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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:54



Une victime désespérée sollicite de l’aide et se voit ensuite trahie par son « bienfaiteur ».

Imaginez une fillette de 7 ans, victime d’abus sexuels. On l’adresse à un psychiatre ou un psychologue afin qu’il l’aide. Mais le spécialiste, lui aussi, abuse d’elle durant la « thérapie » ! Pouvez-vous imaginer le bouleversement émotionnel qu’endure cette pauvre enfant ?

Dans le sillage d’une crise personnelle déjà grave, pareille traîtrise ne peut qu’alourdir la charge émotionnelle et accentuer l’instabilité de la victime.

Trop souvent, certains psychiatres et psychologues censés aider des patients fragiles sur le plan émotionnel commettent de tels actes méprisables. Cette trahison est indigne de leur profession.

Le 31 octobre 2002, le psychothérapeute français, Jean Pierre. Tremel, était condamné à 10 ans de prison. Motif : viol et tentative de viol sur deux patientes extrêmement vulnérables selon le tribunal. JPT, âgé de 52 ans, a prétendu que sa « thérapie » était basée sur « une tradition orientale où des hommes âgés initient les jeunes filles aux pratiques sexuelles ».

De tels « traitements » ne peuvent pas aider. Jamais. Il s’agit en fait d’une trahison. Or, de telles situations se produisent trop souvent dans le domaine de la santé mentale :

  • Une femme a statistiquement plus de risques de se faire violer sur le divan d’un psychiatre que lors d’un jogging à Central Park.
  • Dans une étude britannique portant sur la relation sexuelle thérapeute-patient, menée auprès des psychologues, 25 % d’entre eux ont rapporté avoir traité un malade qui avait été sexuellement impliqué dans une relation avec un autre thérapeute.
  • Une étude effectuée en 2001 révélait qu’un patient sur 20, abusé sexuellement par un thérapeute, était mineur. L’âge moyen était de 7 ans pour les filles et de 12 ans pour les garçons. Le plus jeune enfant abusé sexuellement avait 3 ans.

Quiconque possède un brin de compassion, de bon sens et de décence considère l’abus sexuel de patients comme un acte criminel grave. Mais certains psychiatres et psychologues travaillent d’arrache-pied pour rendre cet abus plus acceptable, alors même que des enfants sont victimes de cette exploitation. Combinant diagnostics purement imaginaires tirés du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et arguments spécieux et pervers ou même, utilisant de purs mensonges, ils s’activent à dépénaliser l’abus sexuel perpétré sur leurs patients, que ce soient des femmes ou des enfants.

Pour leur part, les organismes de réglementation de la santé mentale ne considèrent un tel comportement rarement plus que comme un « écart professionnel » et n’infligent le plus souvent qu’un retrait temporaire d’autorisation de pratiquer.

  • En 2003, le comité d’éthique des psychologues de l’État du Colorado (États-Unis), a retiré la licence du Dr John Dicke. Ce dernier avait « traité » un garçon de cinq ans à l’aide d’accessoires sexuels. Selon le père du patient, son enfant avait été « complètement dévêtu, torturé, attaché, maltraité verbalement et sexuellement, horrifié par un godemiché et avait subi un lavage de cerveau » au cours du traitement.
  • En 1989, le Docteur Paul A. Walters, psychiatre chargé de la santé des étudiants à l’université de Stanford fut contraint de démissionner suite à des allégations répétées sur ses relations sexuelles fréquentes avec une patiente. Cette femme, qui avait été victime d’un abus sexuel dans son enfance, obtint plus de 200 000 dollars de dédommagements lors d’une transaction avec le docteur Walters. Elle dit que Walters l’utilisait pour des fellations, « parfois lors de deux ou trois séances d’analyse par semaine ».

D’autres psychiatres sont poursuivis et condamnés pour des faits semblables.

  • Un psychiatre californien, James Harrington White, a été condamné pour sodomie imposée sur un patient mâle. Suite à une enquête menée par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme, on découvrit que White avait drogué le jeune homme puis avait filmé une vidéo le montrant en train d’abuser sexuellement de lui. Il a été condamné à 7 ans de prison.

Les médecins, les organisations sociales ou les membres d’une famille ne devraient jamais orienter un patient vers des « traitements » de santé mentale actuellement qualifiés de « thérapies ».

Cette publication fait partie d’une série de rapports réalisés et publiés par la CCDH sur la trahison psychiatrique. Il s’agit d’une information mise à la disposition du public afin de l’avertir des dangers existants.

Un abus sexuel perpétré par un thérapeute est un abus sexuel. Un viol commis par un thérapeute est un viol. Ces actes ne seront jamais thérapeutiques. Cependant, jusqu’à ce que cela soit largement reconnu, ils resteront une menace pour chaque femme ou enfant qui entreprend une thérapie mentale

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:52

Que devons-nous penser de tous ces rapports qui affirment avec certitude qu’il existe dans notre société une véritable épidémie de maladie mentale et qu’une personne sur quatre dans le monde est touchée par ce phénomène ? Ceux qui propagent ces informations alarmistes, en fait le milieu psychiatrique, affirment que la maladie mentale est sur le point de tous nous contaminer et que seule une augmentation immédiate et massive des crédits pour la psychiatrie permettra d’enrayer ce fléau. La psychiatrie nous met constamment en garde contre les conséquences désastreuses qu’entraînerait l’insuffisance de crédits. Ce que les psychiatres ne nous disent pas, c’est que pour établir leurs statistiques alarmantes, ils recourent à leur propre Manuel du diagnostique et des statistiques des troubles mentaux-IV (DSM-IV) et à son équivalent, la section sur les troubles mentaux de la Classification Internationale des Maladies (CIM-10). Or, ces ouvrages font tous deux l’objet de très vives critiques qui mettent en avant leur manque de valeur scientifique et de crédibilité ainsi que leur tendance à ne proposer comme traitement pratiquement exclusif que des médicaments psychotropes.

