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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:19


Lien source : Le chagrin suite à un deuil pourrait bientôt être diagnostiqué comme trouble mental suite à une proposition dont les critiques craignent qu'elle pourrait conduire les médecins à pousser à la consommation de psychotropes en cas de « chagrin dû au deuil ».

Les psychiatres chargés de réviser la « bible » officielle des maladies mentales recommendent des changements qui faciliteraient le diagnostic d'une dépression majeure chez les personnes endeuillées depuis peu.

Au lieu d'avoir à attendre des mois, le diagnostic pourrait être fait deux semaines après la perte d'un être cher.

L'édition actuelle du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) - un guide influent utilisé dans le monde entier - exclut les gens récemment endeuillés du diagnostic de trouble dépressif majeur à moins que les symptômes ne persistent au-delà de deux mois. On appelle cela « exclusion du deuil », la théorie étant que le chagrin « normal » causé par un deuil ne devrait pas être catalogué comme trouble mental.

Mais dans ce que les critiques considèrent comme une suggestion potentiellement désastreuse inclue dans les propositions de changements pour la cinquième édition du DSM, « l'exclusion du deuil » serait supprimée du DSM.

Les partisans de cette proposition arguent qu'une dépression majeure, c'est une dépression majeure, qu'elle survienne après la perte d'un être cher, d'un travail, l'échec d'un mariage, ou tout stress majeur de la vie. Supprimer « l'exclusion du deuil » permettrait aux gens de recevoir un traitement plus tôt.

Mais les critiques craignent que les personnes souffrant de symptômes tout à fait prévisibles en cas de deuil ne soient catalogués comme « malades » mentaux. Le Dr. Allen France dit que cette proposition rendrait pathologique une émotion humaine normale et pourrait accroître encore davantage les prescritions de psychotropes.

« C'est un désastre », commente Frances, un éminent psychiatre américain qui a présidé le groupe de travail responsable de l'édition actuelle du DSM (actuellement en cours de révision). « Imaginez que vous perdiez quelqu'un que vous aimez et que deux mois plus tard, vous vous sentiez triste, dormiez mal, n'ayez de goût à rien, ayez peu d'appétit et d'énergie. Ces cinq symptômes sont tout à fait typiques du processus normal de deuil, mais le DSM-5 vous diagnostiquerait comme souffrant d'un trouble mental. »

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:12
Publié le 10/11/2011  
Dans un hôpital psychiatrique
Dans un hôpital psychiatrique
Dans un hôpital psychiatrique Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives

Selon Le Parisien, un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), dévoilé il y a peu de temps, déplore des maltraitances et des mauvaises conditions d'hébergement à l'hôpital de Clermont, dans l'Oise.

Ce rapport de 220 pages rédigé fin 2010 est resté confidentiel jusqu'à aujourd'hui. Il met en avant les conditions exécrables que pratique l'hôpital pourtant considéré comme l'un des dix plus grands hôpitaux psychiatriques de France.

 

De mauvaises conditions

La « maltraitance » serait considérée comme « institutionnelle » et serait due à l'ancienneté et à la vétusté des locaux. « Dans un pavillon, par ailleurs sordide, les plafonniers centraux (des chambres) sont allumés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pratique que la cour européenne des droits de l'homme a jugé en 1984 contraire à l'article 2 de la convention européenne des droits de l'homme » révèle le document de l'Igas.

De plus, les soins pratiqués par l'équipe médicale laisseraient aussi à désirer. En effet, certains patients porteraient des « guenilles » et seraient trop souvent enfermés. Les médecins seraient quant à eux trop absents.

 

Des solutions envisagées

Toutefois, les locaux ont été rénovés grâce à de nouvelles fermetures et des rénovations. L'équipe soignante a elle aussi connu certaines modifications : en mai dernier la directrice du centre a été licenciée et les dysfonctionnements ont été corrigés. Une maison d’accueil avec 60 places spécialisée a également été ouverte le 2 novembre près de la ville.

