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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:15

le 26/08/2012

 

Un sans domicile fixe a été mis en examen hier pour tentative de viol sur une personne vulnérable et agression sexuelle en état d’ébriété.

Les faits auraient été commis dans la nuit de dimanche à lundi, à la maison de retraite de la rue du Château à Ribeauvillé, sur une résidente de l’établissement âgée de 75 ans.

L’homme avait été surpris en train de sortir de la chambre de la septuagénaire et avait pris la fuite. La couche de la résidente, qui s’exprime très difficilement, était baissée. Âgé de 50 ans, ce SDF allemand vivait depuis quelques jours près de la maison de retraite, avec son chien. Jeudi soir, une infirmière de l’établissement l’a reconnu sur le quai de la gare à Munster et a alerté les gendarmes, qui l’ont alors interpellé et placé en garde à vue.

En détention

Présenté hier au juge d’instruction Louis-Albert Devillairs, le quinquagénaire, qui ne se savait pas recherché, a reconnu partiellement les faits. Il a été placé hier en détention provisoire. Des expertises seront ordonnées prochainement.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:13
 30-05-2012

PARIS (AP) — Le directeur d'une maison de retraite du Pecq (Yvelines) a été mis en examen pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs, prostitution de mineurs et détention et diffusion d'images pédopornographiques" vendredi à Versailles (Yvelines), a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête confirmant une information du "Parisien".

Le suspect a été placé en détention provisoire. Le parquet de Versailles n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire.

Agé de 49 ans, ce célibataire sans enfant avait été signalé par le FBI américain qui a intercepté des photos et des images qu'il avait échangées avec d'autres personnes. Inconnu des services de police, l'homme a été interpellé mercredi dernier par les enquêteurs de l'Office central de répression des violences aux personnes qui l'ont placé en garde à vue. Des milliers de photos et de vidéos pédopornographiques ont été saisies par les policiers.

"Il a reconnu une partie des faits", précise-t-on de même source. Selon les enquêteurs, l'homme voyageait depuis une vingtaine d'années dans le cadre de missions humanitaires de l'association religieuse qui gère notamment la maison de retraite du Pecq mais aussi dans le cadre de déplacements touristiques.

Il est soupçonné d'avoir abusé d'une vingtaine de garçons de 6 à 16 ans notamment en Tunisie, au Sri Lanka et en Egypte entre 2001 et 2011. Il apparaît dans certaines video et en aurait également tourné de nombreuses autres, ajoute-t-on de même source. AP

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:10

Un aide-soignant de Saint-Antoine-de-Padoue a été écroué. Deux sexagénaires auraient été victimes de ses agissements.

La première plainte est du 8 février. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon.

La première plainte est du 8 février 20012. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon. (photo G. B. )

Interpellé mercredi en début d'après-midi, un homme de 53 ans a été mis en examen pour viols et écroué hier. À l'issue de sa garde à vue, il a été présenté au parquet de Bordeaux qui a ouvert une information judiciaire.

Cette décision fait suite aux plaintes déposées par deux pensionnaires de la résidence pour personnes âges Saint-Antoine-de-Padoue, située avenue Saint-Dominique, dans le quartier du Mouleau, entre Arcachon et Le Pyla.

La première plainte serait intervenue le 8 février dernier. Une femme de 66 ans, hémiplégique, aurait subi une agression à caractère sexuelle, impliquant notamment une fellation forcée.

Empreinte génétique

Des prélèvements effectués dans sa chambre, en particulier une trace identifiée comme étant du sperme, ont conduit les enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine du commissariat d'Arcachon jusqu'à un employé de l'établissement. Un aide-soignant de 53 ans, dont le profil est apparu après analyse de cette trace et introduction des données dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Une deuxième victime

Une seconde pensionnaire du luxueux établissement, âgée de 69 ans, s'est présentée au commissariat après l'interpellation de l'aide-soignant. Elle a affirmé aux policiers avoir subi le même type d'agression.

L'homme mis en examen et écroué bénéficie toutefois, à ce stade de la procédure à son encontre, de la présomption d'innocence.

Contactée hier par « Sud Ouest », la responsable de l'établissement, Carine Dussart, a confirmé qu'une pensionnaire avait dénoncé des faits d'agressions sexuelles, tout en précisant que cette dame est assez diminuée. « Elle n'a pas toute sa tête », confiait même la directrice de la résidence Saint-Antoine-de-Padoue. Elle confirmait également qu'un employé avait été mis en examen et écroué.

