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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:11
Parvenus à l'âge adulte, les enfants issus de familles où le niveau d'études est élevé sont moins susceptibles de souffrir de désordres mentaux.

Les dépressions sont bien connues pour être complexes, souvent multifactorielles, aussi bien dans leur origine, leur déroulement et leur traitement. Un nouvel élément vient de s'ajouter à la liste déjà longue des phénomènes pouvant les favoriser: la santé mentale à l'âge adulte serait influencée par le niveau d'études... des parents (publié dans Social Science & Medicine).

Amélie Quesnel-Vallée, médecin et sociologue à l'université McGill de Montréal (Canada) et Mikes Taylor, sociologue à l'université d'État de Floride (États-Unis) ont passé au crible les données recueillies lors d'une vaste étude étude américaine, la National Longitudinal Survey orf Youth 1979. Celle-ci s'est intéressée à 12.686 hommes et femmes qui avaient entre 14 et 22 ans au moment de leur entrée dans l'étude en 1979. Ils ont eu un entretien annuel jusqu'en 1994, puis des rencontres biennales par la suite.

Les chercheurs se sont intéressés à quatre critères: le niveau d'étude des parents, celui des enfants, les revenus familiaux et les symptômes dépressifs. Résultat, plus le niveau d'éducation parental est élevé, moins leurs enfants à l'âge adulte risquent de souffrir de pathologies mentales. «Cependant, nous avons aussi trouvé que ce résultat pourrait aussi être dû au fait que les parents avec un niveau élevé d'études tendaient à avoir des enfants eux aussi avec un bon niveau d'études, donc avec des métiers bien rémunérés», modère Amélie Quesnel-Vallée. D'où l'importance, estime-t-elle, de favoriser, pour toutes les couches de la population, l'accès à l'éducation.

En France, la dépression toucherait aujourd'hui plus de 3 millions de personnes de 15 à 75 ans. Près de 8 millions de Français ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie, selon la grande étude Anadep telle que finalisée en 2009.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:46

 

 

Les hôpitaux psychiatriques pointés du doigt

Le rapport de l’Igas sur les hôpitaux psychiatriques note de gros « dysfonctionnements » notamment en matière de sécurité.

L’ parle de « dysfonctionnements » en matière de sécurité, dans un rapport rendu public mardi.

La critique est sévère. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) rend public mardi un rapport sur les hôpitaux psychiatriques et qui est dévoilé par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Ce document a été rendu aux ministres de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice et il est publié le jour même du vote solennel des députés sur une réforme controversée de l’hospitalisation d’office.

19 homicides depuis 5 ans

L’Igas a analysé les « accidents en psychiatrie » survenus dans cinq établissements à Paris, Lille, Amiens, Nice et Poitiers, au sein de la population des malades internés d’office : ceux qui souffrent des troubles les plus graves. Ces derniers représentent la moitié des patients suivis dans ces hôpitaux.
« Derrière les drames individuels, se répètent des dysfonctionnements systématiques », note le rapport. L’Igas s’est penchée sur les 19 homicides qui ont été enregistrés au cours des cinq dernières années. Et des points communs ont été mis au jour : « le meurtrier était toujours un malade mental de sexe masculin. Il était souvent jeune, hospitalisé sans consentement et avait plusieurs antécédents de violences ».
De même pour le profil des victimes. Le rapport indique des ressemblances : « il s’agit souvent de femmes, parfois fragiles, handicapées ou malades, qui font partie de ses proches ou sontdans une chambre d’hôpital voisine ». Et le mode opératoire est souvent le même : « le meurtre est généralement exécuté à l’arme blanche ou à mains nues ».

