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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:30

LEMONDE.FR | 07.02.12 |

 

 

"Les suicides aboutis sont rares" chez les 5-12 ans, note Boris Cyrulnik dans son rapport, commandé par la secrétaire d'Etat à la jeunesse Jeannette Bougrab.

"Les suicides aboutis sont rares" chez les 5-12 ans, note Boris Cyrulnik dans son rapport, commandé par la secrétaire d'Etat à la jeunesse Jeannette Bougrab. AFP/Armend Nimani

De son portefeuille, Nathalie, 42 ans, tire une petite photo de famille. Trois enfants en maillot de bain y prennent la pose, souriants, sous un parasol coloré. "C'était il y a cinq ans, nos plus belles vacances en famille", se souvient cette parisienne, vendeuse dans un magasin de vêtements. En 2008, l'aîné de ses trois enfants est renversé par une voiture. Malgré une hémorragie interne et un traumatisme crânien, le petit garçon de 10 ans s'en sort "sans séquelle majeure". Quelques semaines après l'accident, il avoue à un médecin avoir "voulu mourir, ce jour là".

"Sur le coup, je n'ai pas compris ce que les médecins essayaient de me dire", se souvient Nathalie, aujourd'hui bénévole dans une association de familles endeuillées par le suicide. "Finalement, un pédopsychiatre a lâché les mots 'tentative de suicide'. Je l'ai regardé, complètement sonnée." De la suite, Nathalie ne se souvient que "d'un violent sentiment de terreur quand [elle a] compris toute la portée de l'acte de [son] fils".

Après plusieurs séances avec un pédopsychiatre, le petit garçon a commencé à expliquer son geste. A parler de souffrances, de pensées morbides, de solitude, de "volonté de faire disparaître tout ça", explique Nathalie, en désignant d'un geste vague l'extérieur. Avec quelques années de recul, cette mère qui "n'avait rien vu venir" avoue que, "le pire, c'est d'avoir pris peur de [son] fils lui-même, de tout ce qu'il faisait voler en éclat dans l'image [qu'elle avait] de [sa] famille".

Aujourd'hui, Nathalie affirme encore "ne pas avoir tout compris" de cet épisode dramatique. Son fils, âgé de 14 ans, est en 4e. S'il continue de voir régulièrement son pédopsychiatre, il n'a jamais réitéré son geste et est un "garçon très gai, plein de vie". Elle avoue faire désormais "plus attention aux petits détails qui peuvent traduire une souffrance, un mal-être."

BATAILLE DE CHIFFRES

Combien sont-ils, ces enfants qui, comme le fils de Nathalie, "veulent mourir" ? Dans un rapport remis en septembre au secrétariat d'Etat à la jeunesse, le pédopsychiatre Boris Cyrulnik estimait qu'entre trente et cent enfants de moins de 14 ans se suicident chaque année. Un chiffre qui cache cependant une réalité plus large, pour le spécialiste de l'enfance, qui souligne que de nombreux suicides sont "considérés à tort comme des accidents". "On met sur le compte de l'inconscience enfantine un certains nombre d'actes qui sont de véritables mises en danger volontaires", explique Boris Cyrulnik. Selon lui, "40 % des enfants pensent à la mort à l'école, tellement ils sont anxieux et malheureux".

Mais sur ce douloureux sujet, la position de Cyrulnik ne fait pas consensus. Ses détracteurs plaident pour "éviter à tout prix un alarmisme dramatique". Pour son confrère Marcel Rufo, "il faut surtout se garder de répondre à une politique 'fait-diversière'", qui fait suite à la "médiatisation outrancière" de deux ou trois cas particulièrement tragiques. Dans sa longue carrière, Marcel Rufo affirme n'avoir "rencontré que trois cas de suicides d'enfants". Le chiffre avancé par M. Cyrulnik dénote selon lui d'une "confusion" dans la distinction entre un enfant et un adolescent. "Il y a des études qui montrent que les comportements à risque sont de plus en plus précoces, et que l'adolescence commence de plus en plus tôt", affirme en effet le spécialiste, qui considère que l'enfant, dès lors qu'il entre au collège, est déjà un "pré-ado".

 

La bataille de chiffres que se livrent les spécialistes se fonde sur une "confusion" entre enfance et adolescence.

La bataille de chiffres que se livrent les spécialistes se fonde sur une "confusion" entre enfance et adolescence. AFP/PHILIPPE DESMAZES

Marcel Rufo reste également partisan de l'idée que "risquer sa vie ne veut pas dire vouloir mourir". Au contraire, il estime que ces pensées de mort constituent pour l'enfant "une étape normale du développement", sur la voie de la maîtrise de soi. "Que les enfants souffrent, je ne le conteste pas. Mais qu'il y ait une volonté suicidaire de masse chez les plus jeunes, je n'y crois pas", affirme le pédopsychiatre. "C'est idiot de dire qu'un enfant qui échappe à la surveillance des adultes et se noie dans une piscine s'est suicidé. L'accident existe."

A l'hôpital pour enfants Robert-Debré, parmi les plus grands de France et d'Europe, la question des volontés suicidaires des jeunes enfants est pourtant un élément quotidien du travail des équipes médicales. Selon Richard Delorme, chef du service pédopsychiatrique de l'hôpital, "près de 10 % des tentatives de suicide accueillies sont réalisées par des enfants âgés de 8 à 11 ans." Par extrapolation, il estime ainsi qu'à l'échelle de la population, entre "0,5 et 0,7 % des enfants font des tentatives de suicide", soit "un pourcentage comparable aux maladies rares".

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:42

 

PARIS (Reuters) - Une perquisition de grande envergure a eu lieu jeudi au siège de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans le cadre de l'enquête sur le médicament Mediator, a-t-on appris de source judiciaire.

Les domiciles de plusieurs cadres de l'organisme ont été également perquisitionnés, a-t-on précisé de même source.

"Cette importante opération a été effectuée en présence des juges en charge du dossier, du parquet et de 25 enquêteurs", a-t-on ajouté.

La justice française tiendra en mai à Nanterre (Hauts-de-Seine) un premier procès pour "tromperie aggravée" des laboratoires Servier et de leur fondateur Jacques Servier pour la diffusion du médicament soupçonné d'avoir provoqué la mort de 500 à 2.000 personnes en France.

Une information judiciaire, où plusieurs milliers de personnes sont parties civiles, se poursuit parallèlement. Jacques Servier, 89 ans, a déjà été mis en examen en septembre pour "tromperie sur la qualité substantielle d'un produit, escroquerie et obtention indue d'autorisation".

Selon des parties civiles, des rapports sur le Mediator semblent avoir été édulcorés et des alertes ignorées par les autorités sanitaires. Jacques Servier rémunérait de nombreux médecins spécialistes et des lobbyistes.

Le Mediator, présenté comme antidiabétique mais prescrit comme coupe-faim, est accusé d'avoir fait de 500 à 2.000 morts en France entre 1976 et 2009.