Enfin, dans le cadre du dispositif national Hôpital 2012, une aide de 30 millions d'euros pourrait être débloquée afin d'effectuer des travaux supplémentaires. Une reconstruction du site dans un autre lieu pourrait être envisagée l'année prochaine.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:05

 

Je me gausse, je ris à gorge déployée en voyant ce texte à peine compréhensible mais ce que je retiens surtout c’est que vous mesdames ; êtes la cible des psychiatres. En effet si vous regardez bien au bas du texte, il explique qu’il y aura la possibilité de traitement psychiatrique, donc de MEDICAMENTS.
Mesdames que nous aimons tous, vous qui avez été de tout temps fortes et fières, vous qui comme l’a chanté Jean Ferrat êtes le devenir de l’homme, de la race humaine (eh oui car sans vous nous n’existerions pas) ne vous laissez pas faire.
Je pense que ces messieurs les psychiatres ne vous connaissent pas bien, sinon ils ne seraient pas en train de chercher à vous vendre ces petites boîtes avec du poison à l’intérieur. Vous avez au cours des siècles passés su montrer à quel point vous étiez résistantes et combatives. Derrière chaque grand homme il y a une femme qui gouverne, votre pouvoir est donc encore plus grand que le nôtre car vous avez une vision plus profonde des choses ;
Est-ce utopique Mesdames, de dire que je compte sur vous et votre force pour aider à faire que la folie des psychiatres s’arrête ? (Webmaster)

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:00

 

Les femmes ont toujours été le centre de nombreuses attaques depuis…oh la la ! Adam et Eve… et la psychiatrie ne fait pas exception à la règle. A croire que la beauté intérieure et extérieure des femmes fait « flipper » tous les machos de la planète.
Attention Mesdames, car si vous n’avez pas le syndrome de savoir que vous êtes belles, les psychiatres vous en ont trouvé tellement qu’il vaut mieux quand même savoir où vous mettez les pieds avant de « consulter » (comme ils disent mais quel terme idiot), un psychiatre parce qu’il va vous trouver une solution à coup de médicaments qui ne fera que vous détruire un peu plus !
Les hommes ont une nette tendance à « ne pas être finis ». Serait-ce pour cela qu’ils cherchent à détruire les femmes ?
(Webmaster)

Cet article présente et développe un nouveau concept : la « Psychiatrie de la Femme ». Dans cette première partie, les affections psychiatriques spécifiques au sexe féminin sont réunies et discutées. Il s’agit: 1) du syndrome prémenstruel (PMS et PDD) ; 2) des affections réunies sous l’appellation psychiatrie du post-partum (post-traumatic stress disorder suivant la délivrance, baby-blues, dépression postnatale, psychose puerpérale, manie et trouble panique du post-partum); 3) du pseudocyesis; 4) du syndrome de Ferjol; et 5) de la dépression péri-ménopausique. L’existence de la dépression post-ménopausique spécifique et de la dépression post-hystérectomie est contestée. La « psychiagénie » [grec Psyche (esprit) et Agein (action)] est introduite en tant que concept théorique relatif aux interactions entre la pensée et le corps, et est appliquée au pseudocyesis. Le rôle du gynécologue dans le diagnostic et le traitement des maladies mentales de la femme est expliqué et encouragé. Les éléments en faveur d’une spécificité du diagnostic en psychiatrie de la femme sont discutés pour chacun des chapitres. Les liens qui existent parfois entre ces différentes affections sont relevés et leurs implications cliniques soulignées, notamment l’existence possible d’une étiologie commune. L’origine apparemment multifactorielle (biologique, interpersonnelle et intrapsychique) de ces syndromes est discutée. Enfin, la possibilité de proposer dans le futur des traitements psychiatriques mieux adaptés au sexe féminin est avancée, et le développement de la recherche dans le domaine de la psychiatrie de la femme est encouragé.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 09:14

