Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:22

Pour avoir eu un peu affaire à la psychiatrie, je témoigne qu'il s'agit bien de la pseudo-science la plus grossière et dangereuse qui soit, d'autant plus qu'elle est institutionnalisée comme médecine de sorte que ceux qui ont le malheur d'avoir l'obligation de demander ses services et de suivre ses traitements (pour des motifs de problèmes sentimentaux par exemple), se trouvent statutairement obligés d'être victimes de sa barbarie (je n'exagère pas). En effet, j'ai été obligé de prendre ce congé car n'étant pas titularisé, je n'avais pas le droit de prendre un congé sans solde, sauf à démissionner, ce que tout le monde autour de moi trouvait insensé et qu'il m'était donc socialement impossible de demander; mais je ne vois nullement en quoi perdre mon statut et les graces de continuer à me faire gérer par cette administration débile et totalitaire, aurait été plus regrettable que cela n'a été de suivre les traitements barbares que j'ai suivis heureusement beaucoup moins que ce que j'étais censé suivre, et dont il me reste des séquelles longtemps après. En effet j'avais dû signer l'obligation de suivre les traitements qui me seraient prescrits soi-disant pour mon bien. C'est donc bien de l'institutionnalisation de la barbarie qu'il s'agit ici.

Voici quelques caractères de cette barbarie pseudo-scientifique dont je témoigne (j'ai vu principalement deux psychiatres, et ai été orienté vers le deuxième en entendant dire qu'il avait bonne réputation, de fait il avait l'air sympatique mais... ça me suffit !):
- Diagnostics de schizophrénie à tort et à travers; barbarie des traitements en ce sens. J'ai eu beau tenter d'expliquer à mon premier psy pourquoi j'estime n'être pas schizophrène, il ne voulait rien entendre mais s'est contenté d'argument d'autorité, en me renvoyant à la la consultation d'un de deux autres psys experts de son choix à l'université de Rouen pour qu'ils me confirment son diagnostic. Par ailleurs j'ai entendu parler de quelqu'un qui eut le malheur d'avoir affaire à la psychiatrie, et qui n'avait pas tant de problèmes que cela mais ayant été étiqueté schizophrène a été amené à suivre des traitement qui ont fait de lui un légume: il a grossi et sa famille ne le reconnaît plus, ils trouvent que ce n'est plus lui, sa vie est complètement anéantie, et il doit continuer à suivre les traitements parce qu'il en est désormais dépendant.
- Absence de transparence dans l'établissement de diagnostics et l'objectif des traitements prescrits. Il m'était en effet très difficile d'obtenir de mes psys des explications sur leurs diagnostics et ce qu'ils espéraient soigner ainsi. Ils se contentaient en effet de me dire que j'en avais besoin, que ce serait bon pour moi, mais ils ne cherchaient pas à me l'expliquer pour savoir si je suis d'accord. Ils m'ont fait avaler leurs poisons par ruse, mensonge et obscurité, sans mon consentement éclairé. J'appelle ça une violation de liberté (il me semble d'ailleurs avoir vu passer la notion de consentement éclairé dans la législation, mais je n'ai guère d'espoir de faire valoir cela dans le présent cas, vue la situation).
- Toute marque d'intelligence originale et d'indépendance d'esprit est regardée par les psychiatres comme pathologique. A la fin de mon aventure, comme j'ai protesté par écrit contre mon dernier psychiatre, il m'a répondu en se justifiant, en expliquant de quoi, d'après lui, je souffais: "du sentiment ne pas être accepté par la société". Non non et non, je souffre bien moins de ma différence avec la société (qui n'est pas une non-acceptation, ne serait-ce que du fait que par le succès de mon site j'en ai une sorte de reconnaissance très importante finalement, seulement qui n'est pas du type de reconnaissance que les institutions voudraient me faire rechercher), que du fait de la barbarie des institutions qui cherchent à tout prix à me conformer à leur débilité et à leur barbarie, et qui trouvent pathologique de ma part que ce ne soit pas mon rêve le plus cher que de la supplier de m'intégrer à elle. J'ai souffert du fait que le monde n'ait pas voulu me foutre la paix; à part ça je souffre de n'avoir pas trouvé une femme, mais me faire accepter une femme que je n'aimerais pas, ou encore soit-disant compenser par d'autres relations sociales, ne saurait de toute manière en être la solution. Mais la revendication de la différence comme un avantage, et le besoin que la société nous foute la paix, n'est pas une chose que les psys sont capables de concevoir.
- Mensonge sur l'interprétation des "effets secondaires" (en réalité principaux), prétendument expression de pathologies latentes qui viennent à s'exprimer, alors qu'elles ne s'étaient absolument jamais produit jusque-là: palpitations cardiaques, tremblements...
- Incapacité de s'excuser. Quels que soient les désastres qui résultent de leurs traitements, les psys ne seront jamais désolés, ils chercheront seulement à se justifier, en faisant valoir leurs diplômes et autres...
- Mépris du patient, abus de pouvoir sur personne vulnérable: sous prétexte qu'ils ont leurs super diplômes et que les gens qui viennent les voir ont des problèmes, ils ne cherchent même pas à comprendre pourquoi on vient les voir, du moment qu'on est là ils se croient permis de nous prendre pour des moins que rien, des cobayes, des débiles mentaux, des irresponsables etc. Même le fait que j'aie un doctorat en maths ne semblait pas leur inspirer la moindre présomption de crédit envers la pertinence de mes appréciations.
- Ce mépris est également adopté par les secrétaires et concierges des établissements. En effet, au centre Pierre Janet du Havre où j'avais vu mon premier psy, j'ai tenté de discuter du problème avec la personne de l'accueil. Son mépris envers moi fut total. Mon expérience ne valait rien à ses yeux, n'étant guère que "ce que vous pensez", du pipi de chien, une marque de débilité, et surtout je devais absolument me taire dans les couloirs, pour que personne n'entende mon témoignage. Bref, on se croirait vraiment sous Staline. Eh bien non, je ne me tairai pas. Allo ? La France d'aujourd'hui est-elle vraiment un pays de liberté ? Y a-t-il quelqu'un pour élever la voix contre le totalitarisme barbare ? Finalement, j'obtins de voir une assistante sociale, et je lui exposait le problème. Elle semblait tomber des nues, n'ayant jamais entendu de telles choses. Sans doute les gens déprimés n'ont-ils pas suffisamment confiance en leur propre jugement (réellement difficile à former et à affirmer en de telles circonstances il est vrai) pour protester jusque-là ? Surtout, la loi du silence s'impose dans ces milieux.
- Enfin, je mentionnerai l'affaire du dernier "médicament" que j'ai pris, qui m'a été prescrit alors que je venais justement de mettre en garde mon psychiatre sur le fait que j'en avais marre de ces traitements absurdes et néfastes pour la schizophrénie que je n'ai pas, et que je refusais absolument de prendre toute substance qui risquerait de porter des effets néfastes à long terme. Résultat, il me prescrivit du SEMAP en me disant d'en prendre une demie-pilule par semaine en commençant tout de suite et si cela aurait un effet néfaste je m'en apercevrais le jour même, et il me prescrirait autre chose. Résultat, avec une seule demie-pilule (évidemment que je n'en ai pas repris ensuite !) cela eut des effets dévastateurs qui ont commencé au bout de quelques jours, ont demeuré plusieurs mois et dont il me reste des traces d'effets sensibles au bout d'un an.

J'en ai discuté avec le pharmacien. Il était d'accord avec moi sur toute la ligne, la différence étant sa résignation: il est tenu de l'obligation légale de vendre les "médicaments" qui lui sont demandés, alors même qu'ils sait qu'ils sont de toute manière néfastes. D'après lui, on ne peut toute façon rien faire, car la psychiatrie est une institution.

L'ultime justification de cette barbarie que j'ai pu entendre: que soi-disant je suis libre, je ne suis pas obligé de voir un psy particulier, je peux en changer, je n'aurais donc dans ces conditions aucun motif de me plaindre. Objections: comme je disais, par leurs mensonges les psys m'ont empoisonné en l'absence de mon consentement éclairé. Je ne suis donc pas libre. D'autre part, je ne suis pas libre de prendre n'importe quel psy puisque la plupart ont leurs carnets de rendez-vous complets pour plusieurs mois à l'avance. Ensuite, il est inadmissible que les listes de psys respectables d'une part, ceux barbares à éviter d'autre part, ne soient pas rendues publiques: comme j'expliquais sur la dictature du hasard, cette absence des informations nécessaires condamne totalitairement les gens à subir les traitements des barbares, en les empêchant de les éviter. Autrement dit, ça n'a aucun sens de dire que les bons psy "existent" abstraitement, la seule chose intéressante serait de les indiquer nommément pour permettre enfin aux gens de les trouver en pratique, et vérifier si c'est vrai (si ceux qu'on dit bons le sont effectivement, et n'en donnent pas seulement l'illusion sur un coup de chance). Enfin, il est inadmissible que les psys commettant ces actes barbares que je mentionne plus haut ne soient pas immédiatement démis de leurs fonctions, si ce n'est condamnés à la prison à vie pour empoisonnement. Je ne vois en effet aucun sens à essayer encore un autre psy tant que la psychiatrie dans son ensemble maintient son statut d'activité totalitaire irresponsable, cautionnant ces barbaries en permettant à ceux qui les commettent de continuer à exercer. Qu'est-ce que c'est que ce jeu de la roulette qui fait tourner indefiniment les patients d'un psy barbare a un autre psy barbare pour les obliger à continuer a s'empoisonner avec des psys toujours differents sans espoir raisonnable d'arriver à quelque chose d'acceptable ?

