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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 11:33

ZURICH (Reuters) - Novartis AG annonce vendredi qu'il va supprimer près de 2.000 emplois dans le cadre d'une restructuration de ses activités pharmaceutiques aux Etats-Unis.

Le groupe suisse précise dans un communiqué que ses effectifs sur le terrain seront réduits de 1.630 postes outre-Atlantique, auxquels s'ajouteront 330 emplois avec le réalignement des fonctions au siège du groupe.

Ces décisions, qui vont démarrer au deuxième trimestre, devraient permettre d'économiser 450 millions de dollars par an d'ici 2013, dont la moitié sera réalisée lors de l'exercice en cours.

Novartis, qui inscrira une charge exceptionnelle de 160 millions de dollars au premier trimestre dans le cadre de ce programme, explique sa décision par la perte de la protection de brevet de son Diovan contre l'hypertension aux Etats-Unis.

En outre, le groupe ajoute une nouvelle charge de 160 millions au quatrième trimestre 2011 pour la fin de programmes de développement PRT128 et SMC021.

L'entreprise indique également qu'à la lumière des résultats de son étude "Altitude" sur le potentiel de vente de Rasilez/Tekturna, elle a provisionné pour la même période une charge d'environ 900 millions de dollars, dont près de 800 millions ne sont pas en espèces.

"Nous reconnaissons que les deux prochaines années seront délicates dans la division pharmaceutique et nous anticipons ces changements pour concentrer notre pipeline sur les meilleures opportunités et aligner notre position de marché sur nos marques de croissance", a déclaré dans le communiqué David Epstein, directeur de Novartis Pharmaceuticals.

"Ce sont des décisions difficiles mais nécessaires qui libéreront des ressources pour investir dans l'avenir de nos activités que nous jugeons bien équipées pour apporter de nouvelles thérapies valables pour les patients."

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 19:52

Ils sont conviés le 12 janvier. En échange: confier ce qu’il en est de leurs attentes rédactionnelles, de leurs besoins, des attentes de leurs lecteurs. Conflit d’intérêt? Marché de dupes?

Bactérie MRSA dans un labo de biologie à Berlin en 2008. Fabrizio Bensch / Reuters

- Bactérie MRSA dans un labo de biologie à Berlin en 2008. Fabrizio Bensch / Reuters -

«Alors c’est bien comme avant le Médiator?» Telle fut la réaction réflexe d’un confrère journaliste ayant lui aussi reçu l’invitation. Adressée par mail, elle émanait d’une «pharmacienne» travaillant au sein de Chanler Chicco Companies, puissant «groupe de communication santé» international basé (en France) à Neuilly-sur-Seine.

Comme avant le Médiator? Daté du 2 janvier, le courrier électronique avait pour unique objet une «INVITATION PFIZER» concernant un «Petit Déjeuner  - Infections Nosocomiales». Ou plus précisément à une «Table ronde média sur Les Infections Nosocomiales». L’affaire est programmée pour le jeudi 12 janvier de 9h30 à 12h (un long  petit-déjeuner, donc) au sein de l’Hôtel Murano Resort – 15 bd du Temple dans le IIIe arrondissement de Paris. Ici, le petit-déjeuner est affiché «de 20 à 35 euros». Règle d’or de l’établissement récemment cité dans quelques affaires corporelles: When sleeping is not enough

«En partenariat avec Pfizer Antibiothérapie, nous avons le plaisir de vous convier à un petit déjeuner atelier média portant sur les infections nosocomiales qui se tiendra le Jeudi 12 Janvier à l’Hôtel Murano. L’objectif de cet atelier est de faire un point sur cette pathologie encore fréquente et l’état actuel de l’antibiothérapie qui représente un vrai sujet d’actualité, nous expliquait notre correspondante pharmacienne. Nous espérons également mieux comprendre vos approches rédactionnelles et vos besoins en termes d’informations dans ce domaine.  Nous vous proposons d’en discuter avec 3 experts renommés dans ce domaine.»

Mais qu’est-ce que bien être un petit déjeuner atelier média?

On saisit sans mal l’essentiel, sans être grand clerc en communication, qu’elle soit médicale ou pas. Trois médecins spécialistes et plus d’une heure pour chauffer ce qui tiendra en vingt grosses minutes. Vulgariser sans excès ce qu’il en est des microbes en général, du SARM en particulier acronyme pour  «Staphylococcus aureus résistant à la méticilline. On parle aussi de Methicillin-resistant Staphylococcus aureus.

Dans tous les cas un «Staphylocoque doré» ayant trouvé le génie infectieux de résister à l’antibiotique méticilline (ou méthicilline). La hantise  des services de réanimation. Pour autant rien, ici, de bien nouveau à attendre sous le soleil de la microbiologie. Du moins d’un strict point de vue journalistique.

