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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:14
Des médicaments Steve Snodgrass via Flickr CC License by

C'est l'histoire d'un jeune blogueur britannique, originaire de Cardiff, Rhys Morgan, atteint de la maladie de Crohn, qui est parti en guerre contre les cliniques proposant des «médicaments miracle», souvent à un prix excessif.

En apprenant qu'il était atteint de la maladie de Crohn, il rechercha des informations en ligne et tomba sur un forum qui faisait la promotion de certaines médecines alternatives, comme la Miracle Mineral Solution (MMS) présentée comme pouvant guérir le cancer, le sida, la malaria et les hépatites.

Curieux, il tapa le nom du médicament sur Google et trouva un avertissement de l'US Food and Drug Administration (Agence fédérale américaine des produits alimentaire et médicamenteux) signalant que le «produit, en demandant aux consommateurs, de mixer la solution à base de chlorure de sodium avec un composant acide comme du citron, produit du dioxyde de chlore, généralement utilisé comme désinfectant et pour le blanchissement industriel» précisant que sa consommation pouvait être accompagnée de nausées, de vomissements et de diarrhée.

En retournant sur le site du traitement pour vérifier s'il faisait état des symptômes succédant sa prise, il remarqua que le critère d'évaluation était le suivant: «Vous vous rendez compte que votre état s'améliore à mesure que vous vous sentez plus nauséeux après avoir pris votre traitement.» Il a alors contacté les autorités britanniques du médicament pour qu'elles interdisent le médicament, ou qu'au moins elles publient un avertissement déconseillant la vente de ce produit dans les pharmacies et en ligne –ce qu'elles ont fait.

Et il ne resta pas à cette première tentative de sensibilisation du public aux traitements dits miracle. Après avoir reçu une demande de cotisation pour le traitement médical d'une fillette, nommée Billie Bainbridge, atteinte d'une tumeur cérébrale, il discuta sur son blog de l'efficacité du traitement proposé par la clinique texane Burzynski, à savoir un traitement surnommé «par antinéoplastons», «basé sur les défenses biochimiques naturelles du corps, capables de combattre le cancer sans lésion des cellules saines» et dont l'efficacité n'est pas encore prouvée selon le National Cancer Institute.

Après la mauvaise publicité autour de la clinique, l'établissement menaça le blogueur d'une action judiciaire, expliquant que ses posts cherchaient à «interférer dans les affaires de son client, blessant affectivement le Dr Burzynski ainsi que ses patients atteints d'un cancer».

«Il est plutôt clair qu'ils cherchent à m'intimider, me rendre silencieux. La science devrait être réglée à travers plus de papiers académiques et d'une meilleure compréhension du monde que par des procès» affirme celui qui se définit comme sceptique mais ne supporte pas qu'on puisse associer scepticisme et étroitesse d'esprit. «Un vrai sceptique pourra être convaincu par des preuves», affirme-t-il au Sydney Morning Herald.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 19:06
[16 décembre 2011 - 16h52]

 

Pas de Motilium® pour stimuler l'allaitement !

Non, le Motilium® (dompéridone) ne doit pas être utilisé pour stimuler la lactation ! L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) met en garde sur les risques associés à l’utilisation hors-AMM de ce médicament. Lequel rappelons-le, est seulement un anti-nauséeux !

La dompéridone est une molécule utilisée en France depuis 1980. Elle vise à « soulager les nausées, les vomissements, les sensations de ballonnements, les gênes et régurgitations gastriques (remontées du contenu de l’estomac dans la bouche) », précise l’AFSSaPS.

Seulement, l’un des effets secondaires de ce médicament est la galactorrhée, autrement dit, la production de lait par les glandes mammaires. Et il semble que de plus en plus de femmes y recourent pour faciliter l’allaitement !

« Cet effet indésirable s’explique par son action antagoniste de la dopamine, un neurotransmetteur qui inhibe au niveau de l’hypophyse, la sécrétion de prolactine, l’hormone qui déclenche la lactation », poursuit l’Agence. « La dompéridone n’a pas d’autorisation dans la stimulation de la lactation. Cette indication n’est reconnue par aucune autorité de santé, ni en Europe ni aux Etats-Unis. »

Des risques cardiaques

Par ailleurs, l’AFSSaPS indique que « la prise de dompéridone peut s’accompagner d’autres effets indésirables pouvant être graves, notamment des effets cardiaques ». Dans une lettre adressée aux professionnels de santé le 6 décembre dernier, elle citait notamment les résultats d’études épidémiologiques ayant mis en évidence une association entre la prise de dompéridone et une augmentation du risque d’arythmies ventriculaires graves et de mort subite.