Ouvrir des espaces de discussion entièrement libres et publics permettant aux patients de témoigner nominativement sur les psychiatres qu'ils ont consulté, serait un minimum démocratique, n'en déplaise aux tenants d'une certaine pseudo-déontologie du respect de la vie privée, du secret et de l'antinotationisme.

Dernières nouvelles sur mes derniers contacts avec la psychiatrie: mon dernier rendez-vous avec l'expert, automne 2009, pour valider ma retraite invalidité. Comme d'habitude, le temps était très court environ 5 minutes, ce que je savais d'avance et j'avais donc médité d'avance mes propos, au sujet de mes démêlés avec la psychiatrie. 

Suite à cela, il a rédigé un rapport "confidentiel" à destination des comités médicaux, que j'ai pu avoir en main. Je constate qu'il y a retranscrit l'ensemble de mes propos, ceci incluant sans vergogne des convictions profondes à connotation personnelle que je ne citerai pas ici. Voici quelques extraits de son rapport, incluant la faute d'orthographe :

"... Il ne présente pas de déficience intellectuelle, pas de désorientation ni de confusion. Le discours de monsier Poirier reste toujours complètement inchangé: il continue à se plaindre encore des effets secondaires des neuroleptiques reçus il y a maintenant plusieurs années (asténie, petits tremblements, petites contractions musculaires). il trouve même que ces effets s'aggravent très progressivement.

Ces éléments subjectifs n'ont toujours aucun fondement clinique réel, mais sont des interprétations délirantes d'un ressenti subjectif. Son discours a un peu évolué vis-à-vis du psychiatre qui lui avait prescrit ces neuroleptiques (...) Il continue donc de l'accuser de "l'avoir empoisonné par la ruse et le mensonge", "traité comme un rat de laboratoire alors qu'en fait il aurait dû le regarder comme un partenaire" (...)
Il reste toujours très vindicatif vis-à-vis de la psychiatrie et de l'industrie pharmaceutique, mais il se focalise uniquement sur un seul psychiatre alors même qu'il a été suivi et traité par au moins 3 psychiatres différents (...) Sa pensée reste diffluente et le syndrome dissociatif présent même s'il n'est pas majeur. Le contenu de son discours est toujours emprunt d'éléments délirants et de convictions délirantes, avec cette fois une note plus persécutive dirigée sur le dernier psychiatre qui l'a suivi et qu'il tend à rendre responsable de son état.
Nous avions noté lors de la dernière expertise: "Son délire semble même avoir réussi à s'organiser autour d'un axe central qu'il nomme "le système" (évocation de l'organisation sociale semble-t-il) qu'il tente à sa manière de réorganiser(...) tout en se sentant persécuter par ledit système... Cette thématique délirante reste malgré tout peu structurée". Il en est toujours de même, avec sans doute un délire s'aggravant très progressivement au cours des années.
(...) Il est toujours dans une méconnaissance complète de ses troubles"

Correction: j'ai été traité par seulement 2 psychiatres. Avant de revenir au Havre, j'ai vu seulement une fois un psychiatre à la Réunion, qui ne m'a pas traité mais a seulement rédigé un rapport qui lui a été transmis, et que j'avais à peine regardé. Qu'y aurait-il d'anormal de n'évoquer, dans le bref temps qui m'est imparti, que le cas de celui qui a réussi à me faire prendre la pilule dont je subis toujours les effets. Ca ne veut pas dire que le précédent avait une attitude plus défendable, seulement cela ne me concerne guère plus que celle de tous les autres psychiatres de France que je n'ai pas consulté, au sujet desquels j'ai exprimé mes larges soupçons par ailleurs. Or il devrait bien aller de soi que je n'en pense pas moins au sujet de celui qui m'avait traité en premier, par le fait que je l'ai quitté définitivement.

Ensuite, encore une fois: au cours de mes voyages les années passées notamment en pologne où j'ai exposé mes idées de changement politique par des logiciels, en majorité auprès d'étudiants en économie ou autres sciences sociales, la plupart du temps au bout d'une à deux heures d'exposé-débat, tout le monde est ressorti convaincu et enthousiaste. Délirent-ils tous également ? Faut-il rappeler la règle de bon sens à savoir que chacun ressent naturellement en première impression sa propre pensée comme plus claire et structurée que celle d'autrui - et donc doit normalement se méfier de cette impression pour espérer à un minimum d'objectivité ? et que mes idées étant le fruit d'une recherche théorique de plusieurs années, et nécessiteraient évidemment plusieurs heures d'exposé et débat pour être expliquées, une entrevue de quelques minutes dans un tel contexte ne permet naturellement pas d'en juger ?

Clairement, la pensée psychiatrique est marquée par une complète immaturité vis-à-vis du monde normal ou scientifique des débats d'idées, classant automatiquement comme "délirante" ou "schizophrène" toute conviction contraire à ses présupposés. Si tout le monde pensait comme les psychiatres, les gens de droite s'empresseraient d'interner les gens de gauche, les gens de gauche d'interner les gens de droite, les athées d'interner les religieux, les adeptes de chaque religion d'interner les adeptes de chaque autre religion, et il ne resterait plus personne en liberté.

C'est le principe même de l'infalsifiabilité absolue. Dès lors, en tout état de cause, la psychiatrie n'a rien de scientifique.

Et dire que les administrations de l'Etat (système de congés...) ont impérativement besoin de se baser sur des torchons pareils pour pouvoir fonctionner !!
En conclusion, j'estime qu'il est immoral de payer des impôts à un Etat qui forme et institue une telle mafia. 

Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de mon propos: une idée souvent associée à l'antipsychiatrie serait de dire qu'il n'y a pas de maladie mentale. De mon côté je ne m'aventurerais pas à une telle affirmation. Je dirais même au contraire, il me semble clair qu'il y a effectivement dans la sociéte de dangereux psychopathes, irresponsables de leurs actes, qu'il y aurait grand besoin d'enfermer et de soumettre à des traitements de choc pour les empêcher de nuire. Je veux parler des psychiatres bien entendu.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:48

couverture Parution : 3 Mars 2011

        La France est la championne du monde de la consommation de médicaments psychotropes. Et la situation s'aggrave d'année en année.
Les raisons de cette surconsommation, aux conséquences nocives pour la santé ?
Psychiatre, spécialiste des troubles du sommeil et de la dépression, Patrick Lemoine dénonce la formation des médecins occidentaux. Ceux-ci, ignorant trop souvent les alternatives qui leur sont proposées, répondent à chaque symptôme par la médicamentation.
Ces médicaments pas toujours appropriés usent notre résistance corporelle, affaiblissent nos défenses naturelles et nous entraînent inexorablement vers des pathologies de plus en plus sévères.
Or, quand il est débarrassé du contrôle de médicaments de synthèse, notre organisme est une véritable usine à fabriquer naturellement les médicaments dont il a besoin, comme les antibiotiques, antalgiques, anti-inflammatoires, antidépresseurs, somnifères...
Le sevrage et la désintoxication sont donc les premiers gestes à pratiquer pour se sortir de la spirale de la médicamentation et retrouver une pleine santé.
Patrick Lemoine dresse une liste complète des médicaments dont il convient de nettoyer notre organisme : tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, neuroleptiques, régulateurs de l'humeur. Les hormones et les corticoïdes, entre autres, trouvent leur place dans la liste de produits qui, à la longue, cessent de nous être bénéfiques.
Par quoi remplacer ces médicaments ?
Les médicaments produits par le corps et par la nature ? les hormones naturelles et les plantes, par exemple ? sont d'excellents substituts à la médicamentation chimique. Leurs conséquences bénéfiques pour la santé sont scientifiquement prouvées et les protocoles de traitement sont au point. Patrick Lemoine propose également des alternatives, physiologiques, psychologiques ou environnementales à la chimie : respect de nos rythmes naturels (alternance veille/sommeil), luminothérapie, acides aminés...

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:08

Nous avons souvent un rythme de vie très accéléré. Le travail, la famille, les projets personnels, la quête d'un mieux être, le souci de rayonner parmi les siens sont autant de défis quotidiens qui ne nous laissent aucun répit, aucun laps de temps, aucune occasion pour accorder la moindre attention à certaines réalités "banales" ou certaines personnes qui nous entourent.
Ainsi, du fait de notre course permanente pour notre réussite personnelle, pour l'épanouissement de notre famille, pour la réalisation de nos rêves et projets personnels, pour nos folies, nous oublions l'existence d'un autre monde avec ses infinies réalités, celui des laissés pour compte, des sans voix, des marginalisés, des faibles. Dans ce monde du silence, je voudrais retenir l'exemple des fous !

