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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:23

La sortie d'un livre du psychiatre Allen Frances, "Saving Normal: An Insider's Revolt Against Out-of-Control Psychiatric Diagnosis, DSM-5, Big Pharma, and the Medicalization of Ordinary Life" ("Sauver le normal: la révolte d'un initié contre les diagnostics psychiatriques incontrôlés, le DSM-5, Big Pharma et la médicalisation de la vie ordinaire") est prévue pour le 14 mai, soit quelques jours avant le lancement du fameux DSM-5, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1), qui aura lieu vers la fin mai à l'occasion du congrès annuel de l'American Psychiatric Association.

Frances a dirigé l'équipe qui a réalisé la révision du DSM-III ayant donné lieu à l'actuel DSM-IV en 1994.

L'ajout de nouveaux diagnostics et l'abaissement de certains seuils dans la nouvelle édition aura pour conséquence d'augmenter considérablement la proportion de gens susceptibles de recevoir des diagnostics psychiatriques, met-il en garde. Le DSM-5 entraînera une plus grande médicalisation des difficultés qui font normalement partie de la vie alors que les surdiagnostics et les surtraitements constituent déjà un très grave problème.

Dans les dernières semaines, par exemple, il a critiqué sur plusieurs tribunes le nouveau diagnostic de trouble de symptôme somatique qui aura pour conséquence, prédit-il, des diagnostics psychiatriques chez une grande proportion des gens souffrant de maladie comme la fibromyalgie, le syndrome du colon irritable ou la douleur chronique ou qui simplement sont anxieux par rapport à leurs maladies physiques.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:59

 

Psychotropes : des millions de consommateurs en danger

 

Les médicaments psychiatriques font de plus en plus l'objet de contestations et de scandales dus à leurs effets nocifs et parfois même meurtriers. Nos sommes régulièrement témoins de leurs effets ravageurs via des faits divers sanglants.

 

Grand nombre de drogues psychiatriques peuvent engendrer des effets secondaires : agitation, hostilité, anxiété, hallucination, convulsion, délire, coma, maladies cardiaques, suicide, etc. La liste est longue. Une forte accoutumance peut également se manifester.

 

Le « Guide des médicaments utiles, inutiles ou dangereux » co-écrit par les professeurs Philippe Even et Bernard Debré, a consacré de nombreuses pages aux dangers et abus des médicaments psychiatriques. Selon eux, plus de 60% des psychotropes devraient être déremboursés ou retirés du marché pour utilisation abusive, inefficacité ou risque trop important.

 

Guy Hugnet, journaliste de renom, confirme cela avec son dernier livre « Psychotropes : l'enquête », où il explique que plus de la moitié des prescriptions de psychotropes en France ne serait pas justifiée, et rappelle les nombreux effets secondaires dramatiques qu'ils peuvent entraîner.

 

Des millions de personnes aujourd'hui en France consomment des psychotropes. En plus du danger que cela représente pour la population, le coût est dramatique. Ces médicaments coûtent un milliard d'euros chaque année à la sécurité sociale.

 

Cette consommation de drogues psychiatriques souvent abusive, inefficace et dangereuse doit absolument être freinée.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:56

Suite au décès d'une patiente à l'hôpital de Moisselles causé par les neuroleptiques, deux psychiatres ont été condamnés à un an de prison avec sursis et 1500 € d'amende.



Deux psychiatres condamnés pour homicide involontaire

Florence Edaine, alors âgée de 28 ans, meurt le 14 mars 2004 à l'hôpital Roger-Prévot à Moisselles. Elle venait d'être admise dans l'établissement et de fortes doses de neuroleptiques lui ont été administrées. De graves effets secondaires sont rapidement apparus : la jeune femme souffrait de déshydratation, était fiévreuse, et crachait du sang. Pourtant les médecins ont poursuivi le « traitement ». Aucune analyse médicale n'a été effectuée, et rien n'a été entrepris pour la sauver.

 

Les psychiatres Mestres et Ruinart ont été jugés responsables et ont été condamnés fin janvier 2013 devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour homicide involontaire à douze mois de prison avec sursis et 1500 € d'amende chacun à verser à la famille de la victime. Les parties civiles ont renvoyé l'affaire devant le tribunal administratif pour demander 100 000 € de dommages et intérêts.

 

Il y a quelques semaines, un autre psychiatre à Marseille avait été condamné pour le meurtre commis par l'un de ses patients.