Elle ajoute donc ce vendredi que « ces risques sont à prendre en compte chez la femme allaitante et potentiellement chez le nouveau-né allaité. Le rapport bénéfice/risque de la dompéridone dans la stimulation de la lactation n’a jamais été évalué. » Elle insiste : « la dompéridone ne doit donc pas être utilisée dans cette indication qui est en dehors du cadre de son autorisation de mise sur le marché. »

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:57

Les antidépresseurs sont indiqués dans le traitement du trouble dépressif ainsi que certains troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs, certains types de douleurs...
Leur usage ne doit pas pour autant se banaliser. La décision de prescrire un antidépresseur doit respecter des modalités très spécifiques en termes de mise en route, de suivi et d'arrêt du traitement. L'évaluation du risque suicidaire doit être systématique avant toute prise en charge d'un épisode dépressif. Il est important de bien informer les patients pour les aider à comprendre leurs troubles et leur traitement.

Dans cette optique, l'Afssaps a élaboré une mise au point (17/04/2005) application/pdf (177 ko) destinée aux professionnels de santé. Celle-ci est accompagnée d'un document d'information à l'attention du grand public (25/04/2005) application/pdf (83 ko) destinée à donner aux patients quelques conseils pratiques (ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire), afin d'optimiser l'efficacité et la tolérance de leur traitement.

1 Il s'agit de 13 antidépresseurs dont deux ne sont pas autorisés en France (atomoxétine, et reboxétine). Les chefs de file des 11 autres sont Floxyfral® (fluvoxamine), Prozac® (fluoxétine), Seropram® (citalopram), Deroxat® (paroxétine), Effexor® (venlafaxine), Ixel® (milnacipran), Zoloft® (sertraline), Norset® (mirtazapine), Seroplex® (escitalopram), Athymil® (miansérine), Cymbalta® Yentreve® Duloxetine Lilly® (duloxétine).

2 En France, Zoloft® (sertraline) et de Floxyfral® (fluvoxamine) possèdent une indication chez l'enfant et l'adolescent dans le traitement des TOC. L'atomoxétine est indiquée dans certains pays de l'Union européenne dans le traitement du TDAH

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:56
L'Agence Européenne du médicament (EMEA) vient de finaliser l'évaluation des données disponibles sur les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) ainsi que d'autres antidépresseurs apparentés¹ ,chez l'enfant et l'adolescent. Cette évaluation fait suite à l'identification d'un risque de comportement suicidaire lors d'études cliniques. Les conclusions de l'évaluation européenne indiquent que ces antidépresseurs sont déconseillés chez l'enfant et l'adolescent pour traiter les troubles dépressifs. Toutefois, ils peuvent être exceptionnellement prescrits dans certaines situations cliniques nécessitant un traitement médicamenteux. Les résumés des caractéristiques de produits ainsi que les notices destinées aux patients seront modifiés pour intégrer cette information.L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rappelle qu'elle a diffusé dès décembre 2004 des recommandations similaires . A la demande de Philippe Douste-Blazy, Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille et dans le cadre du plan de santé mentale, l'Afssaps a poursuivi sa réflexion. Ainsi, une mise au point sur l'utilisation des antidépresseurs chez l'enfant et l'adolescent est en cours d'élaboration et sera diffusée avant la rentrée 2005. Dès à présent, l'Afssaps diffuse des conseils aux patients et à leur famille sur l'utilisation des antidépresseurs chez l'enfant et l'adolescent.Par ailleurs, l'Afssaps met à la disposition des professionnels de santé une autre mise au point sur le bon usage de cette classe médicamenteuse au cours des troubles dépressifs chez l'adulte (17/04/2005) application/pdf (177 ko) . Ce document s'accompagne d'une information destinée au grand public intitulée " Vous et votre traitement par antidépresseur au cours d'un épisode dépressif (25/04/2005) application/pdf (83 ko) ".
Utilisation d'antidépresseurs chez l'enfant et l'adolescent

L'Agence Européenne du médicament (EMEA) rappelle que si les antidépresseurs IRS et apparentés sont autorisés chez l'adulte dans le traitement de la dépression et des troubles anxieux, ils ne sont cependant pas autorisés chez l'enfant et l'adolescent, excepté pour le traitement des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) pour certains d'entre eux² . Le risque de comportement suicidaire (idées suicidaires, tentatives de suicide) et de comportement hostile (agressivité, comportement d'opposition, colère), mis en évidence chez des enfants et adolescents traités par IRS au cours d'essais cliniques, conduit l'EMEA à conclure que :

