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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 17:26

La présidente du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, demande un supplément d'information.

Publié le 31 mai 2013

 
Servier devra patienter un an de plus

Servier devra patienter un an de plus Crédit Reuters

L'affaire du Mediator traîne de plus en plus en longueur. Et pour cause, la présidente du tribunal correctionnel de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez ainsi que l'ensemble des parties civiles ont demandé un supplément d'information. La juge a annoncé un renvoi du procès au 15 mai 2014. Le parquet souhaite en effet davantage de détails sur la communication "opaque" entre les laboratoires Servier et les visiteurs médicaux ainsi que les médecins et le consommateur à qui l'on a prescrit le médicament, Mediator. La veille, le procureur Philippe Bourion avait été poussé à requérir un supplément d'information.

Les parties civiles à l'initiative de la citation directe qui vaut aux responsables de Servier de comparaître pour "tromperie aggravée" ont été elles-mêmes contraintes d'avouer que le dossier du Mediator était trop complexe pour être jugée selon une procédure rapide. "Un supplément pour interdire une dérive des débats sur des questions qui ne nous intéressent pas, j'y suis favorable à cet instant", a notamment déclaré l'avocat François Honorat, tout en mettant en garde contre un élargissement de ce supplément qui inclurait "les demandes de la défense".

Pour rappel, l'audience avait été suspendue ce jeudi à la suite des réquisitions du procureur. Selon le document étudié, le Mediator, un antidiabétique largement détourné comme coupe-faim durant sa commercialisation de 1976 à 2009, pourrait provoquer de 1.300 à 1.800 morts par valvulopathie, une défaillance des valves cardiaques, en France.

Atlantico

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 12:49

Censées financer l'aide aux personnes en perte d'autonomie, les sommes récoltées lors du jour de solidarité connaissent en fait une destination sensiblement différente du but qui leur était alloué.

Tour de passe-passe

Publié le 20 mai 2013

 

 
Les sommes récoltées lors du jour de solidarité connaissent une destination sensiblement différente du but qui leur était alloué.

Les sommes récoltées lors du jour de solidarité connaissent une destination sensiblement différente du but qui leur était alloué. Crédit flickr / pasukaru76

 

Tout le monde se souvient du casse-tête que le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait imposé à la France entière avec son idée de faire travailler le lundi de Pentecôte.

Outre les associations sportives, certains mouvements catholiques, les écoles, etc, la mise en place de cette mesure issue de la loi du 30 juin 2004 faisait en fait écho aux conséquences dramatiques de la canicule de 2003.

Le principe est simple à comprendre : il s'agit d'une journée de travail non rémunérée pour les salariés tandis que les employeurs publics et privés ont obligation  ( article L14-10-4  du Code de l'action sociale et des familles ) de verser une " contribution de 0,3% qui a la même assiette que les cotisations patronales d'assurance-maladie affectées au financement des régimes de base de l'assurance maladie ".

Vous avez bien lu : alors que l'État cherchait à assurer le financement de dépenses liées au grand âge, il a délaissé un financement dédié ou un financement par l'assurance vieillesse, et a recouru à des cotisations URSSAF sur la maladie.

Modifié par la loi du 16 Avril 2008, l'article L3133-7 du Code du travail confirme la pleine exigibilité de cette contribution pour la " journée de solidarité ".

Comment circulent finalement les montants collectés ?

Chaque année, on évalue à près de 2 milliards (2,39 mds en 2012 ) les sommes ainsi collectées qui vont vers un organisme spécial nommé la CNSA : la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Le but étant de pouvoir aider les personnes âgées en résidentiel ou à domicile (recrutement de personnel pour les maisons de retraite, financement de pièces climatisées, heures d'aides à domicile pour les personnes handicapées ou dépourvues d'autonomie ).

Autrement dit, ce sont plus de 18,5 milliards qui sont venus abonder cette Caisse, la CNSA, depuis 2004. En termes d'ampleur, la mesure Raffarin a donc porté ses fruits. Mais, un certain trouble demeure. En effet, l'AD-PA, structure qui réunit les directeurs d'établissements pour personnes âgées et ceux agissant dans le secteur des services à domicile affirme que " près de 3 milliards ont été détournés de leur objectif ". 3 milliards sur un peu moins de 19.... l'ancien ministre du Budget Cahuzac n'y verrait qu'un des mensonges d'État auxquels il a fait référence dans une interview récente. Soit.

Madame Michèle Delaunay, (qui avait su tweeter au sujet de l'âge et de la renonciation de Benoit XVI avec une élégance contestable) est restée dans le domaine du contestable en expliquant doctement que certains crédits ne sont pas consommés intégralement chaque année (Il n'y a pas de besoins urgents ?) du fait " d'un décalage entre les décisions et leur exécution ". Assez auto-satisfaite, la ministre a ajouté que 100 millions d'euros de "sous-consommation" avait été repris en 2012. Ce qui veut dire que près de 3 milliards sont toujours en réserves de la CNSA qui n'a jamais eu vocation à thésauriser mais à agir concrètement au bénéfice de nos anciens.