 

Ces faits divers montrent bien que les psychiatres ne savent pas traiter ni guérir les différents troubles mentaux, et que leurs traitements peuvent avoir des conséquences désastreuses.

 

La justice reconnaît enfin la responsabilité des psychiatres pour leurs échecs.

 
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 17:31
Profits macabres - L'histoire cachée des drogues psychiatriques
Les drogues psychiatriques. C'est une histoire de gros sous: des psychotropes qui alimentent une industrie psychiatrique de 330 milliards de dollars, sans le moindre traitement efficace. Le coût en vies humaines est encore plus dévastateur: ces drogues psychiatriques tuent à l'heure actuelle près de 42000 personnes par an. Et le bilan ne cesse d'empirer.
Ce documentaire prenant, qui contient plus de 175 interviews avec des avocats, des experts de la santé mentale, des familles de victimes et d'anciens patients rescapés, révèle l'horreur des drogues psychiatriques et dénonce une entreprise commerciale très lucrative, sans pitié et bien huilée.


http://www.renovatiotv.com/blog/profits-macabres-l-histoire-cachee-des-drogues-psychiatriques.html http://www.renovatiotv.com/blog/profits-macabres-l-histoire-cachee-des-drogues-psychiatriques.html

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 16:05

Alvina Orto, 23 ans, est décédée lundi soir dans des circonstances troubles, après s'être enfuie de l'hôpital psychiatrique. Une autopsie devrait être pratiqué ce jeudi

photo d'illustration
 

« Pourquoi Alvina est-elle morte ? Pourquoi a-t-elle pu s'enfuir de l'hôpital ? Pourquoi l'alerte n'a-t-elle été donnée qu'une heure après sa disparition ? » Les questions tournent en boucle dans la tête de Jacques Orto, 63 ans, dont la fille, Alvina donc, est décédée lundi soir aux Urgences de l'hôpital de Bayonne.

Alvina, atteinte de psychose infantile, était soignée depuis plusieurs années à Bellevue, l'unité pour la psychiatrie de l'hôpital de Bayonne. « Elle subissait de lourds traitements, elle y était mal, elle ne supportait plus l'enfermement, la chaleur. Elle s'était déjà enfuie », raconte son père.

Thierry Buret, directeur adjoint du centre hospitalier de la Côte basque, explique que la jeune femme a été admise pour plusieurs séjours en hospitalisation libre. « Contrairement à une hospitalisation sans consentement, cette patiente avait le droit de sortir, notamment sur autorisation ». Ce cadre de l'hôpital réfute, pour cette raison, le terme de « fugue » employé par Jacque Orto.

Celui-ci estime pourtant qu'il y a eu carence et envisage de porter plainte. « Lorsqu'on m'a prévenu, à 17 h 30 qu'elle avait fugué, j'ai sauté dans la voiture et j'ai parcouru le chemin qui sépare l'hôpital de la maison de sa mère car je savais qu'elle voudrait rentrer chez elle. »

Au moment où Jacques Orto cherchait sa fille entre Bayonne et Boucau, à la gare, dans les logements de ses proches ou sur le lieu de travail, elle gisait non loin de la voie ferrée, au 84, chemin Saint-Bernard. Des ouvriers travaillant sur un chantier l'ont découverte, assoiffée, visiblement en hypothermie. Pendant que les pompiers arrivaient, ils l'ont hydratée, rafraîchie comme ils le pouvaient.

« À l'arrivée des pompiers, sa température était de 42°. Le Samu est arrivé, elle a été transportée aux Urgences de l'hôpital où elle serait morte d'hyperthermie ». Jacques Orto a du mal à accepter cette explication.
Pieds nus, en pleine chaleur

« Quelque chose ne colle pas : elle a pris son goûter à 16 h 25. C'est là qu'on l'a vue la dernière fois. On la retrouve à 17 h 30. Bien sûr, elle a couru, pieds nus, en pleine chaleur mais cela ne faisait qu'une heure qu'elle avait quitté Bellevue. C'est court pour une déshydratation et une hyperthermie. »

L'examen du corps n'a, pour la justice, rien révélé de suspect. Pour le procureur adjoint de Bayonne, Marc Mariée, il s'agit d'un « décès inexpliqué ». Il a ordonné une autopsie qui sera réalisée à l'Institut médico-légal de Bordeaux. « À ce stade, il n'y a pas de suspicion d'aucune sorte mais étant donné l'âge de la victime, le lieu du décès et les circonstances, il convient de rechercher les causes de la mort. »

L'autopsie, qui devrait être pratiquée ce jeudi, permettra de déterminer, entre autres, le rôle qu'aurait pu jouer le traitement médicamenteux dans ce décès.