Ce qui a bien sûr provoqué une certaine stupeur au sein de cette maison de retraite du groupe Orpea, qui compte vingt-deux lits et accueille des personnes autonomes, semi-valides, et totalement dépendantes.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:58

 

Pourquoi la société parle le plus souvent de perversion ?

Par méconnaissance du mot perversion. Déjà, il faut savoir qu'un fantasme n'en est pas une. On peut donc être sado-maso, aimer les bas en résille ou se masturber dans une chaussette et ne pas être pervers. Faire l'amour de façon bizarre et inhabituelle n'est pas synonyme de déviance.  La nuance est de taille. Une perversion sexuelle résulte en ne pouvoir faire l'amour que d'une seule façon. C'est quand le plaisir ne s’atteint que d'une façon unique. Effectivement, si le sujet n'est excité que par l'acte sexuel avec des personnes âgées, ça devient problématique. On parle de trouble de la sexualité, mais le plus souvent même de la personnalité.

Comment se soigne ce genre de pathologie?

En général, c'est la dépression qui se cache derrière des addictions sexuelles. On ne parle pas de perversion mais plutôt de paraphilie, à savoir de sexualité autre qui peut être jugée anormale suivant sa fréquence. Dans ces cas là , on est souvent face à des personnes en proie à des difficultés psychologiques. Les personnes ont souvent du mal à donner sa place à l'autre et la prise en charge se situe d'abord au niveau moral, puis ensuite sexuel, avec une réorientation de la sexualité.

Comment aider les personnes âgées ayant subi des actes sexuels non-consentis, victimes justement des addicts de la gérontophilie?

On les aide comme toute personne ayant subi une agression sexuelle, avec peut-être la difficulté supplémentaire que sexe et personne âgée sont antinomiques dans la tête de la société et ce, même en cas de délit. Pour autant, il ne faut pas généraliser ce genre de faits-divers car ils restent rares. Le vrai problème, c'est l'interdiction de la sexualité dans les maisons de retraites. Les personnes âgées subissent de plein fouet ce tabou. Le personnel soignant est très perturbé par l'idée, donc préfère l'interdire. Du coup, elles sont dépossédées de leur intimité, de leur sexualité. La plupart du temps, on les empêche de se rejoindre. La masturbation - qui est la pratique la plus courantes dans ces institutions- n'est pas tolérée. Quand on les surprend, on leur dit qu'ils sont sales. Ils sont souvent humiliés et rudoyés par la faute de ce tabou.

Propos recueillis par Valérie Meret

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:56

Un aide-soignant d'une maison de retraite du Haut-Rhin a été mis en examen pour le viol d'une pensionnaire nonagénaire de l'établissement. Alors que les faits divers de ce type se multiplient, la gérontophilie reste un tabou en France.

Après le viol d'une pensionnaire d'une maison de retraite du Haut-Rhin par un aide-soignant, beaucoup d'interrogations se lèvent sur cet acte.

Après le viol d'une pensionnaire d'une maison de retraite du Haut-Rhin par un aide-soignant, beaucoup d'interrogations se lèvent sur cet acte. Crédit Reuters

Atlantico : Alors qu'un aide-soignant d'une maison de retraite du Haut-Rhin a été mis en examen pour le viol d'une pensionnaire nonagénaire de l'établissement, beaucoup s'interrogent sur les raisons de son acte. La gérontophilie est-elle l'un des derniers tabous de notre société?

Jean-Roger Dintrans: On en parle peu car en premier lieu, ce n'est pas très répandu et puis, effectivement, la société la condamne. C'est presque interdit d'aimer faire l'amour avec des gens plus vieux. Cette gérontophilie dérange car l'érotisme dans nos sociétés est lié à la beauté physique, à une perfection plastique, loin, très loin de la peau "fripée" des personnes âgées. Il y a un antagonisme très fort entre vieillesse et érotisme. La mort se profile derrière les personnes âgées, elles réveillent de réelles angoisses de mort. Leur faire l'amour apparaît donc presque surnaturel. La proximité d'une fin de vie met mal à l'aise. Comment associer dans la tête des gens le sexe et la mort ? C'est impossible, ça ne peut exister. A cela s'ajoute l'image de parents que véhicule les anciens. On sait à quel point la sexualité parentale dérange la génération d'en dessous. Il y a une vraie condamnation morale. Le tabou donc est clairement double.

