 diminuer
 le
 risque,
 compte
 tenu
 du
 faible
 prix
 de
 toutes
 les
 benzodiazépines» (6 ou 7 euros les 20 comprimés) et du fait que «le 
tétrazépam
 reste
 aujourd’hui
 la
 seule
 benzodiazépine
 sur
 le 
marché
 français
 dont
 la
 durée
 de
 prescription 
n’est
 pas
 limitée».

Après que son service médical rendu a été jugé «insuffisant» en décembre 2005, soit trente-huit ans après son autorisation de mise sur le marché, le tétrazépam a été déremboursé en décembre 2011. Depuis, le nombre de boîtes vendues semble n’avoir diminué que de 30% et le nombre de consommateurs plus ou moins réguliers est toujours de plusieurs centaines de milliers. Et on ne sait toujours pas qui, du ministère de la Santé ou de l’assurance maladie, a pris la décision de déremboursement: une nouvelle fois, comme pour le Mediator, mais sur une période encore plus longue, il faut compter avec l’absence, chronique et quelque peu irritante, de transparence.

Jean-Yves Nau

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 12:02

Beaucoup de généralistes ont la main lourde avec les médicaments. Certains de leurs clients font le tri parmi ce qui leur est prescrit. Comme Fanny, patiente avertie. 


Médicaments: mon médecin dépasse la dose!

De plus en plus de patients trouvent que leur médecin prescrit trop de médicaments

L'Expansion / Jérôme Chatin

A 81 ans, Fanny Isnard se porte comme un charme. L'hérédité, sans doute. Sa famille ne compte-t-elle pas plusieurs centenaires? Mais cette femme aux idées bien arrêtées pense que sa méfiance à l'égard des médicaments y est aussi pour quelque chose. Elle ne prend de pilules qu'en cas de nécessité absolue, une attitude qui lui vient des nombreuses années passées, avec son mari et ses filles, en Guinée puis au Sénégal - des pays loin d'égaler la France pour leur densité en pharmacies. Aussi, quand elle a emménagé, en 2007, dans une maison de retraite parisienne, à deux pas de Notre-Dame, elle s'est mise en quête de la perle rare : un "bon" généraliste qui ne rédigerait pas d'ordonnances longues comme un jour sans pain. Cette ex-bibliothécaire ayant conservé un esprit méthodique, elle a décidé de mettre les généralistes de son quartier... au banc d'essai. 

"Il ne m'écoutait pas et ne m'a pas auscultée"

Fanny le raconte avec un sourire malicieux, assise dans le coin salon - deux fauteuils sous une plante verte, au bout du couloir en linoléum. Aussi vive que menue, elle s'interrompt pour saluer une résidente, sourde comme elle, d'un sonore "Bonjour madame!". C'est de cette façon, en engageant la conversation avec ses voisins de chambre, qu'elle a commencé son enquête. Elle a noté puis raturé divers noms de médecins sur son carnet, jusqu'à dresser une liste de trois docteurs unanimement "bien considérés". Peu après, une occasion de prendre rendez-vous s'est présentée : une bête chute de... toboggan. "Une imprudence, reconnaît-elle volontiers. J'ai suivi de jeunes amis dans la soixantaine sur une aire de jeux, on a glissé chacun notre tour, mais moi j'ai atterri sur les fesses et quand je me suis relevée j'avais mal dans le dos." 

Avec le généraliste n° 1, la consultation a tourné court. "Il ne m'écoutait pas et ne m'a pas auscultée", relate-t-elle, excédée. Le n° 2, en revanche, lui a prescrit des séances chez le kinésithérapeute, qui l'ont remise d'aplomb. Mais... - car il y a un mais - il a ajouté un médicament contre l'ostéoporose, une fragilité des os qui survient parfois avec l'âge. "Je n'en avais pas besoin, tranche Fanny. Quelques années plus tôt, j'avais vérifié ma densité osseuse, qui était bonne." Elle a bien des raisons de se féliciter, a posteriori, de ne pas l'avoir pris. Car il s'agissait du... Protelos, un médicament qui se trouve maintenant dans le collimateur des autorités sanitaires européennes.  