« Une mauvaise organisation »

Selon l’Igas, ces drames sont liés à une « mauvaise organisation », écrit le journal. Le rapport blâme notamment « la logique du secteur », qui, précise Le Parisien, « regroupe dans de mêmes structures les différents patients originaires des mêmes communes mais avec des pathologies très différentes ». Le rapport évoque notamment « l’hospitalisation de schizophrènes ou des psychotiques avec des malades ayant des troubles du comportement ou de l’humeur ». Et de conclure : « de tels regroupements facilitent les agressions et les homicides ».
Autre point que relève l’Igas dans son rapport : les établissements psychiatriques ne sont pas assez sécurisés dans la zone à proprement parler de l’hôpital. « Il est relativement facile pour des patients, pourtant censés être interdits de sortie, de prendre la clé des champs », assure le journal s’appuyant sur le document de l’inspection. 10.000 fugues auraient ainsi été enregistrées. « Or, plusieurs décès se produisent au cours de ces fugues », déplore l’Igas.

« Eviter de mélanger enfants et adultes hospitalisés »

Pour éviter que ces drames se reproduisent, précise Le Parisien, le rapport propose de réconcilier sécurité et qualité des soins. Parmi les propositions évoquées : « recueillir préalablement l’avis des personnes qui vivent avec le malade avant de le renvoyer chez lui », « améliorer le système de déclaration des fugues » ou encore « contrôler les accès au sein des hôpitaux psychiatriques au moyen de sas et de badges ».
L’Igas recommande également « de permettre aux femmes et aux adolescents de fermer leurs chambres aux autres malades sans pour autant interdire l’accès aux personnels soignants », « d’éviter que les hommes et les femmes n’aient à utiliser des locaux de toilettes communs » et « d’éviter, à tout prix, d’accueillir des enfants et des adolescents dans des services d’adultes hospitalisés sans leur consentement ».

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:00

 

Juste un témoignage pris au vol dans un forum marocain pour montrer à nos amis du sud les dangers
que représente la psychiatrie.

 

Viol dans les hôpitaux psychiatriques

Bonjour

Je souhaite relever un problème qui dévore la société marocaine et plus précisément les jeunes malades ou des toxicos mineurs qui finissent en psychiatrie ; leurs parents pensent remédier ou limiter le problème en les internant ce qui les détruit encore plus, car se faire droguer et violer n’a jamais guéri personne ; c’est un traitement plus qu’inhumain, il n’y a pas de mot pour définir un tel acte de barbarie c’est au-delà de l’abject et pourtant personne ne parle, ne crie ou dénonce tout ça même pas les familles qui parfois le savent mais ne disent rien. Ils sont dépassés, ont besoin d’aide et ont honte ! La seule aide proposée se fait payer en nature en corps et en chaire et use de cette détresse.

Pouvez-vous une seconde vous mettre dans la peau de ce jeune envoyé pour guérir d’un mal et à la place il se retrouve à la merci d’un monstre qui abuse de lui, de la confiance des parents, de l’éthique et de toute la société en long en large et en travers sans parler de la religion : on est quand même un pays MUSULMAN et malgré ça, rien, ni loi ni droit même pas de dire, et dire n’est pas le mot, de crier « au viol » !
J’ai l’impression que les gens par rapport à ça sont dans le déni le plus total ; ils se voilent la face et personne ne souhaite voir ou regarder le problème et surtout pas essayer de le régler mais pourquoi ???? La réponse c’est « que dira-t-on de moi » à la place de trouver une justice car la victime devient une cible et on ne la ménage pas ; si c’est une fille c’est sûrement de sa faute si c’est un garçon il l’a bien cherché (dans le cadre d’une toxicomanie).