Des viols ont été perpétrés sur des personnes âgées. Cette gérontophilie agressive a t-elle lieu essentiellement dans des hôpitaux ou des maisons de retraites ?

Il faut arrêter avec ces idées préconçues. Les maisons de retraites ont des défauts, mais ce ne sont pas non plus des maisons closes. Cette gérontophilie sous forme d'agression existe mais reste un épiphénomène. Le problème des maisons de retraites, c'est surtout la façon dont elles brident la sexualité. La plupart des relations sexuelles avec des personnes âgées ont lieu en dehors de ces institutions. A l'époque, on disait "allez au Fouquet's voir la femme âgée attendre le minot".  Il y a trente ans, on parlait de gérontophilie là où aujourd'hui, on parle de cougars. Comme quoi, le curseur a bien évolué et c'est pareil aujourd'hui. Il y a beaucoup de femmes et d'homme de 70, 80 ans qui aiment les personnes plus jeunes et inversement. Ce sont la plupart du temps des relations consenties.

Comment expliquer ces goûts pour les gens plus âgés?

Il y a clairement une image paternelle ou maternelle. Cela concerne surtout les personnes aimant faire l'amour avec des gens de cinquante ans environ. Quand les signes physiques accusent l'âge, on peut toujours parler de ce côté œdipien mais on parle parfois d'un défi à la mort. On peut y voir un déni de la mortalité, une façon de réparer en donnant du plaisir aux gens qui en sont démunis. Certains se délectent aussi de flirter avec la mort, mais là on vire un peu dans le glauque. Quoiqu'il en soit, je ne pense qu'on soit dans l'excitation érotique au sens propre, c'est plus subtil voire de l'ordre de l'expérience.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 16:19

Bien qu'il soit possible d'identifier sept droits fondamentaux du patient, nous estimons que le droit essentiel qui les sous-tend tous est le droit à être respecté en tant qu'être humain et sujet de droit.

Le libre choix

Puis-je choisir librement mon médecin ? 

OUI, Selon les articles 6, 58, 60 et 93 du Code de déontologie médicale: 

- "le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir librement son médecin" 

- "le médecin consulté par un malade soigné par un de ses confrères doit respecter le libre choix du malade qui désire s'adresser à un autre médecin" 

Selon l'art. L. 3211-1 du Code de la Santé publique: 

- "toute personne faisant l'objet de soins psychiatriques ou sa famille dispose du droit de s'adresser au praticien ou à l’équipe de santé mentale, publique ou privée, de son choix tant à l’intérieur qu'à l’extérieur du secteur psychiatrique correspondant à son lieu de résidence". 

Dans la pratique cependant, l’on constate que ce choix est limité au niveau de l’équipe du secteur psychiatrique du lieu de résidence de la personne. Cette limitation du droit de choix de son thérapeute ne repose pourtant sur aucun texte. Il appartient donc à chacun d’exiger le respect de son droit de choix. 

A qui est garanti l'accès au service hospitalier ? 

A TOUS. 

Selon la Charte du patient hospitalisé, l’accès au service hospitalier doit être garanti à toute personne.  "Aucune personne ne doit être l'objet d'une quelconque discrimination que ce soit en raison de son état de santé, de son handicap, de son origine, de son sexe, de sa situation de famille, de ses opinions politiques, de sa religion, de sa race ou de ses caractéristiques génétiques", y compris les personnes les plus démunies, quand bien même "elles ne pourraient justifier d'une prise en charge par l'assurance maladie ou l'aide médicale de l'Etat."

L'information

Quel est le devoir d'information du médecin ? 

Selon les articles 35, 61 et 107 du nouveau code de déontologie médicale et la Charte du patient hospitalisé: 

- "le médecin doit à la personne qu'il examine, qu'il soigne ou qu'il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu'il propose" . L'information doit également porter « sur les actions de prévention proposés ainsi que sur leurs alternatives éventuelles ».

-« Cette information doit être renouvelée si nécessaire ». 