Prendre des médicaments? Seulement avec de "solides arguments"

Plus tard, Fanny a poussé la porte du cabinet de son n° 3. Des quintes de toux l'empêchaient de dormir, et le généraliste lui a conseillé des pulvérisations d'eau salée dans le nez. "Efficaces", relève la sévère examinatrice. Mais... - car il y a encore un mais - le médecin a ajouté sur l'ordonnance un médicament contre l'asthme, le Singulair. Là encore, Fanny a laissé la boîte sur la table de chevet, sans y toucher. "Je n'ai jamais été asthmatique", s'insurge-t-elle. 

Aucun généraliste ne trouve-t-il donc grâce à ses yeux ? "Si, mon médecin de famille, le Dr E., répond Fanny. Tant que je serai valide, je continuerai à aller la consulter à l'autre bout de Paris." Et avec ce docteur admirable, elle ne prend jamais de médicament ? "Seulement quand le Dr E. a de solides arguments", admet-elle, bonne joueuse. La dernière fois, sa tension était trop élevée, faisant planer le risque d'une attaque cérébrale. La généraliste n'y est pas allée de main morte. "Si l'hémorragie vous tue, ce n'est pas vraiment un souci, aurait-elle asséné, pince-sans-rire. En revanche, si vous restez paralysée, la situation risque d'être désagréable." Il fallait au moins ça pour convaincre Fanny de prendre des comprimés tous les matins.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 18:00

 

Une maladie rare du sang serait-elle causée par les vaccins HPV ?

Une autre maladie auto-immune pourrait toucher les personnes ayant reçu les vaccins HPV. On retrouve 7 fois plus de Purpura thrombocytopénique idiopathique (une maladie du sang qui provoque des saignements anormaux) chez les jeunes filles qui ont reçu les vaccins HPV qu’avec n’importe quel autre type de vaccin – un sérieux indice de connexion.
 
D’après Norma Erickson, 27 avril 2013 (Sanevax et Gaia Health)
 
 
Kristie n’avait que 12 ans quand elle reçut le diagnostic d’une maladie rare pour laquelle il n’existe aucun remède connu, le purpura thrombocytopénique idiopathique. (PTI) Ce diagnostic tomba un peu plus d’un mois après sa seconde injection du vaccin Gardasil. Elle risque de vivre avec cette maladie pour le restant de ses jours. Malheureusement elle n’est pas la seule.
 
Le Gardasil et le Cervarix sont deux des 76 vaccins approuvés par la FDA et inclus dans la base de données du VAERS (Système de notification des effets secondaires indésirables des vaccinations). Depuis que le vaccin Gardasil a été approuvé pour utilisation aux Etats-Unis, il y a eu 682 rapports de purpura thrombocytopénique après l’administration d’un vaccin. 126 de ces cas sont survenus après l’administration des vaccins HPV.  Si tous les vaccins effectués présentaient un risque égal, il ne devrait y avoir que 18 rapports de purpura thrombocytopénique après vaccination HPV. Pourquoi dès lors  les rapports de purpura thrombocytopénique (PTI) après le Gardasil et le Cervarix sont-ils 7 fois plus élevés ?
 
Fréquence du purpura thrombocytopénique
 
Selon le Medscape Reference Library, les taux d’incidence de la maladie sont les suivants :
 

  • Etats-Unis – adultes – 66 cas pour 1.000.000. par an
  • Etats-Unis – enfants – 50 cas pour 1.000.000 par an
  • Danemark & Angleterre – 10 à 40 cas pour 1.000.000 par an
  • Koweit  -  125 cas pour 1.000.000 par an

 
Le purpura thrombocytopénique idiopathique est une maladie tellement rare que le diagnostic n’est rendu qu’après que toutes les autres conditions qui auraient pu déclencher le purpura thrombocytopénique aient été éliminées. C’est ce qu’on appelle un diagnostic d’exclusion. Combien y a-t-il de jeunes filles qui vivent avec un PTI après vaccination contre le HPV et qui n’ont pas été diagnostiquées ?
 
Qu’est-ce que le PTI ?
 
Idiopathique signifie simplement « d’origine inconnue »…
 
La thrombopénie est le terme médical utilisé pour indiquer une diminution du nombre de plaquettes sanguines… La quantité normale de plaquettes circulantes dans le sang d’une personne est de 150.000 à 450.000 par micro-litre. Quand le nombre de plaquettes dans le sang est inférieur à 20.000, la thrombocytopénie peut provoquer une hémorragie interne qui peut parfois être importante.
 