Le directeur de la CNSA, monsieur Luc Allaire, a été plus direct, autrement dit plus loyal vis à vis de l'opinion, en déclarant que 2,5 milliards de non-consommation en cumul jusqu'en 2010 ont été dirigés vers l'assurance-maladie ou vers le médico-social.

 

Nous y sommes ! Cette manne non employée versée par les employeurs a trouvé un utilisateur quasi-occulte : l'État par le biais de la branche maladie. On parlait vieillesse pourtant ?  On ne parlait pas de "rerouter" des fonds ? La vérité est amère pour qui songe aux besoins et à l'idée que l'on peut se faire du respect de l'esprit des lois par l'État.

Trois points méritent d'être signalés, en conclusion provisoire, de cette triste histoire de cagnotte écornée.

Tout d'abord, l'État sait très bien procéder lorsqu'il veut s'assurer de la bonne destination de fonds prélevés : il instaure une taxe spécifique comme c'est le cas pour la redevance audiovisuelle. En anticipant une contribution dépendance, il aurait été pertinent de retenir un schéma de collecte de ce type.

Puis, le financement de la journée de solidarité n'a pas fini d'être un serpent de mer. En premier lieu, les artisans et les professions libérales n'y sont, pour l'instant, pas soumis mais la ministre y pense. Certains métiers qui travaillent en moyenne INSEE plus de 58 heures hebdomadaires apprécieront cette contribution additionnelle... En deuxième lieu, depuis le 1er avril 2013, la contribution solidarité autonomie (CAS) s'applique désormais aux retraités imposables qui doivent accepter une retenue de 0,3% sur leurs pensions. Pour simplifier, le troisième âge aide le quatrième âge.

Enfin, cette journée de solidarité a donné lieu à plusieurs contentieux et à des jurisprudences complexes. De même, elle a parfois abouti à des accords d'entreprise assez stupéfiants. Ainsi, à la SNCF, les salariés doivent travailler 1,82 minute de travail supplémentaire par jour, en fait réparties en deux fois 3 h 30 au lieu de travailler un lundi de Pentecôte.

Face à ce dispositif global, l'État a su trouver son intérêt et une certaine ankylose semble attaquer, comme une rouille insidieuse, la philosophie du dispositif. Face à cette complexité et aux tentations de détourner légalement des fonds, on pense à Jean-Luc Mélenchon et à sa formule trop simpliste : "Du balai !"

Trop simpliste ?  A voir, surtout lorsque l'on découvre en travaillant cette question que les députés et sénateurs ne sont pas assujettis à cette contribution puisqu'ils ne perçoivent pas de traitements mais une indemnité de fonction. De quoi rester bouche bée.

Dans un arrêt important relatif à la retenue sur salaire d'un fonctionnaire absent, le Conseil d'État a pourtant clairement énoncé que cette journée ne constitue pas du travail forcé et qu'elle "fait partie des obligations civiques normales". ( C.E, 9 novembre 2007, N°293987 Recueil Lebon ).

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:51
le 20 décembre 2011
Le Pr Alexandre, ancien responsable de l'Agence du médicament
Le Pr Alexandre, ancien responsable de l'Agence du médicament / Crédits : TF1/LCI

Peut-on, au cours d'une même carrière, s'occuper d'autoriser ou d'interdire la mise sur le marché de médicaments de grands groupes pharmaceutiques... puis devenir consultant, et donc rémunéré, par l'un de ces mêmes groupes ? Alors même que l'arrêt de mort de l'Afssaps a été prononcé, pour n'avoir pas su empêcher le scandale du Mediator, le cas du Pr Jean-Michel Alexandre vient souligner le risque de dérive des rapports entre des grands groupes aux intérêts financiers puissants et des autorités de contrôle parfois mal protégées de ces mêmes intérêts.

Qui est le Pr Alexandre ? Un ancien responsable de l'Agence du médicament devenu ensuite consultant pour l'industrie pharmaceutique, et qui a perçu à ce titre entre 2001 et 2009 près de 1,2 million d'euros de rémunération des laboratoires Servier, selon Le Figaro. Le journal écrit que "ce professeur de pharmacologie a été l'un des hommes les plus influents en matière de médicament en France de 1980 à 2000". Selon LeFigaro.fr, il a été président de la commission d'autorisation de mise sur le marché à l'Agence du médicament de 1985 à 1993, puis directeur de l'évaluation des médicaments de 1993 à 2000 et président du comité des médicaments de 1995 à 2000, avant de devenir consultant. Le Pr Jean-Michel Alexandre était "en poste à des dates-clés de l'histoire du médicament" et "notamment en 1995, lorsque l'Afssaps décidait de mettre fin à la vente du Mediator dans les préparations magistrales (les mélanges réalisés par les pharmaciens) mais, pour des raisons jusqu'à présent inexpliquées, pas à la vente en comprimés", écrit Le Figaro.