Quand les psychiatres perdent la tête

Ces derniers jours, l'attention a été portée sur la situation  de la médecine psychiatrique en France. 
C'est tout d'abord l'adoption du projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge".  Cette loi prévoit, entre autres dispositions, qu'un patient pourra être soumis à un traitement à son domicile plutôt qu'être enfermé à l'hôpital. Une fois de plus, sur ce sujet délicat, une cohorte de spécialistes; psychiatres, psychologues et
psychanalystes n'hésitent pas, entre autre,  à accuser l'association UNAFAM de "cautionner la violence de l'Etat" (Dr Baillon, Psychiatre des Hôpitaux), association qui souhaite intervenir dans les lieux de soins dans un cadre fort bien décrit dans  "Le plan psychique"
Cette levée de boucliers systématique et récurrente de ces praticiens est totalement discréditée par les récents rapports officiels publiés. 
Tout d'abord le Contrôleur général des lieux de privation de liberté vient de rendre public un rapport accablant sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques. Sa conclusion est sans appel; la psychiatrie est un monde caché, "et dans ce monde-là, ce n'est pas tant la loi, quelle qu'elle soit qui est en cause, mais la réalité des pratiques" !
Ensuite c'est l'Inspection générale des affaires sociales qui a découvert des dysfonctionnements d'un autre âge dans les établissements psychiatriques. C'est ainsi que l'on découvre que le tabac et le cannabis, à pouvoir psychotique évident, circulent librement au sein des établissements et que par ailleurs, un enfant autiste de 11 ans, placé en hôpital sous contrôle de l'Aide Sociale à l'Enfance, avait été enfermé dans une cage grillagée destinée à le protéger des autre patients! 
Ni les autorités sanitaires, ni l'Ordre des Médecins, qui a une mission de santé publique, ne semblent s'émouvoir de tels faits de maltraitance commis sous la responsabilité de médecins psychiatres et de travailleurs sociaux de l'ASE.
Ces faits gravissimes n'étonnent pas les bénévoles de SOS Papa. Il est fréquent que travailleurs sociaux et médecins soi-disant "experts" encouragent ou restent sourds aux signes de souffrances psychiques exprimés par nos enfants. 
Cette maltraitance institutionnelle concerne également les praticiens des centres médico-sociaux (CMP et CMPP) qui sont englués dans des théories d'un autre âge telles que la psychanalyse, rejetant en bloc les avancées faites tant en matière de santé mentale, telles que les études sur le trouble de l'aliénation parentale, qu'en matière des neurosciences.
Il est plus que temps que le législateur réforme les conditions d'exercice des professions qui oscillent entre médecine et charlatanisme telles que les psychothérapeutes, psychanalystes etc.... réforme qui avait déjà échoué en 2000 face au lobbying de ces professions.
L'association SOS PAPA a toujours eu comme objectif de s'entourer de professionnels de qualité, tant par leur formation que par leurs connaissances fortes de la problématique de la séparation parentale et de ses conséquences sur la santé mentale des enfants. 
Nous sommes convaincus que la bientraitance psychique de nos enfants est un enjeu de santé publique majeur et que les parents doivent pouvoir être aidés par des professionnels dignes de ce nom.
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:52
 

 

Les lobbys pharmaceutiques sont prêts à tout pour arriver à vendre des médicaments, même à inventer de nouvelles maladies, aussi débiles soient elles! Leur grande spécialité sont les troubles mentaux, dès que quelque chose ne va pas, c’est un trouble mental, il faut soigner cela à grands coups de médocs! Leur dernière trouvaille, soigner le deuil qui maintenant est considéré par certains psychiatres pathologiques comme un trouble mental, un sentiment anormal. Pour les retardataires, le documentaire « les médicamenteurs » est à voir d’urgence pour bien comprendre la taille du mensonge et de la manipulation autour des médicaments, affligeant et autorisé!

Le chagrin suite à un deuil pourrait bientôt être diagnostiqué comme trouble mental suite à une proposition dont les critiques craignent qu’elle pourrait conduire les médecins à pousser à la consommation de psychotropes en cas de « chagrin dû au deuil ».

Les psychiatres chargés de réviser la « bible » officielle des maladies mentales recommendent des changements qui faciliteraient le diagnostic d’une dépression majeure chez les personnes endeuillées depuis peu.

Au lieu d’avoir à attendre des mois, le diagnostic pourrait être fait deux semaines après la perte d’un être cher.
 L’édition actuelle du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) – un guide influent utilisé dans le monde entier – exclut les gens récemment endeuillés du diagnostic de trouble dépressif majeur à moins que les symptômes ne persistent au-delà de deux mois. On appelle cela « exclusion du deuil », la théorie étant que le chagrin « normal » causé par un deuil ne devrait pas être catalogué comme trouble mental.

Mais dans ce que les critiques considèrent comme une suggestion potentiellement désastreuse inclue dans les propositions de changements pour la cinquième édition du DSM, « l’exclusion du deuil » serait supprimée du DSM.

Les partisans de cette proposition arguent qu’une dépression majeure, c’est une dépression majeure, qu’elle survienne après la perte d’un être cher, d’un travail, l’échec d’un mariage, ou tout stress majeur de la vie. Supprimer « l’exclusion du deuil » permettrait aux gens de recevoir un traitement plus tôt.