- le médecin doit "tenir compte de la personnalité du patient dans ses explications et veiller à leur compréhension" 

il doit « répondre avec tact et de façon adaptée aux questions qui lui sont posées »

- dans les hôpitaux: "l'information médicale et sociale doit être assurée"; "l’égalité d’accès à l’information doit être garantie à tous"; la famille et les proches doivent pouvoir disposer d'un temps suffisant pour avoir un dialogue avec les médecins responsables. 

Comment doit-être faite l’information du patient ? 

1) L’article L. 3211-3 du Code de la Santé Publique impose une information de la personne faisant l'objet de soins psychiatriques sans consentement sur sa situation juridique et ses droits. 

Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.ccdh.fr/Les-soins-psychiatriques-sous-contrainte-en-France_a265.html

2) L’article 24 de la loi du 12 avril 2000 impose que, sauf cas d'urgence ou circonstances exceptionnelles, avant qu'une décision administrative n'intervienne (décision d'internement sous contrainte par exemple) la personne intéressée soit informée de cette décision et mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix.

3) L’article 5 § 2 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme impose une information simple et accessible, éventuellement orale, de la raison de l’internement. 

4) L’article 9 § 2 du Pacte International de l’ONU relatif aux droits civils et politiques impose la notification des motifs de la décision d’hospitalisation contre le gré de la personne internée.

Le secret professionnel

Le secret médical est-il opposable au patient ? 

OUI. En France le secret médical est général et absolu. Le médecin peut l’opposer au patient dans l’intérêt duquel, pourtant, il est institué. Le médecin qui détient ces secrets est seul compétent pour juger de l’opportunité de révéler ou non, tout ou partie des informations qu’il détient sur son patient. 

Quiconque veut savoir ce que l’on écrit sur lui a donc tout intérêt à rechercher un médecin qui, par principe, n’est pas opposé à laisser son patient accéder aux éléments de son dossier. 

Que couvre le secret médical ? 

Selon l'article 4 du Code de déontologie médicale il "couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession c'est à dire non seulement ce qui lui est confié mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris". 

Le médecin peut-il informer un membre de ma famille sans me prévenir ? 

En principe NON. L'information des proches et de la famille dépend donc du bon vouloir du patient. C'est lui, et lui seul, qui décide de ce qui peut être dit aux tiers. Mais dans la pratique, la famille est mise au courant sauf refus clairement exprimé par le patient. 

La confidentialité du dossier médical, de même que le secret médical, ont été institués pour protéger les patients, non pour couvrir les fautes médicales des médecins ou des hôpitaux. 

Le refus de communiquer, à l’intéressé, les informations détenues ou reçues par un médecin est donc attaquable s’il est fondé sur un autre motif que celui de préserver, en l’occurrence, la santé mentale de la personne en tenant compte de la particularité de ses troubles et du contenu des pièces médicales.

L’accès au dossier médical

Pour en savoir plus, consultez le chapitre 9 du guide pratique publié par la CCDH « Les « soins » psychiatriques sous contrainte en France.

Cliquez ici pour le consulter : http://www.ccdh.fr/Les-soins-psychiatriques-sous-contrainte-en-France_a265.html

Le consentement

Mon consentement est-il nécessaire ? 

OUI. Selon l'article 36 du Code de déontologie médicale: "le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d’exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences". 

Dans quel cas n'est-il pas requis ? 

Selon les articles 36 et 42 du Code de déontologie médicale 

- "si le malade est hors d’état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus et informés, sauf urgence ou impossibilité". 

- "un médecin appelé à donner des soins à un mineur ou à un majeur protégé (tutelle ou curatelle ) doit s'efforcer de prévenir ses parents ou son représentant légal et d'obtenir leur consentement. En cas d'urgence, même si ceux-ci ne peuvent être joints, le médecin doit donner les soins nécessaires". « Si l'avis de l'intéressé peut être recueilli, le médecin doit en tenir compte dans toute la mesure du possible ».

Que veut dire "consentement éclairé" ? 

Selon la Charte du patient hospitalisé, cela veut dire "que la personne doit avoir été préalablement informée des actes qu'il va subir, des risques fréquents ou graves normalement prévisibles en état des connaissances scientifiques, et des conséquences que ceux-ci pourraient entraîner. " 

La dignité

Selon l'article 2 du Code de déontologie: "le médecin exerce sa mission dans le respect de la vie humaine de la personne et de sa dignité". 

Que signifie "le respect de la dignité de la personne" ? 

