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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:16

Parce que la consommation des somnifères (essentiellement les médicaments benzodiazépines, aussi appelés anxiolytiques, et apparentés) ne diminue pas suffisamment et que de nombreuses prescriptions ne sont pas utiles, la Haute française autorité de santé (HAS) lance des actions d’information et de sensibilisation.

Chaque année, un Français sur 5 consomme au moins une benzodiazépine ou un médicament apparenté, ce qui est très excessif, indiquait l'Afsapps en janvier dernier. Près d’un tiers des personnes de plus de 65 ans consomme des somnifères. Un non-sens, ces médicaments étant destinés à être utilisés à court terme car leur efficacité diminue rapidement et ils créent une dépendance ainsi qu'un syndrome de sevrage. De plus ils sont associés à plusieurs effets secondaires indésirables : chutes, risques d’accidents lors de la conduite, troubles de la mémoire et de l’attention, risque d’interaction avec d’autres traitements…

Pour les personnes âgées, il est normal, souligne la HAS, de moins dormir la nuit et que le sommeil soit fractionné, parfois avec plusieurs siestes dans la journée. Le sommeil peut être amélioré par des habitudes simples et une bonne hygiène de vie : horaire régulier, activités physiques régulières, exposition à la lumière en journée, alimentation (repas léger le soir, éviter le café tardif dans la journée...) et mode de vie sains (éviter les écrans juste avant le coucher...), aménagement confortable de la chambre, … Certains médicaments pouvant parfois induire des troubles du sommeil, l’ordonnance est parfois à réévaluer avec le médecin.

"Seules 10 à 20% des plaintes du sommeil sont de véritables insomnies et peuvent relever d’un traitement par somnifères", précise la HAS.

Selon les recommandations de cette dernière, devant des plaintes chroniques du sommeil, "le médecin doit rechercher des signes associés et orienter son patient vers un spécialiste si besoin : douleurs, anxiété, dépression ou encore problèmes urinaires, apnée du sommeil peuvent expliquer le sommeil de mauvaise qualité et doivent être recherchés". Les techniques de relaxation et les thérapies cognitivo-comportementales peuvent être appropriées à la prise en charge des insomnies.

D’ici la fin de l’année, un rappel sera intégré aux logiciels d’aide à la prescription. À chaque fois qu’un médecin prescrira un somnifère à une personne âgée, il sera, par exemple, invité à proposer à son patient un rendez-vous dédié à l’exploration de ses problèmes de sommeil.

Les somnifères doivent être arrêtés progressivement toutefois car un arrêt brutal expose le consommateur chronique à un syndrome de sevrage: anxiété, rebond de l’insomnie, voire confusion, hallucinations, convulsions…, indique la HAS.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 20:03

Un an après la diffusion de son film « Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » sur internet, la réalisatrice Sophie Robert révèle au grand public le teaser du 2ème volet de sa série sur la psychanalyse. Ce deuxième film sera consacré aux théories sexuelles.

On avait déjà eu un bel apercu de ces théories dans son premier film dédié à l’autisme avec des phrases choc, comme celle de la psychanalyste Jacquelines Schaeffer : l’inceste paternel ça fait pas tellement de dégats, ça rend juste les filles un peu débiles, mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose.

Là et bien euh… Bon, il faut le voir !

 

Le phallus, toujours le phallus… Et les testicules alors ?

On a l’impression qu’avec les psychanalystes, tout tourne autour du phallus : « L’ordre phallique, machine phallique, loi phallique, femme phallique »…

Normal, le phallus est un organe protubérant, donc il a une signification symbolique de puissance, permettant l’acte sexuel, comme le dit le professeur d’université Jean-Michel Hirt, psychanalyste : Le phallus représente l’acte sexuel dans sa réalisation potentielle à savoir pour qu’il y ait acte sexuel il faut une érection donc un pénis dressé.

 

Le pilier des théories sexuelles psychanalytiques

 

Un peu de vocabulaire : femme phallique…

Dans ce teaser, Marie-Christine Laznik, docteure en psychologie et psychanalyste renommée, nous explique ce qu’est une femme phalliquement lourde : c’est une femme autonome financièrement, qui n’a besoin en rien d’un homme ; si elle est belle c’est pire parce que la beauté c’est phallique.

J’en conclue, avec l’évolution des mœurs, que les femmes aurait tendance à prendre du poids, phalliquement parlant…

Source : inconnue...

 

Le sexe de la femme ?  Un trou, non désirable.

Le phallus est un organe bien visible, contrairement au sexe féminin : en effet, selon le psychologue, sexologue et psychanalyste Guidino Gosselin, Le sexe (féminin) c’est un trou, c’est un vide donc c’est le seul organe qui n’a pas de signifiant propre. En effet, il  n’est pas visible, comme le souligne Jean-Michel Hirt : on ne représente pas le sexe féminin puisque de toutes façons il n’est pas visible.

 Daccord, il n’est pas visible, enfin moi je le vois mon sexe hein… Au fait, est-ce qu’il est désirable ? Réponse de Jean-Michel Hirt : c’est d’abord ce que l’on voit que l’on désire. Et ce que l’on ne voit pas n’est pas vécu comme quelque chose de désirable.

