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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:17
Fuite en avant des apprentis-sorciers: nos autorités complices!

Delphi Genetics annonce la mise au point d’un premier vaccin ADN efficace développé avec la technologie Staby® 
Delphi Genetics annonce la mise au point d'un premier vaccin ADN efficace développé avec la technologie Staby®
 
A l'occasion de l'inauguration de son nouveau bâtiment, la société belge Delphi Genetics, spécialisée en Biotech, a annoncé que le premier vaccin ADN sans antibiotique et utilisant la technologie Staby®, a été testé de manière efficace in vivo. Delphi Genetics participe au projet DNAVAC subsidié par la Région Wallonne (projet BioWin), en collaboration avec des acteurs du monde académique et des biotechnologies. Le but de ce projet est de développer et produire des vaccins ADN sans antibiotique qui cibleront plusieurs maladies vétérinaires. Comme modèle, le consortium a développé un vaccin ADN contre le virus Aujeszky, l'agent pathogène de la pseudo-rage.
 
«Ce virus a été sélectionné parce qu'il entraîne systématiquement une maladie grave et mortelle chez les espèces sensibles, ce qui en fait un excellent modèle pour tester l'efficacité d'un candidat vaccin. Les résultats des tests accomplis par le Dr. Anca Reschner sont très clairs : tous les animaux vaccinés grâce aux vecteurs Staby® furent résistants au virus mortel Aujeszky. » explique le Professeur Alain Vanderplasschen de l'Université de Liège (Immunologie-Vaccinologie).
 
Cédric Szpirer PhD, co-fondateur et Administrateur Délégué de Delphi Genetics, ajoute : « Il s'agit du premier vaccin ADN réellement produit en utilisant la technologie Staby®. Plusieurs vecteurs ADN ont été créés précédemment pour générer une production d'anticorps, mais c'est la première fois que des tests sont réalisés in vivo afin d'évaluer son efficacité contre une maladie. Toutes les étapes de la production du vaccin ont été exécutées efficacement en évitant totalement l'utilisation des gènes de résistance aux antibiotiques, en accord avec les recommandations des autorités compétentes (FDA, USDA, EMA). Ces résultats valident l'utilisation de la technologie Staby® en dehors du domaine de la production de protéine. »
 
En effet, il y a quelques semaines (le 8 octobre 2012), Delphi Genetics a annoncé un large accord de licence avec une filiale de Merck & Co., Inc., connue sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada, pour l'usage de la technologie StabyExpress® pour la production de protéines dans les secteurs de la santé humaine et animale. Cette technologie avait déjà fait l'objet d'accords de licence avec Sanofi-Pasteur (2009) et GSK (2010) dans le cadre de la production de protéines utilisées pour les vaccins humains.
 
Comme annoncé le 30 janvier 2012, le projet DNAVAC implique un consortium qui se compose comme suit : la société Eurogentec SA, une autre société belge de biotechnologie (faisant partie du groupe Kaneka) qui est en charge de la production et purification de l'ADN à grande échelle ; l'Université Catholique de Louvain responsable des études pharmaceutiques et de toxicité dans le projet et l'Université de Liège en charge des aspects vétérinaires et de vaccinologie.
 
Source: bourse.lci.fr
 
Le vaccin anti-hépatite B fut le premier (dans sa deuxième version) à avoir été mis au point par génie génétique dans les années 80 : loin d’être sûr, ce vaccin fut responsable, selon le rapport Dartigues, d’une des plus grandes séries d’effets secondaires de toute l’histoire de la pharmacovigilance française ! Sans parler du lien clair avec la sclérose en plaques, les autres maladies démyélinisantes et d’autres maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1 ou encore le lupus.
 
Qu’à cela ne tienne, les dangereux apprentis sorciers qui se paient sur l’argent public (des contribuables) continuent leur fuite en avant qui continuera de nous mener droit dans le mur en termes de santé publique avec des vaccins encore plus hasardeux et des jeux sans aucun filet avec de l’ADN étranger. Quelle honte que des instances dites « publiques » ou encore des universités osent soutenir ces frelatages périlleux du vivant au nom du prétendu « Progrès » ! Nul doute que les générations futures les maudiront un jour….

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:08

Animaux pour le TELETHON 2012
 PAS UN CENTIME AU TELETHON !  
 
Sans évoquer l'holocause cruel de millions d'animaux, ici d'éminents professeurs parlent des faux espoirs habilement entretenus par la télévision et des conséquences du hold-up scientifique et  financier du Téléthon. Un article de Alterinfo toujours d'actualité qui fait voler en éclats la confiance en la science de l'AFM !    
La grande escroquerie du Téléthon :  
Le professeur Jacques  Testard dénonce une "mystification"...  
"C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route.
On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.
Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative…" 
Extrait de l’ouvrage de Jacques Testard "Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait ne voir là que le succès mérité d’un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s’organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :
-le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;
-presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l’Association française contre les myopathies (l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou d’ouvrir de nouvelles pistes ;
-il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles ;
-après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ;
-lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.
Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus..." 
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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:09

Les dispositifs de mesure de l'alcoolémie peuvent se révéler toxiques en cas d'usage impropre, que ce soit par ingestion ou en laissant des enfants jouer avec.

«Un homme de 27 ans ayant croqué et avalé un éthylotest sans précision de marque présentait une amnésie des faits en lien avec l'imprégnation éthylique»… «Un homme a appelé en état d'ébriété après avoir avalé un éthylotest»… Un enfant de 6,5 ans a été blessé à l'œil «suite à la manipulation d'un éthylotest par son père»… Ce sont quelques-uns des 157 cas recensés par les centres antipoison de France entre janvier 1999 et juin 2012 qui ont étudié les différents cas de brûlures, irritations, céphalées, conjonctivite…

Relativement faible en valeur absolu, ce chiffre peut néanmoins être considéré comme important. Durant cette période en effet les automobilistes n'étaient pas censés comme actuellement avoir au moins deux éthylotests disponibles dans leur voiture. Une obligation qui pourrait faire augmenter le nombre d'accidents. C'est une des craintes de l'association Robin des Bois qui a multiplié les communiqués pour demander le retrait du décret éthylotest adopté par le précédent gouvernement.

Des produits cancérogènes et corrosifs

Pour l'heure, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a seulement reporté au 1er mars 2013 au lieu du 1er novembre 2012, la date à laquelle les automobilistes pourront être verbalisés faute de pouvoir présenter les appareils, compte tenu des difficultés d'approvisionnement. Mais il a également précisé que ce délais sera mis à profit pour «évaluer l'intérêt du dispositif». Une excellente initiative estiment les représentants de l'association qui estiment que les éthylotests présentent des risques. «Ils contiennent du dichromate de potassium, une substance cancérogène et toxique pour l'environnement et la faune aquatique», rappelle Charlotte Nithart, de l'association Robin des Bois, «mais également de l'acide sulfurique qui peut provoquer des brûlures».

Sans compter des éthylotests vendus sur internet ou à la sauvette dont on ne sait pas exactement ce qu'ils contiennent, en dehors des filières et entreprises agréées. «Récemment les douanes en ont saisi 24.000 qui ne respectaient même pas les normes minimales en vigueur» poursuit la représentante de l'association.

Outre les risques liés aux conducteurs ivres comme évoqués ci dessus ou aux enfants qui peuvent être tentés de jouer avec, il existe un risque environnemental certain. Robin des Bois a également demandé au ministère de l'Écologie de prévoir une filière de recyclage mais, pour le moment, sa requête est restée lettre morte. Outre les éthylotests usagés qu'il faut absolument éviter de jeter dans la nature il y a également les millions de produits qui n'auront jamais servi mais devront être éliminés une fois périmés. «Nous sommes favorables et nous réfléchissons à la création de cette filière de recyclage» souligne Guillaume Neau, directeur marketing de l'entreprise Contralco, leader mondial en matière d'éthylotest. «Mais dans deux ans environ nos produits ne contiendrons plus de chrome» ajoute-t-il.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:13

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Dans un document du 28 novembre 2011, Yves Brechet ,de l'Académie des Sciences, traitait de la disqualification de l'expertise et des conséquences graves que cela pose pour "la rationalité des décisions politiques." Ce texte de 28 pages est publié dans le cadre des Entretiens de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.

 

Voici, pour situer et analyser la question, un extrait significatif de l'introduction:

 

« L’expertise est un avis donné sur un sujet précis, en s’appuyant à la fois sur un corpus de connaissances préexistantes chez l’expert avant l’action d’expertise, sur des observations ou des connaissances acquises sur l’objet de l’expertise lui-même, et sur une analyse rationnelle, l’ensemble ayant pour objectif de servir de guide à la décision. Il est important d’insister sur ce point : un guide à la décision n’est pas une décision, et une expertise doit conduire à une évaluation comparée des choix possibles, laissant au pouvoir politique la décision ultime. Oublier cela conduirait à un scientisme et une technocratie dommageable, dans le long terme, au processus de décision rationnelle car substituant une autorité « technique » à un pouvoir politique légitime. L’expert doit guider le choix, mais ne doit pas prendre la décision.

 

Le statut même de l’expertise est intermédiaire entre la connaissance et l’action.

 

L’expertise légitime la décision par la connaissance, et en ce sens on peut y voir un héritage direct du XVIIIème siècle et de sa confiance dans la rationalité comme mode de gouvernement. Mais par ailleurs, au moins dans les pays à régime démocratique, ou tout au moins dans des régimes où l’opinion publique a quelque poids, la décision tire aussi sa légitimité de l’accord avec la volonté de la majorité des citoyens. Tant que règne la confiance dans les détenteurs d’une forme de connaissance à qui on demande une expertise, confiance aussi bien de la part du décideur que de la part du citoyen, cette double source de légitimité ne pose pas problème. Quand la confiance de l’un ou l’autre dans la source de l’expertise disparaît ou s’émousse, le conflit de légitimité qui en résulte est lourd de conséquences, conduisant dans ses formes les plus extrêmes, soit à une technocratie sans légitimité démocratique, soit à une démagogie sans assise rationnelle. Ces deux extrêmes sont à l’évidence dommageables à la gestion saine de la cité, et il importe donc d’identifier, et de combattre, les causes possibles d’une disqualification des experts, et par là d’une dévalorisation de l’expertise dans le processus décisionnel. »

 

En réalité, nous sommes déjà dans une situation où une autorité "technique" a pris le pas sur le pouvoir politique légitime et où tous les caprices des plus grands apprentis-sorciers sont non seulement tolérés mais en plus... financés par de l'argent public (songeons par exemple à ces chercheurs qui font volontairement se croiser des virus pour les rendre plus dangereux!)

 

Bien évidemment, les apprentis-sorciers qui se caractérisent par une arrogance dangereuse et la croyance illusoire qu'ils pourront, à terme, maîtriser entièrement les processus naturels, n'ont aucune envie de voir leur influence se réduire. C'est pourquoi ils sont sur la défensive. Yves Brechet écrit notamment: " Il y a une confusion des genres entre le fait d'être compétent pour juger et le fait d'être concerné par le jugement. C'est cette confusion qui me semble au coeur du problème."