Les professeurs Herb Kutchins, de l’Université d’État de Californie à Sacramento et Stuart A. Kirk, de l’Université de New York ont publié plusieurs livres décrivant les failles du DSM et nous mettent en garde : « De nombreuses illusions existent en effet au sujet du DSM et ses concepteurs ont grand besoin de croire que leurs rêves d’excellence et d’utilité scientifiques sont devenus réalité… »

Le sujet devient particulièrement grave quand on considère que le DSM « a tenté sans succès de médicaliser trop de problèmes humains. »

Le professeur Edward Shorter, auteur d’Une histoire de la psychiatrie déclare : « Plutôt que de suivre les progrès de la science, la psychiatrie, inspirée par le DSM-IV semble, sous plusieurs aspects, se perdre dans le désert. »

Le rapport que vous tenez entre les mains ainsi que ses recommandations s’adressent aux personnes en charge de l’attribution des crédits et à même de décider de l’avenir des programmes de santé mentale et de leur couverture sociale. Autrement dit, les législateurs et autres décideurs sont chargés de protéger la santé, le bien-être et la sécurité de leurs concitoyens.

La confiance aveugle que certains psychiatres accordent au DSM qui contient une liste toujours plus longue de maladies avec, pour chacune d’entre elles, la prescription en toute légalité d’un médicament psychiatrique, explique en bonne partie les statistiques effrayantes qui suivent :

  • Vingt millions d’écoliers dans le monde ont maintenant reçu un diagnostic de troubles mentaux menant à la prescription d’un traitement à base de stimulants du type cocaïne ou de puissants antidépresseurs.
  • La consommation et les abus de médicaments psychiatriques augmentent partout : pendant l’année 2002, il y a eu plus de 100 millions de prescriptions d’antidépresseurs, pour un montant global de 15,9 milliards d’euros (19,5 milliards de dollars).
  • En France, une ordonnance sur sept concerne la prescription d’un médicament psychotrope et plus de 50 % des chômeurs (1,8 millions de personnes) prennent des médicaments psychotropes.
  • Pendant ce temps, à cause des dérives du DSM au sujet des statistiques sur la maladie mentale, le budget international de la santé mentale a explosé au cours des dix dernières années.
  • Aux États-Unis, ce budget est monté en flèche, en passant de 29,7 milliards d’euros (33 milliards de dollars) en 1994 à plus de 72 milliards d’euros (80 milliards de dollars) à l’heure actuelle.
  • En Suisse, on estime que certaines dépenses pour la santé mentale sont passées de 65 millions d’euros (73,5 millions de dollars) en 1988, à plus de 165 millions d’euros (184,8 millions de dollars), en l’espace de dix ans.
  • L’Allemagne dépense actuellement plus de 2,34 milliards d’euros (2,6 milliards de dollars) par an pour la « santé mentale ».
  • En France, les coûts des dépenses pour la santé mentale se sont envolés, en ajoutant 361 millions d’euros (400 millions de dollars), au déficit de la sécurité sociale en 1996.

Malgré ces dépenses record, les pays doivent maintenant faire face à une vague sans précédent de mauvais traitements à l’égard des enfants, de suicides, de toxicomanie, de cas de violence, de crimes et d’autres maux sociaux. Ce sont de vrais problèmes pour lesquels l’industrie psychiatrique ne peut ni cerner les causes ni proposer de solutions. Aussi, il n’est pas risqué de conclure qu’une réduction des crédits alloués aux programmes psychiatriques ne causera aucun tort à la santé mentale, bien au contraire. On peut même dire que cette réduction conduira, à coup sûr, à une amélioration de la situation de la santé mentale.

Les preuves exposées ici nous ont été fournies par des médecins, des avocats, des juges, des psychiatres, des parents et d’autres professionnels de la santé mentale ou de domaines apparentés. Ces experts partagent un avis commun : les initiatives psychiatriques inspirées par le DSM — comme le renforcement des lois sur l’internement sous contrainte et le développement de plans de pseudo-santé mentale communautaire — nuisent à la société, tant sur le plan humain que sur le plan économique. Il en est de même des programmes de dépistage des troubles mentaux des jeunes enfants dans les écoles.

L’affirmation selon laquelle seule une augmentation des crédits pourrait résoudre les problèmes de la psychiatrie est plus que douteuse. De façon générale, les professions scientifiques doivent fournir des preuves réelles pour soutenir leurs théories. Lorsque le Centre de contrôle des maladies reçoit des fonds pour combattre une dangereuse maladie, le résultat du financement est de découvrir la cause biologique de la maladie afin de développer un traitement. Les professionnels s’appuient sur des analyses biologiques pour déterminer la présence ou l’absence de maladies physiques. Alors que les gens peuvent avoir de sérieuses difficultés mentales, la psychiatrie n’a aucun objectif ou test physique pour confirmer la présence d’une quelconque maladie mentale. Le diagnostic est purement subjectif.