Et bien, ce n’est pas l’impression que j’ai moi en parcourant certains sites et revues etc…

 

La sexualité, une perversion ?

C’est difficile de concevoir qu’une relation sexuelle saine entre un homme et une femme est possible, si on a la conviction que le sexe de la femme ne peut pas être désiré. Le désir sexuel n’est pas naturel, selon Gérard Pommier, psychanalyste… La sexualité est de l’ordre l’excès pour Jacquelines Schaeffer psychanalyste, formatrice à l’Hôpital St-Anne.

 

Théorie machiste

L’homme, avec son phallus, symbole de puissance associé à la virilité, le sera encore plus si sa partenaire féminine lui est soumise, comme le souligne Jacquelines Schaeffer : « Plus la femme sera soumise plus l’homme sera fort. Plus l’homme sera viril. »

Doit-on associer la force d’un homme à la domination qu’il exerce sur la femme ?

 

La femme n’existe pas.

À propos de femme, de féminin… La psychanalyste de renommée internationale Esthela Solano, affirme que la féminité c’est que du semblant. Et que si les femmes savent mettre en avant leurs atouts féminins, c’est pour masquer la femme qui n’existe pas selon E. Solano.

Mais oui, il n’y pas d’universel féminin, vu que le sexe de la femme c’est le vide, il n’existe pas. (Suis-je explicite ?)

La psychanalyste Claude Parchliniak l’explique peut-être mieux que moi ? Les femmes existent, mais pas LA femme [...] sauf dans la psychose. C’est à dire qu’elle existe quand elle passe hors-la-loi phallique, et cela produit un déchaînement qui conduit au pire.

 

Exemple d'une femme qui existe : Médée, assassinant ses enfants

 

 

La pédophilie, un acte d’amour ?

Ah oui j’ai oublié de parler dans ce teaser, de la façon dont le psychanalyste Guidino Gosselin justifie la pédophilie…

Le pédophile lui il veut être un bon père, c’est-à-dire un père non seulement qui aime l’enfant, qui fait preuve d’amour avec l’enfant mais qui veut aussi que l’enfant puisse jouir […] Il veut reconnaître le droit à la jouissance de l’enfant.[...] Il va tomber amoureux.

Et de la façon dont il décrit la relation éducateur-enfant :

On ne peut pas être un bon éducateur, excusez-moi, sans être quelque part, avoir un amour pour les enfants.

Un pédophilie est-il amoureux de l'enfant ?

 

 

Dire que les professionnels (psychologues, psychothérapeutes, sexologues,etc) d’orientation psychanalytique sont censés nous aider à résoudre nos problèmes psychologiques… Et qu’ils sont la majorité !

Bon, c’est logique, puisque les formations universitaires et professionnelles sont majoritairement axées sur l’approche psychanalytique du traitement des troubles psychologiques et mentaux.

 

Après avoir vu ce teaser, on peut se demander comment sont pris en charge les enfants victimes d’abus sexuels, les victimes d’inceste… Réponse au prochain article.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 18:39
Produits chimiques : une facture salée pour la santé

Un rapport du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), publié le 5 septembre dernier, pointe les coûts de plus en plus élevés engendrés par l’utilisation croissante des produits chimiques. Le bilan serait lourd en matière de santé et de pollution, et se traduirait notamment par la mort de 4,9 millions de personnes chaque année, soit 8,3% du total des décès dans le monde.

Les conclusions du dernier rapport du PNUE, rendues publiques le 5 septembre dernier, dénoncent une nouvelle fois les risques liés à l’utilisation massive de produits chimiques, et notamment de pesticides. Pour témoigner de la gravité de la situation, Sylvie Lemmet, directrice de la division technologie, industrie et économie au PNUE, a accueilli les journalistes à Genève pour leur indiquer que « les produits chimiques s’immiscent chaque jour davantage dans notre vie quotidienne, et représentent de ce fait un coût élevé pour la santé et l’environnement ». Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement de l’OMS a ensuite pris le relais aux micros pour, cette fois, apporter des chiffres et alerter sur le nombre de décès provoqués : « Le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement a recensé pas moins de 143 000 produits chimiques, qui auraient été à l’origine de 4,9 millions de décès établis l’an passé ».
 
Et voilà de quoi faire réfléchir les éditoriaux économiques : La mauvaise gestion de ces produits, de leur production au traitement des déchets, se traduirait par une perte de 236 milliards de dollars à l’échelle de la planète. L’occasion pour Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE, de monter à la tribune aux côtés de Sylvie Lemmet et de Maria Neira pour souligner, cette fois, une situation particulièrement tendue en certains endroits du monde en faisant tourner le globe : « Je peux vous dire qu'en Afrique sub-saharienne, le coût des intoxications provoquées par les pesticides serait supérieur à la somme totale annuelle de l’aide publique au développement accordée à la région dans le cadre des soins de santé, hors sida. En Chine, les dommages sur le secteur de la pêche commerciale engendrée par la pollution importante de l’eau se sont chiffrés à une perte annuelle de 634 milliards de dollars. Et aux Etats-Unis, la mauvaise utilisation des pesticides a conduit à des pertes de récoltes qui s’établiraient à 1,4 milliards de dollars ».
 