 

En gros, les citoyens sont certes concernés par le jugement mais ils doivent bien se garder de trop se mêler de ce qui ne les regarde pas parce qu'ils ne sont pas experts. C'est un peu ça le message qui se dégage de toute cette publication. Un paternalisme auquel nous sommes habitués et qui ne date d'ailleurs pas d'hier, à en lire ce que le Dr Coderre rapportait à son époque (dans son livre publié en 1875). Voici en effet quels étaient les propos du Dr Laroque, vaccinateur officiel, au sujet d'effets secondaires du vaccin:

 

"Les détails de cette importante affaire seront publiés dans les journaux de médecine seulement, afin de ne pas ennuyer le public d'une question dont les médecins sont les seuls juges compétents."

 

Et le Dr Emery-Coderre de commenter bien logiquement:

 

"Comment le public qui est le plus intéressé à connaître la question, vu qu'il sert de sujet aux vaccinateurs, serait-il ennuyé par les détails d'une affaire aussi importante? Si la vaccine est bonne ou mauvaise, n'est-ce pas le public qui paie pour, et vous les vaccinateurs qui recevez le paiement de cette opération plus qu'imprudente. Et vous dites : "afin de ne pas ennuyer le public, que les détails de cette importante affaire seront publiés dans les journaux de médecine seulement."; je crois plutôt que vous choisissez ces derniers comme étant les moins répandus, et vous espérez, par là même que vous continuerez à rester seuls juges compétents des bons ou des mauvais effets de la vaccine, et à jouir des bénéfices qui découlent de la vaccination jusqu'à ce que le public change les rôles et devienne juge de ses véritables intérêts."

 

Difficile aussi de ne pas faire le parallèle entre les propos de ces experts officiels de 1875 évoqués supra et ces propos-ci de Bréchet: "Il apparaît assez évident que la disqualification d'une expertise suppose à priori que le sujet intéresse le public. "Intéresser le public" signifie quasi systématiquement "avoir la possibilité de l'inquiéter"."

 

Brechet écrit encore :

 

« L’expertise légitime la décision par un enchaînement de raisons que tout citoyen devrait être capable de suivre avec un regard critique, mais dans le même temps, elle mobilise des connaissances qui ne sont pas à priori accessibles à tous les citoyens (du moins dans un laps de temps compatible avec la prise de décision). »

 

Chaque citoyen qui lit pourtant cette publication de Brechet peut pourtant se rendre compte des raisons enchaînées par cet auteur et de l'inévitable volonté qui les sous-tend de ne surtout pas perdre du terrain, du pouvoir et de l'influence.

 

Brechet écrit ensuite:

 

"Dans une optique de gestion rationnelle de la cité, l'intervention de l'expertise est d'autant plus importante que le domaine sur lequel portent les décisions est plus technique et varié, rendant illusoire la possibilité que le décideur possède à la fois le pouvoir de décision, et la connaissance précise permettant d'analyser toutes les facettes du problème."

 

Hélas, nous savons que dans les réalité, les EXPERTS se gardent bien d'aborder et d'évaluer TOUTES les facettes du problème, selon les enjeux financiers auxquels ils sont liés! Et c'est d'ailleurs bien pour cela que ceux que Brechet qualifie avec un brin de condescendance les "faiseurs d'opinion" sont obligés de se mobiliser et de tirer la sonnette d'alarme.

 

Pour Bréchet, le problème, c'est donc surtout le public, un public qui est à éduquer de fond en comble à la démarche scientifique, avec la participation de journalistes responsables et formés eux aussi.

 

Il définit la relation entre experts et décideurs comme basée sur une indispensable confiance, avec un recours partiel à l'argument d'autorité qui est inévitable. Mais il écrit alors peu après "la valeur accordée à l'expertise par le décideur, dépend fortement du rapport de confiance entre le décideur et l'expert, lequel rapport de confiance est loin d'être totalement rationnel." Rappelons au passage que le titre de cette publication de Bréchet était "La disqualification de l'expertise: un risque grave pour la rationnalité des décisions politiques."

 

Bréchet commence ensuite vraiment à se révéler en enchaînant:

 

"Une des formes de disqualification de l'expertise est la rupture de ce lien de confiance entre l'expert et le décideur, une des expressions de cette disqualification est la série inquiétante de jugements rendus par des magistrats, au nom du "principe de précaution", au mépris de tous les avis techniques et scientifiques donnés sur les OGM, sur les ondes radio-fréquence, etc..."

 

A en lire son texte, on peut en déduire que cet académicien assimile toute défiance du public vis à vis des experts officiels comme découlant de sa manipulation par des médias ou des "groupes de pression". On notera là l'habituel paternalisme qui suppose que le public est peu à même de s'interroger et à se méfier de lui-même, spontanément. On devine en fait qu'il fait là plus que réchigner face à la perturbation de l'ancienne tranquillité qu'avaient ce genre d'experts. Aussi, ce document aurait tout aussi bien pu s'intituler "Comment retrouver notre divine tranquillité des jours anciens?", ça eût été plus cohérent et surtout plus sincère. Les mots qui suivent ont alors du mal à trahir une arrogance phénoménale et finalement, assez déplacée:

 

"La manifestation la plus visible de cette disqualification de l'expertise officielle est la multiplication des "expertises parallèles", dites "indépendantes" et qui sont, pour reprendre le mot de la Rochefoucauld sur l'hypocrisie, un "hommage du vice à la vertu": elles ressemblent à une expertise scientifique, en adoptent le vocabulaire technique, mais en ont rarement la rigueur ni la possibilité toujours offerte de vérifier les sources, de croiser les raisonnements, de tracer l'origine et les auteurs de l'expertise. Les exemples de la CRIIRAD, de la CRIIGEN, de la CRIIREM sont autant d'expertises "parallèles" qui ont prospéré sur la perte de confiance dans les "expertises officielles", et, une fois installées dans le paysage, ont entretenu cette perte de confiance jusqu'à devenir aux yeux des médias, les seules sources légitimes d'information, qualifiées hâtivement d'"indépendantes".

 

Ce que fait Mr Brechet, c'est en fait confondre volontairement les causes et les conséquences en faisant croire que c'est à cause de ces associations que les citoyens auraient pris peur alors que la réalité est inverse: c'est parce qu'il y a des raisons scientifiques solides d'avoir peur ( au sujet de dangers insuffisamment abordés par les officiels), que de telles associations ont émergé et là une véritable chance pour l'humanité!

 

Pour l'auteur, "la valeur de l'expertise se mesure à sa capacité à donner une interprétation rationnelle des composantes d'un problème et de leur poids relatifs."

 

Si on prend le cas concret des vaccinations, on ne peut que conclure alors à l'absence TOTALE de valeur des expertises officielles, puisque celles-ci ne fournissent aucunement une interprétation rationnelle des composantes d'un problème et encore moins leur poids relatif. En effet, au lieu d'évaluer à sa juste valeur la question des effets secondaires dont la sous-estimation notoire est, qui plus est, avouée dans leur propre littérature, ils la nient ou la marginalisent et ne procèdent bien sûr jamais au moindre ajustement des chiffres.

 

Brechet semble estimer que c'est le rôle des médias de bien faire sentir la "différence de valeur" entre l'avis des experts et ceux considérés comme non experts. Il esquisse donc un tableau général qui prend la forme d'un quadrilatère avec, aux quatres extrémités, les décideurs, les experts, le corps social et les médias. Le rôle-clé étant ici selon lui laissé aux "faiseurs d'opinion".

 

Brechet va alors passer en revue différents domaines d'expertise avec autant d'exemples commentés et... des commentaires qui sont autant de "perles"!

 

Pour lui, dans chacun de ces domaines, il sera finalement question d'avis d'experts officiels injustement dévalorisés par rapport à "des expertises autoproclamées se nourrissant d'une méfiance complaisamment entretenue."

 

En introduction de cette énumération de domaines où les experts officiels ont été contestés, on peut lire:

 

"Tout comme on peut voir dans Hiroshima le péché originel d'où découle la défiance vis-à-vis du progrès, l'affaire du sang contaminé est emblématique de la perte de crédibilité des experts. [...] Il en ressort dans l'esprit du public que les médecins se sont trompés (ou pire les ont trompés), que les intérêts financiers se moquent des besoins vitaux de la population, que le politique est influencé par ces intérêts, et que, heureusement, les journalistes sont-là pour dire le vrai! A dater de ce moment, le politique ne "prendra aucun risque": en cas de doute, même si toutes les expertises reconnues plaident pour une décision, il suffira qu'une "expertise parallèle" rendue visible dans les médias, dise le contraire pour que la décision de moindre action soit prise."

 

Incroyable n'est-ce pas d'oser affirmer cela, alors que si on prend le cas des politiques vaccinales lancées tous azimuts sans aucune preuve scientifique de leur innocuité à court, moyen ou long terme et sur base d'essais cliniques biaisés recourant aux faux placebos, on peine à croire que le politique n'a pas pris de risque et ne continue pas à en prendre en faisant la sourde oreilles aux innombrables "expertises parallèles" qui émergent du monde entier!!

 

Vient alors la présentation surréaliste de l'affaire du vaccin hépatite B (mais bon, comment s'en étonner, parmi les relecteurs et remerciements... Jean-François Bach de l'Académie de Médecine qui tient le même genre de points de vue que le Pr Marc Girard, autre Académicien, des gens pour qui l'aluminium vaccinal ne pose aucun problème, aucune étude scientique n'attestant du moindre danger etc etc):

 

« Le problème de la vaccination obligatoire est emblématique de la rationnalité politique: dès le XVIII ème siècle, Daniel Bernouilli estimait, par la probabilité de contracter la variole par l'inoculation, et par le nombre de morts avérés, qu'il était rationnellement justifié, malgré les risques, de vacciner la population. Cette pierre de touche de la rationalité politique a été durement atteinte dans l’affaire de la vaccination contre l’hépatite B. Cette maladie sexuellement transmissible cause environ 1000 décès par an en France. Le ministère a souhaité, dès que cela a été scientifiquement possible, une vaccination systématique avant l’adolescence. Dès cette idée avancée, le bruit a couru qu’il y avait collusion entre le gouvernement et l’industrie pharmaceutique. En 1994, une patiente développa une sclérose en plaques après avoir été vaccinée. Pour en tirer le moindre renseignement, il eut fallu une étude épidémiologique mettant en évidence une corrélation entre la sclérose en plaques et la vaccination. Mais le soupçon de collusion était là, et le cas effrayant pouvant faire du tirage journalistique aussi….Il n’en fallut pas plus pour alimenter la polémique… Fut créée en 1997 une association de victimes du vaccin contre l’hépatite B, puis fut décidée par le ministre de la santé la suspension de la vaccination. Divers procès condamnant, qui l’état, qui un laboratoire pharmaceutique , donnent force de loi à ce qui n’était qu’un soupçon. Pourtant, selon une recherche de 2001, « Aucune des études cas-témoins sur les atteintes démyélinisantes ne montrait de sur-risque significatif imputable au vaccin »…et l’abandon de la vaccination obligatoire conduira mécaniquement à quelques centaines de décès par an. »

 

Etrangement, Yves Brechet d'indique pas que la vaccination de la moitié de la population française n'a permis strictement AUCUNE réduction de la mortalité mais qu'au passage, pour ne parler que des seuls cas de scléroses en plaques, elle les a fait passer de 20 000 à 80 000 cas de part et d'autre de la vaste campagne vaccinale!