Mais les critiques craignent que les personnes souffrant de symptômes tout à fait prévisibles en cas de deuil ne soient catalogués comme « malades » mentaux. Le Dr. Allen France dit que cette proposition rendrait pathologique une émotion humaine normale et pourrait accroître encore davantage les prescritions de psychotropes.

« C’est un désastre », commente Frances, un éminent psychiatre américain qui a présidé le groupe de travail responsable de l’édition actuelle du DSM (actuellement en cours de révision). « Imaginez que vous perdiez quelqu’un que vous aimez et que deux mois plus tard, vous vous sentiez triste, dormiez mal, n’ayez de goût à rien, ayez peu d’appétit et d’énergie. Ces cinq symptômes sont tout à fait typiques du processus normal de deuil, mais le DSM-5 vous diagnostiquerait comme souffrant d’un trouble mental. »

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:34

Le façonnage de maladies / disease mongering légitimé par le DSM: médicalisation et marchandisation des émotions, pour le profit des pharmas

1015167843.gifL’« enchevêtrement » d’intérêts financiers entre psychiatrie, DSM et industrie, dont nous avons parlé dans plusieurs notes, pose encore plus de problèmes que dans d’autres spécialités médicales, dans la mesure où la définition de beaucoup de « troubles » mentaux, dysfonctions ou troubles de la personnalité n’est que descriptive, floue et sans critères vérifiables. Ce qui laisse beaucoup de place à l’arbitraire, à l’invention ou au façonnage de maladies (disease mongering). Une telle affirmation ne peut paraître exagérée qu'aux personnes qui ne sont pas familiarisées avec les dernières trouvailles de la psychiatrie, dont on ne sait souvent pas si ce sont des gags, des parodies ou alors des états que des experts considèrent sérieusement comme pathologiques et nécessitant traitement...

 

 Prenons l’exemple du « trouble oppositionnel de défiance » (sic) (oppositional defiant disorder), qui figure dans le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) et dont la prestigieuse Mayo Clinic offre sans rire la définition suivante : « Les adolescents sont souvent sujets à des sautes d’humeur et prêts à se disputer. Mais si vous décelez chez votre enfant ou adolescent un scénario persistant de caprices, disputes, comportements colériques ou perturbateurs face à vous ou à d’autres figures de l’autorité, il/elle pourrait souffrir du "trouble oppositionnel de défiance" »…  

Cette psychiatrisation du comportement le plus banal de l’adolescence fait froid dans le dos… On suggère aux parents, aux enseignants, aux médecins, voire aux ados eux-mêmes que tel comportement et/ou tempérament n’est pas « normal » et qu’il faut le traiter, pour ne pas compromettre la vie des ados – c’est le message de peur et de culpabilisation des parents -  et … parce que tout le monde le fait… La pression conformiste, normalisante, devenue une tendance sociétale lourde fait qu’on appelle désormais toute une série de remèdes des médicaments « moi aussi » (me too), aussi dans une acception autre que celle des laboratoires pharmaceutiques voulant eux aussi une copie de telle classe juteuse. Leur indication, leur bénéfice, leur utilité sont loin d’être certains, mais tout le monde en prend, alors moi aussi, j’en veux… On peut évoquer aussi les « médicaments de confort », les « lifestyle drugs » ou médicaments du mode de vie… Tout est médicalisé, médicamenté, pour ramener l’individu à une « moyenne » socialement acceptable, à une « normalité » facilement gérable par les diverses branches du néolibéralisme.

Dans ce type de « troubles » pathologisant des comportements qui sortent de cette moyenne, la description reste très floue et vague, de façon à permettre à un maximum de personnes de s’identifier, de retrouver au moins quelques-uns des « symptômes » sur la liste proposée. Les usagers sont tentés de s’y retrouver, parce qu’il y a l’espoir d’un traitement, du médicament qui va « changer la vie », une vie qui reste désespérément morne, difficile et soustraite à l’action personnelle en réalité. Il y a même la promesse du bonheur dans les publicités qui montrent des personnes souriantes une fois qu’elles ont commencé le traitement.

