Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:36

Le Point.fr ouvre son espace de débat au professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille-2.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © Humbert Nicolette / Sipa

Il existe, dans les hôpitaux et dans toutes les structures publiques, un surenchérissement permanent des exigences sécuritaires, notamment concernant le feu. Ces dernières années, le surcoût et la gêne occasionnés par cette spirale sécuritaire sont considérables, depuis la réfection des escaliers, des portes, des évacuations, la multiplication des exercices et les changements de normes. La mise en perspective du temps, de l'argent et de l'énergie consacrés à ce risque, comparé à d'autres dans les hôpitaux, est instructive.

La mortalité annuelle par incendie est estimée en France entre 300 et 400 personnes (données de 2004). Une situation plutôt rassurante, la mortalité étant inférieure à celle des pays les plus riches.

La majorité des incendies se produisent à domicile. Très peu se sont déclarés à l'hôpital. En faisant une rapide recherche sur Internet, on ne trouve depuis 2008 que trois décès liés à un incendie hospitalier, et des données relatives à 14 incendies, ces cinq dernières années dans les hôpitaux. Ces sinistres concernent majoritairement des hôpitaux désaffectés ou en construction, et surtout des hôpitaux psychiatriques. Dans ce dernier cas, il s'agit souvent d'incendies dus à des départs de feu, volontaires ou liés aux cigarettes, depuis les chambres des patients. Le gain à espérer d'un renforcement des procédures est donc extrêmement faible.

Morts par septicémie

En revanche sur la même période, on peut estimer qu'entre 10 000 et 20 000 personnes par an sont mortes de septicémie dans les hôpitaux en France ! Un taux comparable à celui de nombreux autres pays. Ce serait même la septième cause de mortalité, avant les accidents de la route... Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces septicémies sont dues pour beaucoup d'entre elles à l'utilisation des cathéters pour les perfusions et des sondes urinaires !

Presque un quart des patients hospitalisés ont une sonde urinaire, et le risque d'infection sur ces sondes est de 5 % par jour. Toutes les enquêtes montrent que les sondes urinaires sont trop utilisées et laissées trop longtemps en place. Ces infections sont à l'origine des septicémies hospitalières les plus fréquentes, celles dues à Escherichia coli. Les cathéters sont, eux, à l'origine de la deuxième cause de septicémie hospitalière la plus commune, les septicémies à Staphylococcus aureus, avec une forte mortalité. Le grand risque d'infection apparaît au-delà de trois jours d'utilisation.

Je comprends bien que la mort d'une personne de 75 ans à l'hôpital par septicémie sur sonde urinaire est moins spectaculaire que le décès de la même personne dans un incendie à l'hôpital, mais la hiérarchie de priorité en termes de sécurité pourrait s'accorder au risque réel, et non au risque perçu. Et le coût d'une augmentation des procédures de sécurité doit être évalué en fonction de son bénéfice potentiel. On découvrirait ainsi qu'il y a beaucoup de bénéfices à augmenter les mesures de sécurité sur l'usage des cathéters et des sondes urinaires...

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 17:16
Rarement dangereux, ces patients sont en revanche souvent victimes de violences

Faut-il se méfier des malades mentaux? Sont-ils réellement plus dangereux que les autres? Une étude parue dans The Lancet le 28 février dernier fait voler ce cliché en éclats. Elle montre au contraire que ces personnes sont très souvent victimes de maltraitances physiques et sexuelles de la part de leur entourage.

Financée par l'OMS, cette étude était destinée à faire un état des lieux de la violence à l'encontre des personnes handicapées. Pour cela, les auteurs ont passé en revue tous les travaux parus sur le sujet au cours des vingt dernières années et sélectionné 26 études incluant plus de 21.500 handicapés. Les résultats montrent que les malades mentaux paient de très loin le plus lourd tribut: 24% d'entre eux déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours des douze derniers mois, contre 6% en cas de retard mental et 3% pour l'ensemble des handicaps. Dans la catégorie des malades mentaux, les auteurs incluent les schizophrènes, les sujets atteints de dépression majeure, les psychotiques ou encore les déments suivis en ambulatoire ou hospitalisés.