C'est cette hypothèse que distille, à mots couverts, l'hôpital. Le décès s'est produit sur fond de canicule, avec un effort physique important et un stress évident, associé aux prescriptions psychiatriques. « Néanmoins, cela reste une mort brutale et inexpliquée. Il est normal de poursuivre les investigations », note Thierry Buret, avant de compléter : « C'est très important de savoir comment Alvina est décédée, pour sa famille ainsi que pour l'équipe de soignants qui la suivait depuis longtemps et qui a appris la nouvelle avec effroi ».

Publié le 30/08/2012
Par Véronique Fourcade
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 19:32

Effet méconnu de la crise : les suicides augmentent, notamment chez les chômeurs. Faute de suivi médical, ces derniers sombrent souvent dans une détresse psychologique et sociale dont les conséquences peuvent s'avérer dramatiques.


La crise, notamment du fait de l'augmentation du chômage, augmente-t-elle les risques de suicide en France ?

La crise, notamment du fait de l'augmentation du chômage, augmente-t-elle les risques de suicide en France ? Crédit

Atlantico : La crise, notamment du fait de l'augmentation du chômage, augmente-t-elle les risques de suicide en France ?

Michel Debout : Que la crise puisse avoir un effet sur les risques suicidaires est quelque chose de connu depuis très longtemps. On l'a remarqué lors de la "Grande crise" de 1929, qui a entraîné une augmentation significative des suicides, non pas l'année même de cette crise mais à partir de 1932. Il faut donc s'attendre à un effet décalé.

On sait que ces périodes de grandes tensions sociales, ponctuées d'épreuve comme le chômage, le surendettement, l'augmentation des faillites ont des conséquences. On l'a encore remarqué récemment, non plus en 1929 cette-fois ci mais en 2009, que ce soit en Italie ou en Grèce. En Angleterre, une étude vient d'être publiée qui montre que suite à la crise, le nombre des suicides a augmenté de 1000 au cours de ces trois dernières années. Moi-même, j'ai tâché d'évaluer ce phénomène en France, en me basant sur les maigres données que nous avons en la matière, faute d'études complètes et chiffrées. Grâce à ces projections, nous pouvons estimer qu'il y a eu jusqu'à 750 morts par suicide en plus entre 2008 et 2012.

Les facteurs de risque ne sont pas uniquement liés au chômage en lui-même mais aussi au surendettement et à la peur de ne pas s'en sortir. Des craintes qui se manifestent également au sein des entreprises, le climat d'inquiétude étant manifeste là aussi : les peurs de plans sociaux ou de licenciement peuvent entraîner des risques accrus de suicides.

Ces risques sont-ils pris en considération par les pouvoirs publics et privés français ?

En février 2009, au tout début de la crise, j'annonçais déjà le risque d'une détresse sociale et humaine liée à la crise. Il faudrait mobiliser tous les acteurs médicaux, sociaux et associatifs pour prévenir ce phénomène. Mon appel n'a malheureusement pas été entendu.

L'année dernière, avec Jean-Claude Delgènes, dirigeant de Technologia, une entreprise spécialisée dans le conseil aux entreprises en matière de risques psycho-sociaux, nous avons lancé la revendication de mettre en place un observatoire des suicides et des tendances suicidaires. L'objectif est de savoir précisément ce qui se passe dans la société française. Les derniers chiffres que nous avons aujourd'hui datent de 2009. Nous avons besoin de connaître comment ils ont évolué, quelles sont les populations les plus menacées. Depuis avril 2011, notre manifeste a été signé par toutes les centrales syndicales, par de jeunes patrons, des directeurs de ressources humaines ou encore par de grandes instances philosophiques et humanistes de notre pays. Pourtant, malgré plus de 3000 signatures, nous continuons d'attendre une décision du présent gouvernement, le précédent ayant refusé de s'engager.

A-t-on une idée des outils qui pourraient être mis en place pour soutenir et protéger les populations fragiles face à au suicide ?