"L'Afssaps n'a pas été bien curieuse"

C'est par la suite qu'il a travaillé pour le compte du groupe Servier. "Du 29 octobre 2001 au 4 septembre 2009, (M. Alexandre) a facturé 1.163.188 euros à Servier, via une filiale dénommée CRIS (centre de recherche international pour la santé)", affirme Le Figaro sans citer de sources. "En paiement des services rendus, Jean-Michel Alexandre a perçu une rémunération forfaitaire payée sur présentation de facture accompagnée d'un rapport trimestriel", ajoute le journal. "Sa mission consistait, selon les demandes de Jacques Servier, à analyser des dossiers touchant à l'efficacité des médicaments en développement ou déjà mis sur le marché", poursuit Le Figaro. Le journal mentionne les médicaments Vastarel, Protelos, Valdoxan et Procoralan, qui sont actuellement sous surveillance des autorités du médicament.

Lundi soir, lors du débat à l'Assemblée sur la réforme du contrôle des médicaments, Gérard Bapt (PS) a demandé à Xavier Bertrand si la commission de déontologie compétente avait à l'époque été saisie lorsque le Pr Antoine avait quitté ses fonctions publiques pour devenir consultant. "Il semblerait qu'à l'époque la commission n'a pas été réunie parce que M. Alexandre n'ait pas dit qu'il allait effectuer ses activités ensuite, ce qui signifie que l'Afssaps n'a pas été bien curieuse", a répondu le ministre. "Je vais regarder pour voir juridiquement ce qu'il est possible de faire en espérant que les faits ne sont pas touchés par la prescription", a-t-il ajouté.

Contacté, le laboratoire Servier a déclaré que "le Pr Alexandre, une fois qu'il a quitté ses responsabilités dans le système de santé publique, a travaillé comme consultant pour plusieurs laboratoires" et qu'il "n'a jamais été employé par Servier pendant la période de ses responsabilités aux agences française ou européenne". La somme citée dans Le Figaro "n'est pas confirmée" par Servier. Le journal précise que lors de son audition au Sénat en avril dernier, le Pr Alexandre avait dit avoir travaillé "comme consultant scientifique indépendant (...) pour 30 à 40 laboratoires dans le monde". Selon le journal, les montants les plus importants ont été perçus des laboratoires Servier.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 20:21

Plus elle se développe et plus la dimension pharmaceutique de l’affaire Cahuzac apparaît révélatrice d’un mal chronique.

«Where there's a will there's a way» de Damien Hirst, février 2008 à New York. REUTERS/Chip East

- «Where there's a will there's a way» de Damien Hirst, février 2008 à New York. REUTERS/Chip East -

Le scandale naît, aujourd’hui encore, des noces de l’argent et de la politique. Mais quel argent? Le séisme de l’affaire Cahuzac trouve son origine dans le transfert de sommes importantes dans des banques étrangères. D’où viennent ces sommes? Pour tout ou partie de firmes pharmaceutiques. Les enquêtes en cours ne manqueront pas de décortiquer, demain, les relations qu’a pu entretenir avec cette industrie ce médecin aujourd’hui âgé de 60 ans.

Un chirurgien passé de la cardiologie à la politique (cabinet de Claude Evin, ministre de la Santé, de 1988 à 1991) puis à des cuirs chevelus plus rémunérateurs. Mais peut-on réellement faire fortune dans les implants capillaires? Quelle a été, dans la rapide constitution de sa fortune personnelle, la part de sa société «Cahuzac Conseil» (conseil pour les affaires et autres conseils de gestion) créée peu après son départ du cabinet de Claude Evin?

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Rien de simple avec Jérôme Cahuzac. Au cabinet de Claude Evin, il a courageusement bataillé contre les alcooliers, la Seita, Michel Charasse et les lobbies du tabac[1]. Conseiller pour les affaires du médicament, il donnait aussi l’impression de lutter contre ceux de l’industrie pharmaceutique. Pour notre part, nous nous souvenons de l’énergie considérable qu’il avait déployée contre le Zocor (simvastatine), un «anti-cholestérol»  de la puissante firme Merck, médicament alors très coûteux (336 francs la boîte de 28 comprimés, pris en charge par la Sécurité sociale).

Un médicament dont les ventes (3,5 millions de boîtes en 1990) ne respectaient pas un bien étrange accord «volume-prix» signé au moment de la fixation des prix. Accord étrange en ce qu’il laissait entendre que le fabricant était capable de maîtriser les prescriptions de ces médicaments. 

Un mal chronique

Révélé par Le Monde, cet accord prévoyait ainsi que ces ventes ne devraient pas dépasser 2,75 millions de boîtes lors de la deuxième année de commercialisation. Et ce alors même que la revue spécialisée Prescrire soulignait, en janvier 1990, que rien ne permettait de préciser le rapport bénéfices-risques de cette fructueuse spécialité.