Nos sociétés actuelles doivent relever de nombreux défis. Afin d’aider les individus, des alternatives efficaces et humaines doivent prendre le pas sur les méthodes psychiatriques néfastes. Il vous appartient d’évaluer par vous-même les solutions contenues dans cette publication. Nous soumettons à votre réflexion les informations de ce rapport. À vous de tirer vos propres conclusions au sujet de l’état actuel de la santé mentale. À vous, également, de juger si la psychiatrie est susceptible ou non de contribuer à son amélioration.

Dr Rohit Adi

Dr Mary Jo Pagel

Dr Julian Whitaker

Dr Anthony P.Urbanek

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:50

Le traitement par électrochocs — également connu sous le nom de thérapie électroconvulsive ou sismothérapie — et les « traitements » psychochirurgicaux semblent faire leur retour. Pourtant, depuis leurs débuts, ces pratiques ont suscité un conflit, opposant les psychiatres, qui ne jurent que par les électrochocs, à la multitude de victimes et leurs familles dont la vie a été complètement détruite.

Alors, qui dit la vérité ? Quiconque s’est senti mal à la vue des images d’un véritable électrochoc ou de psychochirurgie connaît trop bien la réponse. Ces méthodes ont toutes les marques de la torture physique qui s’apparente plutôt aux méthodes d’interrogatoire du KGB (police secrète de l’ancienne Union soviétique) qu’au registre de « pratiques médicales ». Cependant, quelques personnes ont vu de telles images, y compris, il semblerait, ceux qui légalisent leur autorisation — et plus rares encore sont celles qui en ont été témoins en direct.

Les psychiatres masquent ces méthodes avec des mensonges sous une légitimité médicale : un cadre hospitalier, des assistants en blouse blanche, des anesthésiques, des médicaments paralysant les muscles et un équipement à l’apparence sophistiquée. Les effets du traitement de choc sont terrifiants, mais on omet d’expliquer toutes les conséquences aux patients et aux familles. Pire encore, lorsque des objections sont émises, elles sont rejetées.

Dans les discussions destinées à convaincre les patients réticents ou ignorants, on se garde bien de mentionner que ces deux procédures sont extrêmement lucratives pour les psychiatres et les hôpitaux. En effet, elles sont suivies de « soins » psychiatriques continus, longs et coûteux, qui garantissent ainsi aux psychiatres du travail et des revenus.

De plus, Maria Garcia (nom d’emprunt) pourrait témoigner que si tout le reste échoue, les psychiatres n’hésitent pas à recourir à la contrainte ou à la peur pour extorquer le « consentement » au traitement.

Maria, une ménagère hispanique d’âge moyen, consulte un psychiatre à cause d’un sentiment persistant de dépression. Celui-ci lui prescrit des médicaments psychiatriques. Suite à l’apparition de mouvements incontrôlés du corps — résultat direct des dommages causés par les médicaments sur son système nerveux — le psychiatre lui recommande le traitement par électrochocs. Elle refuse, mais lorsque, plus tard, elle est admise à l’hôpital pour une cure de désintoxication des médicaments, on lui recommande à nouveau le traitement par électrochocs. Face à sa résistance, le psychiatre lui dit : « Vos peurs ne sont que des superstitions cubaines » et « si vous ne recevez pas ce traitement, vous allez mourir. » On lui administre alors cinq séries d’électrochocs.

Son mari raconte ce qui s’est passé : « À la suite des traitements par électrochocs... la mémoire de ma femme a été grandement diminuée... Même si elle parlait l’anglais comme seconde langue depuis quarante-deux ans, elle a perdu la plupart de sa capacité à le parler et à le comprendre... Toute l’expérience a été une tromperie, un mensonge, une persécution... Sa dépression n’était pas guérie et sa mémoire est plutôt défectueuse maintenant... nous sommes tous les deux furieux de ce qui s’est passé. J’ai le sentiment qu’on l’a violée sous mes yeux. »

Avec des milliards de bénéfices réalisés à partir du traitement par électrochocs et de la psychochirurgie, il y a un niveau scandaleux de désinformation à leur sujet aujourd’hui, diffuser le plus souvent par les psychiatres. Il y a de nombreuses critiques scientifiques au sujet de cette pratique.

Le Dr John Friedberg, un neurologue qui a mené des recherches, pendant plus de trente ans, sur les effets des électrochocs a déclaré : « Il est très difficile de traduire avec des mots ce que le traitement par électrochocs inflige aux gens... Il détruit leur ambition, et... leur vitalité. Il les rend plutôt passifs et apathiques... En outre, l’amnésie, l’apathie et le manque d’énergie sont, de mon point de vue, les raisons pour lesquelles... ils (les psychiatres) continuent à s’en tirer en l’administrant. »

Mary Lou Zimmerman sait ce que veut dire perdre son ambition et sa vitalité dans les mains d’un psychiatre. En juin 2002, un tribunal a condamné la clinique de Cleveland, dans l’Ohio, à verser une compensation de 7,5 millions de dollars (6 millions d’euros) à cette dame de 62 ans, suite à une horrible opération psychochirurgicale. Elle a recherché un traitement pour sa compulsion à se laver les mains, après avoir lu des rapports enthousiastes à propos de cette procédure sur le site Internet de la clinique. La réalité fut un cauchemar. Elle subit une opération consistant à percer quatre trous dans son crâne pour en extraire quatre fragments de cerveau, chacun de la taille d’une bille. Après cette dure épreuve, elle s’est trouvée dans l’incapacité de marcher, de se tenir debout, de manger ou d’aller à la salle de bain par elle-même. Son avocat, Robert Linton, a déclaré :« Elle a tout perdu — excepté la conscience d’être maintenant à ce point différente... Elle est totalement handicapée et a besoin de soins en permanence. »

De nos jours, l’industrie psychiatrique, rien qu’aux États-Unis, gagne près de 5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) par an, grâce à la thérapie par électrochocs. Aux États-Unis, les personnes âgées de 65 ans reçoivent 60 % plus d’électrochocs que celles de 64 ans depuis que Medicare (assurance-maladie gouvernementale) prend effet à partir de 65 ans, preuve que l’utilisation des électrochocs est guidée par le profit et l’avidité. Bien que la psychochirurgie soit moins fréquente aujourd’hui, près de trois cents opérations sont encore pratiquées chaque année aux États-Unis, comprenant la célèbre lobotomie préfrontale.