Fragilisées, plutôt que fragiles. Car c'est bien la crise qui aggrave la situation. Plusieurs choses peuvent être faites assez rapidement. Il faudrait pouvoir soutenir les personnes licenciées ou au chômage, d'autant plus que le cap des trois millions de chômeurs vient d'être franchit. On parle même de 4,5 millions en intégrant ceux qui travaillent peu. Parmi eux, 2 millions peinent à trouver un nouvel emploi, notamment chez les plus de 45 ans.

 

Les personnes qui perdent leur emploi ont de plus en plus peur de ne pas en trouver un autre. Le problème, c'est qu'en perdant leur travail, ils perdent la médecine qui va avec. Malgré les critiques qui visent la médecine du travail aujourd'hui, elle a au moins le mérite d'exister. Il ne pourrait être que positif d'avoir un médecin pour suivre le salarié non seulement lorsqu'il est embauché, lorsqu'il a des accidents de la vie, mais aussi après sa perte d'emploi. Actuellement, ce n'est pas le cas : ce suivi est perdu dès lors que le travailleur perd son emploi. Il est ainsi doublement abandonné : par la société, en termes économique et social, mais aussi par la médecine du travail.

Depuis 20 ans, notamment dans les rapports du conseil économique et social, nous recommandons un suivi médical, voire psychologique, des chômeurs.

La médecine du travail a-t-elle les moyens de suivre ainsi les chômeurs ? Peut-on évaluer le coût d'une telle démarche ?

Il faudrait déjà en avoir la volonté. Nous verrons ensuite combien cela coûte. Il faut avant tout envisager l'idée.

Il y a 22 millions de salariés dans notre pays. En ne considérant que les 2,5 millions de chômeurs longue durée, on se rend compte que, dans tous les cas, cela aurait un coût évident.

Reste que ce coût doit être mis en parallèle avec celui des suicides et des tentatives de suicide, y compris sur un plan purement financier. Un accompagnement médical des chômeurs serait forcément une victoire.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:51
 

avec plus de 10 500 décès par an et entre 200 000 et 220 000 tentatives de suicide, la France compte parmi les pays les plus touchés en Europe, malgré une baisse de 20 % en vingt-cinq ans.

La mortalité par suicide reste élevée en France : avec plus de 10 500 décès par an et entre 200 000 et 220 000 tentatives de suicide, la France compte parmi les pays les plus touchés en Europe, malgré une baisse de 20 % en vingt-cinq ans.

Si la mortalité par suicide chez les moins de 20 ans a diminué de 45 % ces quinze dernières années et celle des personnes âgées de 15 %, le nombre de décès par suicide des 30-60 ans est stable, a souligné le professeur Michel Debout, ancien président de l'Union nationale de prévention du suicide (UNPS), lors d'une conférence de presse tenue à l'occasion de la Journée mondiale du suicide, organisée le 10 septembre. Le suicide constitue même la première cause de mortalité chez les hommes de 25 à 34 ans, selon Infosuicide.org (chiffres de 2009).

"La France manque d'une meilleure connaissance du suicide", a déploré le spécialiste, psychiatre et médecin légiste, réitérant son appel pour la création d'un observatoire, lancé en mai 2011. Une rencontre est prévue avec le cabinet du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, mercredi 12 septembre, a précisé Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia, cabinet de prévention des risques professionnels, à l'origine du projet.

"La prévention du suicide doit devenir une priorité de santé publique", ont insisté les initiateurs de cet appel. Le Conseil économique et social faisait déjà cette recommandation en... 1993. La France tarde à se doter d'outils d'observation - ce qu'ont fait d'autres pays comme la Suède ou la Grande-Bretagne, avec succès -, alors que la crise a un impact sur les suicides : on estime à 10 780 les tentatives "supplémentaires" motivées par la dégradation économique (Le Monde du 8 février).

Les tentatives de suicide ayant nécessité une hospitalisation sont six fois plus nombreuses chez les personnes précaires (18 %) que dans la population générale, ajoute le professeur Debout. La tendance est identique au Royaume-Uni : une étude du British Medical Journal publiée le 14 août a montré que la récession a conduit à une augmentation d'environ 1 000 suicides.

Mis sur le devant de la scène par les médias, les suicides à France Télécom et dans d'autres entreprises ont permis de libérer la parole et ont ouvert le débat sur la prise en compte du mal-être au travail. Certes, la conduite suicidaire est multifactorielle, mais "une trop forte exposition aux contraintes psychosociales, au stress, est reconnue comme délétère pour la santé psychique et pourrait constituer un élément déclencheur dans la survenue de syndromes dépressifs et/ou de conduites suicidaires", soulignait le docteur Christine Cohidon de l'Institut de veille sanitaire dans le bulletin de décembre 2011 de l'InVS.

Centraliser et recueillir les données, être une sorte de vigie, travailler sur la prévention : tels sont les axes que se fixe cet observatoire. Des outils de prévention fonctionnent dans certains pays, ou dans certaines entreprises, mais il n'y a aucun lieu de partage des données, déplore Jean-Claude Delgènes. Le professeur Debout propose par exemple qu'une personne licenciée puisse être suivie par le médecin de l'entreprise pendant deux ans suivant son départ.

En termes de prévention, il faut d'abord gérer le drame, en évitant tout risque de "contagion" sur le lieu de travail. Puis réfléchir à ce qu'il dit de l'organisation du travail, écouter les salariés, repérer leurs émotions, identifier le niveau de stress, en axant sur les situations de harcèlement. Tous les acteurs de la prévention doivent être associés, employeur, membres du CHSCT, médecin du travail, représentants des salariés, et formés, puisqu'ils sont en première ligne.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:13

 

Evidemment cette histoire est triste car chacun doit, a le devoir, de respecter la vie d’autrui mais si nous creusons un peu l’histoire de la psychiatrie nous pouvons presque a en arriver (je ne dis pas à être d’accord soyons clair) à comprendre ce qui se passe en général (et là de nouveau je dois préciser que je ne sais pas si c’est le cas dans cette triste histoire).
Un psychiatre donne à tour de bras des médicaments qui sont reconnus officiellement maintenant pour avoir de nombreux effets secondaires dont la violence (vous prenez n’importe quel mode d’emploi des médicaments psychiatriques et vous verrez cela) et l’on s’étonne que les patients justement deviennent violents ! Evidemment ces médicaments marchent très bien, dans la partie effets secondaires veux-je dire mais quant à la partie amélioration de l’être humain c’est malheureusement très très discutable. On ne peut qu’être en désaccord avec la violence mais nous pouvons comprendre pourquoi cela arrive.
La solution pourrait peut-être venir des psychiatres dans le sens où ils devraient respecter véritablement le nom de ce qu’ils appellent une profession « Médecin de l’âme » ; je suis à peu près sûr que s’ils faisaient cela, la violence ne toucherait plus les patients pour la bonne raison qu’ ils ne seraient plus sous l’emprise des nombreux médicaments qu’ils prennent.

 par mensongepsy

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 19:17

AFP PHOTO/PASCAL PAVANI

Le phénomène est peu médiatisé, largement sous-estimé. Il n'intéresse pour ainsi dire personne. Chaque année, près de 3 000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, ce qui représente le tiers des 10 499 suicides recensés par l'Inserm en 2009, souligne le journal La Croix dans un dossier sur le sujet.

Plus on monte en âge, plus les chiffres sont alarmants : alors que le taux de suicide dans la population générale française est de 17,1 pour 100 000, il monte à 32 chez les 75-84 ans, et à 44 pour 100 000 chez les 85-94 ans. D'après l'Inserm, les hommes de plus de 95 ans se suicident dix fois plus que la population générale.

"Le suicide du vieillard ne scandalise ni ne fascine", constate dans La Croix le psychiatre Michel Debout (Dans la France du suicide, Stock, 2002). Mais certains faits divers obligent parfois l'opinion, et les responsables politiques, à ouvrir les yeux.

Début août, la ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Michèle Delaunay, avait ainsi appelé à la vigilance, après plusieurs suicides de personnes âgées à domicile et en institution. Une résidente d'institution avait notamment mis fin à ses jours en mettant la tête dans un sac en nylon. Dans un entretien à La Croix, la ministre explique vouloir créer un observatoire et faire entrer la culture palliative dans les Ehpad, qui accueillent les personnes âgées dépendantes.

Les explications au suicide des personnes âgées sont nombreuses. L'allongement de la durée de la vie s'accompagne souvent de souffrances physiques, mais aussi psychologiques (deuils, dépendance, sentiment d'abandon, isolement, etc.) plus fortes.