Imaginons: combien de fois avons nous essayé de penser à la vie d'un fou ou d'une folle ? Combien de fois avons nous essayé d'imaginer la journée d'un fou ? Ou de nous faire une idée sur ses besoins éventuelles, sur ses états d'âme ? Comment se nourrit un fou ou une folle ? Comment et où dorment-ils quand il fait froid ou chaud ? Comment se soignent-ils quand, ils sont malades ? Comme nous pouvons nous en douter, c'est toute une vie, tout un monde à part !

En tout cas, il est bon que nous essayions souvent de percer les mystères de ce monde. Il est bon que nous sachions que les fous, en dehors de leur état mental qui font qu'on peut les considérer comme différents de nous, sont tout à fait nos semblables. Ils ne sont pas indifférents à la soif, à la faim, à la douleur, à la souffrance, à la maladie. Dans notre vie chargée de tous les jours, essayons d'avoir une pensée pour ces oubliés; essayons d'imaginer ce qu'ils peuvent éprouver et dans le meilleur des cas, agissons de manière à apporter un peu de "sel" dans leur existence si pénible. A chaque fois que nous sommes devant notre table, pleine de victuailles à n'en pas finir, soyons conscients qu'un fou, couché sous un arbre quelque part est entrain de vivre les affres de la faim. Agissons alors! A chaque fois que nous sommes devant notre armoire bourrée de laine, de draps chauds et de grosses couvertures, sachons que quelque part, le froid est entrain de torturer un fou ou une folle. Agissons alors! Que dire encore ?

Les fous sont nos semblables. Ils sont le miroir, le reflet de ce que nos sociétés sont aujourd'hui; des sociétés pressées, gangrenées par l'individualisme, la solitude, la marginalisation...Il y a aussi autre chose: personne d'entre nous ne sait à l'avance son sort final. Nous sommes tous, nous et ceux qui nous sont proches, de potentiels fous et folles. Le philosophe disait que Je suis homme et rien de tout ce qui est humain ne doit me laisser indifférent. Oui. Ne soyons pas indifférents à nos fous et folles. A défaut de pouvoir leur apporter quelque chose de concret à même de les conforter dans ce qu'ils ont d'humain, de dignité, "amusons" nous quelques fois, au gré du rythme infernal de notre vie de tous les jours, à penser à ce que peut ressembler la vie d'un fou, les états d'âme d'un fou, à ce qui se passe dans la tête d'un fou quand il passe une journée entière assis sous un arbre. C'est vraiment fou, et pour l'exercice, vous pouvez me croire, c'est édifiant! A bientôt

Repost 0
Published by VIOLENCE A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 14:41

 

Catherine Derivery - L'enfer. Témoignage

L'enfer - Témoignagne


" Il y a quelques années, j'ai connu l'enfer.
Victime d'une grave dépression, j'ai frôlé la mort à plusieurs reprises, perdu mon boulot, ma fille, l'homme que j'aimais et j'ai souffert comme je n'imaginais pas que ce fût possible. Je n'ai pas eu de chance, les médicaments étaient sans effet sur moi. Mais ce n'est pas par malchance que j'ai été maltraitée par l'institution psychiatrique. Quand il s'agit de maladie mentale, la loi et la coutume permettent des excès et des manquements injustifiables, et aux yeux de la société, la dépression reste une maladie honteuse.
Il est vrai qu'il n'existe pas de pilule miracle contre la dépression. Mais il existe différents traitements et une multitude de thérapeutes, dont certains sont meilleurs que d'autres. Encore faut-il les connaître. C'est pourquoi j'ai voulu témoigner, mais aussi comprendre ce qui m'était arrivé durant ces années. Si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, les choses se seraient peut-être passées autrement : je ne me serais pas coupée du monde ni laissé enfermer par cette maladie.
Et le chemin de la guérison aurait été moins long, moins douloureux aussi... Personne n'est à l'abri d'une dépression ou de celle d'un proche, alors mieux vaut connaître son ennemi si l'on veut se donner une chance de le vaincre... "
Repost 0
Published by VIOLENCE A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 15:59

Troyes- Un interne en gynécologie de l’hôpital de Troyes a été mis en examen et écroué. Il aurait violé l’une de ses patientes enceinte

Il est 21 h, samedi, lorsqu’une jeune femme se présente aux urgences de l’hôpital de Troyes. Enceinte de quinze semaines, elle décrit un état de faiblesse qui l’inquiète. Des vomissements entre autres symptômes.
L’équipe fait alors appel à l’interne en gynécologie. Un homme âgé de 26 ans qui exerce depuis deux ans à l’hôpital. Un garçon réservé, timide, compétent, à l’écoute de ses patientes, diront ses collègues.
Après une première auscultation, Dyn décide de l’hospitalisation de la jeune femme. Quelques heures plus tard, il passe les portes de sa chambre. Elle doit subir un examen complémentaire.
Sans crainte, avec confiance, la jeune femme, âgée de 22 ans, suit l’interne jusqu’à une salle isolée. Ils vont parler près d’une heure, puis il lui donne un médicament. Un traitement qu’elle croit être homéopathique. Il s’agit en fait d’un anxiolytique.
L’interne procède alors à la seconde auscultation. Allongée sur une table d’examen, la jeune femme est couverte de plusieurs draps. Le médecin lui conseille alors de fermer les yeux pour qu’elle puisse se détendre. Et il la viole.
Terrorisée par ce qu’elle vient de subir, et par ce qu’il pourrait encore lui faire, la victime jure qu’elle se taira.
Dyn s’excuse, tente de lui expliquer son mal-être. Et la laisse enfin regagner sa chambre.
C’est là qu’elle se confie à l’équipe médicale qui donne l’alerte.
Information judiciaire
Dans la nuit, Dyn est interpellé et placé en garde à vue dans les locaux du commissariat.
Face aux enquêteurs, il aurait reconnu les faits. Il aurait expliqué avoir cédé à une pulsion. Rien de ce qu’il aurait fait subir à sa patiente n’aurait été prémédité.
En début de semaine, une information judiciaire a été ouverte par le parquet et confiée à un juge d’instruction.
Dyn a été mis en examen et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Chaumont. Dans les semaines à venir, les enquêteurs attachés à la sûreté départementale poursuivront leurs investigations sur commission rogatoire.

 

 

 


Repost 0
Published by VIOLENCE A L'HOPITAL - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:24

 

 

Cette histoire peut paraitre extraordinaire mais malheureusement, d’après mon expérience de responsable du site « La psychiatrie nous ment » elle ne l’est pas, car de nombreuses personnes témoignent en me racontant le même style d’histoire.

Un jour un enfant, un membre d’une famille, a un léger problème. Les parents l’amène chez le médecin qui le dirige vers la psychiatrie. Nous pourrions penser que c’est la bonne démarche puisque la publicité faite autour de ces gens (les psychiatres) est énorme et qu’on les voit partout dans les médias, mais non. Au contraire c’est à partir de ce moment-là que les vrais problèmes débutent, que la folie s’installe chez le patient et commence irrémédiablement à détruire la famille.

Le témoignage de cette mère, artiste suisse reconnue et aimée de tous est saisissant, plein d’amour et de douleur.
La psychiatrie ne savait pas en s’attaquant à cette femme et à son mari qu’ils allaient rencontrer une lionne prête à tout pour sauver son petit.

Je vous présente, brut de décoffrage, le témoignage d’isis GABER.

 

L’histoire d’une dérive……

Fin mars 2009 – un adolescent de 14 ans se rend aux urgences d’un Hôpital vaudois.
Résultat : on constate qu’il est soigné avec plusieurs médicaments contre de l’asthme qu’il n’a jamais eu!!!Décidé à se prendre quelques jours de plus dans un secteur où les enfants et les adolescents passent de belles journées, cet adolescent que j’appellerai dorénavant ABC rencontre la pédopsy et lui offre l’occasion d’entrer dans sa vie.
Après une semaine passé là-bas, les parents sont convoqués pour les informer qu’ABC ira faire un bilan psychiatrique en Valais dans un secteur spécialisé pour les adolescents.
Etonnés par cette information et demandant des explications, les parents n’en ont pas vraiment eu. Ils ont essayé vainement de refuser, mais l’autorité médical a fait valoir son pouvoir. Aucun diagnostique, aucune écoute puisque la décision a été prise et que les parents n’ont rien pu dire. Juste le jugement Atif d’une future maman pédopsy…..

VIP clinique de soins spécialisés pour adolescents en Valais
10 chambres, huit éducateurs et infirmiers, une villa, et un étage dans un hôpital et trois pouvoirs médicaux.
Heureux d’imaginer que tous les autres adolescents du canton vont bien…La famille, perdue, mais confiante ont assisté à la fouille rigoureuse de l’enfant, et l’énoncé des règles strictes de l’établissement. Imaginant une semaine de bilan psychologique et un retour paisible à la maison, la famille est repartie en se disant : Il n’est pas physiquement malade mais surement dans ses doutes et ses questions, une angoisse, un malaise passager. Tout ira bien…

Les jours passent, les semaines aussi……
En entretien familial, il y a tout d’abord, la pédopsychiatre et l’enfant, puis la pédopsychiatre et un docteur et l’enfant et parfois un infirmier ou éducateur du secteur.