Ce dossier sanitaire, l'un des plus graves de l'histoire judiciaire française, a d'ores et déjà amené une remise en cause du système français.

Après les scandales du Mediator et des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), des élus ont relancé le débat sur les liens entre les experts médicaux et les laboratoires pharmaceutiques.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:45

Les dangers du neurosexisme à travers le portrait-robot de «Gwendoline», LA femme telle qu'elle est décrite par des pseudo-études scientifiques.

Une poupée suspendue devant une maison inoccupée à Constitucion city au Chili, le 7 mars 2010. REUTERS/Ivan Alvarado

- Une poupée suspendue devant une maison inoccupée à Constitucion city au Chili, le 7 mars 2010. REUTERS/Ivan Alvarado -

Mi-janvier, le psychologue évolutionnaire, Jesse Bering, a écrit un article pour Slate.com, où il présentait quatre manières dont les femmes avaient évolué pour se protéger des viols lorsqu’elles ovulaient.

Son article a déclenché de violentes critiques, au sein de Slate et sur des sites scientifiques notamment. Plusieurs journalistes de Double X, le site féminin de Slate, ont écrit une réponse à son article, et Jesse Bering a lui-même écrit une réponse à ces critiques.

Nous publions en même temps le premier article de Bering, une des réponses de Double X, la réponse aux réponses de Bering, ainsi qu’un article de Peggy Sastre sur le problème des féministes avec la psychologie évolutionnaire et enfin un article de Titiou Lecoq qui porte plus généralement sur les études scientifiques et «la femme».

***

Les études pseudo-scientifiques à la con mettent en général en place un protocole pas intelligent et en tirent des conclusions débiles. Parmi leurs sujets de prédilection, il y a la femme. Pas les femmes comme groupes hétérogènes, l’étude à la con n’aime pas l’hétérogénéité, mais la femme, ce mystère directement débarqué de Vénus.

Quand on en lit une par semaine, un peu par hasard, sans faire gaffe, parce qu’on a cliqué sur la home de yahoo, entre le café et youtube, on ne se rend pas compte du nombre de postulats qui se cachent derrière. Mais si on les compile, on peut dresser un portrait saisissant de la femme.

Le portrait-robot de Gwendoline

Ces dernières années, nous, l’humanité, avons nettement progressé dans la mise à jour des mécanismes qui commandent la créature féminine que nous appellerons Gwendoline. (Si toutes les femmes fonctionnent de la même manière, on peut bien leur donner un prénom générique.) Nous savons désormais que:

- La femme est moins méfiante que l’homme par nature. Pas du tout à cause de sa naïveté de douce enfant mais à cause de ses hormones. C’est la testostérone qui produit la méfiance. Mais attention, ne soyons pas caricaturaux, juste avant l’ovulation, Gwendoline a un pic de testostérone, à ce moment de son cycle elle devient donc plus méfiante. Pas de bol, c’est aussi le moment où elle a besoin de trouver un partenaire sexuel. Comme le conclut le New York Times: «Messieurs, vous saviez que les femmes étaient complexes mais c’est encore pire que ce que vous pensiez: au moment où vous êtes le plus désiré, on vous fait le moins confiance.»

- Faisant fi de la complexité du rapport aux autres (RIP Jacques Lacan), une étude nous explique que Gwendoline, quand elle ovule, elle est attirée par des visages très virils alors qu’en phase lutéale elle est attirée par des hommes plus doux. 

- Les envies de shopping de Gwendoline dépendent également de son cycle menstruel. (Là, ce qui est fascinant c'est qu’on n’est pas loin de nous expliquer que l’activité shopping se trouve dans le cerveau archaïque de la femme.) En gros, la femme est plus rationnelle après l’ovulation, donc si elle décide de se payer une paire de Louboutin, c’est évidemment parce qu’elle est en phase lutéale.

- La femme heureuse en couple dormirait mieux que celle qui vient de se faire larguer. C’était bien la peine de monter un protocole expérimental pour ça. (Par contre, on a évidemment mené l’expérience que sur des femmes puisqu’on sait que l’homme, cet être primaire, dort quand il est fatigué.)

- La femme qui ovule marche avec les genoux rapprochés (ce qui expliquerait les poses de bien des blogueuses mode). A moins que ce soit parce qu’elle vient de s’acheter des Louboutins avec 12 cm de talons.

- Les femmes les plus fertiles ont davantage envie de tromper leurs partenaires. Et ouais. De là à dire que la sexualité de Gwendoline se résume à son envie d’enfant, il n’y a qu’un pas.

- Gwendoline est également une sorcière puisque son ovulation modifie le comportement des hommes. Une étude faite sur des strip-teaseuses prouve que les hommes donnent plus de pourboire aux femmes en pleine ovulation parce qu’elles leur envoient des signaux inconscients et qu’ils éprouvent le besoin de les protéger. 

- L’homme, Gwendolino, ne pourra jamais comprendre Gwendoline. Le cerveau féminin étant différent, il crée une réalité différente.

- Gwendoline est neurologiquement plus douée pour le langage que pour les maths.

- Le cerveau de Gwendoline est beaucoup plus sensible au stress que celui de Gwendolino parce que depuis des siècles, face au danger, elle flippe pour ses enfants, alors que Gwendolino met en place des stratégies pour sauver sa peau.

Qu’est-ce qui ressort de tout ça? Que certains comportements de Gwendoline sont entièrement le résultat de sa biologie. Qu’on peut la mettre dans n’importe quel environnement, ça ne change rien, elle n'y peut rien, elle est biologiquement déterminée. C’est inné. Si mises bout à bout, on se rend bien compte qu’il y a quelque chose qui déconne, le plus inquiétant, c’est que la plupart des idées propagées par ces études sont en train de passer pour des vérités absolues. (Il n’y aura qu’à voir certains commentaires en bas de cet article.) D’ailleurs, samedi 5 février, Eric Zemmour disait comme une évidence:

«Le pouvoir attire les femmes, c’est dans leur cerveau archaïque.»

Sauf que voilà, il y a un problème: toutes ces études sont fausses. Elles ne sont pas un peu mi-fausses, mi-vraies, elles sont totalement inexactes.

Parfois, la science repose aussi sur des présupposés, c’est ce qu’on appelle à l’heure actuelle le neurosexisme. Et surtout, on commence à peine à se rendre compte de la complexité de ces phénomènes que l’étude à la con aime simplifier au maximum.

Quand on se penche un peu plus sur ces expériences, on s’aperçoit qu’elles sont menées sur très peu d’individus. Au maximum dans les 400. Pour l’étude sur les strip-teaseuses, sur 18 filles. Or, quand on refait ces expériences sur plus de mille personnes, plus aucun résultat probant n’en sort. Logique mathématique. En fait, il y a autant de différences neurologiques entre un homme et un homme qu’entre une femme et une femme qu’entre un homme et une femme. Evidemment, si vous avez construit votre protocole pour distinguer les hommes/ les femmes, vous finirez par trouver des différences, mais en réalité elles ne prouvent rien.