Les pays émergents et en voie de développement, en particulier, verraient leurs ressources en eau, leur sécurité alimentaire et le bien-être de leur population entachés par la pollution et les maladies liées à la production, l’utilisation et l’élimination des produits chimiques. Sylvie Lemmet, Maria Neira et Achim Steiner s’accordent sur l’urgence de la situation : « La question des produits chimiques est devenue aussi importante que les thématiques liées plus spécifiquement à l’éducation, aux transports, aux infrastructures ou à la santé, car la plupart des coûts ne sont pas à charge des industriels mais bel et bien à celle des systèmes de santé et des particuliers ».
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:52

Quand un film délivre les parents… 

Le film « Le mur ; la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » a été mis en ligne sur le site de l’association « Autistes Sans Frontières » le 07 Septembre 2011.

Dans ce documentaire, 11 psychanalystes renommés dévoilent leurs vision de l’autisme, qui serait selon eux la conséquence d’une mauvaise relation maternelle. Le traitement : attendre que l’enfant ait le désir de sortir de lui-même du monde dans lequel il s’est réfugié.

Lors de la première projection à Paris le 07 Septembre, tous les parents venus y assister ont acclamé ce documentaire, déclarant reconnaître leur propre parcours.

La réalisatrice Sophie Robert a reçu immédiatement après des centaines de témoignages de parents la remerciant pour avoir su montrer ce qu’il se passait réellement en France au sujet de la prise en charge de l’autisme. Ce film les a libérés et encouragés à parler.

Quand on est  témoin de tout cela, quand on reçoit ces témoignages de détresse, peut-on faire comme si tout cela n’existait pas ? Peut-on tourner la tête de l’autre coté ?

 

Quand des professionnels n’assument pas leurs propos…

Sophie Robert n’a pas pu ignorer et continuer tranquillement sa carrière. De toute façon, c’était impossible, puisque elle a été attaquée en justice en Octobre 2011 par trois des psychanalystes du film. Sous prétexte de dénaturation de leurs propos, ils ont demandé à ce que ce film soit censuré. Les plaignants ont obtenu gain de cause, malgré la présence dans le dossier du juge d’une séquence vidéo qui démontre que ces propos non seulement n’ont pas été dénaturés, mais plutôt atténués.

Le film a été, contre toute justice, censuré, le 26 Janvier 2012. Vous pouvez cependant voir des extraits de ce film, sans les propos des plaignants ici.

Les parents, choqués par cette censure injuste, soutiennent très activement la diffusion de ce film, par exemple par diverses parodies et  actions, par une page de soutien facebook, un site web. Ils alertent les pays étrangers, qui se disent scandalisés par la situation française. Un article est même publié dans le International Herald Tribune. Les professionnels compétents rejoignent les parents, et créent un réseau.

 

Le buzz provoqué par ce film a joué beaucoup dans le fait que l’autisme est la Grande Cause Nationale cette année.

Il a également ouvert les yeux à plusieurs journalistes, qui avaient une image faussée de la prise en charge de l’autisme en France.

Pour la première fois les parents ont un réel espoir de changement.

 

Un témoignage classique d’une maman d’enfant autiste

Entre 2003 et 2006, mon fils a été suivi par le Centre Médico Psychologique (CMP) de R.

Des consultations obligatoires avaient lieu tous les mois, elles sont devenues des cauchemars très vite.

J’avais en face de moi quelqu’un qui écrivait tout ce que je disais. Certaines fois, je ne voyais que son crâne, d’autres fois j’avais l’impression d’être testée jusqu’à ce que je craque.

Il me répétait que nous n’étions « pas là pour nous entendre » plusieurs fois par rendez-vous. Il disait aussi que mon fils souffrait d’une psychose infantile. Je lui ai dit que, moi, je voyais de l’autisme à travers le comportement de mon garçon mais lui me disait « non, il s’agit d’une psychose infantile. De toute façon, tant qu’il n’a pas trois ans, il a une psychose infantile, et s’il est autiste il sera autiste sévère. »

Il m’a demandé quels rapports j’avais avec ma mère. Une fois que je lui ai dit les rapports que j’entretenais avec elle, il a commencé à me questionner et à me dire que j’avais un problème, que j’étais une maman malade. « Vous vous voyez ? » me disait il. Il me provoquait et ensuite me demandait si je me voyais.

Tous les rendez vous se ressemblaient : lancinants et douloureux.

J’ai commencé à me sentir mal, et à redouter les séances, à douter de moi, à me dire qu’effectivement, je n’étais pas une bonne mère… Chaque mois, il ne s’agissait que de moi. Son regard me fixait. Mon fils, lui, jouait seul sur le côté pendant que le pédopsychiatre me fermait toutes les portes.