  • les antidépresseurs IRS et apparentés sont déconseillés chez l'enfant et l'adolescent dans les troubles dépressifs. Ils sont également déconseillés dans les troubles anxieux excepté dans les indications autorisées ;
  • dans certains cas, un médecin peut estimer nécessaire de prescrire un antidépresseur chez un enfant ou un adolescent sur la base du besoin clinique individuel. La prescription doit alors s'accompagner d'une surveillance étroite du patient et de la recherche d'un comportement suicidaire, particulièrement en début de traitement ;
  • l'arrêt de la prise d'un antidépresseur ne doit pas se faire à l'initiative du patient ou de sa famille sans accompagnement du médecin ;-l'arrêt doit être progressif (sur plusieurs semaines ou mois) afin de diminuer le risque de survenue d'un syndrome de sevrage, pouvant se manifester par des symptômes tels que irritabilité, anxiété, vertiges, troubles du sommeil ;
  • pour toute question relative au traitement par antidépresseur, il est conseillé aux patients ou à leur famille de consulter leur médecin.

De plus, l'Afssaps rappelle que :

  • le traitement de première intention de la dépression de l'enfant et de l'adolescent est une prise en charge psychothérapeutique, et que la prescription d'antidépresseurs, si elle est envisagée, ne doit intervenir qu'en seconde intention, dans le cadre d'une dépression majeure, avec une prise en compte de l'ensemble des bénéfices attendus et des risques ;
  • les autres antidépresseurs - en particulier les tricycliques - n'ont pas démontré leur efficacité dans l'indication dépression chez l'enfant et l'adolescent.

L'Afssaps a été saisie d'une demande du Ministre des solidarités, de la santé et de la famille, en décembre 2004, concernant l'utilisation des antidépresseurs chez les moins de 18 ans. Un groupe d'experts, mis en place en mars 2005, a été chargé d'évaluer les modalités actuelles de recours à ces médicaments et d'étudier la faisabilité d'une restriction des conditions de prescription.

En première estimation, il ressort qu'environ 40 000 enfants et adolescents sont traités chaque année par ces médicaments, pour dépression. Il semble, cependant, que les traitements soient souvent de courte durée, ainsi que le montre une étude réalisée par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) d'Alsace, où 76% des demandes de remboursement ne correspondent qu'à une seule délivrance. L'utilisation des IRS représenterait en moyenne les trois quarts des prescriptions d'antidépresseurs chez les moins de 18 ans.

Les experts relèvent que l'utilisation actuelle des antidépresseurs pour traiter la dépression chez l'enfant et l'adolescent n'est pas systématique et qu'elle ne se substitue pas à la psychothérapie, qui représente la prise en charge de première intention.

Ils estiment que des mesures visant à restreindre la prescription à certaines catégories de médecins, tendraient à compliquer la prise en charge de ces jeunes patients, déjà rendue difficile par les difficultés d'accéder rapidement à une consultation spécialisée de pédopsychiatrie. En outre, de telles mesures pourraient favoriser un glissement vers des classes thérapeutiques inadaptées et aggraver un climat anxiogène déjà perceptible au sein des familles concernées.

Face à ce constat, l'Afssaps a pris les dispositions nécessaires pour renforcer :

  • les outils de suivi de la prescription, en particulier par la mise en place d'une surveillance pharmaco-épidémiologique des antidépresseurs, en partenariat avec la CNAM,
  • les actions d'information à destination des professionnels de santé et du grand public, par la diffusion, avant la rentrée 2005, d'une mise au point sur l'utilisation des antidépresseurs chez l'enfant à destination des professionnels de santé, et de conseils aux patients et à leur entourage, complémentaire à l'information déjà rendue disponible.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:52

Effexor® et Effexor® LP sont des médicaments antidépresseurs autorisés en France respectivement depuis 1994 et 1998. Ils sont commercialisés par les laboratoires Wyeth.

En août 2003, les laboratoires Wyeth ont diffusé une lettre aux prescripteurs aux Etats-Unis, les informant des résultats d'essais cliniques conduits chez des enfants âgés de 6 à 17 ans. Selon ce courrier, ces études :

  • ne démontrent pas l'efficacité de la venlafaxine dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs (EDM) et du trouble d'anxiété généralisée (TAG) dans cette population ;
  • suggèrent une augmentation de l'incidence des idées suicidaires ainsi que des gestes auto-agressifs chez les patients traités par la venlafaxine comparativement aux patients recevant le placebo.

Aucun suicide n'a été rapporté durant ces études.

En France, Effexor® et Effexor® LP sont indiqués chez l'adulte dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs (c'est à dire caractérisés), et la prévention des récidives dépressives chez les patients présentant un trouble unipolaire.