Lorsque les parents demandent : Qu’elle est le diagnostique ou se situe le problème de leur enfant ?
On leur répond : Nous cherchons, nous discutons avec votre fils (discussions que nous ne pouvons vous rapporter ; secret professionnel)
Pour le moment, il serait bien que votre enfant reste chez nous.

Les parents demandent : Quelle prise en charge, quel cadre éducatif avez-vous mis en place ?
On leur répond : Votre enfant s’intègre bien dans les activités, il fait de la musique, regarde la télévision, écoute de la musique, joue aux cartes.

En pleine période de scolarité, la maman prend contact avec l’école, va chercher les outils scolaires afin que son enfant puisse poursuivre ses études dans le cadre de son hospitalisation.
Lorsqu’elle demande comment son enfant étudie ?
On lui répond : Nous avons une enseignante qui est là que pour les 10 adolescents de l’établissement et votre enfant étudie vraiment bien.
Espérante, la maman insiste pour que son enfant passe les examens de fin d’année en Juin.

D’entretien en entretien, le pouvoir médical conserve le flou, vont même accuser les parents de travailler et de n’être pas assez disponible pour eux.
Les parents se déplacent une fois par semaine pour l’entretien familial, le week end pour prendre et ramener leur enfant et une fois par semaine en visite du soir. (visite du secteur : 19h00-21h00)

Lors d’une journée difficile pour leur enfant, le chef de clinique prend l’initiative de donner un Temesta à l’adolescent. Ce ne sera que deux semaines après que les parents seront mis au courant alors qu’ils téléphonent tous les jours pour prendre des nouvelles de leur enfant.
Lors d’un entretien familial, un docteur propose d’autres antidépresseurs de 3ème génération pour calmer les angoisses d’ABC.
Sous pression, surpris et sans armes, les parents acceptent à contre cœur.

Il s’avèrera que ces antidépresseurs ne serviront à rien (comme confirmé par le docteur et par l’enfant) et qu’ils participeront activement au drame se préparant…….

Ses week-end, leur enfant les passe entouré de ses amis. Il rit, chante, sort avec eux et en voyant les beaux jours arrivés, les parents les amènent et les reprennent régulièrement au bord du lac.
Lors de ses rentrées à la clinique, leur enfant change de comportement, devient triste et clame son vœu de rupture avec ses parents.
Lors d’un entretien familial début juin, le docteur prend la parole et dit : ABC va pouvoir sortir en date du 22 juin et réintégrer sa vie en famille ; il n’a aucun problèmes psychiques. Comme il a l’angoisse à l’idée de retourner en classe, il effectuera ses examens à la clinique. Je propose aussi si vous êtes d’accord, qu’un éducateur vienne aider votre enfant à la maison et qu’il bénéficie encore d’un suivi psychiatrique externe.
Proposition que les parents acceptent en pensant toujours au bien de leur enfant.
Le docteur informe aussi la maman que son enfant ne souhaite pas vraiment retourner à la maison. N’ayant aucun éléments pour mettre l’enfant en foyer et ; l’enfant n’ayant aucune raison d’intégrer un foyer ; cette idée est mise de côté pour le présent.

Du côté clinique ; les rigueurs des fouilles imposées à leur enfant à son arrivée semblent bien loin. Lors de ses week end de sortie, ABC ramène dans le secteur soi-disant sécurisé des ceintures à clous, des bracelets cuirs à clous, des couteaux etc…. Il arrive aussi à cacher pendant 17 jours les antidépresseurs prescrits par le docteur et à ramener des médicaments de l’extérieur à l’intérieur de la clinique.
Quelques jours avant ses examens finaux et une semaine avant sa rentrée chez lui ; la maman reçoit un téléphone du docteur de la clinique. Il est 8h30.
- Votre enfant titube, pour le moment, il va bien mais on pense qu’il a mangé des médicaments en quantité ; il va être transféré dans un autre hôpital. Je vous rappelle dès que j’ai des nouvelles.
11h30, la maman téléphone toujours sans nouvelle.
- Votre fils a mangé des médicaments c’est confirmé, il est hospitalisé.

Les parents se déplacent à l’hôpital, ils trouvent leur enfant tuyauté et à moitié comateux.
Aucun mot ne peut expliquer la douleur vécue par la famille dans cette chambre d’hôpital. Jamais dans sa famille, dans sa vie, leur enfant n’avait été descendu d’une corde, lavé de l’estomac ou réanimé d’une noyade ou ressorti de sous un train ou une quelque conque tentatives de suicide avant la prise en charge d’une unité pédopsychiatrique manifestant un parti pris incompréhensible vis-à-vis des parents et l’histoire d’une famille unie et équilibrée.
Leur enfant sous la responsabilité de la clinique avait intenté à sa vie ; tout le personnel de l’hôpital avait la langue liée ou était pour ainsi dire absent. Aucune explication, aucune n’aide….Le néant…
C’est seulement dix jours après que les parents apprendront que leur enfant avait caché pendant 17 jours sa médication et qu’il avait survécu à un Coma 4……

L’entretien familial qui suivit fut émotionnellement bousculant.

Le survol sur la tentative de suicide produit quelques jours auparavant dont le médecin et la pédopsychiatre ont fait preuve, était éloquent.
Accusateurs envers les parents …Votre enfant a pris ses médicaments lors de ses sorties……
Mais aucune possibilité d’entrer en matière sur les 17 jours où ABC avait pu cacher sa médication donnée à la clinique. Aux questions posées, les parents reçoivent la réponse suivante : on ne peut pas rester à côté du patient pour vérifier qu’il prenne bien son médicament.

Leur enfant à peine remis de son hospitalisation reste silencieux. Les parents touchés profondément sont heureux de ne pas se pencher sur le cercueil de leur enfant…….

Professionnel, travail en systémique, lien avec la famille, encadrement, sécurité….Encore une fois, les mots utilisés par les responsables et l’équipe de cette clinique ne s’avèrent être que des mots.

L’entretien suivant, les parents soumettent à leur enfant plusieurs pistes de sortie ; le dialogue s’installe et les propositions se font :
Un voyage à l’étranger pour apprendre une langue, (espagnol ou allemand ) car leur enfant leur avait fait part de l’envie d’apprendre ces deux langues.
Un séjour en Afrique où son grand-papa vit maintenant après plusieurs années dans le domaine hospitalier, actuellement à la retraite ; il avait proposé de l’accueillir.
Suivre une école d’art comme leur enfant proposait quelques semaines auparavant.

Ils passent leur entretien à mettre du soleil et de l’espoir sur le chemin épineux du labyrinthe dans le quel le milieu psychiatrique les ont emmené.
Leur enfant partant pour rejoindre son grand-père et du coup son oncle, instructeur de plongée, la famille voyait enfin une porte s’ouvrir.

Quelques jours passèrent et lors d’un appel téléphonique les parents apprenaient que certains membres de l’équipe et le médecin avait refermé la porte en dissuadant leur enfant de partir rejoindre son grand-père en Afrique au profit d’un suivi chez eux.
Ils mettaient ainsi un terme à la possibilité que leur enfant découvre un autre pays, le plaisir de voyager au fond des mers et dans le désert, de vivre dans un lieu enrichissant d’histoires, de découvrir un paysage désertique et une verdure près du fleuve, de rencontrer une autre civilisation, d’autres humains et d’ainsi tracer un nouveau chemin.

A court de mots, d’idées et démunis face à cette manœuvre cruelle ; les parents seront balayés à nouveau par le pouvoir médical.

Après deux jours de combats et de téléphones, les parents croient obtenir un transfert inter-cantonal.
Retour à la case départ. Au lieu même où tout avait commencé, là où cette future maman pédopsychiatre avait hâtivement et rapidement jugé l’entourage familial et la vie de cette enfant sans les connaître.
Le jour du soi-disant transfert, elle était absente et en congé de maternité.
Dans les corridors, la cheffe de clinique du secteur pédopsychiatrique, une médecin, deux infirmières, l’éducatrice référente jusqu’ici et leur enfant attendaient les parents.

Et ils reprisent l’histoire à zéro, la rupture de confiance, qu’ils avaient failli se pencher sur le cercueil de leur enfant, le manquement aux droits des patients etc….C’est alors que les parents apprennent qu’il ne s’agit pas d’un transfert mais d’un entretien pré-transfert. Cela fait deux heures que l’entretien a commencé.

Le ton monte et les parents reprirent le téléphone afin de trouver de l’aide. C’est alors que la cheffe de clinique fait venir le Directeur du secteur pédopsychiatrique de l’hôpital.
Les parents étaient repartis pour conter à nouveau et défendre leur enfant contre un retour dans le secteur où il avait failli mourir.