Jérôme Cahuzac voyait dans cette situation la conséquence d'une politique intensive et inacceptable de promotion du médicament. Percevait-il autre chose? A-t-il usé des relations nouées à cette époque avec le monde de l’industrie pour, peu après le départ de Michel Rocard de Matignon (et celui de Claude Evin du gouvernement), négocier de nouveaux contrats? Si oui, des contrats de quelle nature? Essais cliniques pour tester de nouveaux produits capillaires ou dermatologiques? Conseils pour faire «avancer» l’instruction de dossiers en attente d’autorisation de mise sur le marché? Pour élargir les indications thérapeutiques de certaines spécialités pharmaceutiques? Pour aider à fixer leur prix? La gamme est large des possibilités d’interactions dans les longs processus d’enregistrement des médicaments. Les enquêtes en cours préciseront peut-être ce qu’il a pu en être.   

Aujourd’hui, les noms de quelques firmes reviennent en boucle (Pfizer, Servier, Upsa, Fabre). D’autres circulent. Pour l’heure, aucune n’a réagi. «Les Entreprises du Médicament» (le syndicat professionnel) a pour règle de ne pas prendre la parole sur les affaires en général, les conflits d’intérêt en particulier. On explique que c’est à chaque entreprise concernée de parler si elle le juge nécessaire. Ce qu’aucune ne fait. Même Servier au plus fort du dossier Médiator.

Plus elle se développe et plus la dimension pharmaceutique de l’affaire Cahuzac apparaît révélatrice d’un mal chronique. Car le développement des relations financières de l’ancien ministre du Budget avec les firmes productrices coïncidait aussi avec l’évolution des structures publiques destinées à assainir et rationaliser la tutelle publique sur ce secteur d’activité.

Pour en finir avec les risques inhérents aux rapports directs avec le «cabinet du ministre» et une fantomatique «direction de la pharmacie et du médicament», une «Agence du médicament» fut créée. Insuffisamment dotée, elle dû être transformée au fil des affaires: Agence française de la sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui grâce au Mediator se mua en l’actuelle Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Avec le temps, on observe que l’évolution de l’organisation législative et réglementaire du marché du médicament ne s’est faite que sous les coups de boutoir de quelques scandales médiatisés; à commencer par les affaires des produits dérivés du sang et infectés par le virus du sida suivies par celles de médicaments anorexigènes aujourd’hui prohibés.

Depuis vingt ans, la puissance publique a progressivement délégué ses prérogatives d’expertise et de police sanitaire. On a aussi tenté, très modestement, de rationnaliser le système d’évaluation de l’efficacité des spécialités pharmaceutiques, de mieux calculer le «service médical rendu» et d’harmoniser le niveau de service avec le prix et le taux de prise en charge.

L'argent et les intérêts

Chaque métamorphose était justifiée par la nécessité de gagner en transparence et d’éradiquer les innombrables conflits d’intérêts entre les «experts» travaillant à façon pour les firmes comme pour les structures publiques en charge des autorisations de mise sur le marché, des indications thérapeutiques, du niveau d’efficacité, du service médical rendu et des niveaux de remboursement des médicaments, médicaments pris en charge par la collectivité via l’assurance maladie et les mutuelles complémentaires. En dépit de quelques mesures d’affichage (enregistrement vidéo des séances des commissions spécialisées) et de la volonté exprimée par le Pr Dominique Maraninchi, actuel directeur général, rien ne permet de penser que l’ANSM (dont le budget provient de taxes sur l’activité des firmes) ait permis de couper les cordons incestueux.

«On ne peut pas servir à la fois l'intérêt général et l'argent» a, sur France Info, fait valoir  Martin Hirsch à propos de l’affaire Cahuzac. Haut fonctionnaire, ancien directeur de la Pharmacie centrale des hôpitaux et ancien directeur de cabinet de Bernard Kouchner secrétaire d’Etat à la Santé (1997-1990), l’actuel président de l’Agence du service civique connaît parfaitement les rouages puissance publique-industrie pharmaceutique. Il se passionne de longue date  pour les conflits d’intérêt et les moyens sinon de les éradiquer du moins d’en réduire la fréquence et la portée; un sujet auquel il a consacré en 2010, un ouvrage, Pour en finir avec les conflits d'intérêts, qui retrouve aujourd’hui une certaine actualité. 

«Pour ma part, je n’ai été soumis dans mes fonctions qu’à des tentatives de corruption. C’était certes dans des procédures d’achat de médicaments, mais qui n’avait rien de spécifique à l’industrie pharmaceutique, a-t-il expliqué à Slate.fr. Mais il est clair que cette industrie a des caractéristiques qui lui confèrent une place particulière en matière de conflit d’intérêt. Il y a le système très particulier de la réglementation, il y a la chaîne des prises de décisions où le fait de jouer sur quelques éléments peut avoir de grosses conséquences sur les chiffres d’affaire. Il y a enfin le fait que l’activité de cette industrie est directement en relation avec la santé publique.» 