 

De même, Yves Bréchet devait être sur Mars quand la presse a révélé la teneur d'une note interne de Sanofi Pasteur dans les années 90' disant que "sur le marché des vaccinations, les adolescents sont un segment très porteur, il faut dramatiser... faire peur avec la maladie." ou encore, quand un représentant des pharmas a avoué:

 

« En France, nous avons eu la chance de tomber sur Philippe Douste-Blazy, un ministre de la Santé dynamique. Nous sommes allés le voir et il a compris du premier coup qu'il y avait un problème de santé publique", a expliqué Alain Aufrère, responsable de la communication du laboratoire SmithKline-Beecham. Relevons qu'à l'époque le patron de SmithKline-Beecham, Bernard Mezuré, était aussi le président du SNIP, le Syndicat national des industries pharmaceutiques. Une partie de la campagne législative de DousteBlazy a été payée par les laboratoires Pierre Fabre et le SNIP, dont le président, également patron de SKB, est une relation du secrétaire d'État. Ces versements à hauteur de 50 000 francs, avec déclaration au journal officiel, sont légaux. […] Il est de notre devoir d'aider les professionnels de la santé à devenir nos représentants au Parlement ', expliquait Bernard Mezuré ».

 

Oser affirmer l'absence de sur-risque d'atteintes démyélinisantes tout en s'arrêtant à 2001 est évidemment peu honnête et contraire à la vérité scientifique. Les propos du pédiatre français Le Houezec, du Revahb, en réponse aux inepties de Pierre Bégué, autre Académicien, peuvent ici être repris mot pour mot:

 

Parmi les études épidémiologiques qui ont été menées en France et à l’étranger sur les liens entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition ultérieure d’une sclérose en plaques ou d’une maladie démyélinisante, trois d’entre elles n’ont pas dû être lues attentivement par Yves Bréchet puisqu’elles démontrent au contraire un lien de causalité très probable.

La première a été commanditée par le système de pharmacovigilance français (AFSSAPS devenue ANSM)([1])  La comparaison du nombre de cas observés et du nombre de cas attendus  a mis en parallèle  le  nombre de cas notifiés à la Pharmacovigilance de premiers épisodes d’atteintes démyélinisantes centrales et le nombre de cas attendus sous l’hypothèse de l’absence de relation entre la vaccination contre l’hépatite B. Les cas recensés étaient des adultes qui avaient présenté un épisode de démyélinisation centrale dans un délai maximal de 60 jours après une injection de vaccin entre le 1 janvier 1994 et le 31 décembre 1996. L’estimation du nombre de cas attendus (avec une hypothèse d’une prévalence de 60 démyélinisations pour 100 000 habitants) est de 102,73. Ce nombre est à comparer aux 111 cas observés en réalité qui lui était donc supérieur mais pas suffisamment significatif sur le plan statistique. Cependant une étude complémentaire([2]) a confirmé un facteur de sous-notification  des cas recensés  compris entre 2 et 2,5. Ce facteur de sous-notification des observations à la pharmacovigilance permettait aux auteurs du rapport d’écrire « Ainsi, la combinaison de ces deux études suggère un nombre réel de cas significativement supérieur au nombre de cas attendus ».

La seconde étude significative est celle de M. Hernan ([3]) publiée en 2004, réalisée par un épidémiologiste américain renommé sur une base de données de la population britannique adulte. Il s’agit d’une étude cas/témoins comparant 163 personnes porteuses d’une sclérose en plaques et 1604 témoins. En reprenant les antécédents vaccinaux de ces deux populations, l’auteur met en évidence un risque multiplié par 3,1 de voir survenir une SEP dans les 3 années qui suivent une vaccination contre l’hépatite B. […]

La troisième étude, celle de Y. Mickaeloff ([4]) publiée en 2009 concerne une cohorte (« KIDSEP ») de 349 enfants et adolescents recensés par les services de neuro-pédiatrie français pour être porteurs d’une démyélinisation apparue entre les années 1994 et 2003. Cette cohorte a été comparée à une population 2941 témoins appariés. Le résultat global ne montre pas de différence de fréquence entre ces deux populations en ce qui concerne la fréquence d’une injection d’une vaccination anti-hépatite B dans les 3 années qui précèdent l’apparition des signes neurologiques. Par contre, l’étude d’une sous-population, ayant reçu tous les vaccins conseillés en plus de celui de l’hépatite B, montre que la précession d’une vaccination par Engérix B multiplie le risque par 2, 77 de voir apparaitre une SEP au-delà d’un délai  de 3 années après l’injection.

Les autres études épidémiologiques concernant l’étude des liens entre vaccination et SEP chez l’adulte n’ont pas démontré de données  significatives entre les deux évènements. Que ce soit l’étude de E. Touzé, de Zipp, d’Asherio  ou de Destephano. Il s’agissait cependant d’études sûrement plus « sérieuses » aux yeux d’Yves Bréchet, probablement parce qu’elles avaient reçu des subventions financières des laboratoires SKB pour les deux premières, Merck pour la troisième et GSK pour la dernière…

Quant au caractère purement franco-français de ces problèmes neurologiques post-vaccinaux mis en avant par Yves Bréchet, il doit être lié à la sélection spécifique des articles qu’il s’autorise à lire. Rappelons que l’étude M. Hernan hautement significative sur le plan statistique a porté sur un échantillon de la population Britannique. D’autres études étasuniennes sur les données des déclarations faites auprès du VAERS américain (organisme public de déclaration volontaire des personnes ayant présenté une complication post-vaccinale). L’une d’entre elles[5] montre ainsi que le risque relatif de voir survenir une SEP chez les personnes ayant reçu un vaccin contre l’hépatite B est 5,2 fois plus élevé que dans une population témoin représentée par des déclarations de personnes n’ayant reçu qu’un seul vaccin antitétanique.

De multiples publications internationales[6] ont de plus décrit ponctuellement des cas de pathologies neurologiques connues depuis l’année 1991, donc bien avant l’alerte lancée à ce sujet en France par les Neurologues du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière[7] auprès de la Pharmacovigilance française, un peu avant le lancement de la campagne de vaccination généralisée.


[1] A. Fourrier, B. Bégaud,  Service de pharmacologie de Bordeaux “Hepatitis B vaccine and first episodes of central nervous system demyelinating disorders : A comparison between reported and expected number of cases ” British J. of clinical Pharmacology 2001 ; 51 : 489

[2]  D. Costagliola, INSERM SC4 et Afssaps.  Etude capture-recapture. http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/b460abed4a9a61d8dad78d4364033354.pdf

[3] HERNAN MA., JICK SS., OLEK MJ., JICK H. “Recombinant hepatitis B vaccine and the risk of multiple sclerosis” Neurology 2004 ; 63 : 638-642

[4] MIKAELOFF Y, CARIDADE G, SUISSA S, TARDIEU M. “Hepatitis B vaccine and the risk of CSN inflammatory demyelination in childhood” Neurology 2008 http://www.neurology.org/cgi/content/abstract/01.wnl.0000335762.42177.07v1

[5] GEIER D.A, GEIER M.R. A case-control study of serious auto-immune adverse events following hepatitis B immunization. Autoimmunity 2005 ; 338 : 215-281

[6] HERROELEN L. DE KEYSER J. EBINGER G.  Central-nervous-system demyelination after immunisation with recombinant hepatitis B vaccine. Lancet . 1991  (338) : 1174-1175

NADLER JP. Multiple sclerosis and hepatitis B vaccination. Clin infect Dis 1993, 17 : 928-929

KAPLANSKI  G. Central nervous system demyelination after vaccination against hepatitis B and HLA haplotype. J. Neurol Neurosurg Psychiatry 1995, 58 : 758-759

[7] GOUT O. Central nervous system demyelination after recombinant hepatitis B vaccination: report of 25 cases. Neurology 1997, 48 (Suppl.) : A424

 

Par la suite, Yves Bréchet donne vraiment le ton: pour lui l'abandon de la vaccination scolaire anti-hépatite B est aussi déraisonnable que "les mesures coûteuses et inutiles pour juguler la panique liée à l'encéphalopathie spongiforme bovine" (ou maladie de la vache folle). Mais ce n'est pas tout, pour cet homme, c'est aussi le même scénario de panique inutile vis-à-vis des OGM dont 60% des citoyens ne veulent pas mais dont il déplore très vivement l'interdiction de plusieurs d'entre eux "au nom du principe de précaution". Il estime en outre aussi que les législations en matière d'ondes électromagnétiques (déjà bien trop laxistes!) sont trop drastiques et qu'elles constituent en fait "un déni pur et simple  de ce qui est communément admis par tous les experts compétents." Cerise sur le gateau, cet Académicien revient aussi sur Tchernobyl et sur le nombre de victimes occasionnées. Ses propos, aussi scandaleux qu'ils soient, méritent cependant d'être repris tant ils sont évidemment emblématiques de ce déni dramatique de ces experts qui ne peuvent finalement s'en prendre qu'à eux-mêmes pour avoir réussi à se disqualifier de facto, aussi sûrement:

 

"Un exemple intéressant est celui du nombre de victimes de l'accident de Tchernobyl. Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe, les cas sont clairement documentés: sur les 600 "sauveteurs", on en dénombre 237 hospitalisés pour syndromes d'irradiation grave, et 47 en mourront. Sur les 530 000 "liquidateurs", la moyenne des doses reçues est de 100 mSv, on estime à 2200 le nombre de cancers excédentaires induits dans cette population. Au maximum, et avec des hypothèses particulièrement pessimistes (notamment en supposant une relation linéaire et sans seuil entre la dose et l'accroissement du risque de cancer, qui est très probablement inexacte.), on arrive à une estimation de 7000 cancers excédentaires dans le reste de la population, que toutes les "expertises officielles" s'accordent à considérer comme excessive. 7000 morts est toujours impressionnant. Mais ce chiffre n'a de sens que comparé aux cancers "naturels" attendus dans la même période d'une soixantaine d'années: 1,2 millions parmi l'ensemble de la population concernée. Et si on s'en tenait aux prédictions claironnées à l'époque par les experts autoproclamés de la CRIIRAD, c'est à 500 000 morts excédentaires qu'on devait s'attendre. La dernière estimation publiée de Greenpeace est de 90 000 décès en appliquant à l'ensemble de la planète les relations dose/effet, chiffre que l'organisation se garde bien de comparer aux 2 milliards de cancers "naturels" attendus sur la même population dans la même durée. On voit sur ce cas à la fois la stratégie de désinformation, l'utilisation de "lois" en dehors de leur domaine de validation, la disqualification des expertises officielles, de façon directe dans le cas des responsables en France, de façon indirecte en accusant l'OMS d'être, Dieu sait pourquoi, à la solde du lobby du nucléaire. [...] Au passage, l'OMS est disqualifiée aux yeux de la CRIIRAD en raison de son accord passé avec l'AIEA (= Agence internationale de l'Energie Atomique)."

 

Ce qui rend Yves Brechet plus que ridicule, c'est que des médecins de l'OMS ont, eux aussi, dénoncé  cet accord éminemment criticable avec l'AIEA, puisque l'OMS n'a pas l'autorisation de tenir le moindre discours sur les risques nucléaires sans avoir eu l'accord préalable de l'AIEA! Voici à ce sujet ce que l'on pouvait lire sur la page Wikipedia de l'OMS:

 

Collusion avec l'AIEA:

 

Les docteurs de l'Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, Michel Fernex (ancien médecin de l’OMS) et Youri Bandajevsky dénoncent l'accord entre l'OMS et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), entré en vigueur le 28 mai 1959 par la résolution WHA12.40[18]. Selon eux, cet accord minimise les risques de la radioactivité pour la santé publique[19],[20].