Effexor® LP est également indiqué dans le traitement de l'anxiété généralisée, évoluant depuis au moins 6 mois.

Effexor® et Effexor® LP sont contre-indiqués chez les patients de moins de 18 ans en l'absence de données concernant leur efficacité et leur tolérance dans cette population.

Les résultats de ces essais cliniques ont été récemment transmis à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et ces nouvelles données sont en cours d'analyse. Dans l'attente des conclusions de cette évaluation, l'Afssaps rappelle qu'en France l'utilisation d'Effexor® et Effexor® LP est contre-indiquée chez les patients de moins de 18 ans quelle que soit l'indication.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:46
13/12/2011

Les laboratoires Cooper, en accord avec l’Afssaps et par mesure de précaution, procèdent au rappel des lots : 005586, 005587, 005588, 005589, 005590, 005591,  005592, 005593, 005594, péremption 02/2014, du produit «ARNICAN 4 % CREME» en tube de 50 g, code CIP 3400934163913.

En effet, la présence d’une contamination microbiologique par un germe non pathogène a été identifiée sur ces lots bien que le contrôle avant libération à la vente n’ait pas révélé d’anomalie.

Compte-tenu de la population concernée, il  est recommandé de ne pas utiliser ces tubes et de les rapporter à la pharmacie.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:44

Contre-indication des suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez les enfants de moins de 30 mois et les enfants ayant des antécédents d’épilepsie ou de convulsion fébrile : Date de mise en œuvre du retrait reportée au 13/02/2012 - Point d'information

13/12/2011

L’Afssaps vous a récemment informés, en accord avec l’EMA, qu’en raison du risque d’atteinte neurologique, essentiellement convulsif, les suppositoires contenant des dérivés terpéniques sont désormais contre-indiqués :

  • chez les enfants de moins de 30 mois ;
  • chez les enfants ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d’épilepsie. 

La date de mise en œuvre du retrait des lots des spécialités concernées au niveau national, initialement programmée au 15 décembre 2011, est reportée au 13 février 2012 ,  pour tenir compte du calendrier européen entérinant la décision relative à ces nouvelles contre-indications.

A cette date, les laboratoires concernés procèderont au rappel des lots des spécialités strictement indiquées chez l’enfant de moins de 30 mois et des lots des spécialités dont les articles de conditionnement (conditionnement extérieur et/ou notice) ne mentionnent pas les nouvelles contre-indications.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:40

per os utilisé hors AMM (notamment dans la douleur, les troubles anxieux et du sommeil) : Pourquoi et comment arrêter ? Mise au point

15/12/2011
L’Afssaps a modifié les conditions de prescription et de délivrance des formes orales de clonazépam (Rivotril®), dont la seule indication est le traitement de l’épilepsie. Cette décision a été motivée par un abus, une dépendance et un usage détourné importants et croissants chez les toxicomanes, accompagnés de l’émergence d’un trafic reposant essentiellement sur la falsification d’ordonnances, et une utilisation très élevée et persistante dans des situations hors autorisation de mise sur le marché (AMM) où le rapport bénéfice/risque du clonazépam n’est pas établi.

En septembre 2011, l’Afssaps a adressé un courrier aux professionnels de santé afin de préciser les deux mesures modifiant les conditions de prescription et de délivrance des formes orales de Rivotril® .

  • la prescription sur ordonnances dites « sécurisées » depuis le 7 septembre 2011
  • la restriction de la prescription initiale aux neurologues ou aux pédiatres qui devront la renouveler chaque année. Les renouvellements intermédiaires pourront être effectués par tout médecin.

La mise en application de cette mesure, initialement prévue le 2 janvier 2012, a été reportée au 15 mars 2012  afin de permettre aux prescripteurs de disposer de suffisamment de temps pour entreprendre et obtenir l’arrêt complet du Rivotril® chez les patients pour lesquels la conduite du sevrage nécessite plusieurs mois.
Pour accompagner ces mesures, une mise au point a été élaborée afin d’aider le prescripteur à procéder à l’arrêt du Rivotril® utilisé hors AMM.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:18

 

Maltraitance à enfants : l'abus de médicaments aussi est une violence

Aux Etats-Unis entre 2000 et 2008, le National Poison Data System at Denver Health s’est vu rapporter 1 400 cas d’administration excessive et injustifiée de médicaments aux enfants par leurs parents ! Des abus inquiétants, dénoncés par le Dr Shan Yin, de l’Université du Colorado. En France la question n’est pas vraiment abordée, et les chiffres manquent. Pourtant à en croire certains médecins, de nombreux parents donneraient du sirop antitussif pour faire somnoler leurs enfants et … être tranquilles !