Pour l’heure, dans le champ du médicament, le pouvoir demeure étonnamment émietté entre l’ANSM, la Haute autorité de Santé, la direction de assurance maladie, celle de la Sécurité sociale et, encore et toujours, le cabinet du ministre de la Santé. Sans oublier le rouage essentiel et toujours mystérieux du «Comité économique des produits de santé» où se joue l’essentiel: les marchandages préalables à la fixation du prix de chaque médicament sur des critères plus ou moins objectifs, plus ou moins fluctuants.

Cette situation potentiellement malsaine permet d’alimenter toutes les rumeurs concernant une industrie étroitement liée à la santé publique qui continuerait comme par le passé à financer les partis politiques et à enrichir certains particuliers. La première hypothèse n’excluant nullement la seconde. Martin Hirsch:

«Ce qui me surprend dans l’affaire Cahuzac, c’est qu’entre un mandat de conseiller pour le ministre de la Santé et un mandat de député, il fait du lobbying pour l’industrie pharmaceutique. Tant que nous tolèrerons ça, nous aurons des mini-Cahuzac ou des maxi-Cahuzac dans les années qui viennent. On ne peut pas servir deux maîtres à la fois. On ne peut pas profiter de ses réseaux et de ses fonctions pour faire fortune. Il faut mettre au plus vite une frontière, un cordon sanitaire entre d’une part faire fortune en monnayant son carnet d’adresse et d’autre part travailler pour l’intérêt général.» 

Une morale? Personnalité ambiguë, charmeur, bagarreur et migraineux, empruntant moins au Rastignac de Balzac qu’au Joueur de Dostoïevski, le Dr Jérôme Cahuzac contribuera peut-être à la poursuite de l’action qu’il disait vouloir mener quant il était aux côté de Claude Evin: assainir les relations entre l’Etat et Big Pharma. En le payant au prix fort.

Jean-Yves Nau

[1] Les conflits furent tour particulièrement violents lors de «l’affaire Chevignon» du nom de la célèbre marque de blousons qui avait passé un accord avec la Seita pour être apposée sur des paquets de cigarettes. Retourner à l'article

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:03

Voir ou revoir ce documentaire  ici

  

Deux journalistes se sont infiltrés dans les coulisses d'un grand laboratoire français et auprès de visiteurs médicaux. 

 

 

les-infiltres.jpg

Sophie Bonnet, auteur du documentaire "Laboratoires pharmaceutiques, un lobby en pleine santé", diffusé vendredi 22 février sur France 2. (Capa / France 2)

 

Il était une fois une très fine journaliste de Capa nommé Sophie Bonnet, qui confia à un confrère la mission de se faire recruter pour six mois comme stagiaire dans le service marketing d’une importante firme pharmaceutique française. Capa lui confia une caméra cachée. La firme lui donna un bureau, un portable et le code intranet dont la jeune recrue ferait bon usage le soir une fois rentrée a la maison.

 

Sophie Bonnet de son côté s’en alla promener sa caméra cachée parmi le petit monde tout aussi fermé des visiteurs médicaux qui lui ont confié des choses comme ça : "On nous demande en formation de ne pas trop insister sur les effets secondaires. Ca peut être un problème d’avancer des qualités sur le médicament qui ne sont pas vérifiées scientifiquement." Nous avons rencontré cette journaliste infiltrée. Son documentaire, "Laboratoires pharmaceutiques, un lobby en pleine santé", passe ce vendredi sur France 2, à 22h25, dans la série "Les Infiltrés".

 

Pourquoi avoir infiltré un laboratoire pharmaceutique ?

 

- Nous voulions savoir comment se passe la campagne de lancement d’un médicament dans une firme. Comment le service marketing s’y prend pour parvenir à faire prescrire son produit et convaincre les médecins. Ce qui m’a sidérée, c’est que des médicaments dont on sait qu’ils sont mal classés par la Haute Autorité de Santé [la HAS évalue le service rendu d’un nouveau produit sur une échelle qui va de 1 à 5, NDLR], des traitements dont on sait qu’ils n’apportent aucune innovation, que leurs effets secondaires sont très mal connus, et que leur prix est exorbitant, eh bien le laboratoire va tout de même réussir à les faire prescrire en très grande quantité.

 

Les firmes utilisent pour cela les méthodes de marketing agressives utilisées pour n’importe quel produit de grande consommation. Voitures, ordinateurs ou médicaments, c’est pareil. C’est triste à dire mais le scandale du Médiator aura changé très peu de choses. Il y a toujours moyen de détourner les lois promulguées, comme la "loi anti-cadeau" [loi de Pierre Bérégovoy datant de 1992 sur la régulation des avantages délivrés en France aux professionnels de la santé par les firmes pharmaceutiques, NDLR], pour parvenir à vendre un produit.