 

En particulier, les actes des conférences de Genève en 1995 et de Kiev en 2001, sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, n'ont pas été publiés[21]. Le Dr Hiroshi Nakajima, directeur général de l'OMS de 1988 à 1998, a notamment déclaré à la télévision suisse que ces documents avaient été censurés à cause de l'accord avec l'AIEA[22].

 

Plusieurs manifestations ont eu lieu devant le siège de l'OMS pour demander la révision de l'accord avec l'AIEA. Depuis le 26 avril 2007, le collectif Independent WHO manifeste chaque jour devant les bâtiments de l'OMS à Genève[23].

 

 

Chose étrange, c'est que la page Wikipedia de l'OMS a visiblement été reliftée depuis l'année passée et ils ont gommé le nombre de morts directs que l'OMS attribuait à Tchernobyl: 56, à comparer aux 50 000 à 150 000 morts estimés par le Ministère ukrainien dans un document de 1995! Ce précédent de Tchernobyl, couplé à l'accord avec l'AIEA suffit donc amplement à expliquer les propos faussement rassurants tenus par l'OMS au sujet de l'accident de Fukushima. Pour rappel, c'était par la bouche du même porte-parole, Grégory Hartl, que l'agence onusienne jurait ses grands dieux qu'elle n'avait rien à cacher au sujet du H1N1 et qu'elle s'était vraiment adjointe les meilleurs experts possibles sur le sujet!!

 

Brechet évoque alors les reproches faits aux experts, après avoir caricaturé sans le citer nommément, l'avocat Jean-Pierre Joseph, en tant qu' "expert autoproclamé". Mais surtout, il écrit à la suite:

 

"Sans doute (Jean-Pierre Joseph) ne touche-t-il que des individus isolés, sans porter de préjudice majeur à la politique de santé publique, mais il est inquiétant de trouver des organisations et non des individus, qui ont une audience largement plus importante, notamment via une légitimation par les médias, qui procèdent de façon très similaire pour disqualifier l'expertise "officielle". On y retrouve pêle-mêle le soupçon de dépendance, d'influence voire de collusion avec les lobbys industriels, le mythe de la "science officielle qui empêche une "parole indépendante" de s'exprimer, et enfin, la propension à se vêtir d'oripeaux scientifiques en faisant usage d'un vocabulaire suffisamment technique pour "avoir l'air" scientifique."

 

Pour Brechet donc, qui enrage littéralement, ça se sent, que le principe de précaution ait été inscrit dans la Constitution française (bien que cela ne soit jamais ou quasi jamais appliqué toutefois!), il n'y a donc aucune collusion, la presse est parfaitement indépendante et contribuerait même à diaboliser les experts officiels alors qu'elle leur déroule pourtant en permanence le tapis rouge.

 

Mais comment se fait-il alors, si la Science officielle est si indépendante qu'il le prétend et si la vaccination relève bien de la Science et non du dogme, que le Pr Marc Tardieu, dont la publication de 2008 avait attesté d'un sur-risque significatif de sclérose en plaques pendant 3 ans chez les enfants vaccinés avec l'Engerix B, ait été "interdit de conférence de presse" selon Libération du 14 octobre 2008?

 

Sur la question des conflits d'intérêts aussi, les propos de Brechet sont presque "savoureux'" car là aussi il dit à quel point il pense que cette question est exagérée et presque inconvenue, tant celle-ci n'influencerait pas le raisonnement pur des experts concernés! Ainsi, pour lui, déclarer les conflits d'intérêts règle la question. Et ce n'est pas parce que des experts ont des conflits d'intérêts que, pour autant, leur avis devrait être rejeté.

 

"Le conflit d'intérêts est un problème, et la déclaration honnête des situations pouvant donner lieu à conflit d'intérêt est un pré-requis d'une expertise crédible. Il ne s'en suit pas pour autant que l'avis de scientifiques travaillant dans le nucléaire doive être rejeté comme systématiquement biaisé, ou que les immunologistes doivent être exclus de la réflexion sur les vaccins. L'importance, à mon avis excessive et très largement médiatisée, donnée au "conflit d'intérêts" relève d'une confusion des genres. Une expertise n'est pas un témoignage, c'est un raisonnement.  Ce raisonnement est soumis à l'ensemble de la communauté scientifique qui peut le valider ou l'invalider. Les "briques constitutives" de ce raisonnement sont peut-être accessibles aux experts seuls, mais l'enchaînement du raisonnement doit être compréhensible à minima pour le décideur, et idéalement par tout citoyen qui ferait l'effort intellectuel nécessaire. Extraire la recommandation du raisonnement qui y conduit, est la négation même de la démarche d'expertise, dans sa composante proprement scientifique. Le "conflit d'intérêts potentiel" doit être explicité, mais la valeur de la recommandation ne repose que sur le raisonnement. Mettre la question du conflit d'intérêts au centre de la notion d'expertise est un non sens extrêmement dommageable en ce qu'il prive l'expertise de sa substance même qui est le raisonnement (que l'on peut remettre en cause), pour lui substituer un argument d'autorité qui s'appuie exclusivement sur la confiance en un témoignage. Cette confusion est de la pure paresse intellectuelle car elle dispense de suivre pas à pas un raisonnement, et prétend se satisfaire d'une enquête sur l'origine de ce raisonnement. C'est cette confusion qui a conduit aux expertises dites "indépendantes" qui insistent sur la "pureté de la source" (pureté autoproclamée) plutôt que sur la rigueur du raisonnement."

 

Yves Brechet n'a pas dû lire suffisamment en psychologie sociale pour savoir qu'il est psychologiquement impossible d'expertiser SANS A PRIORI un sujet si l'expert à des liens d'intérêts. Son raisonnement en sera automatiquement pollué, même s'il ne le veut pas, de façon inconsciente, car il y a une notion de réciprocité inévitable qui va se créer entre l'expert et ceux avec qui il est lié. Selon la revue belge d'Evidence Based Medicine Minerva, tout conflit d'intérêts quel qu'il soit, "interfère avec le jugement clinique et nuit à l'intérêt des patients". Cette revue estime en outre que la seule déclaration d'intérêts ne suffit bien sûr pas à en supprimer les effets délétères!

 

Le problème des immunologistes en ce qui a trait aux vaccins méritait d'être soulevé. Hélas, une immunologiste comme Tetyana Obukhanych, a statistiquement moins de chance d'être entendue par le reste de la communauté scientifique ou par les médias car elle a osé remettre en cause l'idéologie ambiante. La communauté scientifique n'est pas non plus une entité neutre de validation de l'avis de tel ou tel expert! Elle agit aussi comme couperet péjoratif pouvant drastiquement diminuer les chances de publication. Et voilà donc comment on tourne en rond et comment la "Science" peut littéralement rancir dans ses propres illusions auto-entretenues. Nier que la Science est véritablement prostituée, c'est véritablement s'aveugler, et l'exemple du Pr Tardieu cité supra n'est évidemment qu'un cas sur beaucoup d'autres. Songeons aussi au cas des scientifiques Shaw et Tomljenovic de l'Université de Colombie-Britannique de Vancouver... à peine avaient-ils fait quelques publications SCIENTIFIQUES pour dénoncer la toxicité inacceptable de l'aluminium dans les vaccins, que certains grands pontes de leur Université en appelaient à la censure, à des sortes de mesures de rétorsion par rapport à des colloques d'information futurs auxquels ils comptaient participer dans l'enceinte de l'université etc etc.

 

On se trouve donc face à des gens qui raisonnent avec une logique commerciale, même s'ils ne s'en rendent même plus compte. Alors, c'est sûr qu'il n'est certainement pas de leur intérêt que des citoyens aillent au-delà de leur prétendu enchaînement logique de raisons mais aillent jusqu'à décortiquer la valeur même de leurs "briques constitutives", qu'ils espéraient pourtant bien discrètes et bien hermétiques. En fait, ce sont ces mêmes gens-là qui sont en permanence dans les arguments d'autorité, qui reconnaissent aussi qu'ils sont au moins partiellement là-dedans vis-à-vis des décideurs, et qui arrivent encore à prétendre que la remise en cause de leurs conflits d'intérêts serait inopportune parce que ça reviendrait à... "priver l'expertise de sa substance même qui est le raisonnement pour lui substituer un argument d'autorité qui s'appuie exclusivement sur la confiance en un témoignage." Yves Brechet est donc habile pour l'écriture mais surtout pour noyer le poisson: accuser les autres d'être dans l'argument d'autorité, par pure projection en fait!

 

Cet auteur accuse aussi les diverses associations citoyennes indépendantes d'être dans le militantisme, de recourir à des courriers aux officiels, de faire des pétitions etc... comme si les experts en cols blancs n'étaient pas, eux aussi, dans une forme, certes plus subtile de militantisme, pour défendre leurs intérêts financiers personnels qui se trouvent être aussi, comme par hasard sans doute, ceux des industriels auxquels ils sont liés! Bréchet tend à faire croire que ces actions répondraient à un besoin de légitimation, alors que ces démarches sont au contraire un véritable cri d'alarme dans un monde où il ne reste plus vraiment d'autre solution!

 

Yves Brechet se trouve, sans même s'en rendre compte, dans un degré tel d'incohérence qu'on pourrait presque le qualifier d'expert en contradictions, puisqu'après avoir prétendu qu'il suffisait pour un scientifique de soumettre ses thèses à l'ensemble de la communauté scientifique qu'il dépeint, évidemment à tort, comme ouverte au débat et à l'analyse par les pairs, il rejette d'emblée les scientifiques qui ONT FAIT LE CHOIX de rejoindre ces associations citoyennes, estimant les causes défendues comme scientifiquement dignes de l'être, en les assimilant à des "opportunistes" ou des "lâches" qui auraient finalement succombé au "besoin pathologique de plaire à une opinion inquiète de tout."

 

Aussi, chaque personne qui ne semble pas être en phase avec ses vues et qui fait partie d'une expertise que CE monsieur-là qualifie d'"expertise parallèle", est donc dénigré de facto et assimilé à un opportuniste et à un lâche. C'est vraiment ce qui s'appelle de la vraie paresse intellectuelle pour le coup! Mais avec ce genre d'experts, on est sans cesse rappelés à l'histoire de la paille et de la poutre. Au cours de l'Histoire aussi, les scientifiques qui n'étaient pas d'accord avec Jenner étaient conspués, dénigrés et insultés. Et ce fut pareil avec Pasteur. Ce fut en fait pareil dans toutes les questions scientifiques à gros enjeux commerciaux en fait. Le moins donc que l'on puisse dire est donc que cet Académicien aurait bien des heures à rattraper en Histoire des Sciences et de la Médecine!

 

Pour cet Académicien, les contestataires des expertises officielles seraient opposés au progrès de la Science. Il avance de façon trop téméraire et simpliste à nos yeux: "Il n'est point besoin d'être un scientiste endoctriné pour constater que l'espérance de vie augmente régulièrement et que le confort de vie est accru."

 

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En réalité, l'espérance de vie va régresser sous les assauts des pollutions chimiques et médicales diverses et variées, et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, en Belgique, 80% des gens de plus de 65 ans ont au moins une maladie chronique et si 85% des plus de 75 ans en ont au moins trois! Cela doit être ça, pour cet homme sans doute, "l'accroissement du confort de vie"...