C’est alors que le Directeur pose des questions à leur enfant : Pourquoi ne veux-tu pas aller en Afrique ?
Et l’enfant répond : il fait trop chaud, j’ai pas envie….
L’enfant par ses réponses montrant une vraie provocation envers ses parents, le Directeur lui fait remarquer à plusieurs reprises. Il décide de transférer ABC dans une clinique pour adultes dans cet autre canton afin qu’il y soit en transition. Il explique aussi qu’il ne peut le garder en secteur ouvert, la pharmacie est accessible et sans clefs. Comme leur enfant menace d’entraver à sa vie chaque fois qu’il est en opposition ou qu’il voit pointer une frustration, cela lui parait trop dangereux.

Cinq heures après le début de l’entretien et après avoir défendu leur enfant; les parents l’emmènent dans ce nouveau milieu psychiatrique.

La prise en charge d’entrée fut polie. De peurs de déclenché l’ouragan des parents protégeant leur enfant ; le médecin de garde et l’infirmier les écoutent en silence et font entrer leur enfant dans ce secteur fermé.

L’enfant en « sécurité » pour la nuit ; les parents repartent rejoindre leurs autres enfants aussi adolescents.

Tout au long de la journée, le chef de clinique à l’origine de la rupture de confiance téléphone dans tous les hôpitaux impliqués au transfert. Il diffame sans gêne sur les parents et l’éducatrice référente de leur enfant va même jusqu’à caresser l’épaule de leur enfant en lui disant : Pauvre ABC, tes parents sont méchants, nous on te comprend…….

Deux jours s’écoulent, la cheffe de clinique demande à rencontrer les parents, le rendez-vous est fixé à 18h00.
18h30, la cheffe de clinique, le psychiatre, l’infirmier d’étage et une pédopsychiatre attenante à la fondation se présentent.
Accompagnés de leur enfant, les parents s’asseyent et prennent connaissance des conclusions de leurs interlocuteurs.
Après une entrevue avec leur enfant, le psychiatre conclut : votre enfant est en danger, il doit être hospitalisé ; la dessus la cheffe de clinique reprend et dit : il doit retourner à la clinique d’où il vient.
Cette clinique même responsable de la rupture de confiance et celle-là même ou leur enfant aurait pu mourir.
Les parents s’élèvent devant ce choix et rebelote, téléphones, explications…..
Impossible de faire une contre expertise. Leur enfant sous le coup d’une privation de liberté depuis ce jour, doit retourner dans son canton, lieu de son domicile ; de plus les autorités ont permis un transfert hors canton, seulement dans la clinique où se donne l’entretien.
Les parents s’opposent et ordonnent un transfert dans la grande clinique du canton de domicile de l’enfant. La cheffe de clinique finit par accepter mais mets dehors les parents :

- Sortez d’ici !

Leur enfant tourmenté par son Tentam, ses changements et la dureté des entretiens vécus arrive en douleur dans cette nouvelle clinique.

Le Directeur de clinique étant aussi Directeur de la clinique où la famille avait vécu la rupture de confiance reçoit un courrier des parents. Ce courrier relate l’historique de leur enfant et lui demande un entretien.
Les premiers jours d’arrivée de leur enfant dans cette grande clinique ; les parents n’obtiennent aucunes nouvelles, impossible d’avoir des réponses. Soit le personnel infirmier est absent, soit on leur répond que l’on ne peut rien leur dire.
Quelques jours plus tard, ils reçoivent plusieurs téléphones de divers médecins afin d’obtenir d’eux un entretien. Entretien qu’ils acceptent, seulement si le Directeur est présent. Sous la pression des médecins et les menacent du style : si vous ne venez pas, on fait sans vous. Médications, prise en charge et on fait intervenir la chambre pupillaire.
Les parents acceptent et le 31 juillet, un entretien est fixé sans le Directeur. Le chef de clinique, le médecin chef, la doctoresse assistante les attendent.
Et rebelote, l’historique mais cette fois les parents ont préparé des écrits qu’ils ont distribué du Directeur aux personnels soignants du secteur où leur fils est enfermé. En effet, souvent lors des conversations avec le personnel soignant, il ressort que les médecins ne les tiennent informer de pas grand-chose, ils ont des ordres, doivent les suivre mais n’ont pas connaissance ni de l’entourage, ni de l’histoire du patient.Encore une preuve d’un pouvoir pyramidal et non systémique.
Le chef de clinique pour répondre aux parents sur les questions de médication et de la prise en charge leur dit :
Le diagnostique actuel est le suivant : crise d’adolescence et dépression sérieuse
Concernant les médicaments, c’est avec l’accord de votre fils que nous la prescrivons. Actuellement il prend du Truxaletan mais si cette posologie ne va pas, on essayera autre chose.
Sur ce, les parents lui font remarquer que leur enfant est mineur et que personnes de responsable n’a pu donner son avis. Ils lui font aussi remarquer que leur enfant n’est pas un cobaye. Le chef de clinique lève le doigt et dit :

- Je n’accepterai pas d’entendre encore une fois ce mot, sinon ça va mal aller pour vous ! De toute façon, je vais écrire à la chambre pupillaire et obtenir un curateur de soins.

Dans l’avenir, les parents se rendront compte que la chambre pupillaire sera demandée pour intervenir mais aucunement pour demander un curateur de soins.

Le médiateur mandaté par les parents obtient en date du 17 août, une réponse à la demande de médiation. Le Directeur des cliniques la refuse et fixe un entretien de réseau avec les parents, douze intervenants dont la chambre pupillaire et l’Office de la Protection de l’Enfant.
En date du 28 août, les parents se présentent à la clinique accompagné du médiateur devenu coach familial.
En arrivant, les parents et le coach sont exclus . Pendant vingt minute, le Directeur, le chef de clinique, les trois médecins, l’infirmière cheffe s’entretiendront avec la chambre pupillaire et l’OPE. Une démonstration du pouvoir pyramidal régnant dans le système pédopsychiatrique concerné. L’entretien de réseau collectif était fixé à 16h00, il est 16h20 quant les parents et le coach peuvent être entendu.

Le Directeur refuse d’entrer en matière sur l’historique du vécu de l’enfant et de la famille dans la clinique et se réfère à cette phrase :
Vous ne pouvez nous faire un procès d’intentions, nous sommes aujourd’hui et non dans ce qui s’est passé avant ; en oubliant que le passé fait le présent et que d’avoir emmené un enfant de cet âge dans une telle dérive prétérite son avenir.

Les parents restent calme devant ce mur de pouvoir ; habitués de se retrouver face à d’innombrables interlocuteurs. (Une parenthèse : et si ces parents, étaient des gens qui viennent d’ailleurs, ne parlant pas français, se laissant mettre de côté et ne sachant pas comment se défendre en voyant leur enfant dépérir et piqué du nez sous l’effet de médicaments prescrits à l’insu du parent responsable. Ils rentreraient du travail, pleureraient. Et si les parents étaient avocats et un porte-monnaie et un bloc d’adresses bien convainquant, cet enfant serait-il toujours là-bas ?? )
En s’adressant à la chambre pupillaire et l’OPE, les parents s’expriment dans l’espoir de voir un jour leur enfant reprendre le cours de sa vie avec un minimum de médications.
La chambre pupillaire et l’OPE ne veulent pas prendre position face aux erreurs et aux prescriptions médicales. Ils décident de mettre en place une enquête sociale sur l’enfant et sa famille.

L’histoire d’une dérive est actuelle, l’ enfant est toujours dans la grande clinique. Il a avec le temps coupé les ponts avec l’extérieur et parfois demande à rentrer à la maison. L’incohérence de l’adolescence……Le 23 mars, un pédiatre entendant le mot symptômes psychosomatiques fait entrer cette future maman pédopsychiatre dans la vie de cet enfant. Le principe de précaution a été pris mais que d’un côté, elle a pris pour mots, la poubelle d’un jeune sans avoir un regard sur la vie passée, présente et l’entourage de celui-ci. Dès ce moment, elle marque le début d’une dérive amenant à la destruction d’un jeune et de sa famille et les menant à vivre l’enfer d’une prise en charge destructive car même si les journées passent et que les blessures se soignent, ce vécu, cette souffrance mettront bien des années avant d’être cicatriser.

Le 14 septembre, la chambre pupillaire et l’Office de protection de l’enfant mène l’enquête.
En arrivant dans le bureau, les parents se rendent compte que la personne chargée de l’enquête ne sait rien. Elle pense que l’enfant à 17 ans, qu’il est hospitalisé depuis trois semaines. Les parents avaient fait parvenir plusieurs courriers pour aider les enquêteurs dans leur démarche notamment des contacts proches de leur enfant ( professeurs, grand-maman etc…)
Aucun documents ne lui a été transmis.
Les parents reprennent l’histoire et devant tant d’informations désastreuses et face au mépris dont ils avaient eu à vivre, l’intervenante est choquée et atterrée.
• Vous n’avez aucun diagnostiques, dossiers médicaux, mais pourquoi? leur demanda-t’elle
• Non. Répondirent les parents et la médiation proposée a été refusée.
Elle les informe aussi que la garde leur a été retirée (par oral) mais qu’elle ne sait pas qui a signé cette décision. Après plusieurs téléphones, dont un avec la doctoresse de confiance s’occupant actuellement de leur enfant, tout le monde trouve le fin mot. L’enquêtrice s’est avancée trop vite, la garde est toujours aux parents.