 

Un des passages les plus impressionnants de votre documentaire est celui où vous filmez en caméra cachée le PDG venu en personne faire un tour au service marketing pour galvaniser ses troupes.

 

- Cela se passe au moment où Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, essaye de faire passer une loi pour limiter l’impact et encadrer le travail des visiteurs médicaux. Le PDG explique très clairement qu’il préfère, si on doit faire des économies, se séparer du département Recherche plutôt que se passer de visiteurs médicaux. Ce monsieur explique aussi, très sûr de lui, qu’il va trouver un député pour faire amender la loi dans un sens favorable aux fabricants de médicaments. Et les labos effectivement sont parvenus à leurs fins car le projet de loi a été complètement édulcoré.

 

Les médecins qui apparaissent dans votre film semblent désinformés.

 

- C’est souvent le cas, oui. Mais ils pourraient en savoir plus. Les informations indépendantes sont là, à leur disposition : sur le site de la HAS, celui du Formindep, ou celui de Pharmacritique. Il existe aussi des revues indépendantes de très haute qualité comme "Prescrire". Les visiteurs médicaux servent de boucs émissaires. Les médecins pourraient arrêter de lire leur presse subventionnée et chercher l’information sérieuse là où elle se trouve.

 

Une conclusion après sept mois d’enquête ?

 

- Tout ce temps, j’ai à peine entendu parler des patients. Mais beaucoup de business, vente, objectifs, promotion, autorisation de mise sur le marché, concurrence. Il règne dans le monde de la santé française une opacité générale à tous les niveaux de la chaîne. Quel que soit le sujet sur lequel on choisit d’enquêter, ce que l’on découvre est affolant.

 

Des sommes d’argent colossales sont en jeu. Personne n’a intérêt à ce que les patients soient mis au courant de la réalité des choses. Le court sujet présenté à la fin de mon film parle de ce qu’on appelle "les marges arrières". Quand un pharmacien décide de travailler avec un laboratoire génériqueur, très souvent ce labo lui reverse de l’argent.

 

Au cours de mon enquête, je me suis fait passer pour un pharmacien désireux de monter une officine. J’ai pris rendez-vous avec des génériqueurs français, choisis au hasard. A chacun, j’ai demandé de quels aménagements commerciaux je pourrais bénéficier si j’achetais mes médicaments chez eux. Les trois labos que j’ai vus m’ont proposé de me reverser de l’argent – jusqu’à 60% du prix des médicaments. Et l’un d'eux m’a même proposé une escroquerie à la Sécu. Des montages financiers et juridiques qui permettent de rendre ces arrangements légaux. Mais ils restent cachés.

 

"Laboratoires pharmaceutiques, un lobby en pleine santé", diffusion vendredi 22 février, France 2, à 22h25, dans la série "Les Infiltrés".

 

Propos recueillis par Anne Crignon

 

Source : Nouvel Obs

 

Dommage que cette émission n’ait pas élargi toutefois ses investigations au rôle on ne peut plus ambigu des Associations de Patients car enfin, quand on visionne ce documentaire puis qu’on lit la minimisation incompréhensible des effets secondaires de ces antidiabétiques de nouvelle génération sur le site de l'Association française du Diabète, on ne peut que se demander qui elle sert vraiment…

 

Ce documentaire montre aussi une loi vidée de toute sa substance, exactement comme ce fut récemment le cas avec les ondes électromagnétiques, preuve que les lobbys gagnent toujours et que les Ministres et l’immense majorité des parlementaires trahissent le public.

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:07



La pneumologue auteur du livre "Mediator, combien de morts ?", qui a mis le feu aux poudres, dénonce le fonctionnement du collège d'experts chargé de traiter les dossiers des victimes.

Marianne : Le collège vient de publier les premières statistiques concernant les dossiers relatifs au Mediator. Parmi les 836 dossiers envoyés, 17 % ont été considérés comme recevables, soit beaucoup plus que ce que les rumeurs avaient propagé, mais au fond très peu...

Irène Frachon : Le collège a donné ces chiffres sous la contrainte. On voit qu'il existe un gouffre entre les données scientifiques publiées sur le Mediator et le pourcentage dérisoire d'indemnisations retenues. Cette incohérence alimente de plus la stratégie de Servier, qui cherche à minimiser le nombre des victimes. Or, nous voyons des rejets aberrants. Pis, nous avons appris récemment que le collège se permettait de réévaluer la gravité des valvulopathies, les rétrogradant du grade 2 (qui ouvre droit à l'indemnisation) au grade 1 (qui rend l'indemnisation plus aléatoire) en utilisant une méthode que les cardiologues «référents» de la Société française de cardiologie estiment choquante. On a le sentiment d'un traficotage «à la tête du client», comme l'a dénoncé un expert pneumologue qui a démissionné depuis. Ces modifications des données médicales se font en douce. C'est scientifiquement malhonnête et juridiquement irrecevable.