Explication d’un cas précis: Gwendoline ne sait pas lire une carte

Décortiquons un cas complet qui va enchanter mes patrons puisqu’il vient de Slate.fr.

Le titre: «Les femmes ne savent pas lire les cartes, mais elles les mémorisent mieux».

C’est tiré d’un article du Dailymail s’inspirant lui-même d’une étude mexicaine où l’on a envoyé des hommes et des femmes chercher des champignons. Version Slate.fr ça donne:

«Les hommes comprennent mieux les itinéraires, mais la gent féminine en conserve un bien meilleur souvenir.»

Et donc:

«Cette nouvelle lecture de la cartographie mentale selon les sexes remettrait donc en cause le fameux lieu commun: au bout du compte, le "sexe faible" se repérerait mieux dans l'espace, et serait donc plus fiable pour arriver à destination.»

En réalité, ce n’est pas ce que dit le Dailymail qui insiste sur le fait que les hommes se basent sur une représentation globale de l’espace et les femmes sur des indices présents dans le parcours. Une différence qui s’expliquerait par le fait que les hommes étaient des chasseurs et les femmes des cueilleuses, répartition préhistorique qui se retrouverait dans la structure actuelle de nos cerveaux. (C’est ce qu’on appelle de la psychologie évolutionniste.)

Que ce soit dans la version Slate.fr ou Dailymail, une chose reste absolument certaine: le cerveau des hommes et celui des femmes sont différents de naissance.

Sauf que tout cela est faux.

Je sais. C’est un choc.

Une étude identique a été faite au Canada mais sur une période plus longue. Pendant plusieurs jours on a soumis au test du labyrinthe des hommes et des femmes. Les premiers jours, on les répartit en deux groupes non pas homme/femme mais en fonction de leur stratégie inconsciente de repérage (ceux qui utilisent une représentation globale activent plutôt l’hippocampe et ceux qui se basent sur des indices le striatum). Première surprise: il y a autant de femmes que d’hommes dans chacun des groupes. Deuxième surprise: avec la répétition du test, ceux qui utilisaient la représentation globale finissent par l’abandonner au profit de la mémorisation des indices, qui est la stratégie la plus efficace.

Il semblerait donc que ce soit l’expérience personnelle qui active la stratégie cognitive plutôt que le sexe de l’individu. Dingue, non?

De fait, il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin, contrairement à ce que postulent nombres d’études à la con. Pour sortir des querelles très américaines entre psychologues évolutionnistes et féministes, laissons la parole à une scientifique française. Catherine Vidal est neurobiologiste à l’institut Pasteur et elle a écrit un ouvrage Cerveau, sexe et pouvoir qui fait le point sur l’état de la recherche et met en garde contre les raccourcis évolutionnistes. Elle explique donc qu’il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin. Et il y a même une raison à ça.

L’existence d’un cerveau proprement gwendolinien impliquerait qu’il y a des choses figées dans le cerveau. Or la particularité première du cerveau, peu importe l’individu, c’est sa plasticité, c’est-à-dire précisément sa capacité à se modifier, l’inverse de quelque chose de figé. (Comme dans le test du labyrinthe.)

«Les performances dans les tests d’aptitude varient au cours du temps, non pas en fonction des hormones mais de l’entraînement à passer ces tests. (…) Il est dès lors difficile de concilier ces résultats avec l’hypothèse de prédispositions différentes entre les sexes et de compétences figées par des contraintes biologiques.» (p 53)

Du coup, effectivement, si c’est toujours Gwendolino qui lit la carte routière, le cerveau de Gwendoline ne développera pas cette capacité.

Cette idée de cerveaux sexués reposent souvent sur le bipartisme du cerveau. Les femmes auraient un hémisphère gauche plus performant qui se trouve être celui où se situe l’aire du langage. Mais cette théorie d’une latéralisation du cerveau est tombée en désuétude avec le développement de l’imagerie cérébrale.

«Celle-ci révèle que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu’aucun de fonctionne isolément. De plus, une fonction n’est jamais assurée par une seule région, mais plutôt par un ensemble de zones reliées entre elles en réseau.» (Cerveau, sexe et pouvoir p24)

Mais les hormones alors, ça joue pas un peu ?

L’un des arguments «hormonaux» est que la sécrétion d’hormones au moment du développement du bébé influe sur la structure de son cerveau. On retombe donc sur le cerveau de Gwendoline. Sauf que cela soit vrai ou pas, on sait que ce sont les expériences, l’apprentissage qui modifient vraiment le cerveau.

L’autre argument hormonal consiste carrément à établir un lien direct entre le comportement féminin et son cycle menstruel. Mais en réalité, les hormones influent sur le comportement humain dans les cas de grandes modifications, et pas de petites différences de dosage. Ce qui revient à deux évènements dans la vie des femmes: la grossesse et la ménopause. Pour le reste, il semble impossible de prouver que des comportements, tels que l’achat de Louboutin, soient directement liés à une augmentation hormonale, l’augmentation n’étant pas assez forte pour contrebalancer d’autres causes comme: j’ai eu une prime au travail, la nouvelle collection de Louboutin est vraiment super, je viens de me faire larguer, j’ai un rapport compliqué avec ma mère qui fait que je suis fétichiste des chaussures.

En outre, la relation peut être inverse, c’est-à-dire que le psychisme peut modifier les sécrétions hormonales. Comme l’écrit Catherine Vidal:

«Quant aux hommes, ce n’est pas la testostérone qui les incite à exercer leur pouvoir. (…) Des études des relations hiérarchiques dans les sociétés de singes ont montré que l’agressivité et les activités sexuelles sont souvent associées à un taux élevé de testostérone dans le sang. Or ces variations surviennent après la bataille. Le mâle qui finit par l’emporter présente, a posteriori, un taux plus élevé de testostérone.»

C’est le fait de gagner qui peut générer une sécrétion de testostérone, et non l’inverse.

Et le génome: XY, XX, c’est pas pareil quand même?

C’est évidemment toute la question de l’inné et de l’acquis. Citons cette fois un homme (parce qu’on pourrait soupçonner les femmes scientifiques d’avoir autant de parti pris que les neurosexistes). Henri Atlan, ancien chef de biophysique à l’hôpital de l’Hôtel Dieu expliquait au sujet du déterminisme génétique, qu’il faut «relativiser, déjà au niveau de la recherche biologique fondamentale, la part des gènes dans le développement et les fonctions des organismes, tant il est clair aujourd'hui que l'organisme contrôle le génome au moins autant que le génome contrôle l'organisme. Il s'agit là d'une révolution dans les mentalités qui a commencé à pénétrer le monde de la recherche en biologie moléculaire et cellulaire, mais qui a du mal à passer non seulement dans le grand public, mais encore dans l'information médicale».