La Charte du patient hospitalisé apporte des précisions supplémentaires. Par "dignité", on entend : 

- le respect de l’intimité au cours des soins, des toilettes, des consultations, des visites, 
- le patient est traitée avec égard, 
- le respect des croyances et des convictions, notamment religieuses


Quelles sont les normes minima de confort et de dignité ? 

Selon la Charte: 
- « L'établissement prend les mesures qui assurent la tranquillité des patients et réduisent au mieux les nuisances liées notamment au bruit et à la lumière, en particulier aux heures de repos et de sommeil des patients » 
- « Le respect de l’intimité » 
- « Le respect de la vie privée». 
- « Le patient a le droit à la confidentialité de son courrier, de ses communications téléphoniques, de ses entretiens avec des visiteurs et avec les professionnels de santé ». 

Puis-je disposer librement de mon argent ? 

OUI, sauf si je suis placé sous tutelle ou curatelle (voir articles 492 et 508 du code civil). 

Que dit la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ? 

Selon son article 5: "nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants". 

L’art. 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme prohibe également la torture et les traitements inhumains et dégradants.

Nous remercions Philippe BERNARDET, sociologue, chargé de recherche au CNRS, de nous avoir autorisé à reproduire des passages de son travail intitulé "Psychiatrie: guide des droits du citoyen".

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:11

C'est dans cet hôpital du 18e arrondissement que la patiente aurait été violée dans la nuit du 5 au 6 août.

C'est dans cet hôpital du 18e arrondissement que la patiente aurait été violée dans la nuit du 5 au 6 août.
Image: DR


15.08.2012

 

Un homme de 21 ans soupçonné d’avoir violé une patiente octogénaire de l’hôpital Bretonneau, à Paris (XVIIIe), où il travaillait, attendait mercredi d’être présenté à un juge d’instruction, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour "viol sur personne vulnérable", a précisé cette source, qui a ajouté que la victime présumée était née en 1928. Le suspect a été déféré mardi après-midi devant le parquet qui demande que le jeune homme soit placé sous contrôle judiciaire. Le juge d’instruction devra décider de son éventuelle mise en examen.

Selon Le Parisien, les faits se sont déroulés dans la nuit du 5 au 6 août au pôle gériatrique de l’hôpital Bretonneau, où le jeune homme, étudiant en médecine, avait été recruté pour l’été. (Le Matin)

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 08:45

Les maisons de retraite : maltraitance, sous-effectifs – et gros profits !

Le 9 mars 2012, par Patricia du sud

Etant à la recherche d’un emploi et surtout voulant être utile et donner de l’attention aux personnes âgées, j’ai postulé à la maison de retraite près de chez moi. J’ai été accepté en CDD pour des remplacements d’aide soignante bien qu’étant non diplômée... Ma joie s’est vite transformée en tristesse en voyant le peu de respect et de moyens qu’on accorde à nos ainées (et ça fait que 4 jours que je travaille)... Comment voulez vous que chaque resident soit traité avec douceur et attention alors qu’il faudrait doubler voir tripler le nombre d’aide soignante ? Je me suis fait réprimandée pendant la toilette, car j’ai servi à de l’eau à un résident qui avait soif... Pas le temps ! Idem pour le brossage des dents et des dentiers ! Pas le temps ! La plupart des résidents très âgées ne reçoivent aucune visite... Alors qui va se plaindre ? le personnel ? trop peur de perdre leur place ! Il suffit pourtant de faire un tour rapide d’inspection de leurs ongles, leurs oreilles, leurs doigts de pied et de leur dents et dentier rempli de tartre et de leur dents jamais lavés pour voir qu’il y a un vrai problème. Et je ne parle pas de l’état de leur fauteuil roulant, qui nécessiterait un nettoyage au karcher tant la nourriture s’est inscrutée dans tous les interstices du fauteuil....
La maltraitance vient d’abord du manque du personnel et non du personnel non qualifié.... (pour preuve, ce sont des aides soignantes qui m’ont fait le reproche de laver les dents, dentiers et de répondre aux demandes des résidents).