Y a-t-il un scandale du collège des experts du Mediator ?

I.F. : Oui, clairement, il y a un scandale ! En théorie, ce collège devrait être composé de gens compétents pour traiter des valvulopathies médicamenteuses. Or, tous ceux qui le sont réellement ont décliné l'invitation parce qu'ils sont trop occupés. De plus, beaucoup de cardiologues possibles candidats avaient des liens d'intérêts avec Servier, il a fallu les écarter. Je doute de la compétence des mandarins du collège à propos d'une pathologie qu'ils ont «ratée» pendant toute leur carrière et qui ne connaissent rien à l'échographie. Mais qui s'autorisent à modifier les conclusions des examens pratiqués ! C'est de l'expertise au doigt mouillé. L'un des experts a reconnu publiquement l'avoir fait «régulièrement» alors que ce n'est jamais mentionné dans les avis rendus. Qui peut accepter qu'en justice on modifie une attestation rédigée par un médecin ? Enfin, j'ai entendu des réflexions choquantes sur ces malades considérés comme des emmerdeurs et qui réclament du fric quand ça tourne mal. Le boulot du collège est de favoriser une réparation amiable pour des gens qui ont consommé un poison, qui attendent reconnaissance et respect.

Le collège peut-il rester en l'état ?

I.F. : Les experts ne respectent pas la loi qui dit que l'indemnisation doit être rapide et juste, sans seuil minimal de déficit. Et ils coûtent cher. Comme le député Gérard Bapt, je demande leur démission et la remise à plat du dispositif. La ministre de la Santé doit prendre ses responsabilités, quitte à faire voter une nouvelle loi. Il faut aussi un après-Mediator de l'expertise !

Propos recueillis par J.-C.J.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:01

Si vous êtes malade et que vous cherchez des informations pertinentes, ne consultez SURTOUT PAS Wikipédia !

 

L’industrie pharmaceutique manipule les médias… ça, on le savait déjà et ce n’est pas un scoop, cependant cette mafia manipule également l’Internet et agis plus principalement sur Wikipédia. En effet, certains labos pharmaceutiques exploitent cette encyclopédie participative en ligne « Wikipédia » pour vanter leurs médicaments, minimiser leurs effets secondaires et dénigrer la concurrence.

Autrefois, un patient souhaitant s’informer sur tel ou tel médicament allait tout naturellement consulter son pharmacien. Aujourd’hui, son premier réflexe est d’aller sur Wikipédia via son moteur de recherche favoris. Et cela n’est pas passé inaperçu pour les départements marketing de l’industrie pharmaceutique.

 

Une publicité déguisée en information objective

Etant donné qu’un nombre grandissant de malades font confiance à Wikipédia pour leur information en terme de santé, il est capital pour les marketeurs de la grande mafia médicamenteuse de comprendre comment ce média social influence les opinions et les décisions concernant les traitements médicaux.

Même si Big-Pharma ne peut pas contrôler Wikipédia comme il le fait pour une campagne de pub classique, cela ne veut pas dire que les messages envoyés par son intermédiaire soient moins efficaces, bien au contraire, le fait que le contenu ne soit pas sponsorisé, peut, et va sans aucun doute rajouter de la crédibilité aux pages.

Wikipédia offre ainsi l’occasion de déguiser une publicité en information objective, ce qui est le rêve de tout publicitaire !

 

Pris la main dans le sac, il minimisait les effets secondaires

Certains marketeurs pharma se sont fait prendre la main dans le sac à cause d’un nouvel outil de recherche qui permet de découvrir les modifications douteuses apportées aux pages Wikipédia par des utilisateurs dont les ordinateurs sont enregistrés sous des adresses IP appartenant à de grandes entreprises ou de organisations.

C’est de cette façon que la compagnie Abbott Laboratories a été surprise en train d’effacer dans certains articles, des infos sur les effets secondaires d’un médicament anti-obésité. Un blogueur britannique a également découvert toute une série de modifications suspectes faites depuis un ordinateur appartenant au géant pharmaceutique Astra Zeneca. Ces modifications concernaient notamment la quétiapine, (un antipsychotique atypique) produit par Astra Zeneca sous la marque Seroquel.

 

Publicité négative ou redéfinition discrète des maladies

Pour enfoncer le clou, le fameux « utilisateur secret » s’est également connecté sur les pages Wikipédia consacrées aux principaux concurrents de la quiétapine pour y faire un peu de publicité négative. Idem au sujet de l’Aripiprazole et du Rispéridone…Il va ensuite modifier des parties entières des entrées « Trouble bipolaire » et « Spectre bipolaire ». En redéfinissant les critères diagnostiques d’une maladie, on peut en effet augmenter largement les indications, et donc les ventes d’un médicament précis.