Le mot purpura évoque les taches de couleur pourpre qui apparaissent sur la peau, les organes, les muqueuses, y compris les muqueuses de la bouche. Le purpura est causé par une hémorragie interne à partir des petits vaisseaux sanguins…
 
Le PTI chez les enfants survient le plus souvent à la suite d’une infection ou parfois après la vaccination…
 
Quand le PTI  persiste plus de 6 mois sans cause spécifique, on parle de maladie  chronique…
 
Un diagnostic de PTI est à tout le moins un événement qui change la vie. Dans le pire des cas, cette maladie peut être mortelle…
 
18,5% des rapports envoyés au VAERS concernant le PTI depuis que le Gardasil et le Cervarix ont été approuvés, se sont produits après les vaccinations HPV. Il y a donc au moins 126 familles dont la vie a été bouleversée peut-être pour toujours. En fait, personne ne connaît le nombre exact de cas ; certains n’ont pas été rapportés et peut-être même pas diagnostiqués.
 
On dit généralement qu’un rapport envoyé au VAERS ne prouve pas la causalité. Le problème c’est qu’avec ce type de raisonnement on ne parviendra jamais à établir la cause de la maladie si personne ne la recherche.
 
Kristie a maintenant 18 ans. Malgré tout, elle a eu de la chance. Bien sûr son diagnostic de PTI a changé sa vie, mais elle a pu surmonter la plupart des difficultés. Il y en a d’autres qui n’ont pas eu cette chance.
 
Source: Gaia Health
 
Purpura-Asperger-Whale-to.jpg
 
Mon fils Dylan (5 ans à l’époque) a maintenant 9 ans. Il a souffert d’effets secondaires après le vaccin ROR. Il a fait un purpura thrombocytopénique auto- immun. Après avoir passé 2 semaines à l’hôpital et avoir subi quantité de tests, d’ interventions et de transfusions de plasma, sa santé lui a permis de quitter l’hôpital. Peu après son retour à la maison, il a commencé à montrer des signes d’autisme. Il a été diagnostiqué comme un cas d’Asperger (troubles neurologiques du spectre autistique). Source: Whale.to

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 12:24

Quelques médicaments sont modérément efficaces pour le maintien de l'abstinence ou une consommation contrôlée des patients alcoolodépendants. Considéré parfois comme recours, le baclofène doit encore faire l'objet de plus de recherches.

L'alcoolodépendance est une maladie chronique sévère, parfois mortelle. Des techniques cognitivocomportementales, une benzodiazépine lors d'un sevrage, un soutien psychologique et social peuvent aider les patients à s'abstenir ou à consommer l'alcool en faible quantité de manière contrôlée. Quelques médicaments sont parfois utiles pour maintenir l'abstinence : acamprosate (Aotal°), naltrexone (Revia° ou autre). Mais leur efficacité est modérée et leurs effets indésirables parfois graves.

Commercialisé depuis longtemps dans le traitement de certains troubles musculaires, le baclofène (Lioresal° ou autre) est parfois proposé, hors autorisation de mise sur le marché, pour supprimer l'envie de boire de l'alcool et obtenir une maîtrise de la consommation.

Chez des patients ayant une alcoolodépendance de gravité non précisée, quatre essais cliniques à doses modérées (30 mg à 60 mg par jour) ont donné des résultats discordants. Des observations de 300 patients alcoolodépendants en échec thérapeutique ont semblé en faveur d'une efficacité du baclofène à doses croissantes élevées, mais ces données sont de faible niveau de preuves.

Les effets indésirables à doses modérés du baclofène sont bien cernés : somnolences, nausées en début de traitement, troubles neuropsychiques, syndromes de sevrage et dépendances, etc. Les effets indésirables à dose élevée sont moins connus, peut-être graves : confusions, états maniaques, voire risque suicidaire accru.

En raison des nombreuses incertitudes, l'utilisation du baclofène n'est à envisager que par des praticiens expérimentés, chez des patients motivés et en échec thérapeutique, dans le cadre d'une recherche clinique.

©Prescrire 1er mai 2013

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