Ce taux de 24% paraît effrayant mais n'étonne ni les auteurs de l'étude ni les professionnels du secteur. «Il est même très probablement sous-estimé, selon le Pr Mark Bellis, coauteur des travaux, car nous avons répertorié les violences subies au cours des douze derniers mois et non au cours de toute une vie. En outre, la peur de représailles ou de ne pas être pris au sérieux réduit le nombre de déclarations.»

«Ce chiffre n'est pas surprenant par rapport à ce que l'on constate en clinique, renchérit le Dr Elena Turpin, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine. Nous nous penchons sur la maltraitance auprès de nos patients car elle peut dégrader leur état de santé, entraîner un traumatisme, provoquer une décompensation. Les patients ne relatent pas spontanément un événement de ce type mais en font part le plus souvent lorsqu'on leur pose simplement la question.»

«Sensibilité réduite au stress»

Même écho du côté de l'association Alma France (Allô Maltraitance des personnes âgées et/ou des personnes handicapées). «Ces données sont malheureusement tout à fait vraisemblables dans la mesure où la cause de la maltraitance est le fait d'être sous l'emprise d'autrui, insiste Robert Moulias, président de l'association. Mais elles sont certainement sous-estimées, car les auteurs se sont limités aux violences physiques et sexuelles et ont ignoré les violences psychologiques, les discriminations, les abus financiers, si fréquents y compris à l'intérieur des familles, et les négligences.»

La maltraitance peut prendre toutes les formes et venir de partout, rappelle Robert Moulias. Mais plus la maladie est sévère, plus le patient est isolé et dépendant, plus le risque est grand, selon lui. «Les malades mentaux ont une sensibilité réduite au stress et des capacités de défense moindres, clarifie le Pr Charles Peretti, chef du service de psychiatrie de Saint-Antoine. Il nous arrive de repérer des cas de violence, dans le service, mais l'entourage ou encore le médecin généraliste sont souvent en première ligne pour constater une maltraitance.»

Négligence de la part de l'entourage

Une commission d'enquête du Sénat indiquait en 2003 que la famille était le lieu du délit dans environ 70% des cas et les institutions 30%. Dans le cadre de cette étude, 37,8% des handicapés mentaux déclarent une violence issue de leur conjoint. «Il s'agit de la personne la plus exposée, la plus stressée, explique Elena Turpin. Lorsque nous prenons un malade en charge, nous rencontrons la famille pour connaître son ressenti sur l'état du malade, entendre sa plainte, l'informer sur la pathologie et l'aider à accompagner le sujet sans le brusquer.» Pour elle, la meilleure façon de prévenir la maltraitance est de bien suivre médicalement les patients et d'impliquer l'entourage. «Quand l'état de santé du patient s'améliore, il est plus apte à communiquer, fait plus attention à lui et devient moins vulnérable. À l'inverse, un patient isolé dont la famille ne cherche pas à comprendre la maladie est plus à risque de maltraitance.»

À l'association Alma France, les plaintes émanent toujours de témoins. «Souvent, les malades s'expriment difficilement et, surtout, ils ne savent pas vers qui se tourner», explique Robert Moulias. Les plaintes relatives à des personnes handicapées concernent très majoritairement des maladies mentales. La plupart font état de négligence de la part de l'entourage et l'association tente alors une médiation pour rappeler les besoins du malade, la façon d'y répondre, son besoin d'humanité. «Parfois, la charge est trop lourde pour les familles, elles sont épuisées et dérapent. Mais, dans les cas de malveillance réelle, nous informons les autorités car cela relève de la justice. Je dois rappeler à ce titre que l'abus de faiblesse est une circonstance aggravante et encore plus si l'auteur des faits est responsable du malade», conclut-il.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 09:35

 

Selon une étude publiée dans The Lancet, les enfants qui souffrent d’un handicap sont pratiquement quatre fois plus exposés au risque de violences que les autres. Et les plus vulnérables sont ceux présentant un handicap mental ou des déficiences intellectuelles.