Pour des infectiologues hospitaliers, «faire un point sur cette pathologie encore fréquente et l’état actuel de l’antibiothérapie qui représente un vrai sujet d’actualité» ne constitue pas un exercice d’une particulière difficulté. Il en irait de même pour des salariés spécialisés d’une multinationale pharmaceutique directement concernée. D’ailleurs s’il en était besoin tout ou presque est ici disponible –gratuitement- sur internet. Ici ou . Sans parler d’ici et surtout de .   

Certes. Mais où trouver ailleurs qu’au Murano Resort de Paris les «approches rédactionnelles» et les «besoins journalistiques en termes d’informations dans ce domaine»? En route, donc, pour le Boulevard du Temple et une rencontre d’un autre temps. Car il y a bien quelque chose de délicieusement suranné à proposer de manière aussi candide de débattre autour d’un café-tartine  de «L’infection nosocomiale au SARM dans les médias».

Quelque chose de radicalement décalé à poser ouvertement la question de savoir si les «retombées actuelles sont fréquentes». Parlez-vous moins des infections à SARM que d’autres pathologies infectieuses? Quelles en sont donc les raisons? Estimez-vous avoir, en tant que journaliste spécialisé, une connaissance et une compréhension optimales dans ce champ précis de l’infectiologie et de l’antibiothérapie?

Peut-être y a-t-il encore ici la petite ivresse que peut chez certains générer le flirt innocent avec ce monstre qu’est devenu le conflit d’intérêt. On peut aussi songer à un banal marché de dupes.  

«On peut certes trouver le piège quelque peu grossier mais, à l’expérience, c’est assez habile, confie un observateur attentif. On entremêle ici une “information produit” (la communication produit situe toujours la problématique) et un peu de lobbying (l’effet de levier sur les pouvoirs publics; en l’espèce une recommandation des autorités sanitaires qui pourrait ne pas être assez favorable au fabriquant). On ajoute une carotte d’intéressement : “que pourrait-on bien vous fournir, chers journalistes, pour vous être agréable et vous aider dans votre tâche?” Mais par-dessus tout on feint la naïveté de l’agneau venant de naître: laisser croire que le network mondial de la communication ait besoin de réunir les journalistes pour connaître leurs besoins…»

Restent les formes. Faire se rencontrer une Big Pharma avec des membres de la presse santé pour que ces derniers révèlent ce qui les incite à écrire et ce qui ne les inspire pas. Connaître en somme la nature et l’ampleur des moyens qui permettraient  —par différents coups de billards— d’épaissir la couverture médiatique puis l’antibiotique? On ne s’étonnera pas du programme annoncé.

Tout d’abord une «discussion sur les angles/accroches de communication autour de pneumonies nosocomiales/SARM». Ensuite une définition du «vocabulaire adapté». Enfin quelques donnés concrètes sur «l’information, les ressources et les données nécessaires». Ailleurs on parlerait d’éléments de langage.

Xavier Bertrand, ministre en charge de la Santé l’a dit et redit, promis et répété; presque juré. « Il y a eu un avant. Il y aura un après Médiator.»

Jean-Yves Nau

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 19:45

le 12/01/2012

L'avocate de 500 plaignantes argentines réclame la création d'un fonds d'indemnisation européen.

Le scandale des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP) s'internationalise. Me Arié Alimi, représentant en France de l'avocate argentine Virginia Luna et des 500 Argentines porteuses d'implants PIP regroupées dans l'association «Affectadas victimas PIP», a annoncé mercredi qu'il allait se constituer partie civile avant la fin de la semaine dans deux procédures en cours au pôle santé du TGI de Marseille: la première, une enquête préliminaire close récemment, devrait donner lieu à un procès pour tromperie aggravée en octobre prochain avec 2500 plaignantes françaises qui se sont déjà constituées parties civiles ; la deuxième, une instruction judiciaire ouverte pour «blessure ou homicide involontaire». Pour Me Arié Alimi, on peut considérer que la pose d'un implant défectueux est constitutive d'une blessure involontaire.

Mais ces deux procédures ne permettront pas aux plaignantes dont le nombre potentiel est énorme, 400.000 à 500.000 femmes étant porteuses de ces implants non homologués dans le monde, de se faire indemniser. La société PIP a été liquidée, son ancien patron semble insolvable et l'assureur de PIP, Allianz, a intenté une action en justice pour dénoncer son contrat.

Achat au noir

Me Arié Alimi demande donc «la création d'un fonds européen d'indemnisation des femmes étrangères portant des prothèses PIP et ne pouvant pas être dédommagées dans leur pays pour l'explantation [retrait]de ces prothèses qui peuvent s'avérer dangereuses». L'avocat suggère que ce fonds soit financé par l'industrie pharmaceutique. «Aujourd'hui, les autorités sanitaires françaises reconnaissent que la législation sur les dispositifs médicaux est insuffisante. Si cette législation qui est une transposition d'un texte européen est insuffisante, la France et l'Europe doivent assumer la responsabilité de cette carence, en prenant en charge a minima les frais d'explantation», argumente l'avocat.