Il dit aussi que «les effets des gènes dépendent de l'environnement et réciproquement. Une part d'inné peut être de 40% dans un environnement donné et de 10% ou 75% ou n'importe quoi d'autre dans d'autres environnements».

«Deux vrais jumeaux –qui ont donc les mêmes gènes– ont des systèmes nerveux, et aussi des propriétés d'autres systèmes, comme le système immunitaire par exemple, différents car les phénomènes épigénétiques, d'auto-organisation et autres, qui comportent une part importante de hasard, jouent un rôle déterminant dans leur développement, depuis l'embryon et pendant toute la vie. Ceci prive souvent de sens la question même du déterminisme génétique –c'est-à-dire moléculaire– d'un fonctionnement cérébral aussi complexe que ce qu'on appelle un "comportement".»

En plus court, on pourrait citer le biologiste François Jacob:

«Comme tout organisme vivant, l’être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre.»

Gwendoline = Gwendolino?

Evidemment, je lève tout de suite une ambiguïté: il ne s’agit pas de dire que homme et femme sont identiques. Mais de préciser que pour l’instant, la science n’est pas capable de prouver  que des différences de comportements soient innées. Comme l’écrit Lise Eliot, une neurobiologiste dont le livre Pink brain, blue brain va bientôt être traduit en français:

«Oui, il y a des différences fondamentales de comportement entre les sexes, mais il faut noter que ces différences augmentent avec l'âge parce que les préjugés sur l’intellect de nos enfants sont exagérés et intensifiés par notre culture sexuée. Les enfants n'héritent pas des différences intellectuelles. Ils les apprennent. Ils sont le résultat de ce que nous attendons d’un garçon ou d’une fille.»

Lise Eliot décrit une expérience suggérant que la principale différence est peut-être avant tout dans notre regard. Des nouveaux-nés garçons ont été habillés en fille (et inversement). Résultat: les adultes ont trouvé les filles (qui étaient en fait des garçons) «heureuses et socialement engagées» et les garçons (en réalité des filles) plutôt renfrognés. Ils ont donc projeté leurs archétypes genrés sur les gamins.

Et avec l’âge, évidemment, les enfants vont avoir tendance à se conformer à ces stéréotypes. Dans un article sur les jouets de Noël, j’avais déjà raconté une expérience similaire menée par le CNRS. Un même exercice est présenté à des centaines d’élèves de 6e et de 5e. Si vous le présentez sous l’intitulé «géométrie» les filles ont des résultats inférieurs aux garçons. Si vous l’intitulez «dessin» elles obtiennent le même taux de réussite.

Pour réussir en mathématiques, les filles doivent donc surmonter un handicap psychosocial (et non biologique) auquel les garçons n'ont pas à faire face. Là où les études à la con deviennent dangereuses c’est qu’elles engendrent des stéréotypes quasi performatifs, c’est-à-dire qui ont la capacité de créer de toute pièce la réalité qu'elles ne prétendent que décrire. Si on dit à Gwendoline qu’elle est neurologiquement moins douée pour les maths, elle risque de le devenir.

Ces études peuvent faire rire. Elles peuvent aussi être dangereuses. Ainsi, le discours neurosexiste, aux Etats-Unis, aboutit assez logiquement à la proposition d’arrêter la mixité dans les écoles. En effet, si les cerveaux des filles et des garçons ont des compétences naturellement différentes, il serait débile de leur prodiguer le même enseignement.

Pourquoi s’efforcer d’apprendre des équations à une fille alors que son cerveau ne peut pas comprendre les chiffres? A l’inverse, on va pas apprendre les langues étrangères aux garçons puisqu’ils ont une calculatrice à la place du cerveau. Dans la préface au livre de Catherine Vidal, l’anthropologue Maurice Godelier pointe un risque précis: quand «un ordre social provisoire devient un ordre naturel incontournable».

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 09:53

ARTICLE 2005

PUBLICATION CACHEE


Prozac: le fabricant accusé de dissimulation de données

Le laboratoire pharmaceutique américain Eli Lilly savait depuis la fin des années 80 que son célèbre antidépresseur, la fluoxetine commercialisée sous le nom de Prozac®, augmentait le risque de passage à l’acte, violent ou suicidaire. Le British Médical Journal affirme dans son édition du 1er janvier avoir transmis à l’autorité de régulation américaine, la FDA, des documents internes de Lilly qui lui avait été anonymement remis.

Ces documents, études et mémos, montrent que le fabricant de la fluoxetine savait que son médicament augmentait les accès d’excitation, l’agressivité, les crises de panique. En 1994 s’est tenu aux Etats-Unis un procès capital pour l’avenir du Prozac® : Joseph Wesbecker avait ouvert le feu, tuant 8 personnes et en blessant 12 autres avant de retourner l’arme contre lui. Dépressif de longue date, l’homme prenait de la fluoxetine depuis un mois. Les plaignants avaient tenté de montrer que l’antidépresseur avait facilité le passage à l’acte mais Lilly avait obtenu gain de cause.

Sauf qu’à l’époque les documents aujourd’hui transmis à la FDA n’avaient pas été soumis par le laboratoire à l’expert médical en charge du dossier Wesbecker. Lilly a réagi à l’article du BMJ par un simple communiqué rappelant que «l’innocuité et l’efficacité du Prozac® sont bien établies et bien documentées».

Il y a quelques mois c’est le laboratoire GlaxoSmithKline qui était accusé d’avoir dissimulé le risque de suicide pour les adolescents traités avec le Deroxat®, un autre antidépresseur. La FDA a émis une sévère mise en garde sur la prescription d’antidépresseurs aux adolescents. Parallèlement, d’autres molécules phares de l’industrie pharmaceutique se sont retrouvées dans la tourmente en 2004 : les statines pour le cholestérol, les coxxibs (Vioxx®, Célébrex®) contre la douleur… Autant d’affaires qui posent la question de la transparence des laboratoires et du suivi des médicaments après leur mise sur le marché.

Cécile Dumas
(03/01/05)
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 09:33

 

 

En 2000, le système de santé français était classé premier par l'OMS. Depuis, il a reculé à la septième place, notamment en raison du développement des inégalités d'accès aux soins. Ces inégalités ont plusieurs déterminants dont deux essentiels : financier et territorial. Ainsi 15% des français renoncent à des soins pour des raisons financières. C'est 30 % pour ceux qui ne peuvent pas souscrire à une assurance "complémentaire".

Ces taux vont inévitablement s'accroître au prorata de l'augmentation de 5% par an des primes d'assurances. L'extension du rôle des mutuelles et des assurances privées est le résultat du désengagement de la Sécurité sociale voulu par le gouvernement.