Ce travail apporte aujourd’hui, les preuves les plus solides jamais présentées en matière de violence aux petits handicapés. Le Pr Park Bellis, de l’Université John Moores à Liverpool (Royaume-Uni), a pris en compte pas moins de 17 études, qui portaient sur 18 374 enfants handicapés. Des données relatives à 7 pays différents ont été intégrées à ce travail : Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Israël, Royaume-Uni et Suède. Les conclusions sont univoques. Elles indiquent que les enfants handicapés ont un risque 3,7 fois plus élevé d’être victimes d’actes de violence, de quelque sorte que ce soit. Pire, ceux souffrant d’un handicap mental sont 4,6 fois plus exposés que les autres.

« La stigmatisation, les discriminations et le manque d’information concernant le handicap, (…) sont les facteurs qui les exposent à un risque accru de violences », explique le Dr Etienne Krug, Directeur du Département Prévention de la violence et du traumatisme et handicap à l’OMS. « Les résultats de cette étude prouvent que la vulnérabilité des enfants handicapés au regard de la violence, est disproportionnée  ».

Pour Mark Bellis, « la manière dont l’entourage traite un enfant handicapé conditionne énormément l’impact que son handicap aura sur sa qualité de vie. C’est donc aux gouvernements, mais aussi à la société civile, de faire en sorte de prévenir leur victimisation ».

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:50
Faits divers jeudi 19 juillet 2012

Dans le coma depuis plusieurs jours, une femme de 86 ans, qui résidait depuis cinq ans dans la maison de retraite « Artémis » à Changé (Sarthe), est décédée, lundi, à l'hôpital du Mans. Elle y avait été admise en urgence le mercredi précédent, après avoir été brûlée par un bain a priori trop chaud.

Brûlures aux premier et second degrés

Ce jour-là, en milieu de matinée, la vieille dame, qui venait de prendre un bain probablement beaucoup trop chaud, s'est sentie mal. Dans l'après-midi, une de ses filles a constaté que sa mère souffrait de brûlures - qui s'avéreront être au premier et au second degrés -, notamment sur le dos et les jambes.

Sa fille a appelé le Samu pour qu'elle soit transférée au centre hospitalier. L'état de la victime s'est progressivement dégradé et la famille a déposé plainte, vendredi, contre la maison de retraite.

Gardes à vue pour deux soignants

Entendus, lundi après-midi, sous le régime de la garde à vue, deux soignants de la maison de retraite ont été relâchés en fin de journée. Aucune procédure n'a été engagée contre eux pour le moment.

« Nous attendons le résultat de l'autopsie, qui sera effectuée cette semaine, pour en savoir plus sur l'origine des brûlures. Un certain nombre d'éléments médico-légaux nous permettrons alors d'y voir plus clair », a indiqué, hier, Hervé Drevard, procureur adjoint au Mans.

Fragilité extrême

« Je pense d'abord à la famille de cette dame et je cherche bien évidemment à savoir ce qui s'est passé, a confirmé Martine Terrine, directrice de la maison de retraite. Je ne comprends pas, d'autant plus que le projet de notre établissement est principalement orienté vers la bien-traitance. La dame était âgée et d'une fragilité extrême. »

La salariée présumée responsable de cet accident a été relevée de ses fonctions à titre conservatoire et la maison de retraite a décidé d'interrompre provisoirement les bains pour les 80 résidents.

Igor BONNET.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:37

La maltraitance de personnes âgées ou de handicapés est encore sous-évaluée en France, estiment bon nombre d’associations.

La maltraitance n’est pas un phénomène nouveau en France. La société en prend tout simplement davantage conscience. Les personnes âgées et handicapées physiques ou mentaux, de plus en plus jeunes, comptent parmi les principales victimes. Affaire de famille Cette prise de conscience a amené depuis quelque temps les associations à se multiplier pour défendre les intérêts des victimes. Le rapport de la commission d’enquête menée en 2001 et publiée en 2003 par le Sénat rapporte que 400.000 appels ont été recensés au centre d’appel du service national téléphonique de l’enfance maltraitée, le 119. Sur ces appels, environ 6.000, soit 1,5 %, concernaient des enfants et adolescents handicapés.

Cliquez ici !

Selon leurs degrés de handicap, les violences sont plus ou moins fortes. Les plus petits peuvent être laissés des heures sans attention, les plus grands sont séquestrés, mal nourris, dans les pires des cas battus. Il en est de même pour les plus vieux, souvent faibles et plus vulnérables, assujettis à toutes formes de sévices.

Violences sexuelles

Alma France (Allô maltraitance des personnes âgées et handicapées) rapporte dans ses statistiques 2007 que dans 67 % des cas, les violences exercées proviennent d’un ou de plusieurs membres de la famille. Les personnes âgées peuvent également subir des violences de la part de personnes qu’elles côtoient régulièrement (amis, corésidents pour ceux qui habitent en maison de retraite, personnel soignant). Les raisons de cette violence sont dues la plupart du temps à des histoires passées, troubles, entre la victime et son bourreau, à des relations familiales difficiles. Selon le rapport publié par le Sénat, les violences les plus fréquentes sont les violences sexuelles, viennent ensuite les violences physiques puis les violences psychologiques. Et parmi les mineurs handicapés victimes de maltraitance, on trouve deux fois plus de garçons que de filles.

En ce qui concerne les adultes handicapés, la tendance s’inverse, deux victimes sur trois sont des femmes. Changement des évaluations Alma France juge, comme bien d’autres associations, que la maltraitance n’est pas encore bien prise en compte et qu’il y a une réelle sous-estimation des situations et demande donc un changement du mode d’évaluation des situations.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 18:23

La maltraitance des personnes âgées est un problème aussi tabou que massif (15% des plus de 75 ans). Autour duquel la nouvelle ministre entend mobiliser

La maltraitance prend des formes diverses et touche une population de plus en plus importante.

La maltraitance prend des formes diverses et touche une population de plus en plus importante. (Photo archivesSEBASTIEN BOZON/afp)

C'est passé complètement inaperçu. À la mi-juin a été célébrée la 7e Journée internationale de la maltraitance envers les personnes âgées. Même la toute nouvelle ministre des « vieux pimpins », la Bordelaise Michèle Delaunay, a découvert l'existence de cette date inscrite à l'agenda, en prenant son maroquin.

Âgée de 65 ans, la ministre des Personnes âgées et de la Dépendance fait elle-même partie des « vieux pimpins » qu'elle se permet du coup de désigner ainsi affectueusement. « Je ne suis pas la seule "personne âgée" du gouvernement, puisqu'on appartient à cette catégorie à partir de 60 ans. On reçoit d'ailleurs un papier de l'administration. Cela ne fait pas plaisir à tous les sexagénaires », note, amusée, la ministre, qui rêve de changer l'intitulé de son ministère pour : ministère de l'Âge et de l'Autonomie.

Le sujet est moins anodin qu'il n'y paraît. Avec l'allongement de l'espérance de vie, qui est en France de 77,8 ans pour les hommes et de 84,5 ans pour les femmes, est apparue une nouvelle tranche d'âge entre l'âge mûr et le début de la vieillesse, dont la ministre Delaunay est l'incarnation même. « L'apport de ma génération à la stimulation cognitive des personnes âgées va être Internet. Un vieux qui tweete ne vieillit pas », dit la ministre. Une tendance lourde au « non-vieillissement » qui perturbe encore plus l'appréhension du phénomène de la maltraitance envers les « vieux ».

600 000 victimes

Car qui est « vieux » ? Et à partir de quel moment devient-on un « vieux » vulnérable ? Les spécialistes parlent désormais de « vieillesses plurielles ». Mais l'association Alma France (Allô maltraitance des personnes âgées), subventionnée pour recevoir des appels téléphoniques sur cette question au numéro 39 77, continue de borner à 60 ans son public cible. C'est dire si le sujet, appelé à concerner de plus en plus de monde, est encore flou. « On en est au stade où se trouvait la maltraitance des enfants il y a quarante ans, c'est-à-dire nulle part », écrivait il y a peu une agence américaine, alors que le phénomène est pourtant mieux pris en compte outre-Atlantique.

Il est pourtant loin d'être marginal. Selon les chiffres publiés par Alma France, la maltraitance toucherait 5 % des personnes de plus de 65 ans et 15 % des plus de 75 ans, soit 600 000 personnes en France. Toujours selon Alma, 75 % des personnes maltraitées vivent dans leur propre logement, 17 % dans des institutions et 8 % chez un membre de leur famille.

Des chiffres tirés des appels reçus par Alma (18 000 en 2011) qui ne sont que la partie émergée de l'iceberg. La répartition des catégories de maltraitance s'établit comme suit : 25 % de négligences, 18 % de maltraitances psychologiques, 14 % de maltraitances financières, 11 % de maltraitances physiques, 7 % de maltraitances civiques et 6 % de maltraitances médicales. Le profil des victimes est à 62 % féminin, à 67 % de plus de 80 ans et souffrant de dépendance physique ou psychologique plus ou moins lourde.

Les petits faits

Cela étant posé, comment aller plus loin ? Depuis une dizaine d'années, le voile s'est peu à peu levé. Des « codes de bientraitance » ont été établis, des embryons de contrôles ont été mis en place, souvent à l'interface des associations et des Conseils généraux. Et des médiations ont été essayées en direction des familles et des établissements. Autant de petits pas très en deçà de la réalité d'un phénomène protéiforme concernant une population de plus en plus massive. « Au-delà des maltraitances "pénales", il existe un immense domaine où de petits faits, où quelques mots, où l'absence de politesse, où quelque indifférence, s'ils attentent au sentiment de la personne vulnérable d'être respectée, reconnue, entendue, peuvent devenir des maltraitances », résume Jérôme Pellissier, auteur de « La Guerre des âges », dans le rapport de l'Alma. Un sujet où tout un chacun peut se mettre en scène.

(1) www.alma-france.org.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 23:01

Cela me fait penser à mon accouchement à l'hôpital public de
Tenon à Paris. J'avais l'impression d'être une internée de
force dans un hôpital psychiatrique. Si j'avais su !! je
serais restée à la maison cela aurait été moins traumatisant.
C'est malheureusement le triste résultat des maternités qui
ferment, des hôpitaux surchargés et du personnel dépassé. Mais
dans les cliniques privés ce n'est pas toujours mieux. Pour
grossir la facture les médecins n'hésitent pas à pratiquer des
actes inutiles. Quand l'accouchement devient une histoire
d'argent, ça donne effectivement envie de vomir. Une pensée
particulière aux femmes brésiliennes qui sont encouragées à
accoucher par césarienne cela serait mieux pour elles et
surtout pour le porte monnaie des obstétriciens. OUI il faut
dénoncer cette violence faite aux mamans mais aussi aux bébés
qui sont eux aussi hélas bien traumatisé dès leur entrée dans
la vie. MERCI Amnesty International

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 22:58
Par Stadire - 25 juin 2012  
Le projet d'Amnesty International est réellement pertinent et fascinant. Je dois avouer que si ici il s'applique à l'Uruguay, mon petit doigt me dit que cette dénonciation peut s'appliquer à énormément de pays et malheureusement je ne pense pas que la France soit en reste.

Le propos :
En Uruguay, ce sont 44 000 femmes qui accouchent par an. Amnesty International a donc lancé une vidéo dont le compteur du nombre de vues commençait à 44 000.
L'idée était que cette vidéo soit diffusée un maximum de fois, pour que le compteur, à rebours, tombe à zéro, afin de passer le message qu'on ne doit plus jamais voir cette situation, ces réflexions, ce traitement de la femme tandis qu'elle accouche.

Cette vidéo, la voici :


http://vimeo.com/amnistiauruguay/ceroviews

 


Ce qu'il s'y dit ?
Pas grand chose finalement. Une mère se fait multi ausculter sans qu'on lui demande au préalable, une poche des eaux est rompue sans avertissement, ni dialogue, un chirurgien  s'éclipse et attend à son bureau.

Les protagonistes de cette histoire ? Du personnel qu'on identifie mal (internes ? Infirmiers ? Sage-femme ? Aide-soignant ?), une femme ultra directive, qui s'adresse à cette future maman en des termes familiers, qui l'appelle « maman », qui l'infantilise et qui dans le même temps est autoritaire. On lui demande de ne pas bouger, on explique au gynécologue qui réapparait que la dilatation se fait trop doucement, alors on décide d'injecter du « serum ».

Puis on ordonne à cette femme de pousser, on n'écoute pas sa douleur, on lui demande de pousser comme si elle allait à la selle, on lui demande aussi si elle est bien allée au cours de préparation à l'accouchement, on lui de rester tranquille si elle ne veut pas perdre son bébé et puis le gynécologue s'adresse à la femme en lui disant :
« maman, maman, on va faire une césarienne, ok  ? ».

Je trouve que cette vidéo là et particulièrement déroutante et tragiquement réaliste. Je trouve que le combat que mène ici Amnesty est drôlement beau, juste et bien vu. Je trouve qu'il rend grâce à toutes les personnes qui défendent un accouchement respecté et qu'il a le mérite de remettre les choses à leurs places, avec pertinence et finesse.

Dites-moi ce que vous en pensez, et dites-moi surtout si ce film vous parle, si il fait écho à des choses que vous avez vécues ou que vous avez perçues comme telles.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 22:55

 

Les orientations du gouvernement Ayrault sur la question de la dépendance devraient être plus précises au terme de la Conférence sociale qui doit réunir ministres et partenaires sociaux les 9 et 10 juillet. En attendant, des changements sont déjà à l’œuvre contre la maltraitance.
La Haute autorité de santé a intégré la lutte contre la maltraitance dans les critères de certification des hôpitaux et prépare un guide pratique et des outils pour le déploiement d’une politique de bientraitance pour la rentrée. La Croix-Rouge a mis en place en avril une équipe mobile dont la vocation est d’aller sur le terrain pour prévenir les situations de maltraitance, notamment contre les personnes âgées, au sein des établissements qu’elle gère. Et il existe désormais un numéro vert le 3977 contre la maltraitance des personnes vulnérables qui a permis de mettre en évidence qu’elle vient parfois d’où on ne l’attend pas : 80% des cas signalés de mauvais traitements sont infligés dans l'intimité du domicile des personnes âgées par leurs aides à domicile et leur propre famille.

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 22:53
Publié le : 29 Juin 2012 par Afsané Sabouhi
Les langues se délient, la maltraitance ordinaire dans les établissements de santé est en hausse parmi les plaintes au Défenseur des droits en 2011. Ce critère est intégré dans la certification des hôpitaux.  

 

Entendre l’équipe médicale discuter de votre cas comme si vous n’étiez pas là,  attendre à demi-nu dans un couloir d'hôpital pendant plusieurs heures sans que personne ne vous apporte une couverture, être délaissé toute une journée dans un lit souillé sans possibilité d’atteindre la sonnette pour alerter …
Ces maltraitances, dites ordinaires par opposition aux actes volontaires et délictueux, sont en hausse parmi les plaintes reçues en 2011 par le Défenseur des droits. Dans le rapport remis lundi au président de la République par Dominique Baudis, 3000 plaintes concernaient la santé et les questions de maltraitance et de violence représentaient 22% des ces requêtes.
On observe depuis quelques années une augmentation légère mais constante, de l’ordre de 2% par an, de la part de la maltraitance dans l’ensemble des plaintes émises par les Français. Est-ce le reflet d’un système de santé si dépassé qu’il laisse s’installer des pratiques de négation de la dignité du patient ? La sociologue Véronique Ghaldi, qui a enquêté sur cette maltraitance ordinaire en 2010,pour la Haute autorité de santé, a une explication plus optimiste. Non, le système de soins n’est pas plus maltraitant qu’auparavant. C’est la maltraitance qui n’est plus passée sous silence, notamment par les proches des plus vulnérables : enfants, personnes âgées, handicapés et détenus.

Véronique Ghaldi, sociologue et chef de projet à la Haute autorité de santé : « La parole s’est libérée, maintenant les proches osent dénoncer la maltraitance »

 
Le cercle vicieux de la violence
Cette parole libérée est un soulagement pour les professionnels eux-mêmes. Les aides-soignantes et les infirmières font partie des professions les plus investies dans la promotion de la bientraitance au moment des toilettes notamment. Du côté des médecins, la problématique est plus complexe. C’est souvent la mauvaise communication ou la dissimulation d’informations par le médecin qui sont perçues comme méprisantes et maltraitantes par le patient.
Cette nécessaire évolution du discours médical est plus lente à se mettre en œuvre. Mais côté professionnels aussi, le tabou est tombé, on ne s’abrite plus derrière la minimisation. Le contexte actuel de l’hôpital, qui cristallise toutes les tensions du système de soins et de la société elle-même, peut faire le lit de comportements maltraitants. Les soignants soumis à un quotidien de plus en plus difficile où l’agression verbale ou physique par un patient n’est plus exceptionnelle en viennent à transférer leur agressivité vers les autres malades, comme une forme d’autoprotection.

Loïc Ricour, directeur du pôle Santé du défenseur des droits : «  Les professionnels transfèrent sur les malades la violence qu’ils subissent au quotidien »


Une équipe ne peut donc pas décider de façon isolée de « devenir bientraitante ». Tous les échelons de la hiérarchie doivent s’impliquer. « C’est une politique, une philosophie du soin qui doit se déployer de la direction jusqu’au lit du malade », résume Véronique Ghaldi. Et ce d’autant plus qu’un fonctionnement d’établissement bientraitant permet de repérer beaucoup plus rapidement les actes de maltraitance volontaire plus graves commis par des soignants. Pour l’AD-PA, l’association des directeurs au service des personnes âgées, la lutte contre la maltraitance doit même venir du sommet de l’Etat avec la réforme de la prise en charge de la dépendance et la création d’une prestation universelle d’aide à l’autonomie, c’est-à-dire l’ajout d’une 5e branche à notre système de protection sociale.

 

Romain Gizolme, chargé de mission pour l’Association des directeurs au service des personnes âgées : « Les moyens humains actuels ne permettent pas la bientraitance »

 

Repost 0
Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans VIOLENCE A L'HOPITAL
commenter cet article

Présentation

  • : VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • VIOLENCES VECUES A L'HOPITAL PAR LES PATIENTS
  • : - Les violences morales : ordres, interdictions, reproches, indifférence, privation de visites, humiliation, infantilisation… - les violences par excès par négligences : absence de prise en compte de la douleur, acharnement thérapeutique, excès de médicaments… - les violences physiques : toilettes imposées, cris, gifles, sévices sexuels… - les violences matérielles : vols d’agent ou d’objets, matériel non adaptés… - le non-respect du consentement : cette question et ce
  • Contact

Présentation

Recherche

Archives

Liens