PIP a exporté plus de 80 % de sa production, essentiellement vers les pays d'Amérique latine, l'Espagne et la Grande-Bretagne. En Argentine, ce sont quinze mille prothèses qui auraient été implantées, dont certaines sans laisser de trace puisque les femmes payaient au noir, explique Me Alimi. Au Venezuela, environ quarante mille mammoplasties sont réalisées chaque année, mais aucune estimation du nombre de porteuses d'implant PIP n'a été communiquée.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:29
 le 11/01/2012
Des chercheurs français confirment un risque accru dans un rayon de 5 km mais celui-ci ne serait pas lié aux faibles radiations.

Une étude française montre que le risque de leucémie est augmenté chez les enfants vivant à proximité des centrales nucléaires, mais cet excès n'est pas corrélé aux très faibles doses de radiation dues aux rejets des centrales. L'important maintenant est donc d'en comprendre la ou les causes. C'est la conclusion prudente que suggèrent les nouvelles données portant sur la période 2002-2007, analysées par l'équipe de Jacqueline Clavel épidémiologiste au Centre de recherches en épidémiologie et santé des populations (Inserm) en collaboration avec l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).

Le risque demeure cependant extrêmement faible. Interrogée par Le Figaro Jacqueline Clavel est même catégorique: «Cela n'a pas de sens de recommander aux parents de déménager. Tant qu'il n'y a pas de causes identifiées, il n'y a aucun moyen de savoir si le risque est lié à la dernière résidence occupée et si d'autres lieux permettraient de les éviter. Je conçois que ce paradoxe apparent soit difficile à comprendre».

Poursuivre les recherches

Les détails de l'étude viennent d'être publiés en ligne dans l'International Journal of Cancer. Pour la période 2002-2007, les auteurs ont relevé 14 cas de leucémies aigues chez des enfants de moins de 15 ans vivant dans un rayon de 5 km autour des centrales alors que 7,4 étaient statistiquement attendus, selon le registre national des hémopathies malignes qui a recensé 2753 cas de leucémies de l'enfant au cours de la période 2002-2007. Cependant, les analyses effectuées sur la période 1990-2001 autour des sites français par Jacqueline Clavel et ses collègues n'avaient pas montrées d'augmentation. «A vrai dire, on s'attendait à nouveau à l'absence d'effet pour la période 2002-2007», explique Jacqueline Clavel. Pour ce médecin, «il faut maintenant s'atteler à la recherche des paramètres qui pourraient expliquer l'augmentation de risque observée autour des centrales, et notamment par des coopérations internationales qui permettront de travailler à plus grande échelle. C'est en identifiant les véritables causes que nous pourrons proposer des actions de prévention.»

En 1995, une étude du Pr Viel portant sur le site de La Hague avait posée en France l'hypothèse d'une association entre les leucémies de l'enfant et la proximité d'une centrale nucléaire, mais l'étude souffrait de biais méthodologiques. Des données étrangères, notamment en Angleterre et récemment en Allemagne, ont aussi relevé un nombre de cas anormalement élevé.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:23
Créé le 11/01/2012
Hervé Louvrié a alerté les autorités en juin 2008.

Hervé Louvrié a alerté les autorités en juin 2008.  

JUSTICE - Ils sont cités à comparaître par une vingtaine de familles devant le tribunal de Béthunes (Pas-de-Calais), ce jeudi...

Les témoignages versés au dossier évoquent des défunts «dépecés comme des bêtes» et des «organes jetés dans des sacs poubelles». Deux médecins légistes qui travaillaient à Lens (Pas-de-Calais) sont cités à comparaître, ce jeudi, devant le tribunal de Béthune pour «atteinte à l’intégrité d’un cadavre».

Pour le moins inhabituelle, la procédure rassemble aujourd’hui une vingtaine de familles. Dont celle de Betty Louvrié qui a alerté les autorités dès juin 2008. «Ma femme souffrait d’une psychose inguérissable, raconte Hervé, son époux. Elle s’est suicidée en absorbant un produit corrosif…» Au moment du drame, les policiers commencent par refuser à Hervé de voir le corps de sa femme. Comme toujours lorsqu’il s’agit d’un suicide, une autopsie est alors pratiquée. «Quand il est revenu, le cercueil était scellé, poursuit Hervé. Au final, l’agent des pompes funèbres m’a tout avoué.» Devant les enquêteurs, cet agent a raconté que le corps de la défunte n’avait pas été «recousu» et que ses organes avaient été «déposés dans le cercueil sur ses pieds, dans un sac en plastique noir». Devant l’horreur, l’agent des pompes funèbres refuse d’habiller la défunte avec la petite robe noire qu’Hervé lui avait pourtant donnée. «Je l’ai placée au pied du corps dans le cercueil.» 

