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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 11:21

 

 

 

 

      Le recrutement d'un adepte passe par trois phases à partir desquelles l'adhésion va s obtenir progressivement, en même temps qu apparaît une forme de dépendance intellectuelle et affective. Tour à tour, le nouvel adepte va être séduit, persuadé, enfin fasciné.
      
      
      a) La séduction.
      
      Séduire, c'est avant tout plaire, mais c'est aussi détourner de la vérité. Tout le travail des sectes vise à proposer une utopie chatoyante en lieu et place de la grisaille quotidienne. Le recruteur-séducteur met en scène l'illusion sectaire; il agit comme un bateleur pour attirer les adeptes potentiels; il propose des réponses simples à des interrogations complexes; il charme l'interlocuteur pour créer l'illusion de l'échange affectif il joue en permanence sur le registre des émotions, effaçant de son propos toute logique; il oppose la morbidité du réel à la perspective d'un amour idyllique, celui qui règne au sein de sa communauté. Cette phase de séduction est appelée « accrochage »par un ex-adepte de Moon.
      C'est la plupart du temps une démarche d'individu à individu, même si - et c'est de plus en plus fréquent - le terrain a été préparé par une démarche publicitaire antérieure prospectus, conférence, mailing, etc. Cependant, pour vendre un produit, il est indispensable d'établir un contact avec l'acheteur potentiel.
      
      
      b) La persuasion.
      
      La persuasion met en présence deux acteurs l'émetteur et le récepteur. Ils ont établi une relation particulière dont le support est le message. L'émetteur ou adepte convaincu est le persuadeur; le récepteur est la cible, l'adepte potentiel quant au message, il est inclus dans le discours de la secte véhiculé par l'émetteur.
      
      Pour que la persuasion soit efficace, ces trois éléments doivent répondre à des conditions particulières. Le but de la persuasion est pour l'émetteur d'amener le récepteur à consentir à une proposition particulière résumée dans le message. Le processus comporte plusieurs étapes : attention, compréhension, mise en forme, intégration du message, acceptation du message, changement de pensée ou d'attitude. L'ensemble est connu sous le sigle anglo-saxon ELM (Elaboration Likelihood Model).
      
      
      c) Le jeu du persuadeur.
      
      Le persuadeur revêt un double statut. Il est l'orateur sophiste qui convainc par un discours équivoque et ambigu tenant lieu de réponse et de démonstration. Il est aussi le mystificateur qui propose le rêve et l'utopie comme décor et costume dans le théâtre d'une illusion collective.
      Il fonde son art non sur la raison et la logique mais sur l'affect et les sentiments. Il ne démontre pas il émeut; il ne répond pas : il bouleverse. Il enfreint en permanence le pacte social et tacite de la communication véritable: le présupposé de sincérité et de vérité.
      Toute sa dialectique vise à masquer son projet d'endoctrinement. Il faut donc qu'il présente comme réel ce qui est mensonge et trucage. Il y a mise en scène permanente d'une fable qui chasse le réel, envahissant progressivement l'espace de communication. Le but est d'emporter l'assentiment d'autrui. Il s'agit de la première étape réelle de la manipulation.
      L'une des subtilités de la manœuvre consiste à faire croire que l'adhésion dépend de l'intéressé et relève de sa volonté. C'est cette démarche perverse qui est à l'origine des difficultés rencontrées par les proches ou les thérapeutes lorsqu'ils tentent de convaincre un individu qu'il a été "entraîné dans une secte. C'est cette prétendue liberté personnelle qui perturbe les efforts de "désendoctrinement".
      
      
      d) La fascination.
      
      La fascination est l'élément moteur de l'adhésion, c'est elle qui "emporte le marché" . Après une phase de doute, le candidat est définitivement convaincu de la justesse de son choix lorsqu'il est mis en face de la pièce maîtresse de la dynamique sectaire. La confrontation avec le gourou (ou ses témoins) brise ses dernières réticences.
      