Pendant ce suivi de 3 ans, j’ai dû faire face à ce pédopsychiatre, le dr D, qui passait le clair de son temps à me démontrer que quoi que je dise, quoi que je fasse, je ne serais pas entendue, mais bien plus encore je me suis sentie dévalorisée, non soutenue dans l’épreuve que je devais accepter et transformer. Je n’avais aucune issue, et j’ai même pensé au pire.

Grâce à une aide extérieure, un psychiatre, que j’ai été chercher, j’ai pu considérer que l’aide de ce psychanalyste et du CMP qu’il gérait, devenait poison.

Cette aide extérieure, m’a elle-même proposé d’écrire, à l’Ordre des Médecins pour signifier le mal que ce médecin ‘soignant’ me faisait.

Je me suis « enfuie » en mai 2006, laissant une lettre qui ne le remerciait en rien de son suivi.

J’étais terrifiée car j’avais peur qu’il me fasse enlever la garde de mon fils.

J’ai contacté une autre structure de la même ville où j’ai eu un accueil humain, enfin.

Aujourd’hui, mon fils va au collège, en milieu ordinaire, avec une Auxiliaire de Vie Scolaire, il est toujours suivi par la même structure, le diagnostic vient d’être posé : il est autiste de haut niveau sans retard mental.

J’espère que mon témoignage sera entendu.

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:01

 

Un cas particulier de rejet de soins en milieu hospitalier : la transfusion sanguine et les Témoins de Jéhovah.

Le refus de transfusion sanguine étant un précepte essentiel pour les Témoins de Jéhovah, il importe d'examiner les textes applicables, l'état de la jurisprudence, les pratiques des comités de liaison hospitaliers.

L'article L.1111-2 du Code de la santé publique dans sa rédaction actuelle, dispose que "la personne malade peut s'opposer à toute investigation ou thérapeutique". La réglementation en vigueur permet de traiter les cas où l'acte de transfusion est pratiqué dans un établissement hospitalier public et qu'il concerne un enfant, le décret du 28 janvier 1974 permettant de contourner ou contrecarrer un refus parental de transfusion.

Quelques extraits de documents internes du 15 juin 2000 manifestent la position pour le moins "ambivalente" des instances dirigeantes des Témoins de Jéhovah : "Les Témoins de Jéhovah estiment qu'il serait contraire à la loi de Dieu d'accepter du sang total ou l'un quelconque de [ses] composants majeurs" [globules rouges, globules blancs, plaquettes, plasma]. En matière de produits dérivés des composants majeurs, les indications aux lecteurs sont subtiles: "La Bible n'entre pas dans les détails, et il appartient donc à chacun de se déterminer en conscience devant Dieu".

Il semble donc être accepté que des points de vue différents puissent émerger à propos de certains produits (facteur VIII, gammaglobulines, interférons, interleukines.). "Pour ce qui est des fractions de l'un quelconque des composants majeurs du sang, chacun se détermine individuellement, en conscience, après avoir bien réfléchi dans la prière". La transfusion autologue (transfusion du propre sang du malade, prélevé avant une cure chirurgicale programmée) semble également être acceptée.

Or, cette position doit être rapprochée d'une déclaration du 16 juin 2000, concomitante mais non concordante. Cette déclaration destinée à "tous les Comités de liaison hospitaliers", rappelle brutalement qu'un Témoin de Jéhovah "acceptant volontairement et sans regret une transfusion sanguine.indique par ses propres actes qu'il ne souhaite plus être un des Témoins de Jéhovah". Les fidèles qui acceptent des soins comportant une transfusion sanguine s'exposent donc à une exclusion du mouvement.

Certains sociologues des religions, qui réduisent les groupes sectaires à de simples "nouveaux mouvements religieux", croient pouvoir expliquer ces instructions contradictoires par "les contradictions internes au mouvement des Témoins de Jéhovah". Aussi importe-t-il à ce stade, de décrire brièvement le mode de fonctionnement et les pratiques des Comités de liaison hospitaliers, ainsi que les actions d'informations menées par l'Association médico-scientifique d'information et d'assistance au malade, instances qui émanent directement du mouvement.

Les Comités de liaison hospitaliers reposent sur quelques adeptes, qui se voient attribuer une zone d'intervention (sept zones et seize correspondants sont mentionnés sur un document non daté, mais déjà ancien) selon un découpage géographique du territoire. Il est par ailleurs connu qu'existe un annuaire des médecins Témoins de Jéhovah, qu'il peut arriver qu'un médecin se présente et demande, en tant que praticien et Témoin de Jéhovah, à "participer" à une intervention chirurgicale, alors même qu'il ne connaît aucunement le malade Témoin de Jéhovah.

En tout état de cause, les comités de liaison adressent des injonctions au malade et à son entourage, exercent leur vigilance sur les services hospitaliers, "recommandent" parfois des produits de substitution coûteux. Ceci peut aboutir à des situations qui, indépendamment des pressions exercées sur le malade et son entourage dans une situation de détresse, érigent les comités de liaison hospitaliers en instances de contrôle illégales et illégitimes. Ces agissements peuvent compromettre le fonctionnement des établissements de soins et porter atteinte au service public hospitalier.