Les plaintes ont d’abord été classées sans suite

En alertant les autorités, Hervé Louvrié interpelle plusieurs familles du Pas-de-Calais qui ont des doutes sur l’autopsie qu’ont subie leurs proches. Quarante-sept familles se manifestent. Une vingtaine portent plainte. Saisi, le parquet de Béthune décide pourtant de les classer sans suite, la loi ne prévoyant aucun délit en ce qui concerne la pratique de l’autopsie. «De ce fait, nous avons cité les deux médecins légistes à comparaître directement devant le tribunal, explique Philippe Missamou, l’avocat des plaignants. Toutes ces familles n’ont pas pu voir le corps de leurs proches. Des doutes subsistent.» C’est justement ce que relève Vincent Potié, l’avocat des deux médecins. «J’ai lu beaucoup de choses. Des doutes, oui. Mais j’attends encore l’ombre d’une preuve.» 

Bientôt une spécialité en fac de médecine

Président de la Collégiale des médecins légistes français, Patrick Chariot sait bien que l’autopsie est un sujet extrêmement délicat. «Il y a sans doute eu des dérives par le passé, reconnaît-il. Mais aujourd’hui, il ne devrait plus y en avoir.» Et encore moins à l’avenir. D’après lui, une spécialité «légiste» devrait bientôt voir le jour en faculté de médecine. «C’est un métier qui demande du respect et un peu d’expérience, poursuit-il. Le corps doit être reconstitué à l’identique. Les incisions recousues sans traces de sang. Ce travail doit servir à la justice mais aussi à la famille.» Ce jeudi, il réunira les deux au tribunal de Béthune.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:19

la guerre est ouverte

 

Deux fabricants offrent des rabais aux porteuses de prothèses PIP

une prothèse défectueuse PIP

 

Les marques Sebbin et Cereplas proposent des tarifs préférentiels aux victimes de l'affaire PIP qui souhaitent remplacer leurs implants. 

Deux fabricants français de prothèses mammaires, Sebbin et Cereplas, ont décidé d'offrir des rabais sur leurs propres produits aux femmes qui souhaitent remplacer leurs implants PIP. Selon nos informations, Sebbin s'apprête à annoncer des "conditions tarifaires exceptionnelles" réservées à ces interventions. Olivier Pérusseau, le président de l'entreprise implantée à Boissy L'Aillerie (Val d'Oise), confirme à L'Express que les chirurgiens pourront obtenir des prix "allant de 300 à 350 euros la paire, contre 500 à 600 euros habituellement". Les praticiens devront pour cela fournir la preuve du retrait des implants PIP en indiquant leur numéro de lot, ou bien en fournissant la carte de porteuse de la patiente avec mention de la marque, ou encore en expédiant les implants eux-mêmes. "Nous nous devons d'être en soutien avec les femmes victimes d'une fraude aussi grave", affirme Olivier Pérusseau. Selon lui, les implants représentent en moyenne 10% du prix facturé par les chirurgiens aux clientes dans les augmentations mammaires. 

De son côté, Cereplas, installé à Proville (Nord), a choisi une stratégie plus discrète. Le fabricant a adressé dès fin décembre 2011 un courrier à l'Assurance maladie par lequel il s'engage à pratiquer un prix unique de 350 euros la paire de prothèses, rondes ou anatomiques, de contenance standard, pour les porteuses de PIP. Le fabricant demande à titre de preuve le numéro de lot des prothèses PIP retirées sur les patientes. "Le prix que nous proposons est très inférieur à ceux du marché, qui se situent entre 490 et 560 euros selon les modèles, affirme Davide Leleu, fondateur et PDG de l'entreprise. Nous ne pouvons pas descendre plus bas, car nous devons ajouter au coût de fabrication celui du suivi des patientes implantées exigé par les autorités sanitaires dans le cadre de la pharmacovigilance." 

Se distinguer de la concurrence

La présidente de l'association PPP, principal groupement de victimes des prothèses mammaires PIP, Alexandra Blachère, s'est entretenue de son côté avec un chirurgien du sud de la France, qui lui a affirmé avoir obtenu des prix spéciaux auprès de Cereplas et Sebbin "allant de 175 à 350 euros la paire" pour des remplacements de PIP. 