Je suis attristée mais j’ai bien peur, qu’après quelques mois à ce rythme, je trouverai tout cela normal et accepterai sans rien dire la situation. Que dois je faire ? Quel recours ai-je pour que les effectifs soient doublés ? Apparemment, rien ne bouge alors que des demandes ont été faites au niveau de la direction ? Où est ce que ça bloque ? J’ai mal pour ses pauvres personnes dépendantes vivant ce cauchemar quotidiennement.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 08:43

La mère de Madame F. est dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) depuis moins de 5 mois. Déjà, elle est amaigrie, affaiblie. Entrée fortement dépendante, ses difficultés d’expression et de compréhension empirent. Depuis peu, elle est devenue incontinente. Elle est victime, comme des milliers de personnes dépendantes (personnes âgées, handicapés, malades mentaux...) de « maltraitance passive » – ou maltraitance ordinaire.

Madame F. a contacté La Riposte après que l’assistante de vie qu’elle a embauchée pour prendre soin de sa mère (en complément du personnel de l’établissement) l’a retrouvée par terre baignant dans son urine. La maltraitance passive se décline de diverses manières : brutalité lors des toilettes,faute de temps, hygiène insuffisante, paroles humiliantes, dénutrition liée à l’absence d’aide lors de la prise des repas, infantilisation, ou encore soins forcés.

Les rapports et les témoignages sur ces violences physiques et morales se multiplient. Tel cet homme de 76 ans qui explique : « J’avais maigri de trois kilos. Ce n’était pas normal, alors le docteur m’a envoyé passer une radio. “Monsieur R., vous avez une bricole”. […] C’est comme ça qu’on m’a annoncé gentiment que j’avais un cancer. » [1] Ou cet homme de 87 ans, amputé d’une jambe, qui, gêné d’être lavé et habillé par une femme très jeune, s’est vu répondre : « Te fais pas de bile ni d’illusions, tu feras fuir les femmes ».

La mère de Madame F. subit, elle aussi, cette maltraitance quotidienne. Au début, les aides soignantes ne lui mettaient pas son appareil dentaire. Puis, lorsque Madame F. a insisté, elles le lui mettaient mais ne le lui enlevaient pas, la nuit. Finalement, l’appareil s’est cassé. Aucun dentiste ne se déplace en maison de retraite. Pour palier le manque de coordination entre les équipes soignantes, Madame F. a fini par afficher, dans la chambre de sa mère, les conseils et consignes la concernant : des choses simples, comme le fait qu’elle a l’épaule fragile et qu’il faut donc faire attention lorsqu’on la déplace. Malheureusement, sa mère a une petite corpulence et, pour gagner du temps, malgré les consignes de l’établissement, une seule aide soignante l’aide à se déplacer, au lieu de deux. Car l’origine du problème est clairement identifiée : le manque de personnel. Comment ne pas brusquer ces personnes âgées, et comment prendre en compte les besoins singuliers de chacun, lorsqu’il n’y a que deux aides soignantes pour coucher 80 personnes, sur deux étages ? Comment être disponible pour écouter lorsqu’on est épuisé, stressé ou sous pression ?

Parallèlement aux témoignages des patients, certains salariés se mobilisent et commencent à parler : erreurs de médicaments à cause de la fatigue, personnel de ménage réalisant des toilettes pour remplacer des aides soignantes... Comment ne pas passer, petit à petit, de soignant à gardien ?

Evidemment, les causes et les solutions ne sont pas exactement les mêmes selon que l’on parle des EHPAD publics, associatifs ou privés. Mais, au regard des « réformes » de la santé et des retraites visant à ouvrir tous ces secteurs aux capitalistes, on peut s’attendre à ce que la réforme sur la dépendance, « priorité du gouvernement » pour 2011, continue de détruire le service public en l’offrant aux grands groupes privés. Déjà, entre 1996 et 2003, le nombre de places dans les maisons de retraite du secteur privé a augmenté de 21 %, alors qu’il n’augmentait que de 4 % pour le secteur public. En 2003, 42 % des EHPAD relevaient du privé.

Les capitalistes ne s’y trompent pas. Oubliant bien vite que l’on parle d’êtres humains, de nos parents et grands-parents, le site internet defiscalisation-ehpad.fr se réjouit que le nombre des plus de 85 ans va presque doubler d’ici 2020, dont 35 % de personnes lourdement dépendantes. Parlant d’un marché connaissant un développement très important, il rappelle que « les EHPAD sont un des investissements les plus rentables dans l’immobilier » ! Enfin, il conclut : « Mieux qu’une défiscalisation, l’investissement dans un EHPAD est aujourd’hui le meilleur moyen pour se constituer une retraite complémentaire non fiscalisée », avec une rentabilité de 5 à 6 %.