En dépit de leurs apparences sophistiquées de science, la brutalité des électrochocs et de la psychochirurgie confirme que la psychiatrie n’a pas progressé au-delà de la cruauté et de la barbarie de ses premiers traitements. Ce rapport a été rédigé pour assurer que, tout comme le fouet, la saignée et la flagellation seraient désormais illégales ; ces « traitements » devraient être interdits ou les auteurs poursuivis pour agression criminelle, ce qu’ils sont.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:48

 Avez-vous déjà entendu parler des troubles mentaux suivants ? Trouble de la lecture, trouble du comportement perturbateur, trouble de l’expression écrite, trouble des mathématiques, intoxication à la caféine, trouble du sevrage de la nicotine, trouble de l’insoumission au traitement ou des problèmes « d’abus physique d’un enfant » ou « d’abus sexuel d’un enfant ».

Ce sont quelques-uns des 374 troubles mentaux énumérés dans le American Psychiatric Association’s (APA) Diagnostic and Statistical Manual for Mental Disorders (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association américaine de psychiatrie — DSM) ) ainsi que dans la section des Troubles Mentaux de l’ICD (Classification Internationale des Maladies, CIM) réalisée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Dépeints comme des outils diagnostiques, le DSM et l’ICD ne sont pas seulement utilisés pour diagnostiquer des troubles mentaux et prescrire des « traitements », mais aussi pour résoudre des conflits relatifs à la garde des enfants, pour résoudre des cas de discrimination reposant sur de soi-disant inaptitudes psychiatriques, pour argumenter devant les tribunaux ou orienter la scolarité, et bien plus encore. En fait, à chaque fois qu’une opinion psychiatrique est recherchée ou suggérée, on présente le DSM ou l’ICD qui sont de plus en plus acceptés comme références pour évaluer la santé d’esprit, la démence et la soi-disant maladie mentale.

La psychologue canadienne Tana Dineen précise que, « Contrairement aux diagnostics médicaux qui amènent à une cause probable, à un traitement approprié et à un pronostic vraisemblable, les troubles figurant dans le DSM-IV [et l’ICD-10] sont des termes trouvés par pur consensus » — littéralement, un vote par les membres du comité de l’APA — et largement conçus dans un but lucratif.

La procédure de « la science par le vote » est toute aussi surprenante pour le profane que pour les gens de la profession médicale, qui ont été témoins de réunions de vote du DSM. « Les troubles mentaux sont établis sans aucune base scientifique ni procédure », relate un psychologue après avoir assisté à une audience sur le DSM. « Le bas niveau d’effort intellectuel est choquant. Des votes à mains levées à la majorité, du type de ceux auxquels on recourrait pour choisir un restaurant où aller manger étaient employés pour statuer sur l’existence d’un diagnostic. Puis on les a enregistrés dans l’ordinateur. Cela pourrait nous faire passer pour naïfs, mais nous pensions sincèrement qu’il y avait une quelconque démarche scientifique là dedans. »

En 1987, on a voté pour étiqueter un « trouble de la personnalité d’auto-défaite ». Utilisé pour décrire les gens qui « se sacrifient », en particulier les femmes, qui, apparemment, choisissent des carrières ou des relations qui vont sans doute leur causer des déceptions. Ce terme de « trouble » souleva tellement de protestations chez les femmes de l’assistance qu’il fut ensuite sorti de la version du DSM-IV.

Lynne Rosewater, une psychologue qui assistait à une séance sur le DSM, présidée par l’un des principaux concepteurs de ce manuel, le psychiatre Robert Spitzer, rapporte : « Ils discutaient d’un critère lié au trouble de la personnalité masochiste. La femme de Spitzer [une travailleuse sociale et la seule femme à ses côtés lors de cette réunion] a dit : « Il m’arrive de faire cela. » Alors Spitzer a répliqué : « Bon, enlevons-le. » Vous assistez à cela et vous vous dites : « Attendez un peu, nous n’avons pas le droit de les critiquer, parce que c’est une « science » ?

Le D. Margaret Hagen, psychologue et auteur de l’ouvrage Whores of the Court : The Fraud of Psychiatric Testimony and the Rape of American Justice — Les putains du tribunal : L’escroquerie des expertises psychiatriques et le viol de la justice américaine —ne laisse aucun doute en ce qui concerne les réels motifs qui se cachent derrière le système de vote du DSM : « Si vous ne pouvez pas produire un diagnostic, vous ne pouvez pas envoyer de facture. »

Selon les professeurs Herb Kutchins et Stuart A. Kirk, auteurs de Making Us Crazy (On nous rend fous), « Beaucoup trop souvent, la bible psychiatrique nous a rendus fous — alors que nous sommes simplement humains ». Ce qui est dur à avaler, c’est que le DSM a « essayé de médicaliser beaucoup trop de problèmes humains ».