Prendre position vis-à-vis des victimes de l'affaire PIP permet à Sebbin et Cereplas de se distinguer de la concurrence, en particulier des poids-lourds comme les américains Allergan ou Mentor, sur un marché mondialisé et très compétitif. Dans le cadre de l'affaire PIP, ce sont potentiellement 30 000 femmes qui pourraient être réopérées, en France, en 2012. 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:16

PARIS (Reuters) - Le nombre d'enfants atteints de leucémie est deux fois plus important près des centrales nucléaires françaises que dans le reste du pays, d'après une étude publiée mercredi par des experts de la santé et de la sûreté nucléaire.

Cette étude, publiée sur le site du Journal international du cancer, n'établit cependant pas de lien entre ces chiffres et la proximité des centrales nucléaires.

"C'est un résultat qui a été vérifié dans tous les sens et qui est statistiquement significatif et c'est vrai qu'il est assez surprenant par rapport aux études que nous avions faites auparavant", a dit à Reuters Dominique Laurier, responsable du laboratoire d'épidémiologie de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et co-auteur de cette étude.

"Sur la période (allant de) 1990 à 2001, (...) on voyait une fréquence tout à fait normale et classique", ajoute-t-il.

Entre 2002 et 2007, période à laquelle l'étude a été menée, 14 enfants de moins de 15 ans habitant dans un rayon de 5 kilomètres d'une centrale nucléaire ont été atteints de leucémie, rapporte l'étude. Cette fréquence est deux fois plus élevée que dans le reste du pays, où 2.753 cas de leucémies infantiles ont été diagnostiqués sur la même période.

Les effectifs étant très faibles, il convient d'interpréter ces résultats avec précaution, préviennent les chercheurs. Dominique Laurier recommande que davantage d'études sur les causes, notamment environnementales, des leucémies soient menées.

L'étude a été menée par une équipe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire et par le Registre National des maladies hématologiques de l'enfant de Villejuif.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:22

09.06.2009

 leurs conflits d'intérêts en font des moyens de pression sur les décisions politiques

Assoces industrie Prescrire.jpg
Plusieurs textes en rapport avec les débats actuels autour de la loi HPST détaillent ce que cette illustration parue en février 2005 dans la revue Prescrire nous fait parfaitement comprendre.

 

Le Monde daté du 28 mai publiait une tribune signée par Alain Bazot (UFC que Choisir), Jean-Pierre Davant (Mutualité française) et Bruno Toussaint (revue Prescrire): "Associations de patients et firmes pharmaceutiques: halte aux liaisons dangereuses!"

Les trois auteurs mettent le doigt sur une conséquence majeure du financement des associations de patients par l'industrie pharmaceutique: leur instrumentalisation directe ou indirecte pour influencer la législation et les diverses réglementations en un sens favorable au commerce et aux intérêts des labos. C'est celui qui paie qui mène la danse...

Une fois qu'elles sont les obligées des firmes par le biais de l'argent et autres "aides logistiques" qui créent des conflits d'intérêts, les associations démultiplient ces conflits d'intérêts en les portant à d'autres niveaux: elles font pression sur les autorités sanitaires et les hommes politiques, et cela n'a rien de sain. Malheureusement, elles sont nombreuses à croire qu'elles ne sont pas influencées par les financements des pharmas, tombant dans le même travers que les médecins...

Ce texte reprend des positions exprimées à plusieurs reprises par la revue Prescrire. Il est intéressant de voir que Blanche-neige, oups, pardon, le syndicat de l'industrie pharmaceutique (LEEM), a réagi le lendemain de la parution de cette tribune...

Le texte du Monde d'abord :

"Des firmes pharmaceutiques s'activent aujourd'hui pour obtenir des sénateurs et du gouvernement français ce qu'elles n'ont pu obtenir des députés dans le cadre de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" : la possibilité d'"informer" les patients sur les médicaments de prescription suivant diverses stratégies allant de l'éducation thérapeutique à des actions d'"accompagnement" des patients.

Il s'agit, en clair, de permettre la publicité directe auprès des patients. La démarche serait banale, s'il n'y avait dans le sillage des firmes certaines associations de patients.

Au moment où les conflits d'intérêts entre médecins et firmes sont de nouveau sur la sellette, l'affaire est étonnante. Dans un rapport de 2007, l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) constatait déjà : "Il paraît nécessaire d'inscrire dans la loi une disposition indiquant clairement l'interdiction, pour une entreprise pharmaceutique, de conduire tout contact personnalisé et toute démarche directe ou indirecte d'information, de formation ou d'éducation à destination du public relative à un médicament prescrit. (...)"

Et le rapport expliquait : "Car, même si l'entreprise pharmaceutique participe au bon usage du médicament, on ne saurait s'en remettre à elle pour le garantir. En effet, lui confier cette tâche transgresserait un principe fondamental de la sécurité sanitaire : le principe d'impartialité.

"Une entreprise responsable du développement économique de son organisation, confrontée à l'effet indésirable d'un de ses produits, à un mésusage ou à une situation de concurrence, ne saurait être positionnée comme juge et partie, car elle risquerait de privilégier son objectif prioritaire, qui est économique.