Des individus qui n’ont plus aucune emprise sur leur propre vie, plus aucun espoir d’un avenir meilleur, plus aucun espoir de s’accomplir et de sortir d’une identification pure et simple de leur existence avec la gamme restreinte de rôles que leur impose la société néolibérale n’ont d’autre choix que d’essayer de modifier la perception de la réalité…

Cela devient un mécanisme de défense et la médication psychotrope permet à l’individu d’émousser ses perceptions, sa sensibilité, sa réactivité, sa lucidité, pour ne pas s’effondrer, comme cela risquerait d’arriver s’il regardait la vérité en face… Et s’il pouvait développer une pleine conscience de ce qu’il ne peut que subir, de ce à quoi il ne peut que s’ajuster, puisqu’il n’a aucune prise sur l’ensemble du processus et ne saurait en être un acteur.

Les réactions psychiques à cette impuissance socio-économique, à cet ajustement qui uniformise et extirpe tout ce qui relève d’un subjectif dépassant la moyenne requise par les rôles sociaux écrits d’avance, sont complètement débarrassées de leurs causes sociales lorsque le diagnostic se fait suivant la technique du DSM Une liste de symptômes très vagues, où tout est psychologique et plus rien n’est socio-historique…

On en arrive à des absurdités manifestes… Qui sont pourtant portées par des patients cherchant désespérément à mettre un nom sur leur malaise ; et de nos jours, cette « culture psy » qui façonne le regard sur l’individu propose des « noms » sous forme de diagnostics qu’elle légitime et qui sont socialement conformes : en effet, le conformisme ambiant accepte plus facilement un diagnostic de « maladie » qu’une étiquette d’ « inadapté » social… Cette tendance sociétale est très forte, et elle explique les cas où des parodies – mises en scène d’un syndrome inventé et de son traitement – ont été prises au sérieux et leurs références intégrées aux sites sérieux parlant de troubles psychiques. Le meilleur exemple est la parodie parlant du médicament fictif Havidol ; certains patients potentiels ont eu des réactions très fortes en apprenant lors d’une consultation chez leur médecin qu’il s’agissait en fait d’une satire destinée à les faire prendre conscience de la facilité avec laquelle ils étaient manipulés et avec laquelle ils étaient prêts à reconnaître chez eux les "symptômes" de la nouvelle maladie qu'on voulait leur vendre.

Le Havidol, médicament « à prendre indéfiniment », selon le rêve de l’industrie pharmaceutique, traite le « trouble dysphorique et anxieux d’attention sociale et de consommation déficitaire » (dysphoric social attention consumption deficit anxiety disorder ou DSACDAD)… A priori, ce nom est tellement absurde que personne ne peut le prendre au sérieux… Et pourtant, des gens sont tombés dans le panneau, habitués comme ils sont à des publicités pour des « troubles » pas moins absurdes qui ont pourtant été inclus dans le DSM pour que l’industrie puisse homologuer tel médicament et le vendre pour ce « trouble » ; ou alors pour élargir le marché du médicament en question en demandant aux agences du médicament une extension d’indication au trouble nouvellement inventé.

D’autres critiques de cette stratégie de marketing qu’est le disease mongering ont même inventé le moteur permettant à chacun d’inventer une (ou sa) maladie : le « disease mongering engine » ou générateur automatique de maladies nouvelles sorties d’une imagination fertile... Il suffit de cliquer sur « generate » pour avoir sa maladie… Par exemple la « dysfonction intermittente du comportement développemental », ou alors la "dysfonction identitaire répétitive de défiance" (Repetitive Defiant Identity Dysfunction - RDID)

« Puisque la maladie est un terme tellement flou et politique [dépendant de la politique sanitaire d’un pays, donc de son économie et de sa culture], les prestataires de services de santé peuvent créer le plus gros de la demande pour leur offre de soins en élargissant la définition des maladies de façon à inclure la plupart des gens et en inventant/ façonnant des maladies nouvelles », écrivait Lynn PAYER dans un ouvrage de référence qui a identifié ce phénomène marketing dès 1992. Il s’intitule "Disease-Mongers: How Doctors, Drug Companies, and Insurers are Making You Feel Sick" (Les Façonneurs de maladies: comment les médecins, les firmes pharmaceutiques et les assureurs vous rendent malade, John Wiley & Sons) et explique la pérennité de cette méthode commerciale par le profit et la convergence des intérêts financiers des prestataires de services impliqués : médecins, firmes pharmaceutiques et media/ agences de com’.