Par ailleurs, Kutchins et Kirk mentionnent que les gens « peuvent ressentir un soulagement trompeur à la lecture d’un manuel psychiatrique qui encourage la croyance dans l’illusion que la dureté, la brutalité et la souffrance dans leurs vies et dans leurs communautés peuvent s’expliquer par une étiquette psychiatrique et être éradiquées à l’aide d’une simple pilule. Nous avons certainement tous d’innombrables problèmes et une multitude de manières particulières de lutter… pour y faire face. Mais la vie peut-elle être différente ? »

Paul R. McHugh, professeur de psychiatrie à la faculté de médecine Johns Hopkins a déclaré qu’en raison du DSM, « Les personnes agitées, stressées sont convaincues qu’elles ont un trouble déficitaire de l’attention (TDA), celles qui sont inquiètes, hyper vigilantes, qu’elles souffrent de troubles de stress post-traumatiques (SSPT), les gens têtus, ordonnés, perfectionnistes qu’ils sont atteints de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), les personnes timides, sensibles qu’ils manifestent des troubles de la personnalité évitante (APD) ou de phobies sociales. Tous ont été convaincus que ce qui importe vraiment dans leur individualité ne sont, au contraire, que des problèmes médicaux, et qui, en tant que tels, doivent être résolus avec des médicaments... Et, le plus inquiétant dans tout cela, c’est que quoi qu’elles fassent, ces personnes ne trouvent à parler qu’à des psychiatres disposés et même empressés à les accueillir.... Avec un engouement obsessionnel récent à proposer des traitements clé en main pour chaque symptôme détecté, la psychiatrie s’est égarée non seulement intellectuellement mais aussi spirituellement et moralement. »

En juin 2004, John Read, conférencier en psychologie à l’université d’Auckland, écrit : « De plus en plus de problèmes ont été redéfinis comme étant des “troubles” ou des “maladies”, apparemment causés par des prédispositions génétiques et des déséquilibres biochimiques. Les événements de la vie sont relégués à de simples détonateurs d’une bombe biologique à retardement. Se sentir très triste est devenu un “trouble dépressif”. Se faire trop de souci est un “trouble de l’anxiété”. Un goût prononcé pour les jeux, pour l’alcool, les drogues ou la boulimie, tout cela relève de la maladie. De même qu’un manque de nourriture, de sommeil ou d’activité sexuelle. Être extrêmement timide est synonyme de “trouble de la personnalité de l’évitement”. Tabasser les gens révèle un “trouble explosif intermittent”. Notre Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux présente une liste de ces maladies sur quelques 886 pages… Établir des listes de comportements, coller des étiquettes qui ont une résonance médicale à ces personnes, puis utiliser la présence de ces comportements pour prouver qu’elles ont la maladie en question, est scientifiquement sans fondement. Cela ne nous dit rien au sujet des causes ou des solutions. Par contre, cela créé le sentiment rassurant qu’il se passe quelque chose de médical. »

On se réfère si largement au DSM au sein de la société au point qu’il a acquis une aura scientifique. Des millions de personnes maintenant croient en ses capacités de diagnostics, sans jamais soupçonner que toutes les bases et le système lui-même sont frauduleux. Ces personnes risquent de prendre alors des décisions fatales pour leur vie et celle des autres.

Cette publication apporte une réponse au grand vide laissé par la propagande psychiatrique au sujet de sa première prétention, la nature « scientifique » du DSM.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:47

Quel espoir avons-nous ?

Un traitement universel et efficace contre la toxicomanie serait-il une bonne chose ? Est-ce possible ?

Définissons tout d’abord ce que signifie le mot « guérison ». Ce terme signifie ni plus ni moins : une absence complète et permanente de tout désir psychologique ou physique submergeant, une absence de besoin ou de compulsion à consommer des drogues. Pour la société, cela signifie la réadaptation réussie du toxicomane en tant que citoyen honnête, moral, et productif. Il y a 25 ans, cette question aurait semblé plutôt étrange, voire absurde.

La réponse habituelle aurait été « Bien sûr que ce serait une bonne chose ! » et « Est-ce que vous plaisantez ? »

Aujourd’hui les réponses seraient bien différentes. Un toxicomane pourrait répondre : « Écoutez, ne me parlez pas de traitement. J’ai essayé tous les programmes existants et ils ont échoué. Aucun d’eux ne fonctionne. » Ou : « Il est impossible de guérir l’hérédité ; mon père était alcoolique. » Une personne non initiée en la matière pourrait dire : « Le traitement existe déjà, c’est la méthadone n’est-ce pas ? » Ou « Ils ont découvert que c’est une maladie du cerveau incurable, vous savez comme le diabète, on ne peut pas la guérir. » Ou : « Les découvertes de la science ont prouvé qu’on ne peut rien y faire, c’est quelque chose qui provient d’un déséquilibre chimique dans le cerveau. »

Il est remarquable de constater l’absence complète du mot et même du concept de guérison, que ce soit parmi les toxicomanes, leur famille, les membres du gouvernement, les médias ou qui que ce soit d’autre.

À la place, il y a des mots tels que : maladie, état chronique, prise en charge, soutien, réduction et rechute. On enseigne aux toxicomanes en cure de désintoxication à se considérer en voie de « guérison », mais jamais « guéris ». Exprimé de différentes manières, le consensus implicite est que l’accoutumance aux drogues est incurable et qu’un toxicomane devra apprendre à vivre ou mourir avec ça.

Est-ce que tout espoir est perdu ?