 

Pour en revenir au titre initial de cet article "Les grands experts sont dans leurs petits souliers". On ne saurait mieux dire, les autres extraits de Brechet le laissant plus que transparaître car nous voici déjà à sa rubrique "solutions proposées" en somme, pardon "contrefeux proposés":

 

"Le coeur du problème apparaît dans la perte de confiance dont la science est actuellement l'objet. [...] Le terreau dans lequel se développe cette épidémie de disqualification est ce que Maurice Tubiana appelle le "précautionnisme". Cette forme de sénilité de nos sociétés gavées d'informations mal digérées a pris une ampleur sans précédent par la popularisation du "principe de précaution" dans sa version "dure" inscrite dans la Constitution: la possibilité d'interdire toute innovation dont on n'aurait pas prouvé de façon indubitable la totale innocuité.

 

Le rôle central des faiseurs d'opinion que sont les médias, écrit-il encore, est une composante majeure de cette dégradation du statut de l'expertise. Les remèdes à porter relèvent d'un travail de fond, et dans la durée. On peut les classer en trois catégories: la formulation de l'expertise, l'accès aux experts, et la formation à la réception de l'expertise."

 

Pour lutter contre ce qu'il appelle le "syndrome du demi-savant", Brechet trouve l'idée excellente de jumeler les parlementaires avec des scientifiques des Académies ou sans doute préalablement adoubés par elles. Il écrit d'ailleurs "Il est peut-être utile de réflechir au rôle que pourraient jouer les Académies pour rendre l'expertise "lisible" par le politique."

 

Quand on sait les positions invraisemblables et même totalement irresponsables d'une Académie comme l'Académie de Médecine au sujet de divers scandales de santé publique (minimisation systématique des dangers avec les dioxines, l'amiante en son temps, les OGM, les ondes électro-magnétiques, les vaccinations, la sur-exposition aux rayonnements ionisants etc, tel qu'évoqué entre autres dans le livre du Dr Geneviève Barbier et Armand Farrachi), on ne peut évidemment que grincer des dents et même... crier au secours!

 

Mais évidemment, ces gens-là espèrent à l'avenir, mieux "préparer le public à recevoir l'expertise", il est clair que si on le formate, et ce depuis le plus jeune âge (l'auteur souhaite cela le plus tôt possible, dès l'école) à ne pas contester les expertises officielles parce que celles-ci, si elles ont le "label officiel" seraient forcément acceptables, on va arriver à accroître la docilité du public et mener l'humanité droit dans le mur dans la plus grande indifférence des apprentis-sorciers.

 

Dans cette course effrénée à mieux endoctriner le public récalcitrant, internet constitue sans surprise un obstacle de taille (on l'a déjà vu récemment avec le voeu des vaccinalistes de censurer Google ou d'opérer via ce système un filtrage ou un appel à la méfiance):

 

" Mais il serait dangereux d'oublier l'influence de sources "non structurées" d'informations, que constitue internet. Gérald Brenner a montré avec humour dans une conférence de la même série comment internet pouvait être un véhicule redoutablement efficace pour l'irrationalisme. Le web, par sa nature même, n'est pas contrôlable. Par leur fonctionnement, des outils comme Wikipedia, rassemblent le meilleur comme le pire, sans garantie de valeur scientifique. Les sites "militants" se vêtent des oripeaux de la scientificité. Le mieux que l'on puisse faire vis-à-vis du web est une éducation à la méfiance..."

 

Comme si le premier des civismes de nos jours n'était pas une éducation à la méfiance vis-à-vis de ces experts sentant que leur pouvoir d'antan leur éhappe! Présenter internet de façon indistincte comme devant inspirer la méfiance est insensé à partir du moment où les grandes institutions, qui semblent visiblement inspirer la confiance de cet homme de par leur simple label d'officialité,  y sont aussi. Nous le disions déjà plus haut, cet homme est fortement incohérent donc.

 

Brechet poursuit alors ses réflexions sur les solutions à apporter.

 

"Reste le problème des médias. C'est une question difficile, et malheureusement centrale dans le problème de la disqualification des experts. Le traitement des faits scientifiques comme des faits d'actualité conduit le journaliste à "vérifier ses sources", ce qui est bien évidemment une bonne chose. Mais cela le conduit aussi à considérer les "expertises parallèles" sur le même plan que les "expertises scientifiques."

 

Finalement, c'est donc très facile: pour Brechet, des scientifiques au coeur de ce qu'il appelle "des expertises parallèles" ne seraient tout bonnement plus des scientifiques. Voilà la force de son raisonnement face à un point de vue opposé qui le dérange et lorsque certains scientifiques ont osé franchir SA ligne rouge arbitraire qu'il ne faut surtout pas oser franchir en se rapprochant de collectifs citoyens fiables, sincères et déterminés! Ces propos de Brechet témoignent à quel point celui-ci souhaiterait une disponibilité de 100% des médias pour les seules vues officielles au détriment de toutes les vues dissidentes qui, alors qu'elles sont déjà largement sous-représentées depuis des décennies dans les médias sur des tas de sujets, lui paraissent encore "sur-représentées"... un comble donc!

 

Dans cette optique, il verrait donc bien le recours systématique des médias à un réseau d'experts triés sur le volet et en lien avec les Académies, dont on connaît étrangement toujours d'avance le genre de positionnements sur tous les sujets dits "scientifiques" à enjeux commerciaux... Tout ceci rappelle en fait les suggestions du Haut Conseil de Santé publique pour promouvoir les vaccinations: former les journalistes et les faire participer à la promotion de la vaccination, leur faisant perdre ainsi tout ce qui aurait pu rester de leur prétendue indépendance!

 

Le peuple, les journalistes sont en fait perçus par l'auteur comme des gens insuffisamment éduqués.

 

"Ce n'est pas simplement en contrecarrant ponctuellement les sottises véhiculées par des officines qui construisent des argumentaires en fonction des conclusions recherchées plutôt qu'une analyse des faits observés, que l'expertise scientifique se relèvera de son discrédit: elle n'a pas les mêmes objectifs, ni les mêmes méthodes que les désinformations auxquelles elle s'oppose. C'est dans le long terme que l'on peut construire les contrefeux indispensables. Ils doivent porter sur la formation du citoyen, de ses représentants, et des journalistes. Cette formation doit porter sur la nature de la démarche scientifique plus que sur le détail des contenus. [...] On peut craindre que nous en soyons arrivés à l'époque des "demi savants" que fustigeait Blaise Pascal.[...] Si tel est le cas, on peut espérer que la disqualification de l'expertise puisse être combattue par l'éducation."

 

Marrant ce que prétend Bréchet car voici ce qu'a déclaré le Dr Dominique Dupagne, qu'on ne peut absolument pas accuser d'être "anti-vaccin",  lors de son audition lors de la Commission d'Enquête sur la grippe A, en mai 2010: "En matière de vaccination, la France ne fonde pas ses stratégies sur l'information disponible mais fabrique l'information qui valide ses stratégies."

 

Quant à la conclusion de Brechet, elle dénote une sorte d'autoritarisme inquiétant (voir déjà à ce sujet cet article sur un chercheur de l'INSERM qui n'était lui non plus pas tellement en faveur d'une Science démocratique..):

 

"Cette confusion entre le droit de participer à la décision et la possibilité de disposer de la connaissance est une conséquence indirecte de la subordination de la décision à la connaissance et du hiatus entre cette subordination et la légitimité démocratique du processus décisionnel. Cette disqualification de l'expertise conduit à l'émergence de structures "d'expertises indépendantes" qui n'ont pas de système de "critique par les pairs" qui est le garant de la qualité scientifique et technique d'une compétence. [...] Si nous sommes face seulement à un déficit de formation ou d'information, la situation est grave, mais elles n'est pas désespérée. Mais est-ce simplement cela qui explique l'actuelle disqualification de l'expertise? On peut hélas craindre qu'une dévalorisation de la notion même du progrès soit à la racine du phénomène."

 

C'est absolument crédible... des gens auraient donc un intérêt quelconque à s'opposer au Progès... mais oui, bien sûr! A moins que ce que ce Monsieur qualifie de Progrès ne le soit que pour une minorité au détriment d'une majorité et qu'il s'agisse surtout de progrès financier? Ou bien que ce Progrès consisterait selon lui en la possibilité pour des "demi- savants" de pouvoir disposer d'un vaste réseau de cobayes humains gratuits pour tester leurs "brillantes innovations"?

 

Car cette personne (visiblement en faveur de vaccinations obligatoires au nom de la soi-disant "rationnalité politique" sic!) tacle ceux qui ont envie de porter un bracelet en cuivre ou de recourir à certaines plantes à l'action anti-cancer mais oublie l'essentiel: ces personnes, elles, au moins, n'ont pas la prétention, d'

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans MANIPULATION MENTALE
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:12

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Loin de s'émouvoir des milliers de cas d'effets secondaires graves qui surviennent chaque année dans l'Union Européenne suite aux vaccinations incessantes infligées aux citoyens et qui impactent évidemment sévèrement leur qualité de vie et leur capacité de travail, l'U.E veut en réalité VACCINER UN MAXIMUM DE GENS CONTRE UN MAXIMUM DE MALADIES, point barre!

 

Et peu importe si cela fait plus de tort que de bien, ces technocrates-là ne veulent surtout pas le savoir!  D'ailleurs c'est clair, le sujet des risques graves des vaccins n'est jamais évoqué, ni en fréquence, ni en gravité dans leurs meetings dispendieux.

 

Pour la Commission, tel qu'on peut le voir sur son site, "certains vaccins demeurent sous-estimés et sous-utilisés": ah bon, lesquels? On croûle déjà sous les vaccins, à fortiori les petits nourrissons à peine sortis du ventre de leur mère...

 

La Commission écrit encore sur son site ce à quoi elle contribue au niveau européen:

 

Au niveau européen

 

Afin d'aider les pays de l'UE à maintenir ou à augmenter les taux de vaccination contre les maladies pouvant être évitées par ce moyen, la Commission européenne s'emploie à:

 

favoriser l'introduction des vaccins contre le cancer du col de l’utérus;

 

promouvoir la vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes risquant de tomber gravement malades si elles attrapent la grippe («groupes à risque»). La recommandation du Conseil du 22 décembre 2009 exhorte les États membres à s'engager, d'ici l'hiver 2014/2015, à vacciner chaque année 75 % des groupes à risque contre la grippe saisonnière;

 

encourager les pays de l'UE à faire en sorte que les principaux vaccins contre les maladies infantiles soient administrés au plus grand nombre d'enfants possible. 

 

La Commission européenne a également aidé les États membres à élaborer une stratégie de vaccination contre une pandémie de grippe H1N1(souvent appelée «grippe porcine»).

 

Cette instance NON ELUE, et financée avec l'argent des contribuables européens, promeut donc le gaspillage de ces mêmes deniers publics avec l'achat de vaccins dangereux et peu recommandables contre les HPV, comme en attestent des dizaines de publications scientifiques rigoureuses (la publication de Shaw et Tomljenovic fin décembre 2011 dans Annals of Medicine constitue une méta-analyse, passant ainsi en revue plus d'une centaine d'études scientifiques mais, par idéologie, de telles instances se refusent bien sûr à les prendre en compte!)