Selon le National Poison Data System at Denver Health, 160 cas d’abus médicamenteux sur enfants, dont et 2 mortels, sont répertoriés chaque année outre-Atlantique. Antidouleurs, antitussifs, sédatifs, antipsychotiques mais aussi… alcool figurent parmi les substances utilisées. Le Dr Yin et ses collaborateurs, identifient des motivations variées : punition, jeu ( !) ou – plus souvent - volonté des parents de se soustraire à leurs responsabilités.

« L’administration malveillante de produits médicamenteux devrait être considérée comme une forme grave de maltraitance à enfant », insiste le Dr Yin. C’est également l’avis du Dr Pierre Duterte, vice-président de l’association La Voix de l’enfant : « l’administration d’antitussifs en vente libre par exemple, pour passer une soirée tranquille, c’est de la maltraitance ».

Cette pratique n’est pas malveillante, « et procède de la négligence », insiste le Dr Duterte. D’autant que « tous les médicaments ont des effets secondaires ». Notons « les risques d’hypotension ou de troubles de l’équilibre » pour certains antitussifs. Sans oublier que l’usage de convenance de ces médicaments en vente libre « déresponsabilise les parents ».

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 12:32

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/12/2011 à 07:32, mis à jour à 09:23

Mediator: vers le regroupement des procédures?

La Cour de cassation dira mercredi si elle ordonne le regroupement des procédures en cours sur le Mediator.

afp.com/Fred Tanneau

La Cour de cassation dira mercredi si elle ordonne le regroupement des procédures en cours sur le Mediator. Une telle décision entraînerait automatiquement l'annulation du premier procès pénal prévu en mai à Nanterre. 

La Cour de cassation dira mercredi si elle ordonne le regroupement des procédures en cours sur le Mediator en une même instruction menée à Paris, une décision qui aboutirait à l'annulation le premier procès pénal du Mediator prévu en mai à Nanterre. 

A l'audience du 7 décembre, le parquet général avait, pour des raisons purement techniques, préconisé le rejet de cette demande déposée par le laboratoire Servier qui fabrique le Mediator. Ce médicament, destiné aux diabétiques en surpoids mais largement utilisé comme coupe-faim, a été retiré du marché en novembre 2009.  

Il serait responsable de 500 à 2.000 décès. Des victimes ont choisi plusieurs voies pour obtenir réparation. Certaines ont déposé plainte à Paris, ouvrant la voie à une enquête par des juges d'instruction dans l'espoir que se tienne un procès, sans doute d'ici plusieurs années. 

D'autres, jugeant notamment que le rapport accablant de l'Igas (Inspection des Affaires sociales) rendait inutile une longue enquête judiciaire, ont choisi la voie de la citation directe, avec pour perspective des indemnisations plus rapides.  

L'annulation du procès de Nanterre

Ils ont obtenu que soit audiencé le premier procès pénal du laboratoire Servier au tribunal de Nanterre le 14 mai 2012. Le laboratoire Servier et son fondateur-PDG Jacques Servier ont déposé une "requête en règlement de juges", afin de regrouper toutes ces procédures en une seule et même instruction menée à Paris. Ceci aurait pour conséquence immédiate l'annulation du procès de Nanterre.  

"Ce n'est pas une manoeuvre dilatoire", avait plaidé le 7 décembre l'avocate du laboratoire, Me Claire Waquet. "L'affaire est grave et importante", avait-elle martelé, "la défense doit pouvoir s'exercer et cela ne sera pas possible si elle est accablée sous les procédures". En outre, elle estimait que "le regroupement est nécessaire à Paris car l'affaire mobilise d'énormes moyens financiers et humains; les éparpiller serait inutile."Fait rarissime, certaines parties civiles soutiennent la position de leur adversaire. Ainsi de la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam). 

"La justice se doit d'apparaître rationnelle et cohérente", a ainsi plaidé son conseil, Me Dominique Foussard, pour qui il est "important qu'on puisse tuer dans l'oeuf les conflits" entre les différentes juridictions. Or, "à Paris, on a l'expérience de ces affaires", où l'on a "besoin d'une instruction solide, précise et complète". "On l'a bien compris, ne rien juger rapidement, telle est la stratégie des laboratoires Servier", avait rétorqué Me David Gaschignard, qui défend des victimes constituées à Nanterre. "Il faut éviter d'ajouter un scandale judiciaire au scandale sanitaire d'ores et déjà avéré, avait-il dit, il faut juger et juger vite".  

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