Une dérive débutant sur Vaud, a fait entrer l’enfant et sa famille dans un système pédopsychiatrique valaisan non contrôlé où le pouvoir médical usurpe les lois cantonales et fédérales.
Chaque information doit être vérifiée, chaque entrevue doit être notifiée, chaque courrier doit être décortiqué, un travail de titan pour des parents seuls face au train fantôme du pouvoir unique !!!

A vous tous qui suivez cette histoire, sachez que c’est la nôtre, celle d’un combat que nous menons avec Jacky depuis le 23 mars 2009 afin de faire sortir mon fils de cette privation de liberté.
Merci à vous d’être là, de vos messages, de vos aides, elles nous font du bien et apaise les blessures.

Actuellement, nous recherchons un avocat aux dents de requin, prêt à s’investir dans un futur procès contre une institution médicale et ses chefs.

L’Histoire d’une dérive 9
Fin novembre, leur enfant décide de ne plus prendre des médicaments et les médecins de l’institution psychiatrique où il séjourne depuis juillet 2009 le suivent dans cette démarche. Les parents leur demandent pourquoi jusqu’ alors, ils lui prescrivaient des médicaments et que tout d’un coup, ils acceptent de ne plus lui en donner ; comme réponse les parents ont : oh mais on ne peut pas l’obliger c’est le patient qui décide….. Après de nombreuses entrevues et des démarches administratives dont les parents ont la responsabilité ; début janvier leur enfant entre en foyer.
Un mois se passe, son éducateur référent et les parents ont des rencontres et des contacts réguliers. L’enfant est aussi suivi par une psychologue externe au foyer. L’adolescent donne de temps en temps des nouvelles par sms, de leur côté, les parents lui amènent régulièrement des paquets ( habits, chocolats etc…). Leur enfant n’est plus rentré au domicile familial depuis plus de deux mois.
L’adolescent a vite et bien appris les failles du fonctionnement du système et s’est vu si souvent dirigé et soutenu par des professionnels peu scrupuleux qu’il en est devenu manipulateur et égoïste à outrance. Ce qui n’aide pas dans la reprise des liens familiaux et d’une prise en charge par les éducateurs, c’est donc avec tristesse que les parents doivent couper tous liens directs avec lui.

Au foyer, le premier mois se passe bien, il s’intègre et est intégré facilement, il participe aux tâches qui lui sont confiées tout en mettant à l’épreuve l’équipe éducative. Tous les intervenants s’accordent à dire que ce jeune n’a aucun problème psychiatrique mais bel et bien un problème de comportement et d’égo surdimensionné.
A quelques semaines de son entrée au SEMO ( semestre de motivation )et ne voulant absolument pas y aller, l’enfant fait des siennes et s’adonnent au chantage. Il menace d’entamer à sa vie et se fait des petites coupures sur la peau, rien de grave et non suicidaire, diront les professionnels. Les personnes qui l’entourent voyant qu’ils ne pouvaient rien faire et soucieux de la suite ( car leur enfant peut être démonstratif à outrance et va jusqu’au mur s’il ne veut pas ) décident de l’amener aux Urgences à l’hôpital ou il passe une nuit puis repart à la clinique d’où il vient pour quelques jours.
A la clinique, le Dr. qui s’occupait de leur enfant a quitté sa fonction et c’est un autre Docteur qu’ils ont au téléphone, il leur indique qu’il désire faire retourner leur enfant au plus vite dans le foyer et qu’il souhaite les rencontrer. Les parents se demandent d’où vient cet humain psychiatre, enfin ils se sentent écoutés.
Lors de leur entrevue avec l’équipe de la clinique et ce nouveau docteur, tous décident d’une impérative mission : le retour rapide de leur enfant en foyer. A son arrivée, l’adolescent a reçu des réserves de Temesta et Nozinan mais depuis plusieurs jours ce nouveau docteur refuse de médicamenter l’enfant. Le Dr. ne comprend pas pourquoi ce jeune est là et sur médicamenté, de plus il est choqué de la rupture scolaire et du dossier qu’il a eu en main. Dossiers que les parents n’ont toujours pas vu.

Les décisions suivantes sont prises pour leur enfant: pavillon ferme, chemise d’hôpital et sans médicaments et à chaque retour de l’enfant dans l’établissement même procédure. Donc fini le « je dirige et je dicte », les sorties, les promenades avec des infirmières ou éducateurs engagés spécialement pour lui, fini la fête……Le 11 janvier leur enfant retourne au foyer et reprend la vie. Matin cuisine, après-midi travaille avec le concierge MSP et suivi d’une psychologue.

Samedi passé, leur enfant téléphone, il demande à venir chercher des affaires à la maison. Les parents absents acceptent, il sera accompagné de son éducateur. Dimanche, ils viennent ensemble, leur enfant laisse un mot : je vous embrasse fort et laisse en cadeau des écharpes tricotées par ses soins. En même temps et dans son incohérence, il prend dans l’armoire à pharmacie des Dafalgan et des Singulair …..Les parents l’apprendront le lendemain matin.

Dimanche soir, en rentrant au foyer tout se passe super bien comme le diront les éducateurs, à 19h00, l’éducateur référent rentre chez lui. Une éducatrice remplaçante est présente, l’adolescent monte dans sa chambre ; descend 5 minutes après et dit : j’ai pas pu résister j’ai mangé tous les médicaments. Il en avait caché depuis la Clinique /Temesta et Nozinan + ceux pris à la maison.
Le lendemain, les parents sont contactés par le Docteur responsable du Tentam de juin pour demander la permission d’aller voir leur enfant, ce qu’ils refusent. A ce propos, le foyer avait demandé qu’aucun psy responsable de la rupture n’intervienne. Lors de notre entretien, le Dr. s’exprime avec son ton accusateur comme d’habitude et leur signale que leur fils est en danger s’il ne va pas le voir et que les parents ne font pas leur travail. Les parents lui répondent qu’il n’a rien à faire auprès de leur enfant et qu’ils n’ont pas se justifier face à ces nouvelles accusations alors que lui-même à mis l’adolescent en danger de mort avec sa Sertralin.
Pour le travail pas fait, il voulait parler de rechercher un pédopsy pour le suivi de l’enfant. Avec un ami professionnel dans la médiation, les parents ont commencé les démarches…ils ont mis en place une psychologue, un pédopsy a été contacté mais proche de la retraite, il ne voulait pas prendre le dossier. Un curateur de soins devait être nommé par la chambre pupillaire et l’OPE et rien n’a rien fait. Toutes les démarches, AI, demande d’aide financière pour payer le foyer, les transferts, les rendez-vous, les entrevues….les parents étaient présents….
Après avoir raccroché, les parents téléphonent à l’infirmière du service pédiatrique où leur enfant se trouve, pour l’informer qu’ils recherchent un pédopsy et que le médiateur passera dans l’après-midi. Une heure passe, les parents recoivent un coup de téléphone du chef resp. du service pédiatrique et apprennent que l’enfant est transféré à la clinique psychiatrique. L’hôpital a fait venir un pédopsychiatre externe et comme ils le disent : cet enfant est en grand danger….Les parents lui répondent qu’il n’est pas en danger mais qu’il fait du chantage pour obtenir le mouvement de préoccupation sur lui dont tous les professionnels dans le milieu hospitalier semble avoir.

Avec tous les intervenants, nous avons beau chercher il n’y a qu’un mot : ce jeune n’a aucun problème psychiatrique, il joue un jeu, il est dénué de compassion et son égo est surdimensionné. Un problème caractériel dont les parents parlent depuis le 23 mars 2009 mais ni la pédopsy, ni les docteurs de l’hôpital ni même les intervenants à la clinique psychiatrique ne les écoutaient. Donc à force de l’avoir conforté, la pourriture s’est installée et à fini par le pourrir en espérant que l’avenir lui sera meilleur.
Aujourd’hui avec l’appui et plusieurs heures de réflexion avec son éducateur, les parents quittent le jeu et ont demandé qu’un tuteur soit mis en place pour le suivi de leur enfant.
La situation est terriblement compliquée et pleine de questions ; mais la prise en charge des soi-disants professionnels de la santé responsable du premier Tentamen a été le chauderon où la pourriture a eu les portes pour se mettre en place et faire que leur fils se croit « seul au monde » dans le sens unique, beau, magnifique, connaissant tout mais ayant aucun centre d’intérêt et aucun sentiment pour les autres, actuellement le genre humain est pour lui des Pokémon avec lesquelles on joue.
Peut-être trouverez -vous dur la réaction des parents mais après une année au service des milieux hospitaliers et psychiatriques, après tous les questionnements, les vécus, il n’y a pas plus d’autre solution pour aider leur enfant. Pour rappel certains indices leur étaient connus et que les parents faisaient un travail de fond pour justement éviter à leur enfant de développé cet égo surdimensionné…..Depuis une année, les parents n’ont plus aucune décision sur l’éducation de leur enfant.
Les parents gardent l’espoir que leur enfant prendra les bonnes portes et que cette rupture le fera réfléchir…..
Merci aux professionnels d’avoir fait un travail de sap et d’avoir semer les mauvaises graines sur le chemin de cet adolescent……et de bien d’autres jeunes qui se trouvent pris en charge par eux…..