"Plusieurs exemples de situations où une entreprise a été accusée d'avoir dissimulé volontairement des données défavorables à l'un de ses médicaments ont été d'ailleurs révélés publiquement ces dernières années." Les députés ont commencé à inscrire dans la loi l'interdiction des contacts entre firmes et patients au sujet des médicaments de prescription.

Nous les approuvons. Nous souhaitons maintenant que les sénateurs aient à coeur de développer cette interdiction, plutôt que de l'assouplir.

Quant aux associations de patients qui sont en cause, nous ne croyons pas que l'ensemble des usagers du système de santé se reconnaît en elles quand elles s'associent aux firmes pharmaceutiques dans des démarches aussi mercantiles.

Renoncer au principe de leur propre "impartialité", et accepter par ailleurs des financements des firmes pharmaceutiques, c'est mettre en jeu la crédibilité même de ces associations.

Nous sommes de fervents défenseurs du droit des patients à une très large information ; mais à une information fiable, indépendante, sans conflits d'intérêts.

Nous sommes convaincus de l'absolue nécessité de voir se développer en France les associations de patients et une certaine idée de la démocratie sanitaire ; mais cette démocratie a besoin d'associations fortes, réellement indépendantes, pleinement au service des patients, sans conflits d'intérêts."

Réaction de l'industrie pharmaceutique

parue le 29 mai sur le site du LEEM (syndicat des industriels pharmaceutiques). 

"A la suite de la tribune parue dans Le Monde en date du 29 mai 2009, laissant entendre que des industriels de la pharmacie agiraient dans le cadre de la discussion de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST), en vue d’obtenir la possibilité de faire de la publicité directe auprès des patients, les Entreprises du Médicament, représentées par le Leem, tiennent à faire remarquer que l’article 22 du projet de loi HPST - portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires -, voté en première lecture par l’Assemblée Nationale, mentionne l’interdiction de tout contact direct et de toute démarche directe d’information, de formation ou d’éducation à destination du public relative à un médicament prescrit, et que cette interdiction directe est reprise par la Commission des affaires sociales du Sénat.

Les Entreprises du Médicament, représentées par le Leem, n’ont jamais revendiqué le moindre contact direct avec les patients. Elles constatent la volonté des auteurs de l’article de travestir une fois de plus la réalité des positions de l’industrie pharmaceutique."

Et voici une réaction associative, assez représentative.

Elle est parue le 3 juin sur le site Seronet. L'espace solidaire entre séropositifs, en réponse à la tribune publiée par Le Monde:

"Si la tribune est efficace, elle écarte malheureusement une partie du débat. En effet, de nombreux programmes d'éducation thérapeutique et d'accompagnement des patients reçoivent des financements de firmes pharmaceutiques sans que cet engagement soit lié à la promotion d'un médicament, les associations qui les organisent y veillent.  Par ailleurs, nombreux sont les exemples où les associations d'usagers du système de santé conservent leur "impartialité" ni ne vendent leur âme au diable malgré un financement de ce type. Enfin, les auteurs de la tribune qui demandent une radicalisation des contraintes (déjà sévères) en matière de financement de programmes de santé n'indiquent pas comment pallier l'absence de financements de la part des laboratoires. La loi HPST ne prévoit quasiment rien dans ce domaine et la création d'un Fonds uniquement dédié aux programmes d'éducation thérapeutique a été écartée par le gouvernement."

"Ni indépendance ni transparence"

Un éditorial de février 2005 de la revue Prescrire s'intitulait: "Firmes et associations de patients: les liaisons dangereuses".

Les "partenariats" entre les associations et les laboratoires pharmaceutiques, que l'on voit fleurir un peu partout, ne sont pas de véritables collaborations, compte tenu de la grande différence entre les objectifs, les moyens, les intérêts et les logiques propres des deux pseudo-partenaires, dont l'un instrumentalise l'autre, dans une opacité malsaine due à l'absence de réglementation générale sur les conflits d'intérêts et leur déclaration.

Car le financement des associations n'est pas toujours déclaré et explicite. donc la promotion que celles-ci font pour certains médicaments des laboratoires pharmaceutiques qui les sponsorisent n'est pas perçue par les patients - et par les clients potentiels des firmes - comme étant influencée par une démarche d'origine commerciale.

"En 'aidant' des associations, les firmes cherchent à être perçues comme des acteurs responsables de la santé". Elles s'achètent une image en même temps qu'elles s'assurent un moyen très efficace de pression, à chaque fois que les pouvoirs publics "envisagent des mesures restrictives visant les médicaments".

Ce moyen de promotion et de pression est tellement efficace que, lorsqu'il n'y a pas d'association de patients souffrant de telle ou telle maladie, l'industrie pharmaceutique n'hésite pas à en créer de toutes pièces.