Face à ces interférences, les équipes médicales conçoivent parfois des parades nécessitant une organisation ad hoc, que le présent rapport n'a pas à décrire, et qui permettent malgré tout la dispensation de soins salvateurs.

L'Association médico-scientifique d'information et d'assistance au malade est composée de médecins et de juristes Témoins de Jéhovah. Elle organise notamment des colloques qui diffusent la doctrine relative au refus de transfusion sanguine et tentent de la valider aux plans scientifique et juridique.

Le refus de transfusion sanguine donne parfois lieu à des recours administratifs, les gestionnaires ou praticiens hospitaliers étant accusés d'avoir provoqué un préjudice moral en soignant leurs patients. Il a ainsi été demandé la condamnation de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris à verser 15.200 E à des malades soignés ou à leur entourage, en réparation du préjudice causé par la décision de pratiquer des transfusions sanguines contre leur gré, le refus par les patients de toute thérapeutique faisant intervenir "l'utilisation du sang sous quelque forme que ce soit" ayant été porté à la connaissance des praticiens hospitaliers. Le ou les tribunaux administratifs, puis la Cour administrative d'appel de Paris ont rejeté ces recours en considérant que les équipes hospitalières avaient accordé le primat à l'obligation médicale de protéger la santé, c'est-à-dire en dernier ressort la vie de l'individu.

Saisi d'un recours en annulation, le Conseil d'Etat a par décision du 26 octobre 2001 modifié les attendus de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris, au motif que l'obligation de sauver la vie ne prévaut pas sur celle de respecter la volonté du malade et a annulé l'arrêt pour ce motif. Réglant l'affaire au fond, le Conseil d'Etat a considéré que les médecins n'avaient pas commis de faute et que le service public hospitalier avait mis en ouvre le seul traitement susceptible de sauvegarder la vie du malade.

La question du refus de transfusion sanguine se situe ainsi dans une perspective médicale et éthique complexe, dont la MILS ne peut citer que quelques aspects : responsabilité des établissements de santé et des équipes hospitalières, obligation de secours à personne en danger, droit du malade de s'opposer à une thérapeutique, opportunité et légitimité d'apprécier les perspectives de survie du malade, en fonction de l'affection qu'il présente.

Sachant l'aptitude des mouvements sectaires à pratiquer la désinformation, leur habileté à s'introduire dans les instances et publications officielles, il n'est pas infondé de craindre que certains aspects du débat public sur les droits des malades ne se soient développés sur la base de notions tronquées.

 

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:23

Dans un post récent sur le blog Mad in America, le journaliste d’investigation Bob Whitaker dénonce les tentatives de manipulation du chercheur Robert Gibbons, qui n’hésite pas à nous faire prendre les vessies pour des lanternes afin de faire la promotion des produits vendus par les laboratoires qui le financent. Quoique le sujet n’a pas un grand intérêt en France, il illustre les méthodes lamentables des sbires de l’industrie pharmaceutique.

Qui est Bob Gibbons ?

Selon son CV, Robert Gibbons dirige le centre pour les statistiques scientifiques de l’université de Chicago. En recherche pharmaceutique, les statistiques scientifiques servent à éliminer l’anecdotique pour déterminer l’effet global et général du médicament. Par exemple, si on commence à prendre un traitement qui provoque comme effet secondaire de voir des wookies au réveil, mais qu’on est la seule patiente sur 100000 à confondre son mari avec une grosse bête poilue (encore que…) cela ne sera pas considéré comme un effet secondaire propre au médicament, mais un phénomène rare résultant d’une interaction entre le médicament et le patient.

 Revenons à notre gibbon. Il a d’abord travaillé à l’université de l’Illinois (basée à Chicago), avant de venir à l’université de Chicago (c’est un peu comme en France, avec les diverses universités parisienne) où son travail a été récompensé de divers prix. Ses recherches ont été régulièrement financées par le NIH, qui n’a pas vocation à enrichir les escrocs, même s’il en est souvent victime.

 En somme, quelqu’un de neutre et très compétent. A moins que…

 

Des conflits d’intérêts qui surgissent

 En 2004, la Food and Drug Administration (FDA) établit que les antidépresseurs appelés inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine (ou ISRS, tels que Paxil, Seroplex, Prozac…), provoquent des envies de suicide chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes (le patient a 2 fois plus envie de se suicider). L’agence oblige alors les fabricants à écrire dans un encadré noir (Black Box warning, indiquant une dangerosité maximale) sur l’étiquette et la boîte un avertissement du type « attention, ne pas prescrire à un enfant, même suicidaire, ça pourrait lui donner (encore plus) envie de se suicider ». Gibbons fait alors partie du panel d’experts de la FDA chargé de prendre cette décision… et s’y oppose. En vain, puisque l’avertissement est adopté par 15 voix contre 8.