Avant de considérer cette question, il est très important de comprendre une chose concernant le domaine de la réhabilitation des toxicomanes aujourd’hui. Notre espoir de pouvoir guérir la toxicomanie n’est pas perdu. Il a juste été enseveli sous une avalanche d’informations erronées et de solutions inadéquates.

En premier lieu, il faut observer la façon dont la psychiatrie a diffusé des drogues dangereuses en les faisant passer pour inoffensives :

  • Dans les années 60, la psychiatrie a rendu le LSD non seulement acceptable, mais l’a fait passer pour une « aventure » auprès de dizaines de milliers d’étudiants d’université, promouvant le faux concept d’améliorer la vie grâce à des médicaments psychotropes « récréatifs ».
  • En 1967, des psychiatres des États-Unis se sont réunis pour discuter du rôle des drogues à l’aube de l’an 2000. L’éminent psychiatre Nathan Kline de New York, qui a été membre des comités de l’Institut National de la Santé Mentale américaine et de l’Organisation Mondiale de la Santé déclara : « En principe, d’un point de vue large, je ne vois pas pourquoi les drogues seraient plus anormales que la lecture, la musique, l’art, le yoga ou une vingtaine d’autres choses. »
  • En 1973, le psychiatre de l’Université de Californie Louis J. West écrivait : « En effet, un débat pourrait bientôt faire rage parmi quelques scientifiques cliniques sur la question de savoir si s’accrocher à cet état d’esprit qui prône l’absence de drogues, n’est pas une position désuète pour qui que ce soit, médecin ou patient. »
  • Dans les années 80, le spécialiste en médicaments psychiatriques, Ronald K. Siegel, a fait cette déclaration scandaleuse selon laquelle être drogué est un « besoin » humain de base, « une quatrième impulsion naturelle », de la même nature que le sexe, la faim et la soif.
  • En 1980, le Manuel complet de la psychiatrie proclamait que : « prise à des doses ne dépassant pas deux à trois fois par semaine, la cocaïne ne crée aucun problème grave. »
  • Selon le directeur du bureau de la Drug Enforcement Administration (police américaine des stupéfiants ) dans le Connecticut, la fausse croyance que la cocaïne ne provoque pas d’accoutumance a contribué à l’augmentation dramatique de son usage dans les années 80.
  • En 2003, Charles Grob, directeur du département de psychiatrie pour enfants et adolescents à la Harbor University of California Medical Center croyait que l’Ecstasy (drogue de la rue à effets hallucinogènes) était potentiellement « un bon médicament » pour traiter l’alcoolisme et l’abus de drogues.

Aujourd’hui, les agences de réglementation des médicaments partout dans le monde approuvent les essais cliniques pour l’utilisation de drogues hallucinogènes pour gérer quoi que ce soit de l’anxiété à l’alcoolisme, malgré les médicaments étant connus pour provoquer une psychose.

L’échec de la guerre contre les drogues est dû en grande partie au fait de ne pas avoir empêché de nuire à l’un des plus dangereux promoteurs de drogues de tous les temps : le psychiatre. Le comble de l’ironie est qu’il s’est mis en position lui permettant de contrôler le domaine de la réhabilitation, bien qu’il ne puisse présenter aucun résultat en échange des milliards accordés par les gouvernements et les corps législatifs. Les gouvernements, les groupes, les familles et les individus qui continuent d’accepter ses fausses informations et ses techniques de réhabilitation des drogués le font à leurs propres périls. Tous les éléments permettent de prédire qu’ils échoueront inévitablement en tout point.

La dépendance aux drogues n’est pas une maladie. De vraies solutions existent.

Balayer les informations erronées de la psychiatrie concernant les drogues et l’accoutumance n’est pas seulement essentiel pour restaurer l’espoir, mais c’est aussi la première étape pour accéder à une véritable réhabilitation des toxicomanes.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 17:28

Nicolas Sarkozy a organisé, le mercredi 23 septembre 2009 à New York, après son intervention à l’ONU, un petit cocktail entre happy fiews pour un montant de 400 000 euros, payé par le contribuable.

nicolas sarkozy onuCette somme hallucinante de 400 000 euros correspond uniquement au budget réception, la dépense totale pourrait atteindre 2 millions d’euros.

A New-York, dans le cadre du mini-sommet sur le climat organisé à l’ONU, le président Sarkozy a mis les petits plats dans les grands, aux frais du contribuable, comme à son habitude.

4000 invités pour un coût de 100 euros par convive, orchestré par pas moins de 22 cuisiniers et 140 serveurs. Haute gastronomie au menu : champagne et petits fours. Les “happy fews”, Français de New-York et courtisans patentés,  étaient installés dans la très chic salle de Gala du Manhattan Center Studio. Parmi les chanceux, Charles-Élie Couture et Patrick de Carolis, président de France Télévisions.

Le chiffre de 4000 convives correspondait à la capacité maximale de la salle. Le Consulat Général a dû fermer très tôt les réservations tant la demande fut grande. Ça se comprend, c’était aux frais du contribuable…

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:42

Combien va coûter la fille de Sarkozy ?

fille de sarkozy et carla Combien va coûter la fille de Sarkozy ?La fille de Sarkozy risque de coûter cher aux contribuables. Quand on voit l’ importance du dispositif de sécurité mis en place autour de la clinique de la muette où Carla à accouché, on est en droit de se poser des questions.

Rappelons-nous également tout le dispositif sécuritaire mis en place par Sarkozy aux  frais des contribuables autour de la maison de son ami Christian Clavier.