 

Pour la grippe, c'est amusant de voir qu'on évoque cette recommandation du Conseil européen de fin 2009 exhortant les Etats membres à vacciner au moins 75% des individus dits "à risque", alors qu'il se trouve justement que l'actuel président permanent du Conseil européen, Mr Herman Van Rompuy, ne s'était pas fait vacciner contre la grippe selon son dossier médical électronique consulté par des médecins néerlandophones cette même année, bien qu'il figurait déjà à son âge parmi les gens dits "à risque" (= rappelé dans l'émission Mise au Point de la RTBF le 1er novembre 2009). C'est là bien la preuve que ces gens ne s'appliquent certainement pas à eux-mêmes les recommandations hasardeuses qu'ils voudraient imposer au monde entier!

 

Pour les enfants, c'est pareil, alors que leur état de santé ne cesse globalement de se dégrader avec une explosion des maladies chroniques, neurologiques, des cancers, sans parler de l'auto-immunité et des allergies, l'U.E encourage aveuglément et sans aucune étude à long terme, à les vacciner A TOUT PRIX contre un maximum de maladies... là encore, faire du chiffre, bien plus que promouvoir la santé! 

 

Cette véritable obnubilation vaccinale pathologique devient de plus en plus patente aux yeux des parents qui comprennent qu'il s'agit en fait de vacciner tout ce qui bouge, sans plus être du tout dans le champ de la Science, hélas. La vaccination y a-t-elle en fait jamais été quand on songe aux ficelles employées pour faire accepter à tout prix les vaccins, comme par exemple le recours systématique à de faux placebos dans les essais cliniques de vaccins, ce qui biaise donc en fait toute l'évaluation possible de leurs effets secondaires dans un esprit par définition anti-scientifique et obscurantiste?

 

Et il faut dire que ça va loin, leurs stratégies de vaccination. Ainsi, pour poursuivre la lubie d'élimination de la rougeole et la rubéole en 2015 (lubie de l'OMS sans cesse reportée d'année en année), ça va tourner au véritable HARCELEMENT:

 

- Réfléchir à l'obligation vaccinale, par exemple des personnels de santé, comme en Finlande.

- Instaurer un contrôle du carnet vaccinal et une obligation pour la scolarisation des enfants.

- Profiter des voyages pour vacciner un maximum de gens.

- Appliquer la stratégie "vacciner les enfants ET les parents" et donc les parents se trouveront donc harcelés aussi du même coup.

- Faire signer aux patients des décharges de responsabilité au cas où ils attraperaient la rougeole s'ils n'ont pas suivi la recommandation vaccinale du médecin.

- Recommandations internationales de l'OMS et notamment en matière de voyages.

 

Avec tout ça, on pourrait croire qu'il y a véritablement urgence à éliminer ou éradiquer purement et simplement ces maladies. Il n'en est rien. La rubéole ne constitue aucunement une urgence de santé publique. Quant à la rougeole, ce virus a mis des milliers d'années à co-évoluer avec l'homme, en lui apportant certains avantages épidémiologiquement constatables (moindre risque d'asthme, d'allergies, etc). Vouloir à tout prix éradiquer un microbe de la surface de la terre témoigne d'une attitude scientiste dangereuse, qui est sous-tendue par l'illusion de pouvoir plier la Nature à ses souhaits, sans même prendre en considération tous les aspects de la question, et notamment le fait que la Nature a horreur du vide, et qu'il y a toutes les chances que ce miasme-là puisse être remplacé par un autre encore pire!

 

Mais la véritable raison de cet acharnement vaccinal détestable, loin d'être un objectif d'amélioration de la santé publique, répond en réalité au besoin commercial des firmes pharmaceutiques, qui ont près de 300 vaccins en attente dans leur pipeline, de libérer de la place dans le calendrier vaccinal actuel déjà surchargé, pour y introduire plusieurs nouveaux vaccins. Les rajouter encore à l'heure actuelle serait trop risqué, car les gens et notamment les parents commenceraient à s'en indigner... trop c'est trop!

 

Les enfants n'auront donc jamais moins de vaccins à subir, un jour ou l'autre, non, il s'agira toujours d'écouler chez eux tous ces vaccins incessants et continuellement renouvellés par d'autres, selon les injonctions de la fausse instance "publique" qu'est l'OMS.

 

Quant à donner en exemple l'implication de l'U.E en matière de grippe H1N1, c'est là vraiment  une idée saugrenue... quand on voit ce que ça a donné, les râleries et pressions de l'U.E sur la Ministre polonaise, qui visiblement, a eu bien raison de ne surtout pas acquérir ces dangereux vaccins expérimentaux entre autres, générateurs de narcolepsies, puisque finalement, il y a eu moins de décès dus à la grippe dans ce pays qu'ailleurs... cherchez l'erreur!

 

Cela est évidemment pour cela que l'U.E veut éviter à l'avenir que les Européens puissent opérer la moindre comparaison entre pays vaccinés et pays non vaccinés, que l'U.E est en faveur de l'achat groupé de vaccins, qu'elle est aussi favorable à l'expérimentation humaine sans consentement et que Mme Testori de la DG Sanco, disait sans la moindre gêne qu'à l'avenir, on arrivera à ce que ça soit aussi la Commission (non élue) qui décide arbitrairement des gens à vacciner, exactement comme ce qui se fait déjà à l'heure actuelle avec les troupeaux de bétail. On sait donc ce qui nous attend à l'occasion des futures pandémies tant attendues, si on ne réagit pas dès maintenant...

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:06

La France, pays de Descartes et de la rationalité scientifique est tombée dans une bien étrange assuétude : la dépendance aux vaccins. Si la France est bien la patrie de Descartes elle est aussi, pour son plus grand malheur, celle de Louis Pasteur !

La démonstration d’un fait scientifique par la méthode expérimentale ne repose que sur des mesures de laboratoire, reproductibles, vérifiées par d’autres scientifique et indiscutables.

Premier mensonge ou péché par omission : Contrairement à ce que croit une majorité de Français, Louis Pasteur (1822-1895) n'était pas médecin, ni même biologiste, il n'était que “agrégé-préparateur de chimie” sans que l’on en sache plus sur cette dénomination, et … pas très bon dans sa spécialité. La seule chose qu'on ne peut pas lui enlever : c'était un travailleur acharné, il dormait moins de 4 heures par nuit. Dans les années 1850, Internet n'existait pas et Louis Pasteur était au courant de tout ce qui se passait dans le monde scientifique de l'époque. C'était un activiste, arriviste, il voulait la Légion d'Honneur et il l'a eue (en 1853) ! Louis Pasteur fut le seul Français, à ma connaissance, à avoir bénéficié de son vivant du titre de “bienfaiteur de l’humanité”. Mais, quand on creuse un peu, on se rend compte que la réalité est bien loin de la légende.

Tous les travaux que Pasteur s’attribua sans vergogne, furent en fait “copiés” sur d'autres scientifiques. La seule vraie découverte de Pasteur et dont personne ne parle jamais, c'est la serviette en papier jetable pour s'essuyer les mains. Pasteur était paranoïaque, il voyait des microbes partout, et il pensait, fort justement, qu'en s'essuyant deux fois les mains dans la même serviette on avait toujours les mains sales.

La vérité : Pasteur n'a jamais découvert aucun micro-organisme, à l’origine, il n’y croyait d’ailleurs pas, attribuant la maladie à “une faiblesse constitutionnelle” la découverte en incombe à un vrai biologiste : Antoine Béchamp (1816-1908) docteur en sciences, en médecine et en chimie et diplômé en pharmacie, dont en France, le nom est toujours interdit de cité (lire sur Internet le très intéressant article que lui consacre l'encyclopédie en ligne Wikipédia). Antoine Béchamp avait appelé ces structures microscopiques : microzymas, ( 3.1 Antoine Béchamp et la théorie du microzyma). Pasteur les a rebaptisés : microbes “empruntant” ce nom au chirurgien Français Sédillot (1808-1875).qui fut le premier à l’utiliser.

Béchamp ne courait pas après la gloire, Pasteur si ! Béchamp ne fut pas dupe des manœuvres de Pasteur, car il écrivit : “Je suis le précurseur de Pasteur, exactement comme le volé est le précurseur de la fortune du voleur heureux et insolent qui le nargue et le calomnie.”

Le théorème pasteurien : L’être humain, créature de Dieu est pure et sans souillure, la maladie ne peut donc être provoquée que par une “faiblesse constitutionnelle” puis, se ravisant, devant la démonstration évidente d’Antoine Béchamp sur l’origine de la maladie des vers à soie (sujet sur lequel ils travaillaient tous les deux), la maladie est provoquée par des “agents” extérieurs. En injectant cet agent dans le corps, on crée une réaction de défense qui protège de la maladie.

N’oublions pas qu’à cette époque (milieu du 19ème siècle) la médecine était d’essence religieuse, on croyait à la “force vitale” (impossibilité de passer du règne “minéral” au règne “organique” sans cette “force vitale” nécessairement d’origine divine) et “à la génération spontanée” le cadavre d’un animal pourrit car il génère des éléments destructeurs sortis de nulle part (on croyait que les asticots de mouche étaient générés par le cadavre) ! Béchamp n’était ni “vitaliste” ni ne croyait à la génération spontanée, ce qui n’était pas le cas de Pasteur, tout du moins à ses débuts ! Pasteur était opportuniste et savait s’adapter à “l’air du temps” (il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis !).

De ce théorème (jamais démontré) découle donc le corollaire (pas plus démontré) : pour lutter contre les maladies et les épidémies, il suffit donc de “vacciner” (terme emprunté à Jenner) massivement les populations avec le ou les agents responsables de ces maladies.

A ce stade, on fait tout simplement l’impasse totale des connaissances que nous avons aujourd’hui sur le système immunitaire humain et la génétique en général. Ce raisonnement implique que tous les humains possèdent le même système immunitaire et que celui-ci répond d’une manière identique aux mêmes sollicitations extérieures. L'immunité de troupeau, prônée par Pasteur et ses disciples n'existe tout simplement pas, c'est une hérésie scientifique !

L’hérésie scientifique : Au 21ème siècle, nous raisonnons, dans ce domaine particulier, avec des théories élaborées au 19ème siècle, et que personne ne semble remettre en cause ? il s’agit tout simplement d’une aberration de l’esprit humain et de la négation de nos connaissances scientifiques actuelles !

Le mensonge :
Ce théorème induit un deuxième corollaire : chaque “micro-organisme pathogène” est responsable d'une maladie parfaitement identifiée.

Faux : en matière scientifique la causalité unique n’existe pas, tout événement observable est le produit d’un enchaînement de causes. La suppression d’une seule de ces causes rend l’événement impossible !

D'abord, qu'est-ce qu'une maladie ? à ce jour, je n'ai encore rencontré personne qui soit capable de répondre à cette question élémentaire. Les sommités médicales que j'ai pu interroger sur ce sujet, n'ont pu me fournir qu'un sourire gêné en guise de réponse. Nous ne savons pas ce qu’est une maladie.

Le mensonge :
Pasteur a prétendu avoir vu le virus de la rage avec son petit microscope optique. Pour observer le virus de la rage, il faut un microscope électronique car la taille du virus est inférieure au pouvoir discriminant du microscope optique.