 Depuis, il ne cesse de publier des articles dans la presse scientifique pour dire qu’il n’y a pas de lien entre ces médicaments et le risque de suicide. Dans les plus récents, il reconnait qu’il sert d’expert à Pfizer (fabricant du Zoloft) et Wyeth (fabricant de l’Effexor, un cousin des ISRS) dans le cadre de procès intentés par des victimes des effets suicidogènes de ces médicaments.

 

Manipuler les données

 Dans l’un des premiers articles en question, Early Evidence on the Effects of Regulators’ Suicidality Warnings on SSRI Prescriptions and Suicide in Children and Adolescents, paru dans The American Journal of Psychiatry en 2007, Gibbons et ses collègues prétendent que l’avertissement sur les risques de suicide a fait diminuer les prescriptions de ces produits, alors que les taux de suicide chez les jeunes augmentaient dans le même temps. Sa conclusion : en incitant les médecins à prescrire d’autres produits (concurrents), l’avertissement provoque indirectement plus de suicides (puisque ces produits sont moins bons).

 Or, les critiques dénoncent que Gibbons a comparé ce qui n’était pas comparable : il dit que les prescriptions d’ISRS ont diminué de 22% entre 2003 et 2005, tandis que les cas de suicide ont augmenté de 14% de 2003 à 2004. On constate tous le biais : le chercheur aurait dû prendre dans les deux cas la même période. Mais il ne l’a pas fait. Et pour cause : c’est sur la période 2004-2005 que les prescriptions ont diminué, période pour laquelle Gibbons n’avait pas les chiffres de suicide. Et lorsque ceux-ci ont été connus, on a découvert qu’ils avaient baissé en même temps que les prescriptions d’ISRS. Gibbons a donc manipulé les données pour présenter un résultat CONTRAIRE à la réalité. Comme le dit Whitaker, ce n’est pas le genre de gaffe qu’on commet accidentellement, mais une pure manipulation.

 Au Pays-Bas (l’étude portait sur les statistiques néerlandaises d’une part, américaines d’autre part), la communauté scientifique critique de même vertement Gibbons, dénonçant des conclusions fausses et trompeuses, et son inconséquence. Même l’un des chercheurs qui avait écrit l’article avec Gibbons, Ron Herings, reconnait l’erreur et charge son collègue. En revanche, les médias américains prennent les conclusions pour argent comptant. Interrogé par le Chicago Tribune, Gibbons appelle à retirer l’avertissement « Black Box ».

 

Derniers articles

 Les deux articles les plus réents ont été publiés en début d’année dans Archives of General Psychiatry. Gibbons y reprend les anciennes études portant sur le Prozac et l’Effexor, et passe les chiffres à la moulinette des outils statistiques qu’il a mis au point. Dans le premier, intitulé Suicidal Thoughts and Behavior With Antidepressant Treatment, il conclue qu’il n’y a pas de hausse du risque de suicide. Dans le second, il réaffirme que les deux produits sont efficaces pour traiter la dépression chez les jeunes patients. De nouveau, il éveille l’attention des media américains ( et ) qui lui accordent une tribune pour déclarer que l’avertissement été abusif.

 Le docteur David Healy, l’un des principaux lanceurs d’alertes sur les ISRS, qui avait notamment dénoncé le manque d’efficacité de ces produits dans une étude retentissante, critique sur son blog les biais et incohérence des nouveaux articles de Gibbons :

· La population sélectionnée pour les études ne se limitait pas aux seuls jeunes patients (pourtant ceux concernés par l’avertissement).

· Il prétend que la seule baisse du score de l’élément 3 (pensées suicidaires) sur l’échelle de dépression de Hamilton (baisse donc uniquement observée sur une population globale) justifie qu’on néglige tout autre effet, aussi fatal puisse-t’il être, sans en nommer aucun (alors qu’on pourrai citer les risques cardiaques par exemple).

· Il utilise un langage qui est très éloigné de celui des statisticiens.

· L’étude d’origine sur le Prozac avait déjà été lourdement critiquée pour l’utilisation de modèles statistiques inadéquats et faussés.

· Après une première période de traitement, les individus répondant au placébo ou développant des effets secondaires au traitement ont été écartés des statistiques, précédé qui permet de faire ressortir une plus grande efficacité tout en masquant la dangerosité.

 

De même, le bloggeur Mickey Nardo, ancien psychanalyste qui tire régulièrement à boulets rouges sur Gibbons, dénonce que celui-ci a sélectionné certaines études et délaissé d’autres, qu’il a commis de lourdes erreurs de calcul, qu’il use d’une méthodologie opaque, qu’il présente des résultats de façon partiale, trompeuse et biaisée.

 Enfin, Matthew Miller de l’école de santé publique de Harvard, a tenté de reproduire les résultats revendiqués par Gibbons, et arrive à la conclusion inverse, qui justifie le maintien de l’avertissement sur les risques de suicide.

 Toutes ces critiques ont été envoyées à Archives of General Psychiatry qui les a simplement publiés dans son courrier des lecteurs. En conséquence, lorsqu’un médecin fera une recherche bibliographique sur les ISRS et le risque de suicide, il trouvera les études bidons de Gibbons, mais rien sur les critiques qui ont été émises à leur sujet.