      Commence alors une nouvelle étape du processus d'endoctrinement. Elle introduit un caractère magique dans la relation entre le futur adepte et le groupe sectaire. La relation se détache peu à peu du réel pour s'établir dans l'univers symbolique du sacré et du divin. Cette fascination va ôter au sujet toute velléité de se soustraire à l'influence de la secte et de ses membres. Elle s'accompagne d'une demande d'engagement complet. 

      La fascination de l'adepte se fonde sur la projection symbolique sur le gourou. Ce dernier est investi d'un pouvoir supranaturel qui touche au divin. A ce stade, le libre arbitre du recruté commence à s'altérer face à la pression doctrinale qui s’exerce sur lui. Sa conversion définitive dépendra de l'équilibre qui va s'établir entre la force de coercition exercée par la secte et la puissance des liens que l'adepte a tissés auparavant avec la société.
      
      
      e) La persuasion coercitive.
      
      1. Les stratégies de persuasion .
      
      La persuasion est fondée sur la capacité du persuadeur à saisir l'occasion d'émouvoir. D'ordinaire, elle correspond à une disposition d'esprit de ce dernier, qui tend à "laisser adhérer . Or, dans le cas des sectes, la persuasion est coercitive : il s'agit de priver le persuadé de tout libre-arbitre, de l'aliéner dans une décision imposée.
      
      Le discours de persuasion coercitive s'appuie sur une donnée fondamentale : la mystification. Il s'agit d'un discours falsifié dont le but n'est pas la communication, mais bien la conversion de l'auditeur. La stratégie de mystification consiste à passer progressivement du réel à l'illusoire, sans déclencher de phénomène de rejet.
      
      La mystification du discours s'appuie sur plusieurs éléments :
      • la fabulation le discours persuasif doit travestir le réel, le mythifier;
      • la simulation: l'orateur joue, il crée un personnage séduisant;
      • la dissimulation : l'orateur masque ses propres interrogations, il cache ses doutes;
      • la séduction : l'orateur ne peut raconter sa fable si elle ne s'accompagne pas du désir de l'auditeur de l'entendre jusqu'à son dénouement;
      • le mépris : le persuadeur ne fait pas que travestir la réalité à travers son discours, il truque aussi la relation.
      
      L'un des moteurs de la persuasion coercitive est la faculté d'un orateur à faire accepter l'irrationnel. Alors que le réel est à l'origine des angoisses et du sentiment d'incomplétude qui ont conduit l'adepte à la secte, l'irrationnel qui lui est proposé le rassure parce qu'il véhicule des solutions toutes faites.
      
      
      2. L'identification et l'imitation.
      
      Pour appartenir au groupe, l'adepte doit calquer son comportement sur celui des autres. Cette imitation efface son individualité. En remplaçant les indécisions nées du libre arbitre par des conduites automatiques suscitées par l'exemple, elle abrase le sentiment d'incertitude et le remplace par l'urgence d'une mission à remplir.
      
      L'imitation exacerbe un désir de compétition entre les adeptes, qui doivent tendre le plus vite possible et de la façon la plus parfaite à leur accomplissement.
      
      
      3. La séduction.
      
      Cette phase n'est que le prolongement de la séduction entreprise lors du recrutement.
      
      La séduction s'appuie sur deux processus émotionnels complémentaires. D'une part, il y a activation d'un phénomène émotionnel positif par la sympathie que déclenche l'émetteur - système affectif privilégié autorisant les processus d'identification. D'autre part, le renforcement d'un phénomène émotionnel négatif souligne les conflits qui opposent le recrutable à son environnement habituel. Le "love-bombing" (bombardement d'amour) de l'émetteur sur le récepteur s'accompagne d'un bombardement de haine' du couple émetteur- récepteur à l'égard des tiers, société, famille, etc.
      