Quand on sait que Sarkozy est prêt à dépenser 25 000 euros pour un four à pizzas dans son Air Sarko One, ainsi que toutes les dépenses et les gaspillages qui ont été budgétés pour son confort dans son avion présidentiel, la question du coût de la fille de Sarkozy pour les contribuables est légitime. La fille de Sarkozy et Carla bénéficiera à n’en pas douter de gardes du corps en permanence ainsi que d’un important dispositif de sécurité.

Quel sera le coût pour les contribuables ? Combien va coûter la fille de Sarkozy et Carla Bruni aux contribuables ?

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:32

 

Médecin généticien, ancien directeur de recherche à l’Inserm et membre du Comité national d’éthique, Axel Kahn est président de l’Université Paris-Descartes. Cette intervention a été donnée dans le cadre du colloque "Liberté, Egalité, Santé" organisé par la Mutualité Fonction Publique le 25 octobre 2011.

La décision publique est aujourd’hui totalement dépendante de la notation d’agences qui ne représentent rien d’autre que la vision des forces organisées du marché. Et même dans la pure logique du système libéral, où seuls comptent les intérêts individuels, notre système a atteint ses limites.
Concernant le domaine de la santé, la situation est dramatique. La santé, l’un de nos droits les plus fondamentaux est devenu un marché. Or un marché n’est ni moral ni immoral, il répond à des règles claires. Vous avez besoin de vous soigner ? Vous n’avez pas d’argent ? Et bien vous ne vous soignez pas.
En revanche, si l’on se réfère à la définition inscrite dans l’article 2 du préambule de l’OMS de décembre 1946, qui dit que la possession du meilleur état de santé possible est un droit fondamental de tout être humain, que chacun doit avoir accès à la santé quelque soit sa race sa religion, ses opinions politiques et sa condition économique et sociale, il est évident que la question de l’accès à la santé devient une question éthique. Une société dont les richesses ne cessent d’augmenter et qui, dans le même temps, voit les inégalités de santé progresser est une société profondément immorale du point de vue des droits de l’homme.

Le droit à la santé, attribut de la citoyenneté et proclamé dans de nombreux textes a trouvé ses racines dans la certitude que nous avions que l’homme serait le principal bénéficiaire des progrès scientifiques et techniques. Or, nous sommes la première génération depuis trois siècles à penser que nos enfants et nos petits enfants vivront moins bien que nous. Cet état de fait marque une rupture historique complète avec la confiance dans le progrès qui a animé nos deux derniers siècles.
Ce sont les mécanismes qui nous ont conduits là, et en particulier, ceux du marché qu’il faut interroger sinon, tout ce que l’on fera pour réguler sera utile mais ne sera pas durable. Il n’y a jamais eu autant d’inégalités dans notre société et en particulier des inégalités de santé. Or, dans une société libérale seul l’esprit de solidarité et en particulier national fait que l’on permet à des gens qui n’en n’ont pas les moyens de se soigner...
Face à l’injustice, seule la régulation de la puissance publique peut représenter l’intérêt de la collectivité.

Or, la santé publique est en déshérence dans notre pays. Cela n’a pas toujours été le cas. Dans l’histoire de la santé, nous sommes passés d’une médecine clinique prenant en charge des pathologies à une médecine hygiéniste à la fin du XIXe siècle, impulsée par Léon Bourgeois et sa doctrine du solidarisme.
C’est cette conception basée sur la prévention qui donnera matière au programme du Conseil National de la Résistance et la naissance d’une médecine sociale. Celle-ci a permis la création et le développement de dispensaires, de centres de santé municipaux ou étudiants... Aujourd’hui, ils ont presque tous disparus. Dans les années 1960, sous l’influence de grand médecin comme Jean Dausset ou de Jean Hamburger, la France s’est engagée dans la direction d’une médecine d’excellence avec des opérations extraordinaires.
Puis les découvertes de la génétique ont entraîné notre pays à privilégier une médecine de l’individu. La santé collective est dévalorisée. Nous avons abandonné une politique de prévention pour une médecine curative axée autour du médicament et du consumérisme de soins. La santé est devenue un marché et une cible pour l’industrie.

Nous sommes aujourd’hui dans une impasse, dans une situation aberrante. L’industrie agro-alimentaire crée un monde d’obèses et de victimes d’athérosclérose qui, avec leurs pathologies, viennent alimenter l’industrie du médicament. Cet exemple nous prouve la chose suivante. Ce qui est bon pour les marchés est profondément exsangue pour la société.
Il est urgent de renouer avec une médecine sociale, permettant un accès aux soins primaires, une médecine préventive prenant en compte les déterminants de santé, psychologiques, sociologiques, économiques. Bien sûr cette médecine préventive ne montre ses effets qu’à moyen ou long terme. C’est pourquoi une volonté politique réelle dans l’action publique est nécessaire afin que le droit à la santé continue d’être respecté.”

Photo DR.

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:15

Lutte contre la "fraude sociale" : "Les salariés sont les victimes du trou de la Sécu, pas les responsables"

LEMONDE.FR | 15.11.11 | 16h59   •  Mis à jour le 15.11.11 | 18h35

 

Les propos de Nicolas Sarkozy, mardi, à Bordeaux, ont vivement fait réagir à gauche.

Les propos de Nicolas Sarkozy, mardi, à Bordeaux, ont vivement fait réagir à gauche.REUTERS/REGIS DUVIGNAU

"Voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français" déclarait mardi matin à Bordeaux le président de la République en vantant les mérites de l'obligation de travail pour les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), bientôt expérimentée dans dix départements, et en annonçant la mise en relation de certains fichiers pour lutter contre la fraude à la sécurité sociale. Quelques heures plus tard, le gouvernement annonçait l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie, et d'un quatrième jour de carence pour les salariés du privé.

Cette série de déclarations ont déclenché l'indignation de toute la gauche. "Avec M. Sarkozy, c'est travailler plus pour se soigner moins", a résumé le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen en détournant le slogan de campagne du chef de l'Etat élu en 2007. "La fraude sociale tout compris, c'est 1/1000e des dépenses sociales de notre pays", a déclaré le socialiste, spécialiste des questions de santé, dans les couloirs de l'Assemblée. "Pourquoi la santé est-elle mise à l'encan, les victimes et les coupables sont toujours les malades ? C'est une drôle de pensée sociale et politique."

"TOUS POTENTIELLEMENT DES FAINÉANTS, DES VOLEURS, DES FRAUDEURS"

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a visé les socialistes, dénonçant "ceux qui, pendant des décennies, ont bien soigneusement dissimulé aux Français qu'ils finançaient leur système de protection sociale à coup de déficits", les accusant d'avoir trahi "l'esprit" du modèle social mis en place après la Libération.

"Pour s'en sortir, il cherche des boucs émissaires, les malades, les socialistes, les réformes d'hier et d'avant-hier. Tout cela n'est pas sérieux", a conclu M. Le Guen.

Le parti communiste, le NPA et Lutte ouvrière ont rapidement réagi, dans le même esprit. "Nous sommes tous potentiellement des fainéants, des voleurs, des fraudeurs car nous sommes tous et toutes susceptibles de devoir nous arrêter en raison des conditions de vie et de travail dégradées !" écrit le NPA dans un communiqué. "Les salariés ne sont pas responsables du 'trou' de la Sécu... Ils en sont les victimes : les employeurs bénéficient de 30 milliards d'exonération de cotisations, 30 milliards de salaire indirect (ou socialisé) est extorqué de la poche des travailleurs."

"CHAQUE PERSONNE EN CONGÉ DE MALADIE EST UN FRAUDEUR EN PUISSANCE QU'IL FAUT PUNIR"

"Après la chasse aux pauvres et aux chômeurs, c'est maintenant au tour des malades de la fonction publique d'être dans le collimateur de l'UMP. Pour la droite, chaque personne en congé de maladie est un fraudeur en puissance qu'il faut punir" a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. "Alors en plus, s'il cumule avec un statut de fonctionnaire, il s'agit sûrement d'un Bernard Madoff en puissance !"

"Après s'être attaquée aux accidentés du travail ou aux allocataires du RSA, la meute de la droite mène maintenant la chasse à la 'fraude sociale'" et aux 'arrêts de travail abusifs', en ciblant en particulier les fonctionnaires" déclare par ailleurs Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle de Lutte ouvrière (LO). "La campagne électorale est lancée et les orduriers de l'UMP n'en sont plus à une poubelle près."

Le Monde.fr avec AFP

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:13

LEMONDE.FR avec AFP | 16.11.11 | 14h44   •  Mis à jour le 16.11.11 | 15h50

Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, a assuré mercredi 16 novembre que l'instauration de jours de carence lors d'un arrêt maladie – un dans le secteur public, un quatrième dans le privé – était "une question de principe" et de "responsabilisation".

"Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact", a lancé sur BFM TV-RMC le dirigeant de la Droite sociale au sein de l'UMP.

 

"Il faut qu'il y ait un petit signal", a lancé M. Wauquiez. "Quelqu'un qui est en arrêt maladie, il faut qu'il se rende compte : tout ça, ça coûte à la sécurité sociale".

"C'est une question de principe", a martelé le ministre, opposant "celui qui joue le jeu, qui, quand il est un petit peu malade, fait l'effort d'aller au travail", et celui qui se dit "quand je suis malade, c'est pas grave parce que je suis indemnisé".

"Ce n'est pas juste", selon M. Wauquiez, évoquant encore celui qui finance le système "par ses cotisations" qui "viennent pour compenser des gens qui n'en ont rien à faire et, se disent que parce que c'est gratuit, tirent sur le tiroir-caisse". Le ministre a par ailleurs appelé à lutter contre la "fraude d'en haut", préconisant de faire payer l'impôt dès lors qu'on vit trois mois en France, pour contrer les évadés fiscaux.

TOLLÉ SUR TWITTER

Les propos de M. Wauquiez ont suscité de nombreuses critiques sur Twitter. La vice-présidente PS du conseil régional d'Ile-de-France, Marie-Pierre de La Gontrie, les a jugé "obscènes".

"Quand tu tombes malade, tu devrais rembourser à ton patron l'argent que tu lui fais perdre", écrit également un internaute. "Avec Laurent Wauquiez, ayez honte de tomber malade, car vous comprenez, vous coûtez de l'argent à la collectivité", ironise un autre sur le site de microblogging.

 

CRITIQUES À GAUCHE

Les députés ont voté dans la nuit de mardi à mercredi l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires lors d'un arrêt maladie, dans le cadre de l'examen du budget 2012.

Le gouvernement, à la recherche d'économies et voulant ralentir la progression des arrêts maladie, avait annoncé mardi son arbitrage en la matière : une quatrième journée pour les salariés du privé et, grande première, une journée pour les fonctionnaires. Après l'annonce de cette mesure par le gouvernement, plusieurs syndicats se sont insurgés mardi contre la volonté du gouvernement de "punir les malades".

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