On se cache les yeux pour ne pas voir le vrai monstre qui a une blouse et un cadre social, travaille dans l’hôpital et dans lequel on doit avoir une confiance aveugle.
Je connais un cas : une voisine dont le neveu se fait admettre à l’hôpital RAZI de salé et le pire c’est que le jeune le dit il le crie haut et fort mais personne ne veut l’entendre même pas sa famille parce qu’il n’y a pas d’autre solution ; dès qu’il a une crise il est amené à l’hôpital pour l’interner quelques jours pour le bonheur des infirmiers : des proie fournies sur place et tout a fait incrédules ça crève le cœur et ça c’est le cas des milliers de nos jeunes enfants tant que les gens ne se décident pas à parler et à briser le silence ; ce n’est pas un cas ou deux et ce n’est pas un hôpital ou deux, c’est nos droits et nos enfants et nos ados. Faites passer le message et encouragez les gens et les jeunes à parler… ce n’est pas parce que ça touche l’autre que ce n’est pas grave, il ne faut pas attendre que ça touche chacun de nous pour en parler ! Encouragez la parole et la prise de conscience pour nos enfants la chair de notre chair.

Mobilisez-vous je vous en prie et au nom d’Allah si tous le monde en parle et s’y met les choses vont bouger ; c’est une vérité qui doit éclater ce n’est pas une honte car la honte e n’est pas sur les victimes ou sur les parents des victimes, elle est sur les monstres qui jouent avec la vie de nos concitoyens, de nos frères et sœurs et comme ont dit : » الساكت عن الحق شيطان اخرس  »
Dans l’espoir d’une vie meilleure et une dignité retrouvée inch allah en tout cas on l’espère tous.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:51

 

Cet article pourrait donner raison à la psychiatrie si malheureusement on n’avait pas pris le problème à l’envers. Que des traumatismes laissent des traces sur les composants de l’organisme semble tout à fait normal puisque le corps cherche à s’adapter à ce qu’il subit (le principe de la survie) ! de là à penser qu’il faut traiter le corps pour qu’il puisse guérir le mental est une idiotie de premier ordre ; le corps cherchera toujours envers et contre tout à s’adapter pour survivre, alors cherchons à aider le mental et le corps suivra automatiquement. La preuve encore que la psychiatrie est à côté de la plaque.

Vous allez voir qu’un nouveau médicament va bientôt apparaître pour « soigner » ces « traces génétiques » !

 

La maltraitance dans l’enfance laisse des traces génétiques

Des Genevois montrent que les traumatismes infantiles peuvent être à l’origine des troubles psychiatriques chez l’adulte
Un traumatisme psychologique dans l’enfance peut laisser une cicatrice génétique chez l’adulte. C’est ce qu’ont découvert une équipe de chercheurs genevois en examinant l’ADN d’adultes souffrants de troubles psychiatriques.

Le groupe de recherche du professeur Alain Malafosse, du Département de psychiatrie de l’UNIGE, en collaboration avec le Département de génétique et de développement, a ainsi démontré que l’association entre maltraitance infantile et certaines pathologies adultes résultait d’une modification des mécanismes de régulation des gènes. Leurs travaux sont publiés dans la revue Transnational Psychiatrie.

Ont participé à l’étude 101 sujets adultes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, caractérisé notamment par une instabilité dans les relations interpersonnelles, les émotions et l’impulsivité. En examinant leur ADN, issu d’une simple prise de sang, les chercheurs ont observé des modifications épi génétiques, c’est-à-dire dans les mécanismes de régulation des gènes, chez les participants ayant été maltraités durant leur enfance (abus physique, sexuel et émotionnel, carences affectives…).
Ces modifications épi génétiques se situent dans le processus de gestion du stress. «C’est la première fois que l’on voit un lien aussi clair entre un facteur environnemental et une modification épi génétique», souligne Ariane Giacobi no, du Département de génétique et de développement. Lien d’autant plus fort que plus la maltraitance a été sévère durant l’enfance, plus la modification est importante.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:32

Des chercheurs du Cedars-Sinai ont développé une psychothérapie visant à aider à développer un point de vue plus positif sur le futur et l'ont comparée à la thérapie cognitivo-comportementale traditionnelle qui est, estiment-ils, centrée les pensées négatives concernant les expériences passées.