Aujourd'hui, pour les personnes qui ne bénéficient pas de la CMU ou qui n'ont pas d'affection grave, la Sécurité sociale ne rembourse plus que 50 % des soins. Pourtant, ces assurances "complémentaires" sont moins solidaires et moins égalitaires, pénalisant les personnes disposant d'un faible revenu, les personnes âgées et les familles. Elles sont aussi plus coûteuses: leurs frais de gestion et de communication tapageuse dépassent 20 % du chiffre d'affaire alors que les frais de gestion de la Sécurité sociale sont inférieurs à 5 %.

A cela s'ajoutent bien sûr pour les assurances privées les dividendes versés aux actionnaires. Le gouvernement a tiré argument du développement de ces assurances "complémentaires" pour laisser filer les dépassements d'honoraires des médecins du secteur 2 et renoncer à revaloriser les tarifs du secteur 1. "Avez-vous une bonne mutuelle ?", est la question, devenue rituelle, des professionnels de santé qui sont de plus en plus nombreux à pratiquer des dépassements d'honoraires de plus en plus importants. Le montant annuel de ces dépassements atteignait 2,5 milliards en 2010.

Ainsi le recours aux mécanismes du marché pour réguler les coûts de santé, induit une augmentation des inégalités avec au final un coût plus élevé pour notre société. Le marché s'avère tout aussi incapable d'assurer une répartition équilibrée des médecins sur le territoire. Les médecins autorisés à s'installer en secteur 2 ne se répartissent pas sur le territoire en fonction des besoins des patients ; ils s'installent en fonction des revenus de la population environnante. Il est donc justifié de limiter la liberté d'installation en secteur 2, en proposant aux médecins le choix suivant : soit l'installation libre en secteur 1 revalorisé, soit l'installation en secteur 2 dans la limite de quotas fixés par discipline et par bassin de population.

Cependant, cette mesure ne suffira pas. Il faudra demander à des médecins hospitaliers d'assurer des "consultations avancées" un ou deux jours par semaine au sein des déserts médicaux, si besoin avec l'aide d'autres professionnels de santé. Pour améliorer à moyen terme la répartition régionale des médecins, il faudra aussi modifier l'examen qui permet l'admission à l'internat de spécialité.

Celui-ci doit être régionalisé avec des quotas par région et par spécialité. Les candidats pourraient ainsi se présenter à 2 ou 3 examens régionaux tout en prenant l'engagement d'exercer pendant au moins 3 ans dans la région où ils ont effectué leur internat. Toutes ces réformes supposent de faire le choix d'une régulation publique du système de santé, et non de faire confiance aux mécanismes de marché. Il reste que les élus, qui s'émeuvent de la situation, devraient se rappeler que ce sont eux qui, sous la pression des lobbys médicaux, ont approuvé pendant 25 ans la mise en place d'un numérus clausus trop sévère qui a conduit à réduire le nombre de médecins formés chaque année de 8 500 dans les années 70, à 3 500 dans les années 90.

Ce sont eux qui ont approuvé le financement par la Sécurité sociale de départs anticipés en retraite de médecins généralistes jusqu'en 2003. Ainsi 10 000 généralistes ont bénéficié de cette prime au départ et il a fallu ensuite faire venir plus de 10 000 médecins étrangers dont certains se trouvent aujourd'hui dans une situation très instable. Tirons les leçons du passé et reconstruisons un système de santé égalitaire et solidaire.

André Grimaldi, Olivier Lyon-Caen, Jean-Paul Vernant, médecins à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, professeurs à l'Université Pierre et Marie Curie, signataires du "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire" (Editions Odile Jacob)

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 09:24

 

Une étude américaine publiée mecredi laisse envisager de nouveaux traitements de la maladie.

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Alzheimer se propagerait d'une zone à l'autre du cerveau en suivant les branchements entre les cellules cérébrales comme une infection révèlent une étude américaine sur des souris publiée mercredi qui pourrait déboucher sur des traitements pour les humains permettant d'enrayer la maladie à ses débuts.

Ces travaux qui paraissent en ligne dans la revue PloS One confirment une nouvelle hypothèse d'évolution d'Alzheimer selon laquelle cette maladie se développe à partir d'une seule zone du cerveau.

Mais dans ce cas il ne s'agit pas d'un agent infectieux mais d'une protéine anormale appelée tau dont l'agrégation sous forme de filament étouffe et détruit progressivement l'ensemble des cellules nerveuses ou neurones.

Cette découverte laisse penser que bloquer ce processus suffisamment tôt pourrait empêcher la propagation de cette maladie dévastatrice et incurable.

"Des recherches précédentes dont celles conduites avec des IRM (imagerie pas résonance magnétique) sur des humains avaient déjà révélé ce type de propagation de la maladie", souligne le Dr Scott Small, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l'Université Columbia à New York, co-auteur de l'étude.

"Mais ces différentes recherches ne permettaient pas de montrer avec certitude qu'Alzheimer se propage directement d'une région du cerveau à l'autre", ajoute-t-il dans un communiqué.

Pour ce faire, ces chercheurs ont développé des souris transgéniques porteuses du gène produisant une forme anormale de la protéine humaine tau dans le cortex entorhinal, important pour la mémoire.

Les cerveaux de ces souris ont été analysés à différents moments au cours d'une période de 22 mois pour établir la carte de la progression de la protéine tau.

Ils ont constaté qu'au fur et à mesure que ces souris vieillissaient, cette protéine se propageait le long d'un passage anatomique depuis le cortex entorhinal jusqu'à l'hippocampe puis au néocortex.

"Cette progression est très similaire à ce que nous voyons aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer chez les humains", explique le Dr Karen Duff, professeur de pathologie en psychiatrie à la faculté de médecine de l'Université Columbia, principal auteur de cette communication.

Ces chercheurs ont aussi trouvé des indications laissant penser que la protéine tau se déplaçait d'un neurone à l'autre via les synapses, sorte de lien entre ces cellules cérébrales que celles-ci utilisent pour communiquer entre elles.

Cette étude apporte de nouveaux éclairages qui devraient permettre une plus grande compréhension d'Alzheimer et d'autres maladies neurologiques, ouvrant ainsi la voie au développement de traitements capable d'arrêter sa progression, estime le Dr Duff.

Alzheimer, forme la plus fréquente de démence chez les personnes âgées, se caractérise par une accumulation de plaques de bêta-amyloïde --forme de protéine-- dans le cerveau et l'agrégation fibreuse formée de la protéine tau dans les neurones.

"La meilleure façon de soigner Alzheimer pourrait être de l'identifier et de la traiter tout au début pour bloquer sa progression car aux premiers stades la maladie est le plus sensible aux thérapies", relève le Dr Small qui voit poindre à l'horizon "des traitements cliniques prometteurs" ciblant surtout la protéine tau.

"Si nous trouvons le mécanisme par lequel tau se propage d'un neurone à l'autre on pourra potentiellement empécher cette protéine anormale de passer d'une cellule nerveuse à l'autre via les synapses en recourant peut-être à une forme d'immunothérapie", juge le Dr Duff.