« Essayer de convaincre des gens en bonne santé qu’ils sont malades ou alors des gens ayant une maladie sans gravité qu’ils sont sérieusement atteints est une affaire de gros sous », ajoute Lynn Payer. Cela passe par la médicalisation de données physiologiques normales, dont l’exemple le plus parlant est la ménopause, transformée aux yeux des usagères en maladie à traiter…

Le pendant nécessaire à l’invention ou à l’exagération de la maladie est l’exagération de la capacité de tel médicament à « guérir » ou maîtriser ces maladies.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 15:51

 

 

 Il n’y a qu’à voir ce que donne la prise de neuroleptiques sur des êtres humains pour se rendre compte que ces gens (les psychiatres) sont au minimum à côté de la plaque.

Jean-Marie LE PEN disait « qu’importe ce que l’on dit de moi pourvu que l’on parle de moi ». N’est-ce pas ce que fait ce psychiatre ?

 Le Webmaster

Le Docteur Mailloux craint pour ses patients  

MONTRÉAL – Le Dr Mailloux persiste et signe : si le Collège des médecins «s’entête» à le radier temporairement, lors d’auditions sur sentence qui auront lieu à mi-octobre, il devra ensuite répondre de la sécurité de ses «patients».

Dans une entrevue accordée à son domicile de Trois-Rivières, le psychiatre controversé a rappelé qu’une de ses patientes s’était enlevé la vie et que deux autres s’étaient automutilées lorsqu’il avait été radié temporairement du Collège en 2007, selon lui par manque de suivi.
Selon le Dr Mailloux, la situation pourrait se répéter s’il est à nouveau radié par le Collège. À l’heure actuelle, Pierre Mailloux fait déjà l’objet d’une limitation provisoire d’exercer la psychiatrie auprès des enfants et des adolescents, depuis 2008.

En attente d’une sanction pour trois dossiers liés à des prescriptions «intempestives» auprès d’enfants et d’adultes schizophrènes ainsi qu’à la tenue de propos diffamatoires, le psychiatre risque de faire à nouveau l’objet d’une radiation dans les prochaines semaines.
Selon lui, une nouvelle radiation pourrait avoir un effet « dévastateur » sur ses patients.

«En 2007, ç’a été une véritable tragédie, et je ne vous parle même pas du nombre de personnes qui ont abandonné leur thérapie. Si je suis à nouveau radié, les choses pourraient aller encore plus loin. Je crains pour la sécurité de mes patients», a-t-il indiqué.

Selon le «Doc Mailloux», la pénurie de psychanalystes en région pourrait faire en sorte que les quelque 300 patients qui le consultent à la clinique externe de l’Hôpital Comtois soient abandonnés à leur sort.
«Plusieurs de mes patients sont des schizophrénies paranoïaques et sont dangereux autant pour eux-mêmes que pour les autres. On dit que nul n’est irremplaçable, mais Mailloux peut être difficile à remplacer» a soutenu l’ex-animateur de radio.

Malgré les nombreux blâmes dont il fait l’objet, Pierre Mailloux prétend qu’il est victime d’une «injustice» et entend continuer à pratiquer comme psychanalyste, et ce, même s’il est radié par le Collège.
«Je me considère comme un excellent psychiatre, comme une sommité au Canada. De toutes les plaintes que j’ai reçues, il n’y a jamais eu un cas de décès ou de lésions infligées à un patient, à la suite de mes “mauvais traitements”», a-t-il dit.

Les auditions sur sanction du Dr Pierre Mailloux débuteront le 13 octobre prochain devant le conseil de discipline du Collège des médecins. La suite des procédures quant à ses propos tenus sur les Noirs à l’émission «Tout le monde en parle» reprendra cet hiver.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:23

 