Des études récentes d'imagerie cérébrale ont montré que les personnes déprimées ont un fonctionnement réduit dans les régions du cerveau responsables de l'optimisme", souligne Jennice Vilhauer, coauteure. Elles ont également "tendance à avoir moins de compétences pour le développement d'un meilleur avenir. Elles ont moins d'aptitudes pour fixer des objectifs, résoudre des problèmes ou planifier des événements futurs", indique-t-elle.

La thérapie orientée vers le futur vise l'enseignement des compétences nécessaires pour penser à l'avenir de façon plus positive et prendre les mesures nécessaires pour créer des expériences futures positives.

Quand les gens ne parlent que des aspects négatifs de leur vie, cela les amène à se concentrer davantage sur ce qui les rend malheureux, dit Vilhauer. La thérapie orientée vers les futur vise à les aider à porter leur attention vers la construction de visions de ce qu'ils veulent à l'avenir et les aider à développer les compétences dont ils auront besoin pour y arriver.

  • Dans cette étude, dont les résultats sont publiés dans la revue CNS Neuroscience & Therapeutics, 16 personnes ayant reçu un diagnostic de dépression majeure participaient deux fois par semaine pendant dix semaines à des sessions de psychothérapie animée par un psychologue.

Chaque semaine, elles lisaient un chapitre d'un manuel sur la thérapie orientée vers le futur et complétaient des exercices visant à améliorer des habiletés telles que fixer des objectifs. Un autre groupe de 17 personnes suivait une thérapie cognitivo-comportementale traditionnelle. La sévérité des symptômes de dépression et d'anxiété ainsi que la qualité de vie étaient mesurés avant et après le traitement.

Les participants à la nouvelle thérapie ont connu des améliorations considérablement plus importantes des symptômes de dépression et d'anxiété ainsi que de la qualité de vie globale.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:27
  • Sortir de la déprime en s’appuyant sur les choses qui vont bien

Lorsqu'une dépression pointe le bout de son nez, on a tendance à tout voir en noir. Mais pour s'en sortir petit à petit, il est important de se focaliser sur tout ce qui va bien dans notre vie.

Le thérapeute va repérer, à chaque entretien, les éléments pouvant servir de levier pour amener le patient à voir les choses autrement. "J’ai bien compris que votre dépression vous fait beaucoup souffrir, mais qu’est-ce qui va bien dans votre vie ?", demande ainsi le Dr Virot, psychiatre. Pour certains, ce sera d’avoir des enfants en bonne santé. Pour d’autres, d’aller au bureau tous les jours. Des faits qui rassurent quand tout semble aller mal.

À la place d’un médicament, le patient repart souvent avec une tâche à accomplir jusqu’au prochain rendez-vous : lire cinq minutes par jour, sortir un quart d’heure ou, plus curieux, colorier des dessins (sorte de mantras) fournis par le thérapeute. Cette activité calme les tensions émotionnelles et fournit ainsi à la personne un moyen de les contrôler.

Cinq ou six entretiens de ce type peuvent suffire à sortir d’une dépression récente. Si ce n’est pas le cas, d’autres techniques sont proposées.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:26
  • Déprime ou dépression : comment savoir ?

Plutôt déprimé ou vraiment dépressif ? Parfois la limite n'est pas très claire entre les deux. Revenons sur les moyens de traiter cet état.

"Docteur, je me sens fatigué, déprimé…". De plus en plus de consultations commencent ainsi et se terminent par la prescription d’un antidépresseur. Pourtant, derrière ces plaintes, se cachent des réalités qui n’ont rien à voir avec une dépression. "Il est normal d’être triste ou même déprimé de temps en temps. Cela tient à notre nature humaine", a rappelé le philosophe André Comte-Sponville en ouverture du congrès sur les nouvelles approches de la dépression, qui s’est tenu récemment à Saint-Malo.