Ainsi "la maladie ne se répandrait pas aux autres régions du cerveau ce qui est lié à des formes plus graves de démence", ajoute-t-elle.

Les agents utilisés actuellement dans les scanners ne permettent pas de voir la protéine tau mais seulement les plaques de bêta-amyloïde seule également à être ciblées par les traitements actuels.

Alzheimer provoque la perte progressive et irréversible des facultés intellectuelles. La maladie touchait près de 36 millions de personnes dans le monde en 2010.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:06

 

Le National Institute of Mental Health (NIMH) américain travaille à l'élaboration d'une classification des psychopathologies indépendante du DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), publié par l'American Psychiatric Association, qui constitue une référence internationale.

La classification des troubles psychiatriques du DSM (dont une nouvelle édition prévue pour 2013, le DSM-5, remplacera l'actuel DSM-IV publié en 1994) présente plusieurs limites. Cette classification, dont les catégories sont basées sur les signes et les symptômes des troubles, a principalement pour objectif de permettre une fiabilité (à distinguer d'une validité) des diagnostics de la part des cliniciens.

Parmi les limites, les catégories diagnostiques ne concordent pas toujours avec les apports des neurosciences et de la génétique et ils ne reflètent pas des mécanismes à l’origine des dysfonctions ou des pathologies. Bien que mal approprié pour la recherche sur les traitements médicamenteux (puisque non basé sur les causes biologiques des troubles), le DSM est quand même utilisé par les compagnies pharmaceutiques car les autorisations de mise sur le marché (AMM) sont liées aux affections qu'il décrit.

Déjà, lors de l'élaboration du DSM-III, en 1980, certains évoquaient la nécessité de deux systèmes de classification. Un système pour la pratique clinique et un système pour la recherche, du moins tant que les connaissances ne seraient pas assez avancées et intégrées pour l'élaboration d'un système unique.

Le NIMH a entrepris un programme de recherche, le Research Domain Criteria, qui vise à définir des dimensions de fonctionnement de base (telles que le circuit neurologique de la peur ou la mémoire de travail). L'intention est de traduire les progrès rapides de la recherche neurobiologique et comportementale en une compréhension intégrée de la psychopathologie. Ces travaux devraient permettre l'émergence d'une classification des troubles basée sur les causes biologiques.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:04

Après l'interdiction de publication d'une recherche sur la grippe, les virologues prennent une décision sans précédent: ils suspendent leurs travaux pendant deux mois et appellent au débat.

Un caneton dans une ferme de Hanoi en septembre 2011. REUTERS/Kham

- Un caneton dans une ferme de Hanoi en septembre 2011. REUTERS/Kham -

La machine à connaissance vient de se gripper et l’heure est grave. Un groupe international de chercheurs en virologie annoncent sur les sites de Nature et Science (les deux plus prestigieuses revues scientifiques au monde) qu’ils suspendent leurs travaux consacrés au H5N1, le virus responsable de la pandémie de grippe aviaire. Ils réclament l’organisation au plus vite d’un vaste débat démocratique.

Objectif: définir ce qu’il est ou non légitime de faire avec ce virus qui inquiète tous les responsables sanitaires depuis la fin 2003, date de son apparition dans le sud-est de l’Asie.

Le premier signataire de cet appel est Ron A. M. Fouchier. Avec quelques-uns de ses collègues du  département de virologie de l’Erasmus Medical Center de Rotterdam, il est parvenu à créer un H5N1 mutant; un nouvel agent pathogène dont personne ne peut souhaiter qu’il puisse un jour s’échapper du laboratoire néerlandais où on lui a donné le jour. Ou de tout autre laboratoire dans le monde où des chercheurs terroristes l’auraient confectionné à cette fin.  

Un scientifique fier de sa découverte

Depuis 2003, on sait que le H5N1 «naturel» est hautement dangereux pour les oiseaux, tout particulièrement ceux que l’homme élève à des fins alimentaires et à l’échelle industrielle. Du fait de sa contagiosité extrême, il a conduit à l’abattage préventif de plusieurs centaines de millions de volatiles et causé, estime-t-on, environ vingt milliards de dollars de dommages économiques. On sait aussi que ce même H5N1 est susceptible –dans des circonstances exceptionnelles et mal connues– de se transmettre à l’homme à partir, directement ou non, de volailles infectées. Il se révèle alors particulièrement meurtrier, tuant six fois sur dix.

Le dernier cas mortel date du 22 janvier: un homme de 39 ans décédé après trois jours de soins intensifs dans un hôpital de Guiyan, capitale de la province de Guizhou. L’origine de sa contamination par le H5N1 n’a pas été retrouvée.

Officiellement, depuis 2003, ce virus aviaire a infecté 573 personnes à travers le monde; 336 sont mortes. C’est cette dangerosité qui, à compter de 2006, avait conduit à la mise en œuvre d’une série de mesures préventives spectaculaires dans des pays européens, dont la France, alors même que ces pays n’étaient pas directement touchés par l’épizootie.

A Rotterdam, Ron Fouchier n’est pas peu fier de son travail et de son succès. Il en avait pour la première fois parlé à mots couverts en septembre 2011 à Malte lors d’un congrès scientifique. On sait désormais qu’à partir de quelques mutations génétiques d’une grande simplicité, il est parvenu à créer une souche de H5N1 capable de diffuser aisément, par voie aérienne, non plus entre oiseaux mais entre mammifères. La preuve en a été obtenue in vivo sur des furets, rongeurs considérés comme l’un des meilleurs modèles animal pour l’étude de la grippe humaine.

Une première dans l'histoire scientifique...

En d’autres termes, l’équipe hollandaise détient un virus de la grippe à la fois hautement pathogène (pour l’homme) et très contagieux dans toutes les espèces de mammifères; dont l’humaine.

Après Malte, l’affaire avait commencé à faire un certain bruit dans le Landerneau virologique international. Aussi l’institution néerlandaise avait-elle jugé nécessaire de faire une mise au point dans un communiqué de presse publié fin novembre.

Comme c’est la règle, Ron Fouchier et ses collègues souhaitaient la reconnaissance officielle de leurs pairs. A cette fin, ils avaient adressé à la revue américaine Science le manuscrit détaillant par le menu de quelle manière ils avaient procédé. Une autre équipe (de l’université du Wisconsin)) était parvenue à un résultat équivalent et souhait également publier dans Science.

Gage de médiatisation certaine et de nouvelles sources de financement, ces publications étaient acquises. Mais c’était compter sans les différents responsables américains en charge de la lutte contre le bioterrorisme. Ils avaient eux aussi eu connaissance de ces manuscrits et ne souhaitaient nullement que le secret soit plus largement partagé.