Prescrire cite une étude réalisée en 2004 auprès de 68 associations des Etats-Unis, d'Australie et d'Europe, qui constate que deux tiers reçoivent de l'argent ou du matériel médical de l'industrie pharmaceutique, mais qu'aucune n'en révèle le montant exact dans son rapport annuel ou alors en public.

Commentaires de Pharmacritique

Ce n'est pas par hasard que le LEEM (lisez L€€M) insiste sur le fait que l'industrie n'a jamais revendiqué de "contact direct" avec les patients... Comme on peut le voir en lisant les débats au Sénat - qui feront l'objet d'une autre note -, tout est dans le mot "direct". Les critiques ont bien essayé d'introduire dans la loi une interdiction de tout contact, y compris indirtect, conformément à la demande de l'IGAS, mais sans y parvenir. Aussi l'industrie pourra-t-elle profiter des brèches d'un texte qui excelle dans le flou qu'on pourrait appeler artistique s'il n'était pas à ce point un boulevard pour le commerce. Ce texte formalise et entérine la réalité du terrain: une influence et un contact directs entre l'industrie pharmaceutique et les associations, qui ont à leur tour un contact et une influence directe sur les patients... Et l'aspect commercial et les conflits d'intérêts sont gommés au passage, puisque l'"information" venant des laboratoires n'est plus perçue comme biaisée, comme publicitaire et ayant des visées commerciales une fois qu'elle est passé par le filtre blanchissant des associations, perçues comme désintéressées par les patients.

D'autres liens, pour approfondir:

A propos de la publicité, de ses enjeux commerciaux et de ses conséquences, vous pouvez lire

  • les notes de Pharmacritique rassemblées sous la catégorie "Publicité directe pour les médicaments d'ordonnance", abordant les formes cachées, déjà existantes, de publicité directe aux consommateurs, ainsi que les tentatives des firmes de les multiplier en faisant sauter les obstacles légaux,
  • de même que celles sur la servilité de la Commission européenne qui déroule le tapis rouge à la désinformation des patiens par les firmes ("Autorités d'(in)sécurité sanitaire"),
  • ou encore celles illustrant diverses méthodes marketing de l'industrie pharmaceutique, qui peuvent aller jusqu'à l'édition d'une fausse revue médicale ("Méthodes publicitaires, marketing: exemples").

Et puis les notes, en plein dans le sujet, réunies sous la catégorie "Conflits d'intérêts des associations, corruption", qui donnent des exemples concrets et montrent comment s'exerce l'influence de l'industrie pharmaceutique à travers les associations de malades.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:31

Des scientifiques britanniques travaillent sur une pilule qui serait capable de rendre les gens "bons" et qui pourraient être notamment prescrites à des criminels. Pas pour demain, mais que se passerait-il si ces recherches sur l'oxytocin aboutissaient ?

 

Des scientifiques britanniques de l'université d'Oxford travaillent sur des pilules à base d'oxytocin qui pourraient rendre les "gens meilleurs"

Des scientifiques britanniques de l'université d'Oxford travaillent sur des pilules à base d'oxytocin qui pourraient rendre les "gens meilleurs" Crédit DR

Un éminent chercheur de la faculté de philosophie de l’université d’Oxford, le docteur Guy Kahane, qui étudie en particulier les rapports entre neurosciences et morale s'est projeté dans le dilemme moral suivant : si les recherches sur les « pilules de la moralité » aboutissent, comme il existe déjà des pilules du bonheur ou des pilules susceptibles de doper nos performances physiques ou intellectuelles, serons-nous prêts à les absorber afin de nous améliorer moralement ? Sinon, comment pourrions-nous justifier notre refus au plan moral ?

Pour ma part, je consentirais peut-être à un traitement chimique si, kleptomane ou violeur en série, je pouvais ainsi espérer guérir d’une pathologie m’interdisant une vie normale. Etant, me semble-t-il, à peu près sain d’esprit, bien que loin d’incarner l’idée que je me fais de la droiture ou de la perfection morale, je ne pourrais en revanche que décliner sans la moindre hésitation la proposition du docteur Kahane. Non par lâcheté ou par indifférence coupable à l’égard de l’exigence d’une amélioration morale de l’humanité, mais en raison du caractère intrinsèquement contradictoire et immoral d’une telle pilule qui me paraît, tout bien pesé, difficile à avaler.

Examinons en effet les réquisits de cette stimulante hypothèse de science fiction. Selon les dires du docteur Kahane, la pilule n’aurait pas pour finalité d’améliorer la qualité de nos jugements moraux, dont la perfection n’est pas en cause. Nul n’ignore que mentir, voler ou violer sont des conduites immorales, et s’il se présente à l’occasion des problèmes si complexes qu’ils nous conduisent à des dilemmes, les principes qui nous guident vers leur solution ne paraissent guère douteux ni susceptibles d’amélioration.