L’idée : mobiliser les ressources personnelles du patient

La vie comporte inévitablement des malheurs (deuil, chômage…) qui rendent le quotidien difficile à vivre mais ne font pas de nous des malades. Dans ces moments-là, on a besoin de compassion et de temps pour que la vie reprenne son cours normal, mais pas forcément d’un dopant du moral.

Tout autre est la situation de la personne qui s’est peu à peu recroquevillée sur elle-même. Elle se sent envahie par des pensées négatives, une culpabilité, se plaint d’oppression, parfois de douleurs. Celle-là souffre d’une maladie : la dépression. Mais, même dans ce cas, de plus en plus de thérapeutes proposent des prises en charge qui ne font pas seulement, voire pas du tout, appel aux antidépresseurs. L’objectif : mobiliser les ressources du patient, l’aider à trouver en lui les pétales de vie qui le feront peu à peu sortir de l’impasse.

Pas de questions dérangeantes, pas de jugement, plutôt une discussion d’allure banale. Ainsi se déroule un entretien de psychothérapie. Le thérapeute commence par employer des mots rassurants. "De nombreuses personnes vivent ce que vous ressentez. Parfois un petit événement entraîne une réaction disproportionnée. Si vous êtes d’accord, on va laisser se dérouler cette période de chaos et je vais vous accompagner", explique souvent le Dr Virot, psychiatre.

Les phases de dépression aiguë peuvent, en effet, être des moments féconds, estime ce psychiatre. À cette occasion, la personne est peut-être en train de guérir de choses qui l’embêtaient depuis des années.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:25
  • La médecine du toucher : lâcher prise pour s’apaiser

Kinésithérapie, ostéopathie, massage… peuvent soulager des troubles anxieux ou dépressifs. de plus en plus de patients y font d’ailleurs appel intuitivement.

"En posant son corps sur la table du kiné, on pose aussi son paquet de difficultés du moment, son lot de tensions et de douleurs", explique Gilles Guetemme, kinésithérapeute. En touchant, massant, mobilisant doucement ce corps tendu, si fréquent chez les anxieux et les dépressifs, les mains du soignant provoquent une détente propice au laisser-aller. Un état agréable que le malade pourra retrouver ensuite par des exercices de relaxation, notamment respiratoire, qu’il va apprendre ici.

Quand le corps est détendu, la tête peut lâcher prise

Des études ont montré que des mobilisations adaptées pouvaient entraîner une baisse du cortisol (hormone du stress), une augmentation de la sérotonine et de la dopamine, deux neurotransmetteurs qui jouent un rôle dans les sensations d’euphorie.

Il n’est pas rare que les personnes dépressives se plaignent de diverses douleurs. Ce qui n’est pas surprenant, puisque les tensions psychologiques peuvent entraîner des tensions physiques. Celles-ci se manifestent plus volontiers à des endroits clés du corps : visage, nuque, ventre, pieds, dos.

C’est donc en priorité sur ces zones que travaille le kinésithérapeute. Le plus efficace : les massages en pression, estime Gilles Guetemme. "Je commence souvent par appliquer mes mains sur le dos et peu à peu, je sens la personne se relâcher, se détendre. Au niveau du visage, ce sont souvent les mâchoires qu’il faut apaiser". Des gestes faits en musique, les yeux fermés, pour plus de ressenti. Puis, vient le temps de la relaxation respiratoire.

D’autres médecines manuelles, comme l’ostéopathie, visent aussi à favoriser la détente physique pour obtenir le lâcher-prise psychique. Si cela fonctionne, le patient ressent un mieux (plus d’énergie, meilleur sommeil) en deux ou trois séances. Sinon, il faut arrêter, estime le kiné. Il se voit comme un médiateur qui va apprendre à la personne à retrouver elle-même des sensations agréables.

"Mais pas question de la rendre dépendante du kiné", insiste-t-il. Une attitude qui contraste avec les vingt ou trente séances que proposent d’emblée certaines pratiques ésotériques, qui plus est à des prix faramineux. Dans ce cas, méfiance !