Après différents échanges polémiques, dans The New York Times notamment, l’Agence de biosécurité américaine (NSABB) estimait, fin décembre, qu’il fallait s’opposer à la publication, en l’état, de ces travaux. Elle faisait valoir qu’en l’état, ces publications soulèveraient un risque majeur. Le gouvernement américain (qui –point important– a financé ces travaux) a suivi. On demande aux auteurs de reprendre l’exposé de leur travail et de masquer tous les détails susceptibles d’être utilisés à des fins criminelles. Les deux principales revues ont obtempéré.

«Demander aux revues de ne pas publier les détails de ces expériences comme elles s’apprêtaient à le faire est une première fois de l’histoire scientifique contemporaine en temps de paix», observe sur son blog le Pr Antoine Flahault, épidémiologiste et  spécialiste de santé publique.

Enfin, il y a peu, l’OMS se déclarait «profondément inquiète» par les recherches de Ron Fouchier. Mais dans un subtil balancement jésuite, elle considérait aussi que les études menées dans des conditions appropriées devaient continuer «afin d’accroître les connaissances nécessaires pour réduire les risques posés par le virus H5N1».

... et une réaction scientifique sans précédent

On aurait pu imaginer que la communauté scientifique et les responsables des revues spécialisées passent outre, dénonce une censure étatique, fassent valoir la nécessaire et indispensable liberté inhérente à la quête des connaissances.

Telle n’a pas été la réaction de la communauté qui a préféré une initiative sans précédent. C’est ainsi que 39 chercheurs viennent d’annoncer une suspension de leurs recherches sur la souche H5N1 créée par manipulation. Ce moratoire est prévu pour durer deux mois, le temps nécessaire à l’organisation d’un débat international sur ce thème.  

Les signataires (travaillant pour l’essentiel aux Etats-Unis ainsi qu’en Chine et dans quelques pays européens, la France n’étant pas représentée) expliquent avoir entendu les craintes des différents organismes qui financent leurs recherches, ainsi que les institutions sanitaires et politiques.

Ils estiment que le moment est venu de faire une pause et de réfléchir au cadre à donner à ce type de recherche –et plus encore aux publications auxquelles elles pourraient ou non donner lieu. L’OMS a prévu d’organiser à très court terme une réunion, tandis que des sociétés savantes américaines se mobilisent.

Au sein même de la communauté des virologues, les positions peuvent être radicalement opposées. Certains estiment qu’il n’y a là aucun risque de bioterrorisme tant les manipulations pour transformer en agent hautement pathogène le H5N1 sont complexes. D’autres soutiennent que tel n’est pas le cas et que ce qu’un laboratoire spécialisé peut faire est aisément reproductible en différents points de la planète.

«Ce virus muté s’échappera d’ici 10 ans des laboratoires, même si les mesures de sécurité prise pour contrer le risque d’échappement permettent de retarder un peu ce délai», estime l’expert en armes biologiques R. Ebright (Université Rutgers). D’autres chercheurs, comme Richard Webby (St Jude Children’s Research Hospital, Memphis) font valoir que de telles recherches «sont utiles pour mieux répondre aux questions importantes concernant la virulence du virus grippal, et leur passage brutal de l’animal à l’homme». 

On sait que ce qui a été réalisé dans les cornues des laboratoires de Rotterdam et de l’université du Wisconsin peut «tout naturellement» se produire dans la nature du fait de l’instabilité génétique et des mutations continuelles qui se produisent au sein du H5N1.

Dès lors, où est le moindre mal? Anticiper pour améliorer la surveillance et, le moment venu, disposer rapidement d’une riposte (vaccinale ou médicamenteuse) efficace? Interdire ces travaux par peur d’un accident ou de leur détournement à des fins terroristes? Avoir ou non confiance en l’homme?

Le moratoire de deux mois décrété par une fraction de la communauté des virologues n’aura, en pratique, aucun effet réel sur la dynamique de la recherche et de l’acquisition des connaissances. Toutefois, du fait des menaces mêlées –virales et terroristes– il pourrait utilement aider à redéfinir les termes du contrat qui réunit les biologistes à la communauté des citoyens qui finance leurs travaux.  

Jean-Yves Nau

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 09:33

L'hôpital est devenu la proie de nombreux prédateurs. Son avenir, dans le secteur public, devient incertain. Cette mutation s'accompagne d'un non respect généralisé des droits des personnels hospitaliers. Payés pour prendre en charge la maladie, la souffrance et la mort, les personnels hospitaliers sont épuisés, essorés. Le Gouvernement et son Ministre sont ces mains qui disloquent l'hôpital.

Écrit par

Christine est aide-soignante de jour à l’hôpital dans le service de maternité. Le jeudi 27 octobre dernier, durant les vacances de la Toussaint, elle prend son service à 13h30.  Après deux heures de travail, à 15H30, elle est appelée au téléphone pour se rendre au bureau de son cadre supérieur.

« Madame, je ne trouve pas d’aide-soignante contractuelle pour effectuer un remplacement de nuit ce soir dans le service de chirurgie viscérale. C’est pourquoi vous allez rentrez chez vous et vous reviendrez à 21h pour prendre ce poste de nuit. Il faut bien remplacer vos collègues absentes ! »

Christine est effondrée ! Elle ne connaît rien de cette pathologie, des malades, des soins à effectuer. Elle n’y a jamais travaillé.

Ce soir ! A 21 heures ! Les enfants, le mari, l’école le lendemain matin ! Tout se passe très vite dans la tête, mais elle est mise devant le fait accompli. Elle sait qu’elle n’a pas le choix ! Sinon elle aura un rapport et peut-être une sanction ! C’est comme ça à l’hôpital 2011 ! Elle rentre donc chez elle.

A 21 heures, elle prend son service en chirurgie. Compte tenu du faible nombre de malades, elle regarde plus qu’elle ne travaille. Elle débauchera le lendemain matin à 7 heures !  Tout juste à temps pour amener les enfants à l’école !

Cette situation est devenue le quotidien de l’hôpital. La réglementation n’est plus opposable. Les directions imposent partout la journée en 12 heures de jour et 12 heures de nuit comme si c’était la solution pour compenser le manque de personnel. En fait, sans se soucier des conséquences à moyen terme sur la santé des personnels, ils ajoutent des maux aux maux !

Lorsque ces agents (en 2x12) sont malades une journée, ils doivent rendre 5 heures de travail en dehors de toute réglementation. En effet, la direction de l’hôpital estime qu’un jour d’absence est l’équivalent de sept heures.

Les jours planifiés sont changés la veille pour le lendemain, le matin pour le soir ou, comme nous pouvons le constater dans le témoignage ci-dessus, directement en cours de journée. L’hôpital exige des heures supplémentaires et n’a pas les moyens de les payer !

L’hôpital ne respecte plus l’amplitude maximum de 10H 30 entre l’heure d’arrivée et l’heure de départ lorsque les horaires font l’objet d’une coupure dans la journée. L’hôpital ne tient plus compte des 12 heures de repos obligatoires entre deux journées de travail.