Un combat honorable………
Voici 8 mois qu’une attestation signée par le jeune homme, autorise ses parents à accéder à tous les dossiers médicaux. Nous sommes le 31 août 2010 et toujours aucun document en vue malgré les nombreux courriers.

Milieu août, le Juge de district fait comparaître l’adolescent. Il en ressortira que le jeune homme enlève son autorisation d’accès aux parents et qu’il ira consulter, trier et contester s’il le veut avec son curateur, son éducateur en présence d’un médecin son dossier.
Le Juge prend aussi une autre décision qui sera envoyée avant l’interrogatoire des parents et du réseau santé. En effet, la famille ayant peu de moyen a demandé une assistance judiciaire, elle est refusée.
31 août 14h15 le Juge commence : vous avez du recevoir ma décision concernant l’assistance judiciaire, je vous les fais parvenir avant votre audition pour que vous sachiez ce que je pense de cette affaire…
Lors de cette entrevue, impossible de parler de la prise en charge soit le Juge interrompt car il n’a pas l’intention d’entrer dans ce sujet, soit l’avocat du réseau santé palabre sur les êtres éclairés que sont les médecins concernés.
Concernant le Tentamen de juin 2009 ( 17 jours de sertralin prescrite mais non prise et des médicaments volés à l’extérieur lors d’une sortie de week end ), l’avocat du réseau santé dira : ah…on ne vous accuse pas pour les médicaments venus de l’extérieur alors vous allez pas commencer avec ça…..

Il me semble lors d’une prise en charge dans un milieu sécurisé, hospitalier et professionnel et que l’on prescrit des médicaments, on s’assure aussi qu’ils sont pris et non cachés !!!! Pour rappel, à l’entrée les parents ainsi que l’enfant avaient été fouillés minutieusement et que l’on avait assuré que dans ce secteur la sécurité était de rigueur. L’enfant en trois mois avait pu cacher les médicaments, avait amené on ne compte plus le nombre de couteaux…………………..

Il apparait aussi que notre district accepte et appuie les médecins concernés dans leurs disfonctionnements.
On peut comprendre un adolescent devenu jeune homme voulant protéger sa famille et lui-même en allant trier ses paroles mais il impensable d’accepter le comportement d’adultes professionnels qui sont arrivés en grande trombe et lui ont fourni les cailloux pour le faire couler. Comme dans notre canton, les droits de la famille sont des valeurs encrées, il serait bénéfique que celles-ci soient respectées par les instances concernées.

Aujourd’hui, ce jeune homme est sorti de cet enfer…….Il suit un cursus scolaire, il envisage de commencer un apprentissage, il a des amis et une vie sociale et rentre régulièrement à son domicile. Il a de bons rapports avec sa famille et c’est pourquoi il leur dira : je ne veux pas que vous voyez certains documents qui nous feraient trop de mal, j’ai merdé……Il parlera aussi de ne plus jamais vouloir aller en milieu psychiatrique et qui si ces parents ne se seraient pas battus, il serait abruti par des médicaments et passerais sa journée à tricoter…………..

Aujourd’hui le réseau santé reproche par écrit, par oral et même au Tribunal aux parents de vous tenir informer par le biais d’internet, ils leur reprochent des soi-disant conflits familiaux ( non détaillés et vite énoncés ), ils leur reprochent finalement de n’avoir pas jouer leur jeu et d’avoir sauvé leur enfant.
Il paraîtrait même que les parents devraient les remercier d’avoir soigné leur fils de la schizophrénie, du borderline, d’une bipolarité et d’un comportement psychotique…Trop fort !!

Pensons ensemble, en mettant à jour les disfonctionnements de la même teneur, faisons comme Irwin Brokowisch, UN COMBAT HONORABLE afin que le système change et qu’il pense humain et non salaire et business avec les pharmaceutiques………

Vous avez volé l’enfance de mon enfant

Vous avez violé notre bonne relation

Vous avez failli au nom de votre pseudo science et de vos collaborations pécunaires avec les pharmaceutiques tuer mon enfant.

365 jours à nous battre contre un système borné, optu, dangereux, irrespectueux, pour réussir à le sortir des institutions psychiatriques.

365 jours à l’aider à se reconstruire, à renouer les liens familiaux et à lui donner le meilleur pour qu’il vive sa Vie….

Aujourd’hui nous ne sommes plus seuls, des professionnels, des mamans, des papas, des appuis précieux, pour enfin vous mettre face à vos erreurs.

Et Vous Mesdames, Messieurs les Politiciens, Mesdames, Messieurs les Juges valaisans s’ils vous prenaient votre enfant, s’ils le médicamentaient sans votre avis à l’âge de 14 ans, s’ils vous cachaient et interdisaient l’accès aux dossiers médicaux, s’ils vous traitaient avec mépris

QUE FERIEZ-VOUS?QUE CHANGERIEZ-VOUS?QUE DIRIEZ-VOUS?

Ecoutez, Observez, Regardez et Posez vos yeux sur Eux.

Il est temps de nettoyer ce vieux verger pour le faire renaître dans L’ETHIQUE, LE RESPECT et LA BIENVEILLANCE

Nos enfants sont l’avenir, ne voulons-nous pas le meilleur pour EUX?

Mon fils est sauvé grâce à sa famille et les gens bienveillants qui l’entourent mais je pense à tous les autres et à leurs parents qui encore AUJOURD’HUI sont en DANGER…

Que le soleil brille dans vos cœurs….

Repost 0
Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:18

Que plus tard lorsqu’une infirmière des urgences ou je vais resté quatre jours, parce qu’il n’y a pas de place en neuro, vient pour faire ma toilette, me tartouiller de savon avec son téléphone dans une main, et me laisse là, nue sur mon lit, à la vue de tout le monde, parce que c’est bien les baies vitrées, on peut tout surveiller, surtout quand la porte reste ouverte, parce que l’infirmière doit partir en courant pour je ne sais quoi, en me laissant là, barbouiller de savon qui pue en plus, toute pleine de mousse, séchée comme un hareng, le savon sèche, pique et craque, je me sens comme une vieille peau de serpent toute craquelée, mais bon, elle court, elle court l’infirmière. Et je reste la, nue à verser des larmes de honte.

 

Que les nuits soient agitées, cauchemardesques, parce qu’un défilé incessant, de sdf, des gars qui ont été ramassé ivre mort dans la rue, que les bagarreurs alcoolisés de la nuit, font un chahut pas possible, qu’ils crient, hurlent  se rebellent contre les policiers qui sont plus nombreux dans le services que les infirmières, qu’ils crachent partout et sur le personnel, que parce qu’ils sont en manque de cigarettes ils se vengent en faisant leurs besoins dans le couloir, que vous êtes terrorisées par toutes cette agitation, que vous n’avez qu’une peur c’est qu’un de ces gars rentre dans votre box, parce qu’ils ne se gênent pas pour jeter un œil sur vous, on ne les menaces pas eux de les attacher, pour ne pas envenimer les choses, que moi j’ai peur que l’on m’attache et qu’un de ces types me saute dessus, j’ai peur,  et puis qu’ils se parlent tous comme de vieux potes, en se tutoyant, en s’appelant par leur prénom, j’apprendrais plus tard, parce que je me suis quand même posées quelques questions, que ce sont presque toujours les mêmes gars avec les mêmes problèmes, et que pour ne pas que cela dégénère, le personnel fait copain copain. Mais bon, je veux bien, je veux bien le comprendre, mais qu’on me laisse là, sécher comme un hareng, nue, et qu’en plus on me demande de la fermer sous peine d’être attachée, là j’ai du mal.

Repost 0
Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 10:43

« Quel est le sens d’avoir ruiné ma tête et effacé ma mémoire, qui est mon capital, et ainsi m’empêcher de travailler ? C’était une cure brillante mais nous avons perdu le patient. » Ernest Hemingway, écrivain, prix Nobel, se suicida après avoir terminé un traitement aux électrochocs.

 


Témoignages recueillis lors des manifestations devant les hôpitaux français

Une dame de 50 ans déclare avoir subi des ECT il y a quelques années. « J’étais jeune, environ 20 ans, j’ai dû faire face à une déception amoureuse. J’étais malheureuse. J’ai attéri chez un psychiatre. C’était horrible : tous les matins on venait me chercher pour la séance d’électrochocs. Cela a duré des semaines. Inutile de vous dire que quand je suis sortie au bout de plusieurs mois, j’étais vidée. J’ai eu un mal fou à avoir une activité salariée. Aujourd’hui soit des années après, je souffre de migraines permanentes et violentes sur la moitié droite du crâne. »

Témoignage de Maïté L. Elle fait une dépression nerveuse suite à une déception sentimentale.Elle entre dans une maison de santé privée pour une cure de sommeil. Cependant, elle a toujours des insomnies. Le docteur affole ses parents qui l'amènent à Sainte-Anne. En deux mois, elle a 14 électrochocs sous anesthésie et contre son gré. Alors qu'elle était professeur de philosophie et parlait trois langues, elle se rend compte qu'elle ne parle plus que le français. Ses pertes de mémoire sont énormes. Elle ne se rappelle plus de grandes périodes de sa vie. De plus, elle a perdu tout sens de l'orientation et se retrouve souvent dans une direction opposée de celle où elle voulait aller. Son élocution est aussi très lente. En revanche, elle a toujours ses insomnies.