À cela s’ajoute "un sentiment d’inutilité plus prégnant que par le passé", explique dans La Croix Godefroy Hirsch, médecin généraliste en milieu rural, à la tête de l’équipe d’appui départementale de soins palliatifs de Loir-et-Cher. Dans une société qui leur fait peu de place et valorise la performance, "les gens nous demandent : 'À quoi ça sert ?', nous disent : 'Ça ne vaut plus le coup'", raconte-t-il.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 18:03

La ministre déléguée aux personnes âgées Michèle Delaunay a appelé mercredi à la vigilance de tous après trois cas de suicides de personnes âgées ces derniers jours.

Les vieux se suicident aussi l’été. C’est le cri d’alarme poussé par Michèle Delaunay dans un billet intitulé "Suicides de vieux" sur son blog, évoquant trois cas survenus récemment. Celui d’une femme qui s’est jetée du cinquième étage de sa résidence-foyer, d’un homme qui s’est tiré un coup de fusil dans la bouche ou encore d’un autre qui s’est laissé ensevelir dans un fossé. "Les suicides de personnes âgées augmentent en nombre et l’été leur est propice", déplore-t-elle. Sur son compte Twitter, elle parle "d’un cas de suicide tous les trois jours", les "même chiffres qu’en prison".

C’est dans la tranche des plus de 85 ans que l’on observe les taux de suicides les plus élevés : 40 morts par suicide pour 100.000 habitants, soit un taux deux fois supérieur à celui des 25-44 ans, d’après France Prévention suicide. Les hommes de plus de 95 ans se suicident ainsi dix fois plus que le reste de la population. Le site Infosuicide.org souligne que "le taux de suicide augmente avec l’âge, plus fortement pour les hommes que pour les femmes".

Un risque lié à l’isolement

Même constat du côté de la Fondation de France, dont le dernier rapport sur la solitude révélait qu’une personne âgée sur cinq était en situation d’isolement avec des risques accrus en période estivale. Interrogée sur BFMTV, Michèle Delaunay a affirmé que "le sentiment d’inutilité, la détresse et ces suicides s’accélèrent malheureusement l’été du fait de l’éloignement des familles et des quartiers qui se vident à cette période".

Au cabinet de la ministre, joint par le JDD, on fait état de 19 cas de suicides de personnes âgées depuis le 1er juin dernier dans des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Mais ces chiffres reflètent mal la réalité du phénomène dans la mesure où rapporter le nombre de suicides n’est pas une obligation pour ces établissements. "Le sujet reste tabou" pour Françoise Toursière, directrice de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (FNADEPA). Interrogée par le JDD, la responsable explique en effet que "les chefs d’établissements n’en parlent pas, car c’est traumatisant pour tout le personnel qui se dit qu’il n’a pas fait ce qu’il fallait". Elle reconnaît des difficultés de "dépistage des risques de suicides" en institutions, dues en partie à un "déficit chronique de personnel", sans qui "on ne peut mettre en place une réelle bien-traitance".

L’association qui regroupe directeurs et personnes âgées, AD-PA, a quant à elle publié un communiqué proposant des pistes telle que "la mise en œuvre d’un véritable dépistage des phénomènes dépressifs" qui, avec l’isolement, sont l’autre facteur de passage à l’acte. L’AD-PA a aussi appelé à "revaloriser l’image des aînés dans notre société, car la dévalorisation sociale conduit souvent à la dévalorisation individuelle".

Une loi en préparation

Pour la ministre, l’autonomie des personnes âgées est "le défi politique majeur de nos sociétés" auquel "il faut trouver des réponses dans la décennie". La loi "d'anticipation et d'accompagnement de la perte d'autonomie" est en préparation. Dans sa feuille de route pour la rentrée, Michèle Delaunay a inscrit comme priorités "la lutte contre l'isolement des âgés, le rétablissement de liens intergénérationnels et de voisinage, la prévention de la perte d’autonomie". La ministre a aussi indiqué comme pistes de réflexion "l’extension de la journée de solidarité à tout le monde" ainsi que "la hausse de la CSG".

Pendant sa campagne, François Hollande, qui avait déclaré avoir entendu la demande des Français "de pouvoir rester chez eux le plus longtemps possible", avait promis de doubler le plafond de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile (APA), d’adapter 80.000 logements par an et de développer des actions de formation pour les aidants familiaux. La réforme sur la perte d’autonomie, évaluée à 30 milliards euros, pourrait voir le jour avant la "fin de la première moitié du quinquennat" d’après la ministre. Une réforme de la dépendance avait déjà été lancée par Nicolas Sarkozy en 2010, avant que la crise ne stoppe ce "grand chantier" en 2011.

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