À ces médecines du toucher, on peut ajouter l’acupuncture qui agit sur les énergies du corps, Les dépressifs qui en profitent le plus sont ceux qui présentent en plus des douleurs. Ou ceux qui redoutent les séances de psychothérapie car ils ont peur d’être jugés à travers ce qu’ils vont dire. Les soins par le toucher leur paraissent alors plus accessibles. Ce qui ne les empêche pas, parfois, de parler pendant la séance… ce qui peut soudain débloquer la situation.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:24

 

  • Les thérapies narratives pour retrouver une meilleure image de soi

Nous n’en sommes pas conscients, mais la façon dont nous nous racontons nous influence en retour. Retrouver une façon positive de parler de notre vie, tel est l’objectif de ces nouvelles approches.

Lorsqu’on se raconte, on sélectionne certains aspects de sa vie. Et quand on est dépressif, ceux qu’on retient sont pauvres et noirs. "“Je suis déprimé, je suis au fond du trou”, sont parfois les seules paroles qu’est capable d’exprimer la personne pour expliquer l’état qui la ronge"", souligne le Dr Servillat, médecin psychiatre qui pratique cette approche de la dépression. Développée par une école de psychothérapie de Chicago (États-Unis), elle est encore peu pratiquée en France.

Réapprendre à parler de soi… en bien

À l’image de l’archéologue qui cherche partout des indices pour analyser une pièce inconnue, le thérapeute narratif va questionner patiemment son patient pour l’amener à enrichir sa description de lui-même. Et ainsi, en retour, avoir une meilleure image de lui-même et de sa vie. En pratique, le thérapeute va patiemment encourager le patient à donner des détails sur l’influence qu’a son état dépressif sur lui et son entourage.

Bien souvent, au début, il se perd dans des phrases du style : "Je suis en train de bousiller mon entourage, mon manque de moral embête tout le monde…". Puis, il peut reconnaître que son conjoint est toujours à ses côtés, malgré son humeur désastreuse. Donc la solidité du couple, ça existe, et il (ou elle) doit bien y être pour quelque chose. Il y a plusieurs amis sur la photo de son dernier anniversaire ? Donc la dépression n’a pas tout bousillé, etc.

Autant de petites et grandes réussites qui peuvent lui redonner peu à peu une sensation de contrôle sur sa vie. Finalement, tout n’est peut-être pas écrit ! Bien sûr, le chemin est long. Ce nouveau récit de son histoire avec des mots plus positifs ne se fait pas en un jour. Mais l’effort en vaut la peine et permet à certaines personnes envahies par leurs problèmes depuis des mois, de parler à nouveau de la joie d’exister.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 17:23

La nuit porte conseil. L’hypnose, c’est un peu cela aussi. Cette technique vise à confier nos problèmes à notre monde intérieur qu’est notre inconscient pour les résoudre. De plus en plus de psychothérapeutes l’utilisent pour traiter les dépressions.

1. L'hypnose, comment ça marche ?

Vous connaissez sans aucun doute cette situation : vous êtes dans un train, plongé dans un livre, votre attention "décroche" et soudain vous êtes arrivé. Que s’est-il passé ? Vous n’avez pas bougé mais votre esprit était ailleurs.

C’est cet état "d’ailleurs" que va favoriser l’hypnothérapeute chez son patient. L’hypnose est obtenue par des mots simples, des suggestions, prononcés par une voix douce et rassurante. Ces mots sont inspirés du comportement du patient, de ses goûts, de sa vision des choses. Ils sont donc différents pour chacun.

L’état hypnotique entraîne une relaxation qui favorise la légèreté du corps (un bras peut se lever sans effort) et le lâcher-prise mental. Un moment agréable donc, qui laisse après l’idée qu’on est capable de faire quelque chose de bien pour soi.

 

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