En refusant de prévoir un temps suffisant entre deux équipes, il impose de fait un temps de travail bénévole nécessaire au passage des consignes entre les équipes.

Oui, l’hôpital est devenue une zone franche ou le droit français n’est pas applicable. C’est une zone placée sous un régime totalitaire, un peu à l’image de la démocratie européenne en perdition. Le Gouvernement décide, le Ministre impose, les directeurs, qu’ils soient d’Agence ou d’hôpital, exécutent les basses besognes tel le « Nain Jaune » d’Alexandre Jardin.  Les personnels, les malades ne sont que des dépenses de confort qu’il faut réduire !

Les infirmières quittent la profession, les écoles se vident. Des milliers de postes deviennent vacants.

A l’hôpital le droit n’a plus sa place, le bons sens a déserté. Il ne reste plus au personnel que son indéfectible motivation qui chaque jour s’érode par les effets d’une qualité des soins empêchée. Dans le même temps, presque surnaturellement, les syndicalistes hospitaliers planchent avec la Haute Autorité de Santé (HAS) pour constater qu’il ne peut pas y avoir de qualité des soins sans qualité des conditions de travail.

Mais le Ministre regarde, fait quelques déclarations apaisantes comme pour repousser d’un revers de main la responsabilité qu’est la sienne de disloquer l’hôpital public.

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 09:32

L’hôpital public devient progressivement une zone de non-droit ! L’ambition de la performance économique balaie tout sur son passage. La qualité du travail, les mesures élémentaires de sécurité des soins et des personnels, le respect du droit ne sont plus assurés. C’est insultant pour notre République de Liberté, d’Égalité et de Fraternité (1).

Écrit par

Le service public hospitalier devient progressivement une usine produisant des soins. Les infirmières muent en techniciennes sans âme, les directeurs en exécutant de basses besognes. Nous devons poursuivre une mission de service public alors que nous sommes privés de moyens, de personnel, de matériels et dans des conditions telles que 100 000 agents hospitaliers sont arrêtés tous les jours pour raisons de santé.

Le travail tue, mais qui s’en préoccupe ? Un suicide ici et là, des dizaines sur un an ! Et après ? Une manchette dans le journal local ? Rien n’arrête le tsunami de l’économie libérale dépravée menée par un gouvernement qui poursuit sa guerre contre l’État, contre les services publics, contre tous les secteurs de l’économie susceptibles de freiner les profits de quelques-uns. Nous sommes bien dans "l’État prédateur" si bien décrit par J.K.Galbraith. (2)

Pour mettre en œuvre cet assèchement de la démocratie, pour casser cet hôpital public, au service bien souvent des plus modestes, le Président de la République a promulgué la loi dite "Loi HPST" (3), cette loi qui permet de donner des missions de service public aux cliniques commerciales. Une loi qui organise la fermeture de services, d’hôpitaux, contre l’avis des élus et des représentants des personnels.

Une loi qui force le mariage entre les intérêts commerciaux des cliniques et les missions du service public hospitalier. Une loi accouchant les bras armés de la réforme : les Directeurs d’Agence Régionale de Santé (DARS). Ces nouveaux bourreaux du service public hospitalier sont directement nommés par le président de la République. Leur pouvoir est exorbitant. Ils écrasent la démocratie, mais tout à fait légalement puisque c’est la loi qui leur fournit les armes.

À l’aide de contrats unilatéraux, ces DARS, sous l’impulsion directe de la Présidence de la République, imposent les restructurations, la fermeture de services, des pénalités financières en cas d'inexécution partielle ou totale, mutent d’office les personnels sans consultation.

Tel le roi sous l’ancien régime par ses lettres de cachet (4), ils suspendent des directeurs et des médecins d’hôpital qui ne remplissent pas les critères de performances économiques. Ils doivent se conformer aux ordres sans aucune possibilité d’y déroger. Ils seront licenciés au bout de deux ans si aucun poste ne leur est proposé. Se soumettre ou se démettre, ainsi va l’hôpital 2012 !

Quant au personnel hospitalier, il devient la chair à canon de la guerre économique. Il ne suscite aucun respect de la part de ces gens là aux ordres d’un pouvoir abscons et machiavélique ! La féodalité est de retour ! Ça va mal se finir !

Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle avec le film de Bertolucci, "Le Conformiste" ou encore avec le nain jaune d’Alexandre Jardin. C’est le grand-père d’Alexandre Jardin, "le principal collaborateur du plus collabo des hommes d’État français : Pierre Laval, chef du gouvernement du Maréchal Pétain" (5).

Comment ne pas transposer cet état à la situation de l’hôpital public ? "Tôt dans ma vie, j’ai donc flairé avec horreur que des êtres apparemment réglo – et qui le sont sans doute – peuvent être mêlés aux plus viles actions dès lors qu’ils se coulent dans un contexte qui donne un autre sens à leurs actes."

Nous y voilà ! Le dilemme du fonctionnaire ! Le droit de désobéissance est-il possible ?

Oh, rien à voir avec la rafle du Vél d’Hiv du 16 juillet 1942, juste la mise en place de la Loi HPST ou de la RGPP, la Réforme Générale des Politiques Publiques, celle qui fusionne les administrations entre elles, qui supprime un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite sans se soucier ni des hommes ni des résultats. Le dogme domine ! Le fonctionnaire exécute ! Il faut réduire les dépenses immédiates sans se soucier du lendemain. C’est la seule consigne ! (6).

En France, le pouvoir démocratique est décapité par la finance ! Le Président et ses ministres sont soumis, ordonnent, organisent et placent les "nains jaunes" dans les plus viles actions pour assécher la République de ses valeurs fondamentales. Ainsi les fonctionnaires sont menés dans un cadre pernicieux, dans lequel il n’est plus nécessaire d’être le diable pour le devenir.

Le devoir de désobéissance doit s’imposer à tous ceux qui veulent vivre dans un monde libre, berceau de liberté, d’égalité et de fraternité. Seuls vous servirez de chair à canon. Ensemble, tout est possible !

Ne soyons pas les "nains jaunes" du XXIe siècle. Résistons !

1) Constitution - Article 2 : "La langue de la République est le français. L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L'hymne national est "La Marseillaise". La devise de la République est "Liberté, Égalité, Fraternité". Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple".

2) "L’État prédateur" aux Éditions Le Seuil - 2009.

3) Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.

4) Une lettre de cachet est, sous l’Ancien Régime en France, une lettre servant à la transmission d’un ordre du roi, permettant le plus souvent l'incarcération sans jugement, l'exil ou encore l'internement de personnes jugées indésirables par le pouvoir.

5) Alexandre Jardin "Des gens très bien", éditions Grasset et Fauquelles et Alexandre Jardin - 2010.

6) Denis Garnier - "L'hôpital disloqué", éditions Le Manuscrit - 2011.

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