 

Conclusions

 Voila donc des années que le comportement ouvertement manipulateur de Gibbons est dénoncé par ses pairs. Pourtant, rien ne change.

 Gibbons a le soutien de la presse généraliste, qui ne comprend de toute façon rien aux sciences médicale, mathématique ou statistique, et se pique de temps en temps de sauter sur un sujet racoleur, en l’occurrence critiquer la FDA.

 Il a également le soutien passif d’une certaine presse scientifique, qui lui est acquise, et qui préfère étouffer les critiques d’une manière assez habile pour qu’elle ne semble pas les censurer, les publiant là où personne ne les lira.

 La manipulation scientifique et les ISRS ont de beaux jours devant eux.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 16:57

Un nouveau décret du 7 mai, réglementant la profession de psychothérapeute, a été publié au Journal officiel en France. Ce décret, qui entre en vigueur le 8 mai, apporte aux dispositions régissant l'usage du titre de psychothérapeute les modifications suivantes :

  • il confie au directeur général de l'agence régionale de santé la compétence d'inscrire les professionnels au registre national des psychothérapeutes ;
  • il modifie les conditions dans lesquelles les psychologues peuvent prétendre à l'usage du titre de psychothérapeute ;
  • il prolonge de deux ans la durée de la période au cours de laquelle certains professionnels sont tenus de se soumettre à une obligation de formation complémentaire pour pouvoir prétendre à l'usage du titre de psychothérapeute.

Une annexe du décret, spécifie les heures de cours pour chaque catégorie de professionnels (psychiatres, médecins non psychiatres, psychologues, psychanalystes régulièrement enregistrés dans leurs annuaires, professionnels n'appartenant à aucune des catégories précédentes) le nombre d'heures de formation en psychopathologie clinique exigées.

Alors que les psychiatres et les psychologues n'ont aucune exigence supplémentaire (sauf un stage de 2 mois pour les psychologues qui n'ont pas réalisé le stage professionnel prévu dans le cadre de leur formation), les psychanalystes doivent compléter, outre ce stage, une formation de 300 heures concernant dans les domaines suivants: développement, fonctionnement et processus psychiques; critères de discernement des grandes pathologies psychiatriques; théories se rapportant à la psychopathologie; et principales approches utilisées en psychothérapie.

Ce décret apporte des modifications au décret publié en 2010.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 16:45
Ce pesticide couramment utilisé aurait un effet sur le développement cérébral des foetus

Selon une récente étude américaine, un pesticide communément utilisé pourrait causer des modifications durables dans le cerveau des futurs enfants des femmes enceintes qui y sont exposées même à des doses modérées.

Alors que l'utilisation de pesticides s'est largement généralisée au cours des dernières décennies, c'est une étude préoccupante qui est parue lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Celle-ci révèle que le chlorpyriphos-éthyl, un pesticide communément utilisé dans les champs et les parcs, pourrait être à l'origine de retards de développement cérébral chez les enfants dont les mères ont été exposées à cette substance durant leur grossesse.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé des imageries à résonance médicale obtenue chez 40 enfants new-yorkais âgés de 5 à 11 ans. Les mères de la moitié d'entre eux ont montré des niveaux élevés de chlorpyriphos-éthyl tandis que les autres n'ont été exposées au pesticide qu'à des niveaux moindres. Au final, les scientifiques ont ainsi constaté des "anomalies importantes" chez les enfants dont les mères présentaient des niveaux élevés. Ils ont observé que certaines zones du cerveau de l'enfant étaient plus développées que la normale en raison du pesticide.

"Cette étude prouve que la période prénatale est cruciale pour le foetus en développement", a commenté l'auteur principale de l'étude Virginia Rauh, professeur à la Mailman School of Public Health et directrice adjointe d'un centre consacré à la santé des enfants. Le fait d'être exposé "à des produits toxiques pendant cette période critique peut avoir des effets sur le développement du cerveau et sur le fonctionnement comportemental", a t-elle ajouté citée par l'AFP. Selon les chercheurs, ceci pourrait expliquer "les déficits en matière de quotient intellectuel rapportés chez les enfants exposés à des hauts niveaux de chlorpyriphos-éthyl". 

Néanmoins, ils soulignent qu'il faudra encore d'autres études pour déterminer les effets à long terme de l'utilisation de ce pesticide. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont restreint l'usage de ce produit, ce qui a permis de faire chuter les niveaux de chlorpyriphos-éthyl constatés dans les espaces urbains, comme l'ont démontré plusieurs études. Toutefois, le risque est toujours présent d'après les chercheurs qui expliquent que le pesticide est encore utilisé dans l'agriculture ou sur les parcours de golf.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 16:43

 

L'exposition aux pesticides augmente grandement le risque de développer la maladie de Parkinson

Grâce à un décret du ministère de l’Agriculture qui est entré en vigueur jeudi, le lien entre la maladie de Parkinson et l'utilisation de pesticides est désormais officiellement reconnu.