Jacques Dellard, président du groupe Oméga, qui regroupe une dizaine d’EHPAD, prévoit déjà la suite : se rendant compte qu’une forte partie de la population n’a pas les moyens de « bénéficier des prestations de ses établissements », il parle d’ouvrir « des maisons de retraite low-cost » ! [2] De quoi faire rêver de nombreux capitalistes ! Effectivement, l’investissement est très rentable. En plus des indemnités payées par les patients ou leur famille, qui peuvent dépasser 2000 euros par mois, ces établissements reçoivent de fortes dotations du Conseil Régional et de la sécurité sociale, qui couvrent une grande partie de la masse salariale.

Mais plutôt que d’embaucher davantage de personnes qualifiées, ce qui ferait baisser la sacro-sainte rentabilité de l’établissement, les capitalistes de ce secteur préfèrent mettre sous pression le personnel, ce qui amène inéluctablement au développement de la maltraitance passive : atteinte directe à l’intégrité physique et morale des personnes dépendantes et à leur dignité. La Riposte envisage de publier une enquête plus détaillée et approfondie, lors d’un prochain numéro. Nous lançons donc un appel à témoignages. N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences par mail à redaction@lariposte.com ou par courrier à La Riposte, BP 80378 - 75869 Paris Cedex 18.

Romain Kosellek (PCF Paris 18e)

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:59

Une pétition circule sur le Net contre les chemises hospitalières ouvertes dans le dos dévoilant les fesses des malades

Ce n’est pas une simple histoire de fesses (à l’air). La preuve: la ministre de la Santé s’en mêle. Jeudi, Marisol Touraine a réagi à la pétition en ligne contre les chemises d’hôpital ouvertes dans le dos : "Il y va de la dignité de la personne".

Tout a commencé le 27 juillet dans un billet intitulé "Dignité, mes fesses!", posté sur son blog par une kiné qui signe sous le pseudo Leya_MK. La jeune femme, employée dans un hôpital de province, y chronique une scène banale : une patiente âgée, opérée de la hanche, se retrouve nue quand sa blouse s’ouvre pendant un exercice de rééducation. "C’était la fois de trop, explique la blogueuse. Depuis quand être à demi nu devant les soignants, les autres patients et ses proches doit-il être une fatalité, surtout si rien sur le plan médical ne le justifie?" Le 31 juillet, Farfadoc, médecin de campagne, relaie et alimente la colère de sa consoeur kiné sur son blog. Elle lance ensuite une pétition "pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur des patients", qui a déjà recueilli près de 9.000 signatures.

Pourquoi un tel succès? Certainement parce que ce petit bout de blouse révèle une part du malaise hospitalier. "Dévoiler l’intimité des malades, ne pas prendre le temps d’aider les gens à s’habiller, cela relève de la maltraitance ordinaire", observe Farfadoc. La généraliste admet que la chemise est pratique en cas d’opération ou d’hospitalisation dans un service de réanimation. "Pourquoi l’imposer à autant de monde? Pour aller plus vite. La blouse ouverte sur les fesses nous ramène notre problème récurrent : l’hôpital manque de moyens, les soignants manquent de temps."

"Le corps malade devrait être doublement protégé"

Professeure de philosophie à l’université Paris-Descartes, Michela Marzano dénonce* également le triomphe d’une culture de rentabilité : "À l’hôpital, on soigne l’autre sans faire attention à lui. En y entrant, on devient un objet de soin sous le regard prétendument neutre du personnel et on perd une part précieuse de nous-mêmes." Laquelle? Après tout, la vieille dame ne s’était pas plainte de voir ses parties intimes exposées. Pour l’anthropologue Gilles Boëtsch**, "le corps malade n’est pas n’importe quel corps nu, il devrait être doublement protégé". A fortiori quand il s’agit de personnes âgées car, dit-il, "être vieux, dans notre société, c’est déjà être malade". Jusqu’où faudra-t-il rallonger la longueur des blouses d’hôpital, comment les empêcher de s’entre-ouvrir? En philosophe, Michela Marzano reformule la question : "La pudeur renvoie à notre subjectivité. Seule la personne peut décider jusqu’où le regard des autres doit aller."

* Légère comme un papillon, Grasset.
** La peau, enjeu de société, CNRS Editions. Panorama à 360 degrés

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