      
      4. La captation.
      
      La phase de captation consiste exclusivement à submerger le sujet de liens affectifs qui le rassurent et lui donnent le sentiment d'appartenance à un groupe. Il faut que le recruté soit convaincu qu'il va désormais pouvoir compter sur l'appui de personnes qui déclarent éprouver de la sympathie pour lui. La secte se présente alors comme un cocon, comme une famille de substitution plus accueillante et compréhensive que la famille naturelle.
      
      
      5. La conversion.
      
      Il s'agit du point culminant de l'assimilation sectaire. Le futur converti épuise ses défenses à réduire la dissonance qui existe entre les normes de sa vie antérieure et les nouvelles règles qui lui sont proposées. Sa conversion suppose qu'il consente à un compromis entre son histoire passée et son futur. La conversion s'appuie sur un pari pour l'adepte. Il s'agit de troquer un passé douloureux contre un futur chatoyant assorti d'une dépendance corps et âme à la structure.L'acceptation de ce pari signe le pacte d'engagement définitif - "sans critique" - envers le gourou. Le prosélytisme du disciple sera non seulement la preuve de sa conviction, mais aussi un instrument de renforcement du lien et un élément de coercition.
      
      
      6. L' endoctrinement.
      
      Il s'agit de la phase de consolidation de la conversion. Elle vise à éliminer les restes d'esprit critique qui peuvent encore animer le sujet. L'endoctrinement tend à l'intégration de plus en plus forte de l'individu dans la secte.
      
      Il ne faudrait cependant pas généraliser. De plus en plus souvent, dans leurs attendus, les juges tiennent compte de la dangerosité des sectes en matière de garde-d'enfant, de droit de visite et d'hébergement.
      
      Cependant, le statut réel n'a qu'un lointain rapport avec le statut affiché. Plus la responsabilité semble croître au sein de la secte, plus les liens de dépendance se renforcent. La dépendance devient multidirectionnelle non seulement l'adepte dépend hiérarchiquement de ses supérieurs, mais il dépend moralement de ses inférieurs, et économiquement, socialement, de la structure.
      
      
      f) Techniques de persuasion coercitive.
      
      Elles peuvent se classer en quatre types :
      -Les techniques comportementales.
      Elles consistent à modifier les relations de l'individu avec son milieu et visent à contrôler les échanges de l'adepte avec le système relationnel antérieur.
      
      -Les techniques de type émotionnel.
      Ces techniques instaurent une empathie entre l'individu et la secte en créant un climat émotionnel permanent qui tend à supprimer tous les liens affectifs et toutes les émotions rattachés au passé.
      
      -Les techniques de type cognitif . L'intellect représente le seul barrage à l'idéologie sectaire. La stratégie de la secte consiste à saturer ses canaux d'information avec de fausses données. En même temps, elle va s'efforcer de dénigrer toute attitude critique.
      
      -Les techniques d'induction d'états dissociatifs.
      Elles créent ou récupèrent des états pathologiques (hallucinatoires ou délires) qu'elles intègrent ensuite dans le corpus doctrinal de la secte (exemple : un délire devient "rapport avec le cosmos .
      par Jean-Marie ABGRALL, psychiatre.
      
      SOMMAIRE
      Introduction.
      
      I/. LE RECRUTEMENT.
      a) La séduction
      b) La persuasion
      c) Le jeu du persuadeur
      d) La fascination
      e) La persuasion coercitive :
       1. Les stratégies de persuasion
       2. L'identification et l'imitation
       3. La séduction
       4. La captation
       5. La conversion
       6. L'endoctrinement
      f)Les techniques de persuasion coercitive
      
      II/. LE CONDITIONNEMENT. 
      a) De l’éducation au lavage de cerveau
      b) La dépendance à l'autorité
      c) Le changement agentique
      d) Le maintien de l'état agentique
      e) Les techniques de conditionnement
      
      
      Introduction
      
      L'étude du phénomène sectaire est par essence polémique. Parmi les éléments qui prêtent à discussion sans fin, on trouve au premier chef le thème de la réalité de "la manipulation mentale. Niée par les sympathisants des sectes, la manipulation mentale est pourtant la pièce maîtresse de la mise sous dépendance de l'adepte. Sans " manipulation mentale ", il ne peut exister de secte - la manipulation mentale prive le sujet de tout libre arbitre et de toute capacité d'analyse le plaçant en situation de réceptivité totale vis-à-vis des discours de manipulateurs.
      
      Ce constat a entraîné récemment la Commission Pénale Suisse sur les Dérives Sectaires à proposer d'introduire dans le cadre pénal une nouvelle disposition visant à réprimer la manipulation: " Celui qui aura exercé des actions physiques ou psychiques répétées et systématiques sur autrui dans le dessein d'affaiblir sa capacité de jugement ou de le placer dans un état de dépendance sera puni de l'emprisonnement ou d'une amende. " (cf. note finale) Au registre de la psychiatrie médico-légale, nous proposons notre propre définition." La manipulation mentale est l'ensemble des manœuvres visant à modifier les processus décisionnels d'un individu ou d'un groupe social par utilisation de techniques individuelles ou groupales physiques ou psychiques " afin de le (ou les) placer sous contrôle partiel ou total de l'auteur de la manipulation. Face à cette définition se pose le problème du degré de manipulation - socialement acceptable ou moralement condamnable (publicité, éducation...)
      
      Dans la suite de notre propos, nous n'envisagerons que la mise sous dépendance réelle et totale dans un but de soumission du manipulé, telle celle que l'on peut observer dans les groupes sectaires coercitifs.
      
      La manipulation procède par deux étapes:
      
      - le recrutement ;
      - le conditionnement.
      

       I/. LE RECRUTEMENT
      
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 20:54



La capacité de la psychiatrie à convaincre les laboratoires pharmaceutiques et les gouvernements à verser des milliards d'euros pour ses activités est basée sur des critères non scientifiques de « diagnostic ». Il n'y a pas de test sanguin, de radiographie, de scanner du cerveau ni aucun autre test médical pour confirmer le diagnostic d’un quelconque trouble mental. Le dysfonctionnement est basé sur l’opinion des psychiatres à propos du comportement. Les symptômes comportementaux sont soumis au vote, puis, ajoutés au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). C'est ainsi que les psychiatres peuvent obtenir des remboursements de la Sécurité Sociale et des mutuelles pour les traitements.
Les médicaments psychiatriques représentent plus de 80 milliards de dollars par an de profits pour l’industrie pharmaceutique. Mais les compagnies pharmaceutiques ne font que répondre à la demande du psychiatre d’avoir plus de médicaments pour traiter un nombre sans cesse croissant de « troubles mentaux ». Il s’agit de faire des affaires, pas d'aider les gens.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:48

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:47

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:46

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:46

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:45

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:44

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:43

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:39

Les dix stratégies de manipulation de masse

De Noam Chomsky

 

  • Les dix stratégies de manipulation de masse
  • Noam Chomsky a élaboré une liste de dix stratégies de manipulation à travers les médias issues de ses observations.

    Un ensemble de tentatives obscures afin de fausser ou d'orienter la perception de la réalité au quotidien existe bel et bien mais nous n'en avons pas vraiment conscience ou très peu. Cette manipulation des masses use d'un rapport de pouvoir, de séduction, de suggestion, de persuasion et de soumission non volontaire ou consentie. L'ensemble de ces stratégies fait partie du "système d'Etat" peu importe qui est au pouvoir, chaque gouvernement ne modifiant que le niveau d'intensité de telle ou telle approche. Le contrôle d'une partie importante des médias est évidemment un pré-requis pour que tout cela fonctionne, que ce soit par nomination directe des directeurs ou par copinage.

    1) La stratégie de la distraction
    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
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  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
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  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
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