Témoignage de Claire M. Son mari la trompe. Il veut se débarrasser d'elle et la fait passer pour folle. Elle est internée dans un hôpital psychiatrique et tente de s'en échapper. Mais elle est rattrapée et l'électrochoc est utilisé comme punition. Voici le témoignage de ce moment: "... c'est alors que les infirmières en branle bas de combat m’ont attachée au lit et que l'une d'elle a pratiqué une seconde anesthésie. Les jours suivants, je me suis éveillée et je constatais des marques bleues sur tout le côté droit, le bras puis la main complètement paralysés. Je ne pouvais parler, je ne me souvenais plus de rien » .Après sa sortie de l'hôpital psychiatrique, elle dit, en parlant de son mari qui avait obtenu ce qu'il voulait: " Michel pouvait délibérément conduire sa nouvelle vie sans crainte aucune. J'étais amnésique !"

En guise de conclusion, prenons celle d'un article sur les électrochocs publié en juin 1995 dans "Actualités Médicales Internationales - Psychiatrie" par le Dr. Delbrouck : "A l'aube du troisième millénaire, le bricolage empirique que constitue l'électrochoc, seul survivant des thérapies de chocs, garde tous ses mystères. Dans une époque marquée par la hantise des bavures médicales, on continue d'électrifier des cerveaux dans la plus pure tradition chamanique en s'émerveillant de résultats que rien ne parvient à expliquer. Tel l'horizon, la compréhension du mode d'action des ECT s'éloigne au fur et à mesure que l'on tente de s'en approcher ... A moins que, ce ne soit que le reflet de notre incapacité à appréhender les fondements de pathologies dites mentales."

Repost 0
Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:02

Philippe V. (46 ans), mort sur ordonnances et avec maltraitances à l'Hôpital Henri Ey à Paris (13ème), structure dépendante de l’Etablissement Public de Santé Perray-Vaucluse (91), qui ose réclamer à la famille le remboursement des frais de procédures judiciaires.

Le mardi 19 février 2008 au matin, Philippe V. agonisait attaché sur son lit dans la chambre d’isolement du service fermé, de l’hôpital Henri Ey.

Quinze jours plus tôt, le 4 février 2008, Mr Philippe V. se présentait pour demander à être admis dans cet hôpital, car il ne pouvait plus dormir depuis plusieurs jours, suite à un changement de prescription médicale, et réclamait une cure de sommeil. Il s’agissait donc d’une admission en service libre. Un traitement neuroleptique fut alors entrepris sur lui alors qu’il était notoire qu’il ne répondait pas aux neuroleptiques, comme l’indiquait tout son dossier médical. Le 12 février 2008, après que sa psychiatre hospitalière traitant ait fait pression sur les parents de Mr V., une Hospitalisation à la Demande d’un Tiers (HDT) était entreprise sur Mr Philippe V., qui est alors placé en chambre d’isolement et sous contention avec une très forte hausse des doses des traitements déjà entrepris sans succès. Voyant son état s’aggraver, et coupé, sur décision médicale, de tout contact avec l’extérieur et avec sa famille, il décidait alors de quitter cet établissement en parlant d’une épreuve de survie aux médecins qui ne l’écoutèrent pas. Il se retrouva alors ligoté de force pendant près de 48 heures sur son lit sans anticoagulant en chambre d’isolement et décèdera dans d’atroces souffrances à 46 ans le 19 février 2008.

 

Les "soins intensifs" qui lui furent prodigués l’étaient contre sa volonté et contre celle de sa famille. A 12h la famille est informée qu’il a eu un arrêt cardiaque. Le SAMU étant appelé le transporte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ou ils ne peuvent que constater le décès. Le certificat de décès du Dr N.B. porte la mention « mort naturelle ». L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière demande alors à sa famille l’autorisation de prélever ses reins.

Après un temps d’abattement, la famille demande le dossier médical de Philippe V. et, après avoir longuement réfléchi, dépose plainte pour homicide involontaire avec maltraitances auprès du Procureur de la République sous le numéro 0817890092 contre l’hôpital Henri EY le 16 juin 2008. >>Cliquez ici pour plus d'informations sur cette mort scandaleusement qualifiée de "naturelle"<<

Les conditions de cette hospitalisation ont été indignes et en contradiction avec la loi sur les droits des patients du 4 mars 2002: ses droits humains fondamentaux , tels que le libre consentement au traitement, les libertés de déplacement et de communication ont tous été bafoués, sans aucun respect pour sa dignité humaine. >>Cliquez ici pour en savoir plus sur la violation de tous ses droits humains<<

Suite à la plainte de la famille pour homicide involontaire avec maltraitances, une instruction judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes et responsabilités de cette mort suspecte.

Afin de donner un sens à cette mort prématurée, un Comité de Soutien à Philippe V. a été crée (adresse mail: soutienphilippe) pour éviter que de tels drames se reproduisent. Le cas de Philippe est malheureusement loin d’être isolé : les présidents de l’AAAVAM et du Groupe Information Asile nous ont en effet signalé des nombreux autres décès prématurés en France chaque année liés aux psychotropes. Pour essayer d’alerter et de faire réagir les autorités médicales face à cette situation, le comité de soutien fait circuler une pétition sur internet qui regroupe plus de 500 signataires dont :

Alain Michel CERETTI (Fondateur, Président honoraire de l'Association Le Lien) "Monsieur Santé" auprès du Médiateur de la République. (Affaire des maladies nosocomiales à la Clinique du Sport),

 

Violaine Vanoyeke auteur de "Homicides, même l'Hôpital peut tuer !",

Repost 0
Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 00:09

Après le décès suspect de leur fils en juillet, des parents accusent la Timone.

Anthony a vécu "un calvaire". C’est en tout cas ce qu’assurent ses parents. Le jeune homme de 24 ans, hospitalisé à la Timone à Marseille pour la pose d'un pacemaker, est décédé d’une insuffisance cardiaque en juillet dernier, six jours après l’opération. Jeudi, ses parents ont annoncé avoir déposé une plainte pour homicide involontaire contre l'hôpital.

Cette famille de Martigues a dénoncé "des manquements humains et matériels graves et répétés liés à la qualité des soins prodigués". Elle reproche notamment à toute l’équipe soignante de ne pas avoir pris en compte la douleur d’Anthony et son état de santé qui se dégradait.

"Mon fils m'a dit ‘sors-moi de là, ici c'est pire que la prison’", a confié le père du jeune homme. Sa mère, interrogée par Europe 1, affirme qu’"il n’a pas été pris au sérieux. Pour eux, tout allait toujours très bien".

"J’ai une haine profonde" :

Le directeur de l’hôpital a diligenté une enquête interne. Mais, assure Pierre Pinzelli, "sur le déroulement de la prise en charge, je ne vois pas de difficultés particulières". Et de préciser : "les premiers éléments ne correspondent pas" à ce que dit la famille. "La prise en charge de sa douleur a fait l'objet d'un suivi attentif et rigoureux, dans un établissement reconnu comme l'un des meilleurs dans ce domaine sur le territoire national et coté A+ dans la prise en charge de la douleur", a-t-il ajouté, indiquant attendre les résultats définitifs de l'autopsie.

Les décès après ce type d'opération sont "rares"

La famille pointe également du doigt l'hospitalisation d'Anthony en réanimation polyvalente et non en réanimation cardiaque, comme annoncé par le médecin qui avait effectué l'intervention. En réponse, Pierre-Edouard Magnan, président de la commission médicale de l'établissement de la Timone, a précisé jeudi que l'hospitalisation en réanimation cardiaque n'était "pas la règle" : "40% des patients opérés en chirurgie cardiaque sont pris en charge en service de réanimation générale".

"Je ne suis pas certain que (les parents, ndlr) étaient conscients de la gravité de la maladie de leur enfant", a assuré Pierre-Edouard Magnan tout en reconnaissant que les décès pour ce type d'opérations sont "rares".

Anthony souffrait depuis la naissance d'une cardiopathie "qui lui permettait de vivre normalement", selon sa famille, jusqu'à ce qu'un malaise en février le conduise à faire des examens révélant "des troubles du rythme cardiaque" que la pause d'un stimulateur cardiaque devait réguler. L'opération, "nécessaire mais non urgente", selon la famille et les médecins, a été effectuée le 21 juillet dans le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital de la Timone.

Repost 0
Published by violence à l'hôpital - dans TEMOIGNAGES
commenter cet article

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens