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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 19:17

AFP PHOTO/PASCAL PAVANI

Le phénomène est peu médiatisé, largement sous-estimé. Il n'intéresse pour ainsi dire personne. Chaque année, près de 3 000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, ce qui représente le tiers des 10 499 suicides recensés par l'Inserm en 2009, souligne le journal La Croix dans un dossier sur le sujet.

Plus on monte en âge, plus les chiffres sont alarmants : alors que le taux de suicide dans la population générale française est de 17,1 pour 100 000, il monte à 32 chez les 75-84 ans, et à 44 pour 100 000 chez les 85-94 ans. D'après l'Inserm, les hommes de plus de 95 ans se suicident dix fois plus que la population générale.

"Le suicide du vieillard ne scandalise ni ne fascine", constate dans La Croix le psychiatre Michel Debout (Dans la France du suicide, Stock, 2002). Mais certains faits divers obligent parfois l'opinion, et les responsables politiques, à ouvrir les yeux.

Début août, la ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Michèle Delaunay, avait ainsi appelé à la vigilance, après plusieurs suicides de personnes âgées à domicile et en institution. Une résidente d'institution avait notamment mis fin à ses jours en mettant la tête dans un sac en nylon. Dans un entretien à La Croix, la ministre explique vouloir créer un observatoire et faire entrer la culture palliative dans les Ehpad, qui accueillent les personnes âgées dépendantes.

Les explications au suicide des personnes âgées sont nombreuses. L'allongement de la durée de la vie s'accompagne souvent de souffrances physiques, mais aussi psychologiques (deuils, dépendance, sentiment d'abandon, isolement, etc.) plus fortes.

À cela s’ajoute "un sentiment d’inutilité plus prégnant que par le passé", explique dans La Croix Godefroy Hirsch, médecin généraliste en milieu rural, à la tête de l’équipe d’appui départementale de soins palliatifs de Loir-et-Cher. Dans une société qui leur fait peu de place et valorise la performance, "les gens nous demandent : 'À quoi ça sert ?', nous disent : 'Ça ne vaut plus le coup'", raconte-t-il.

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Published by VIOLENCES A L'HOPITAL - dans PSYCHIATRIE
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