Le mensonge :
les vaccins ont permis de mettre un terme aux grandes épidémies qui dévastaient l’humanité ! La vérité :
Aux 13ème et 14ème siècle, l'Europe fut dévastée par plusieurs épidémies de peste qui tuèrent des centaines de milliers d’individus. Ces épidémies disparurent pour ne jamais revenir, qui a inventé le vaccin contre la peste ?
Le mensonge :
la variole a été éliminée de la surface de la Terre grâce au vaccin.
La vérité :
c'est l'OMS elle-même, pourtant entièrement à la solde des labos pharmaceutiques qui, en 1980, lança un appel à tous ses adhérents pour arrêter les vaccinations antivarioliques et détruire les souches virales encore détenues dans certains labos. Les dernières campagnes de vaccination s'étaient toutes soldées par une poussé épidémique quel que soit le pays où eut lieu cette campagne ! Le mensonge :
Les vaccins sont inoffensifs et les accidents qu'on attribue aux vaccins ne sont que de tristes coïncidences.

La vérité :
les vaccins sont des médicaments au même titre que les autres molécules de la pharmacopée et, à ce titre, ils sont dangereux et toxiques. Les médicaments tuent en moyenne 20 000 personnes par an en France, et les vaccins ne tueraient personne ? C'est un miracle, et dans les labos, les miracles, ça n'existe pas !

Se mettre dans la tête qu'on va “éradiquer” telle ou telle maladie, ou le virus responsable est une illusion dangereuse. Chaque fois que les humains vident une niche écologique d'un de ses occupants, la Nature ayant horreur du vide, la niche va être occupée par un nouvel habitant souvent pire que le précédent. Tout ce que nous risquons, c'est d'éradiquer l'espèce humaine de la surface de la planète, mais la Nature se passe très bien de nous !

Ce que contient réellement un vaccin : une partie dite “atténuée” d'un virus ou bactérie que l'on croit responsable d'une maladie, des éléments de manipulations génétiques comme les ARN ou ADN double brin. Des traces protéiques du milieu de culture, car on ne sait pas filtrer totalement la fraction vaccinale. Ce qui veut dire que si les protéines de culture sont polluées pour une raison ou une autre, le vaccin le sera aussi. Il contient également des adjuvants tels l'hydroxyde d'aluminium qui se révèle un redoutable toxique puisqu'il est capable de traverser la barrière hémato-encéphalique. Le cerveau est le seul organe humain qui soit stérile et qui doit le rester, y introduire un produit chimique amène des accidents graves. Pourquoi retrouve-t-on des traces d'aluminium dans les plaques amyloïdes de la maladie d'Alzheimer ? Les coupes qui servirent en 1906 à Alzheimer à décrire la maladie qui porte son nom existent toujours, elles ont été examinées de nouveau avec nos techniques modernes et il n'y a aucune trace d'aluminium dans ces coupes. L'aluminium trouvé dans les cerveaux (examen post-mortem) analysés est … celui des vaccins !

On y trouve aussi des traces de formaldéhyde, cancérogène de 1ère classe, des sels de mercure (stabilisants) le mercure est un neurotoxique reconnu, personne ne peut le mettre en doute.

Le “vaccinalisme” est une manie française. Chaque petit Français doit recevoir entre 0 et 18 ans pas moins de 60 injections vaccinales.

Les trucages des labos : il y a en France des obligations vaccinales, les labos s'ingénient à mélanger dans la même ampoule les obligatoires avec les autres, il faut bien faire marcher le commerce ! Nous avions essayé de mettre au point une “dose” magistrale qui contenait 10 virus ! Ils se sont bouffés entre eux, on n'a pas pu dépasser 6, ce fut “l'Hexavac” une belle réussite commerciale et un calvaire pour les vaccinés. Mis sur le marché en 2003 il a été retiré, sur recommandation de l'Afssaps en 2005.

La théorie et le mythe pasteuriens ne souffrent en France aucune discussion ni aucune contestation. La vaccination de masse est devenue une religion, on y croit sans voir et sans preuve “Heureux celui qui croira sans avoir vu” et ce sont les opposants, majoritairement des scientifiques qui passent pour des illuminés, membres de sectes inavouées et inavouables.

J'avoue, j'appartiens à cette redoutable secte des chercheurs qui ne croient pas aux discours majoritaires. Claude Bernard, qui reste mon maître à penser en la matière, écrivait dans “Introduction à la médecine expérimentale” (1865) “Le scientifique est d'abord un douteur …” où est le doute aujourd’hui ?

Ce fut aussi Claude Bernard qui arbitra le match : Pasteur vs Béchamp et, à la fin de sa vie, il eut cette phrase remarquable : “ Béchamp a raison, le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout, Pasteur est fou !” (phrase que l’on attribue aussi à Pasteur, donnant raison à Béchamp, ce qui est proprement impensable) Sur la fin de sa vie, Pasteur eut un AVC qui le laissa hémiplégique, il perdit complètement la raison et se lança dans des théories encore plus folles et plus fausses que celles de ses débuts !

L'organisme humain est une merveille d'équilibre, entre ses propres cellules et des cellules étrangères, virus et autres bactéries, c'est la rupture de cet équilibre qui provoque ce que l'on appelle “maladie” le système immunitaire n'est pas un jouet. Vacciner un bien-portant et l'on en fait un malade chronique !

Le mensonge :
le tétanos, la rage, la poliomyélite ont été endigués par la vaccination !

La vérité :
ces trois maladies sont des maladies sans immunité, les toxi-infections ne passent pas par la voie sanguine.

Le mensonge :
la vaccination ROR a permis de supprimer les maladies infantiles !

La vérité :
ces maladies dites “infantiles” servent à la maturation du système immunitaire de l'enfant pour en faire un adulte en bonne santé. Avec le ROR on a créé des souches mutantes de la rougeole et des adultes qui l'avaient eu enfants, l'attrapent sous une forme “aggravée” au contact de leurs enfants vaccinés.

Le mensonge :
Nos enfants deviendront centenaires !

La vérité :
les centenaires d'aujourd'hui sont des personnes qui sont nées dans les années 1910, époque où il n'y avait pas de vaccinations obligatoires ! On en reparlera dans quelques années.

Toutes les études internationales arrivent à la même conclusion : les enfants à jour des vaccinations obligatoires sont globalement en plus mauvaise santé que ceux qui n'ont jamais été vaccinés.

Le mensonge :
il faut vacciner les personnes fragiles pour les protéger.

La vérité :
toute personne atteinte d'un déficit immunitaire ou souffrant d'une pathologie auto-immune est une contre-indication majeure à toute forme de vaccination ! Pour qu'une vaccination soit réellement efficace, il faudrait faire un groupage HLA à chaque individu pour connaître l'état exact de ses défenses immunitaires. Trop cher ! Répondent les autorités dites “compétentes” et on vit avec les accidents vaccinaux qui ne sont officiellement que de la faute à pas de chance ou à des coïncidences malencontreuses.

L'aveuglement des autorités sanitaires françaises nous conduit à une catastrophe sanitaire majeure qui a déjà commencé à bas bruit. Tous ces cas d'autisme soudain, d'hyperactivité, de cancers infantiles ne seraient dus qu'à des problèmes environnementaux? L'air pollué ? La malbouffe ? Disons que ça se cumule et comme l'on ne connaît pas les synergies entre tous ces éléments, la prudence voudrait qu'on arrête les frais et que l'on ne sacrifie plus nos enfants et petits-enfants sur l'autel du profit industriel !

En conclusion : le principe de la vaccination de masse ne repose sur aucune base scientifique indiscutable et démontrée.

Marc JASPARD, Chimiste – Biochimiste
05 10 2012

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 17:30
La Haute Autorité de santé s'est penchée sur le financement des associations de malades. Pour certaines d'entre elles, les dons des firmes pharmaceutiques représentent des sommes importantes. De quoi susciter, à tort ou à raison, des doutes sur leur indépendance.

Les associations de malades sont-elles vraiment neutres et indépendantes, notamment vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique qui les finance en partie? Pour en avoir le cœur net, la Haute Autorité de santé (HAS) s'est penchée sur les dons qu'elles reçoivent et qu'elles ont l'obligation de déclarer, ainsi que leur provenance, depuis la loi Bachelot de 2009. Le Parisien a livré ce vendredi matin les principales données recueillies par la HAS pour la seule année 2011et qui doivent être consignées dans un rapport à paraître prochainement.

Il en ressort que les laboratoires se montrent particulièrement généreux envers le tissu associatif. C'est notamment le cas de Johnson & Johnson qui a versé 638.500 euros, l'an passé. Soit le double d'Abbott (329.430 €) et GSK (299.155 €), suivis assez loin derrière par Bayer (148.400€). Ces «cadeaux» substantiels, qui ne seraient que la partie émergée de l'iceberg- les dons indirects (prise en charge de salaires notamment) n'ont pas été pris en compte- sont-ils vraiment désintéressés? Pourquoi les associations de malades les acceptent-elles au risque de brouiller leur image?

Se financer, un problème ancien

Elles «ont besoin de vivre et ce n'est pas avec les seules cotisations de leurs membres qu'elles peuvent s'en sortir, explique au Parisien le président de la HAS, Jean-Luc Harousseau. Quant au financement public de ce secteur, il reste beaucoup trop faible. Les associations sont donc obligées de s'en remettre - parfois en grande partie - au secteur privé.»

Le problème ne date pas d'aujourd'hui: l'insuffisance des aides d'État avait été l'une des principales motivations de la création du Téléthon par l'Association française contre les myopathies (AFM) en 1987. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir reçu, l'an passé, 142.538 € provenant de divers laboratoires pharmaceutiques.

Selon les chiffres de la HAS, les cinq principales bénéficiaires des largesses de l'industrie du médicament étaient, en 2011, l'Association française des diabétiques (521.922 €), l'Association pour la lutte contre le psoriasis (369.836€), Asthme & Allergies (315.116 €), l'Association française des hémophiles (309.879 €) et la Fédération Aides (220.000 €).

«Gare à la manipulation»

Généralement, les laboratoires soutiennent les associations lorsqu'ils produisent un ou plusieurs médicaments destinés aux malades qu'elles représentent. Même si les associations gardent leur indépendance, notamment dans le contenu de leurs publications et le choix de leurs actions, il est clair que la communication faite autour de certaines pathologies ne peut qu'avoir un effet positif sur les ventes. Ce qui n'est pas sans créer un certain malaise.

En plaidant pour un «rééquilibrage du financement» des associations «entre le public et le privé», Jean-Luc Harousseau se défend de vouloir jeter le discrédit sur ce secteur. «Les représentants des malades font un travail formidable, avec des militants dévoués. Mais il faut veiller à ce qu'ils ne soient pas manipulés», conclut-il.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:26

Par Estelle Saget, publié le 28/09/2012 à 15:35, mis à jour à 17:58

 

Cadeaux des labos aux médecins: un décret explosif

SANTE - Le texte provisoire prévoit que les avantages d'une valeur inférieure à 60 euros n'auront pas être rendus publics.

L'Expansion / Jérôme Chatin

Le projet de décret sur les cadeaux offerts par les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de la santé provoque la colère des principaux défenseurs d'une médecine indépendante de l'industrie. Ce texte provisoire et confidentiel, que L'Express s'est procuré, stipule en effet que les avantages d'une valeur inférieure à 60 euros n'auront pas à être rendus publics, alors qu'une version antérieure imposait une déclaration à partir d'un montant de 1 euro seulement. 