Le témoignage de cette femme est très intéressant car il montre bien ce que sont les psychiatres et la psychiatrie, des dealers, rien que des dealers. Leurs connaissances médicales ne dépassent pas le fait qu’ils savent compter les sous qui arrivent dans leurs poches à chaque fois qu’ils vendent un médicament, par contre quand il s’agit d’aider réellement quelqu’un à se sortir de la toxicomanie médicamenteuse il n’y a plus personne.
Il ne faut surtout pas que les malades puissent s’en sortir, sinon leurs chiffres d’affaire pourraient baisser et les industries pharmaceutiques ne leur paieraient plus de beaux voyages dans les îles.
Je sais de quoi je parle ayant passé plus de trois ans en hôpital psychiatrique. Je comprends ce que peut vivre cette femme et je suis heureux de voir le courage qu’elle a car il en faut pour d’abord prendre conscience de ce qu’est la psychiatrie, puis pour décider d’arrêter tous les médicaments et surtout pour ne pas en reprendre quand on a un petit coup de blues.
Chacun a sa façon d’arrêter, pour moi cela fut d’un seul coup, sans « béquille », mais je respecte les différentes manières pourvu que l’on arrête.
Les psychiatres se plaignent du peu de confiance qu’ont les patients à leur égard mais cela est tout à fait normal. Auriez-vous confiance pour votre santé au dealer d’héroïne qui traîne au coin de votre immeuble ? Je pense que non ! Eh bien les psychiatres sont encore pires qu’eux car ils ont pignon sur rue avec une belle plaque en cuivre. Ce sont des assassins patentés.

Merci pour votre super témoignage chère Madame et bon courage.

Le Webmaster

Dépendante aux anxiolytiques, « j’ai décidé de me sevrer seule »

Lexomil, Temesta, Xanax… A chacun sa béquille anxiolytique. Et, pour les centaines de riverains qui ont commenté ce lundi 27 septembre l’article « Accro au Lexomil, j’essaie de me sevrer », une grande solitude au moment du sevrage. Marianne, Parisienne de 27 ans à la recherche d’un emploi, nous raconte sa « descente aux enfers ».
Il est temps d’en parler. Je suis accro aux benzodiazépines depuis plus de trois ans et en sevrage depuis sept mois.
Les recommandations de l’HAS [Haute autorité de santé, ndlr] me font sourire. Ce ne sont pas les patients qu’il faut guider, ou pas seulement. Ce sont tous les prescripteurs-dealers qui n’ont pas conscience des effets secondaires réels des anxiolytiques.
Je n’ai trouvé aucun médecin capable de m’aider pour mon sevrage, là où je n’ai absolument aucune difficulté à me procurer n’importe quelle ordonnance.

Je suis devenue accro à ce que l’on appelle les benzodiazépines ou anxiolytiques (Lexomil, Xanax, Temesta, Valium…) il y a un peu plus de trois ans. Suite à de fortes crises de panique et une anxiété générale -qui ont mis du temps à être diagnostiquées- j’ai été mise sous antidépresseurs et sous Temesta, à raison de 5mg par jour pour commencer.
L’effet de l’anxiolytique est immédiat. Il m’a soulagée de mes crises de panique -ce en suivant une thérapie cognitive comportementale. Au bout de quelques mois, je me suis apaisée. Mais mon psychiatre a jugé bon que je continue le traitement.

« J’étais toxicomane »
Après une année, j’ai commencé à ressentir les effets secondaires du Temesta :

perte importante de mémoire,

état dépressif,

fatigue constante,

état de manque entre les prises.

J’ai donc décidé d’arrêter définitivement les anxiolytiques. C’est la descente aux enfers :

nausées, tremblements,

retour des phobies sociales comme la peur de sortir,

enfermement,

sommeil agité voire inexistant…

J’ai repris les mêmes doses en ayant compris un truc : j’étais toxicomane.
J’ai de nouveau consulté un psychiatre pour me sevrer. Il m’a recommandé d’augmenter les doses, soupçonnant une dépression.
Oui, j’étais dans un état dépressif : je ne pouvais me sortir de la spirale des médicaments et j’avais l’impression d’y être condamnée pour le reste de ma vie !

De médecins incompétents en médecins incompétents
Après avoir vu un autre psychiatre -qui m’a affirmé que l’arrêt du Temesta ne pouvait être responsable de ma descente aux enfers -, un certain nombre de médecins traitants m’ont affirmé qu’ils ne pouvaient m’aider mais seulement prescrire…
N’en pouvant plus de passer de médecins incompétents en médecins incompétents, shootée, à bout de vivre dans cette camisole médicamenteuse, j’ai décidé de me sevrer seule.
J’ai commencé par des recherches sur le Net et suis tombée sur les études de la psychiatre anglaise Heather Ashton, spécialisée dans les addictions, en particulier aux anxiolytiques.

Je me suis rapprochée de différents forums et surtout du forum d’entraide au sevrage aux benzodiazépines et somnifères, pour ses témoignages, le soutien que j’y ai trouvé, et cette compréhension qui n’existe que les gens qui vivent cette situation.
Parce qu’aujourd’hui, l’idée d’être dépendant à un médicament n’est pas reconnue. Il m’a fallu expliquer à mon entourage, à mes amis, les effets de ces drogues licites et ma dépendance.
C’est comme ça que j’ai commencé à écrire mon blog, Benzombie.

« Je me suis donnée un an pour arrêter »
Cela fait sept mois que j’ai commencé à me sevrer. J’ai dû commencer par changer de médicament pour le remplacer par un autre de la même famille, le Lysanxia, qui suscite moins le manque. C’est ce qu’on appelle la phase de substitution.
J’ai ensuite commencé le sevrage proprement dit, doucement, à mon rythme, en enlevant chaque semaine quelques gouttes de Lysanxia. J’ai commencé à 90 gouttes et j’en suis aujourd’hui à 25. Je me suis donnée un an pour arrêter.
Je revis depuis. La mémoire est revenue, les émotions aussi -ne rien ressentir, ce n’est pas vivre. Je ne suis plus épuisée tout le temps et je ne fais plus de crises de panique, ni de dépression !
J’ai l’impression de sortir d’un long cauchemar et de pouvoir à nouveau être maître de moi, de mes pensées, de mes émotions, de mes choix.

On est seul aujourd’hui face à ça. Parce que les médecins ne savent pas ce qu’ils prescrivent, parce qu’ils ne pensent jamais au long terme mais juste à la guérison immédiate. Guérir, c’est vivre debout, pas avec des béquilles.

C’est une honte. La France est le premier pays consommateur d’antidépresseurs. Une honte d’avoir encore si peu d’alertes sur les effets plus que néfastes de la prescription à outrance, manière de se débarrasser d’un patient sans voir plus loin que le bout de son nez.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:22

 

C’est une histoire d’amour sodomite entre la psychiatrie et la politique, maintenant il suffit de savoir qui b…. l’autre. En attendant ceux qui nettoient le sol après leurs rapports contre nature se sont les patients. (Webmaster)

Lutte contre les électrochocs au Québec

Toujours pas de réponse du ministre Bolduc concernant la controverse des électrochocs en psychiatrie

MONTRÉAL, le 3 mai /CNW Telbec/Un an après s’être engagé à fournir des réponses aux questions formulées par les opposants à l’utilisation des électrochocs au Québec, on est toujours sans nouvelle du ministre de la santé et des services sociaux.

Pour Ghislain Goulet, responsable du Comité pare-chocs, l’absence de leadership de la part du ministre est tout à fait inacceptable. L’électrochoc est un traitement controversé, pouvant amener des complications graves et il se pratique actuellement au Québec sans aucune surveillance de la part du ministère de la santé et des services sociaux. « Le ministre semble incapable de nous fournir une réponse à une question aussi simple que: combien d’électrochocs sont prescrits au Québec? » lance M. Goulet.

Le ministre Bolduc est pourtant bien au fait de la controverse entourant l’utilisation des électrochocs. Un rapport commandé par son ministère en 2002 concernant l’utilisation des électrochocs précisait que « les incertitudes quant à l’efficacité et aux risques de l’ECT demeurent importantes. Il est donc nécessaire de recueillir plus de données à cet égard. » Dans son rapport, l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé y formulait sept recommandations visant à encadrer cette pratique psychiatrique. Pourtant, aucune n’a reçu de suivi de la part du MSSS.

Bon nombre d’autres questions sont toujours sans réponses: pourquoi le nombre d’électrochocs a-t-il plus que doublé en quinze ans ? Pourquoi les deux tiers sont-ils administrés à des femmes ? Pourquoi les femmes âgées sont-elles plus susceptibles d’en recevoir ? Combien sont donnés aux enfants ? Est-ce que l’électrochoc est utilisé uniquement en dernier recours ? Combien de personnes décèdent ou subissent des séquelles permanentes suite aux électrochocs ?

« M. Bolduc, on est en droit de savoir » clament les opposants à l’utilisation des électrochocs.
Enfin, en conclusion de la semaine de la santé mentale, sous le thème « Arrêtons la violence à l’égard des femmes, des mères et des grands-mères », le comité pare-chocs tiendra son quatrième rassemblement d’opposition aux électrochocs le samedi 8 mai à 11h00 à Montréal (place Émilie Gamelin).

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