Ce que la « pilule de la moralité » pourrait renforcer, en influant sur notre cerveau, ce n’est pas notre jugement moral, mais notre motivation à suivre les prescriptions morales, c’est-à-dire notre capacité à vouloir réaliser ce que nous dicte notre conscience. La pilule constituerait donc un remède à la faiblesse humaine, qui fait que nous pouvons au même instant voir le bien et faire le mal : video meliora proboque, deteriora sequor. L’hypothèse est conforme au postulat « neuroéthique » selon lequel le dévoilement du soubassement neural de nos décisions éthiques permettrait de dissiper l’illusion archaïque d’une volonté libre capable de choisir entre le bien et le mal. La pilule de la moralité, dans cette perspective, en s’appuyant sur une maîtrise du déterminisme physico-chimique, se substituerait avantageusement aux techniques artisanales d’amélioration morale de l’être humain, telles que l’éducation ou le châtiment, qui visent à dresser ou à redresser le comportement.

Pourquoi, donc, ne pas prendre cette pilule, si elle s’offrait à nous ? De deux choses l’une : ou bien celle-ci ferait de nous des « machines altruistes », annihilant intégralement la contradiction entre l’égoïsme naturel et l’idéal moral, ou bien elle aurait à l’inverse pour effet, en renforçant la capacité d’empathie, d’aiguiser la contradiction entre le souci de soi et le souci de l’autre. Dans le premier cas de figure, absorber la pilule impliquerait d’aliéner sa liberté en vue de contribuer au bien-être de l’humanité. L’hypothèse de la « pilule de la moralité » nous confronte ainsi à une décision philosophique relative à la détermination de ce qui fait la valeur morale de l’humanité. Quel est l’idéal suprême de la moralité, le bien-être ou la liberté ? Pour ma part, je choisis la liberté, et la coopération en vue du bien-être ne vaut à mes yeux que si elle demeure une coopération entre des êtres libres. La réduction de l’être humain au statut d’animal altruiste ne me paraît pas, à tort ou à raison (mais il faudrait une pilule pour me faire changer d’avis), constituer un progrès moral.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 12:29

De la peau, du sang, des spermatozoïdes… Bientôt un cœur ou un cerveau reconstruits entièrement à partir de nos cellules souches... Que reste-t-il encore à inventer avant la création d’un homme entièrement bio-artificiel ?

 

 
Serait-il possible de faire pousser un corps humain en laboratoire, de la tête aux pieds ?

Serait-il possible de faire pousser un corps humain en laboratoire, de la tête aux pieds ? Crédit Reuters

Ces découvertes apparaissent régulièrement dans les rubriques "Sciences" ou "Santé" des médias : "des scientifiques ont réussi à synthétiser du sang à partir de cellules souches", "le pentagone fait repousser des muscles"... Serait-il possible de faire pousser un corps humain en laboratoire, de la tête aux pieds ? Au-delà de la science-fiction et des images de Frankenstein qui viennent immédiatement à l'esprit, faisons le point sur les organes bio-artificiels qui, grâce aux cellules souches, existent ou sont en passe de devenir réalité.

 

Image Flickr/Dan SanDonkey

La peau

L'I-Stem, (l'institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques), emmené par le neurophysiologiste Marc Peschanski, est parvenu à recréer l'ensemble d'un épiderme à partir de cellules souches embryonnaires. Le résultat de ces recherches, publié dans la revue The Lancet en novembre 2009, laisse entrevoir la possibilité de disposer de ressources de peau illimitées, permettant de traiter les grands brûlés et les patients atteints de maladies génétiques.

La technique de culture cellulaire permettant de produire une petite surface de peau existe déjà, mais elle demande au moins trois semaines d'attente pour le patients, et n'élimine pas les risques de rejet immunitaire et de transmission de maladies. D'après le site de l'Inserm, "l’accès rapide à un nombre illimité de cellules capables de donner un épiderme bien constitué, parfaitement contrôlé en laboratoire avant utilisation, serait donc une réponse aux problèmes posés par les techniques existantes".

Le sang

Deux chercheurs français ont réussi, en 2011, la première auto-transfusion humaine de globules rouges. Ces dernières ont été produites à partir de cellules souches hématopoïétiques humaines, capables de fabriquer tous les types de cellules sanguines. Elles ont permis aux chercheurs de cultiver des milliards de globules rouges, ensuite réinjectées chez le donneur. Ils ont constaté que ces cellules avaient la même durée de vie que les "classiques". Conclusion : appliquée à grande échelle, cette méthode peut devenir une source de transfusion, et permettre de palier au manque de donneurs de sang.

 

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