> Lire aussi la réaction d'Irène Frachon: "Un permis de corruption" 

L'objectif est d'instaurer la transparence en la matière, en application de la loi sur le médicament votée après le scandale du Mediator. La deuxième réunion de travail sur le sujet s'est tenue hier, le 27 septembre, dans les bureaux du ministère de la Santé. Deux des participants, le représentant de la revue médicale indépendante Prescrire, le Dr Bruno Toussaint, ainsi que le Dr Philippe Foucras, président du Formindep, un collectif militant pour une formation indépendante des médecins, ont quitté le ministère indignés, avec l'intention de ne pas participer à la prochaine réunion, prévue dans trois semaines. Interrogée par L'Express, le Dr Irène Frachon, ce médecin du CHU de Brest qui révéla le scandale du Mediator, critique violemment ce texte qu'elle qualifie de " permis de corruption ". 

Permettre aux citoyens de savoir ce que les médecins recoivent des laboratoires

Il faut, pour comprendre leurs griefs, entrer dans le détail de ce projet de décret "relatif à la transparence des avantages consentis par les entreprises produisant ou commercialisant des produits à finalité sanitaire et cosmétique destinés à l'homme". Egalement baptisé le décret "Sunshine Act", en référence aux lois américaines du même nom adoptées à partir les années 1970, ce texte a pour ambition d'établir la transparence sur les avantages en nature et en espèces consentis par les industriels aux professionnels de santé. Il doit permettre aux citoyens de savoir ce que les médecins reçoivent des laboratoires pharmaceutiques (stylo-billes, bloc-notes, repas au restaurant, billets d'avion pour participer à un congrès médical, fonds destinés à financer un projet de recherche, etc...) et donc d'exercer leur esprit critique face aux discours tenus par les intéressés. La question du montant au-delà duquel la déclaration devient obligatoire est primordiale, tant il est désormais admis que les petits cadeaux influencent, comme les gros, ceux qui en bénéficient. 

Le projet de décret rend la déclaration obligatoire pour un avantage "dont le montant est supérieur ou égal à 60 euros". Mais si le montant est compris entre 15 et 60 euros, la déclaration est obligatoire quand "le cumul de ces avantages sur une période de six mois est supérieur à 500 euros". La justification de ce second seuil apparait dans le projet de circulaire aux Agences régionales de santé qui accompagne le décret. Le courrier précise en effet: "De petites attentions, a fortiori si elles sont nombreuses, ont une influence comparative sur leurs destinataires, à celles de cadeaux d'une valeur plus importante. Cette banalisation des petits avantages et cadeaux les rend particulièrement efficaces et d'un impact non négligeable. Il s'agit donc de ne pas sous-estimer le potentiel d'influence des avantages minimes". 

Recul par rapport au exigences de Xavier Bertrand

Que penser de ce seuil à 60 euros? Il s'agit en l'occurrence d'un recul par rapport aux exigences figurant dans le texte rédigé quand Xavier Bertrand était ministre de la Santé. Dans cette version, datée du 20 février 2012, les avantages "sont rendus publics lorsque leur montant est supérieur ou égal à un euro". Il s'agit aussi d'un recul par rapport à la situation existante. La loi anti-cadeaux de 1993 prévoit en effet que les avantages sont interdits en principe, mais tolérés lorsqu'ils sont "de valeur négligeable". Aucun montant précis n'ayant été fixé par la loi, l'ordre des médecins a fixé son propre seuil de tolérance à 30 euros par bénéficiaire, par an et par entreprise. 

Pour sa part, le Dr Philippe Foucras, du Formindep, estime que "les petits cadeaux et les petites sommes influencent les médecins, sinon les laboratoires pharmaceutiques ne prendraient pas la peine de les débourser". Il regrette une nouvelle version "pire que la précédente" et affirme "que les arguments très précis qu'il a avancé lors de la première réunion de travail n'ont pas été pris en compte". Selon lui, le représentant de l'Ordre des médecins s'est exprimé dans le même sens lors de la réunion d'hier, déplorant de n'avoir été ni écouté ni entendu. Pour sa part, le Dr Irène frachon a adressé ce matin un courriel à la ministre de la Santé où elle s'indigne de la tournure prise par les réunions de préparation du décret.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 19:24

Par Estelle Saget, publié le 28/09/2012

 

Le médecin du CHU de Brest qui révéla le scandale du Mediator a interpellé par courriel la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Elle s'inquiète du projet de décret sur les cadeaux offerts aux médecins par les laboratoires pharmaceutiques. 

  •  
    Les cadeaux des labos, "un permis de corruption" pour Irène Frachon

LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES - Irène Franchon s'inquiète du projet de décret portant sur les cadeaux offerts par les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de la santé.

afp.com/Fred Dufour

Le Dr Irène Frachon, ce médecin du CHU de Brest qui révéla le scandale du Mediator, s'inquiète du projet de décret portant sur les cadeaux offerts par les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de la santé. Ce texte provisoire et confidentiel, que L'Express s'est procuré, stipule que les avantages d'une valeur inférieure à 60 euros n'auront pas à être rendus publics, alors qu'une version antérieure imposait une déclaration à partir d'un montant de 1 euro seulement. Selon nos informations, elle a adressé ce matin à ce sujet un courriel à la ministre de la Santé, Marisol Touraine

Que reprochez-vous à la nouvelle version du décret, discutée hier au ministère de la Santé?

Il s'agit d'un permis de corruption pour les labos ! Je viens de lire attentivement le texte. S'il est publié tel quel, le manque de transparence sera encore plus grand qu'avant. Après les 2000 morts du Mediator, on ne peut pas se permettre de rater ce tournant historique vers la démocratie sanitaire. Les citoyens ont compris comment fonctionne cette corruption " intellectuelle " et ils sont choqués de la voir perdurer. 

Déclarer les cadeaux supérieurs à 60 euros n'est pas suffisant pour assurer la transparence?

Le seuil est beaucoup trop élevé. Les petites attentions des industriels tissent des liens aussi sûrement que de plus gros cadeaux. Ce midi, par exemple, des internes de mon service sont invités à déjeuner par un laboratoire pharmaceutique dans un bon restaurant de Brest. Je n'invente rien, c'est la stricte réalité. Ils vont s'y rendre, je ne peux pas les en empêcher ! Le montant du repas sera inférieur à 60 euros par personne. Avec le projet actuel du décret, cet avantage ne serait pas déclaré. Et le texte fait plus fort encore ! Il donne sa bénédiction au laboratoire pour réinviter mes internes plus de dix fois dans l'année. Tant qu'ils n'ont pas reçu plus de 500 euros sur six mois, l'industriel n'a rien à déclarer. 

Quel serait, selon vous, le montant efficace ? 

Fixer un seuil à 60 euros, cela revient à accepter une sorte de petite délinquance, il faut que l'obligation de déclarer s'applique à partir de 1 euro, comme dans le projet initial rédigé sous la responsabilité de Xavier Bertrand [NDLR : alors ministre de la Santé]. Et si, à la longue, ça se révèle trop compliqué pour tout le monde de déclarer ces " petits " avantages, et bien ils finiront pas disparaitre d'eux même. 

Comment expliquez-vous que le seuil ait été relevé?

L'industrie pharmaceutique a simplement remis les pendules à l'heure. Je ne participe pas aux réunions de travail organisées au ministère, mais mes amis de la revue Prescrire et du Formindep sont présents. Lors de la première réunion, le 12 septembre, les représentants du ministère les ont été écoutés avec beaucoup d'attention. A la seconde, le 27 septembre, on ne les écoutait plus et la discussion s'est conclue sans eux, mais avec la participation active des représentants de l'industrie. Que s'est-il passé entre les deux réunions ? Je n'en sais rien. Mais en temps de crise, l'industrie fait souvent usage de l'éternel chantage aux emplois et au commerce extérieur. C'était d'ailleurs le refrain de Jacques Servier [NDLR : pdg des laboratoires Servier, le fabricant du Mediator]. Je constate simplement que nous demandons une déclaration au premier euro, la seule garantissant la transparence vis-à-vis des citoyens, et que nous nous retrouvons avec une machine à gaz qui génère encore plus d'opacité. 

Mais c'est quand même un progrès, que ces informations soient rendues publiques...

Encore faut-il que ces informations soient facilement accessibles. L'idée de départ, c'est que tout citoyen puisse taper le nom d'un professionnel de santé sur Google et qu'il accède immédiatement à un site lui indiquant quels avantages celui-ci a reçu, et de quel industriel. Là, avec ce projet de décret, les informations seront dispersées sur les sites des industriels, voire même sur des registres papier. Je n'appelle pas ça la démocratie sanitaire.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 09:56

Le site Fourmi Santé, qui s'est spécialisé dans la comparaison des honoraires des médecins, s'est vu refuser l'accès aux données du site ameli.fr.

 
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Le site Fourmi Santé (DR)

Le site Fourmi Santé (DR)

Le site Fourmi Santé, qui s'est spécialisé dans la comparaison des honoraires des médecins, a protesté mercredi 5 septembre contre la décision de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) de lui interdire l'accès aux données de son site ameli.fr.

"Fourmi Santé a reçu à deux reprises cet été une mise en demeure de la Cnamts afin de retirer sur son site www.fourmisante.com tout lien avec le site ameli.fr permettant d'exploiter les tarifs 'publics' des médecins et de les comparer en toute objectivité", affirme le comparateur dans un communiqué.

Des données "publiques"

En outre, la Caisse d'assurance maladie "a coupé les liens hypertexte permettant à Fourmi santé d'accéder à ses données 'publiques' pour les retraiter", ajoute le communiqué.

Selon Fourmi Santé, la Cnamts fait valoir que les données d'ameli.fr ne peuvent "être réutilisées sans l'accord de chacun des professionnels de santé".

Dans un courrier adressé le 3 août aux avocats de Fourmi Santé et transmis à l'AFP, les défenseurs de la Cnamts reprochent au site de ne pas reprendre "de manière exacte les données d'Ameli-Direct" et d'induire "l'internaute en erreur sur la tarification réelle pratiquée par les professionnels de santé".

"Ainsi, l'internaute croira que les tarifs fournis par le site sont identiques à ceux indiqués par le site d'Ameli-Direct, et validés par cette dernière, ce qui n'est pas le cas", affirment-ils.

La source et la date

Les avocats de la Cnamts estiment aussi que le site "ne respecte pas l'obligation de mentionner la source et la date de dernière mise à jour des données utilisées". "De telles pratiques (...) causent un préjudice à la Cnamts", soulignent-ils, demandant à Fourmi Santé de "cesser de collecter et d'exploiter" ces données et de supprimer les liens vers le site Ameli.fr.

De son côté, le site comparateur fait valoir que "dans un contexte où les dépassements d'honoraires médicaux sont plus que jamais un frein à l'accès au soin, donner de la transparence sur les tarifs est une de ses vocations premières".

Les dirigeants de la société exploitant le comparateur "demandent au gouvernement de se prononcer sur cette transparence, sur l'accessibilité aux tarifs et donc aux soins pour tous".

Des négociations démarrent mercredi entre l'assurance maladie, les syndicats de médecins libéraux et les complémentaires santé, pour tenter d'encadrer les dépassements d'honoraires médicaux.

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