C’est maintenant chose faite. Le lien entre la maladie de Parkinson et l’utilisation, par les agriculteurs, de pesticides est officiellement reconnu. Signé du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, le décret paru le 4 mai classe, sous certaines conditions, cette pathologie neurodégénérative comme maladie professionnelle pour les salariés agricoles comme les exploitants agricoles.

La maladie de Parkinson affecte le système nerveux central et se caractérise par l'apparition progressive de troubles essentiellement moteurs, tels que de la rigidité musculaire ou des tremblements au repos. Si les causes de la maladie sont mal connues, les chercheurs estiment qu'elle serait due à une interaction entre des facteurs de prédisposition génétiques et d'autres environnementaux. Ainsi, une fréquence de cette affection plus importante dans le milieu rural qu'urbain a conduit les spécialistes à découvrir que l'exposition aux pesticides augmentait grandement le risque. Néanmoins, le lien n'avait jusqu'ici pas été officiellement reconnu.

Aujourd'hui, le texte stipule que les agriculteurs doivent avoir été exposés (inhalation, contact, etc.) au moins dix ans aux pesticides et déclencher la maladie dans un délai d'un an après l'arrêt de l'exposition, pour que la maladie soit reconnue comme d’origine professionnelle. "Cette reconnaissance est importante d'un point de vue symbolique, sur le plan psychologique pour les agriculteurs", a relevé auprès de l'AFP, Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutualité sociale agricole (MSA).

En avril dernier, l’Etat avait d'ailleurs été condamné à ce sujet à Epinal. La juridiction l’avait obligé à indemniser un agriculteur ayant développé un cancer en raison des substances toxiques contenus dans des pesticides et herbicides.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 17:19

Faire face aux inégalités de santé.

Depuis Hippocrate, la volonté de soulager le patient et de ne pas lui nuire sont deux principes centraux de l’éthique des soignants. Un troisième principe, le respect de l’autonomie du patient et du praticien, permet de définir des droits et devoirs mutuels (1).

Éthique médicale et justice sociale Des représentants de l’Association des facultés de médecine des États-Unis d’Amérique soulignent l’importance d’un quatrième pilier, l’exigence de justice sociale, inclus dans l’enseignement de l’éthique médicale outre-Atlantique. Pour eux, ce dernier principe fait l’objet d’une attention insuffisante par rapport aux trois autres (1).

La justice sociale, un quatrième pilier de l’éthique médicale trop peu pris en compte
Ces universitaires soulignent que, selon le philosophe étatsunien John Rawls, la justice comporte deux fondements : la recherche par les individus du maximum de liberté doit être compatible avec le même degré de liberté pour tous ; des inégalités organisées de façon délibérée sont injustes à moins qu’elles ne soient établies à l’avantage de ceux qui ont le moins de moyens (1).

Ils regrettent que le système de santé étatsunien n’intègre pas suffisamment ce fondement de la justice sociale, en ne recherchant pas assez activement l’amélioration de la santé des plus pauvres. Ils déplorent que certains facteurs aillent plutôt en sens inverse, notamment la culture de l’individualisme et la tendance de nombreux médecins à rechercher le maximum de revenus (1).

Ces universitaires estiment que l’éthique médicale reste incomplète tant que les soignants ne se sont pas impliqués dans des politiques de réduction des inégalités, y compris au détriment de leur propre intérêt économique (1).

Développer l’engagement médical vers plus de justice sociale
La capacité à défendre des droits collectifs de personnes démunies malades implique d’autres aptitudes que celles mises en œuvre dans la clinique au lit du malade.

Savoir dénoncer des situations inacceptables et contribuer à faire des propositions et agir devrait, selon ces universitaires, être abordé au sein des études médicales. Ils notent que 88 % des étudiants déclarent lors de leur inscription souhaiter participer à des services communautaires ou des mouvements engagés. Ces représentants de l’association des facultés de médecine étatsuniennes plaident pour que l’on permette aux étudiants de développer cette prédisposition de façon intégrée à leur cursus (1).

Cette réflexion sur la justice sociale vaut pour tous les pays (2). Quand de plus en plus de données, rapportées notamment par l’Organisation mondiale de la santé, mettent en évidence un lien entre inégalités de santé et inégalités économiques et sociales, les soignants ne sauraient satisfaire complètement à l’éthique médicale sans travailler à plus de justice sociale (3).

Extraits de la veille documentaire Prescrire.
1- Kirch  DG et Vernon DJ “The ethical foundation of American Medicine, in search of social justice” JAMA 2009 ; 301 (14) : 1482-1484 et 302 (12) : 1269-1270.
2- Gonthier F et coll. “Justice sociale et action publique. Des principes à leur mise en œuvre” Problèmes politiques et sociaux, La documentation Française 2008 ; (949-950) : 168 pages.
3- Prescrire Rédaction “Lutter contre les inégalités socioéconomiques pour améliorer la santé” Rev Prescrire 2010 ; 30 (322) : 568-570.

©Prescrire 2012

Tiré de : Rev Prescrire 2010 ; 30 (326) : 931.

Rev Prescrire 2012 ; 32 (343) : 326. (Pdf, accès libre)

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