Lorsqu’on compare la version originale de l’entrée « Trouble bipolaire » à la version modifiée par « l’utilisateur secret », on voit tout de suite que l’un des objectifs principaux de ses ajouts a été de redéfinir la dépression et l’hyperactivité en trouble bipolaire caché ou mal diagnostiqué…

 

Wikipédia est donc un placement sûr pour Big-Pharma

La manipulation des entrées Wikipédia par « l’utilisateur secret »,  d’Astra Zeneca est formellement interdite. Pourtant, la compagnie n’a pas été poursuivie pour marketing illégal. Il semble donc que la « stratégie Wikipédia » ne présente pas de risques pour les labos pharmaceutiques. Alors pourquoi s’interdiraient-ils d’y recourir ?

Cependant « l’utilisateur secret » a été détecté par le logiciel parce qu’il avait utilisé un ordinateur d’Astra Zeneca. Il y a fort à parier qu’on ne l’y reprendra plus et que lui et ses collègues des autres labos mafieux larguent désormais leurs « stratégies Wikipédia » depuis le cybercafé du coin. Pour un « utilisateur secret » pris en flag, combien de marketeurs mafieux continuent aujourd’hui encore à réécrire Wikipédia pour promouvoir des intérêts commerciaux ?

Un bon conseil, si vous êtes malade, ne consultez surtout PAS Wikipédia !

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:47

Il se peut bien que certains soient lassés par le Téléthon et que d’autres continuent à avoir la foi dans cette science génétique qui promet des thérapies mais n’a obtenu que de maigres résultats dont la signification devrait être creusée tant le système est devenu duplice, travestissant les réalités pour les rendre conformes à une idéologie ou compatibles avec la poursuite d’intérêts personnels pour ne pas dire privés. Bref, si en matière de justice la présomption d’innocence prévaut, en matière de philosophie appliquée aux faits sociaux, le doute est nécessaire et bien souvent, une présomption de tromperie peut s’avérer utile. Notamment dans ces domaines où le citoyen est impuissant faute d’avoir les savoirs nécessaires et aussi toutes les informations utiles à la formation d’une opinion solide et conforme à la vérité des choses. Une méthode basée sur une greffe de moelle osseuse a permis de stabiliser l’évolution d’un patient atteint de leucodystrophie. On peut penser que c’est un succès mais si l’on tente de saisir ce que sous-entend le verbe « stabiliser » alors on finit par s’interroger. Mais dira-t-on, cela ne nous regarde pas, ou enfin si, mais de très loin, dans la mesure où l’argent public est dépensé et serait peut-être utile dans d’autres secteurs. Finalement c’est terrible, ces coups du sort, ces maladies dites orphelines et tous ces maux qui maintenant entrent dans le champ de la santé publique et peuvent prétendre légitimement à des investigations médicales. Que de souffrances. Les épargnés de cette loterie génétique ne peuvent que se taire, même s’il est évident, en paraphrasant Michel Rocard, que le système de la recherche médicale ne peut pas accueillir toutes les maladies du monde. J’en deviens neurasthénique, ayant le sentiment d’écrire un texte pour être lu un dimanche d’ennui par Ivan Levaï sur les ondes d’Inter.

Les thérapies géniques ont été propulsées comme source d’espoir lors des premiers Téléthon mais maintenant, il faut le reconnaître, ces techniques doivent être considérées comme ayant échoué, malgré les milliards d’euros dépensés (dans le monde) dont une modeste partie provient des fonds du Téléthon. Il y a sans doute une explication à cet échec. Elle est connue par quelques scientifiques mais la plupart des acteurs dans le domaine de la thérapie génique se doivent de pratiquer une sorte de déni de réalité visant à occulter quelques données fondamentales sur le vivant qui, malgré les résultats analytiques acquis, ne peut être conçu comme une sorte de meccano dont il suffirait de remplacer les pièces pour qu’il fonctionne correctement. J’ai emprunté cette image du meccano à Jacques Testart qui il y a cinq ans ne mâchait pas ses mots, évoquant une mystique du gène tout en prédisant un échec de la thérapie génique d’autant plus douloureux que des moyens considérables auront été dépensés après des faux espoirs propagés dans les médias. Le vivant échappe à la maîtrise génétique pense Testart, soulignant notamment quelques effets imprévus laissant penser que la thérapie génique n’est pas sans risque, avec des cas de nourrissons traités contre des déficits immunitaires ayant développé une leucémie car le transgène thérapeutique serait allé se loger dans un endroit non approprié du génome. Pour qui est au fait du nouveau paradigme, le constat de l’échec des thérapies géniques s’inscrit dans un cadre théorique assez clair. Bref, on ne peut pas manipuler le génome humain selon ses volontés. Testart concluait son article en n’excluant pas que la thérapie génique puisse un jour marcher ou alors apparaître comme un gigantesque bluff animé par des industriels et des chercheurs ayant exploité sans vergogne la détresse des familles. Est-ce à dire que les chercheurs ne seraient pas aussi désintéressés qu’on ne le pense ? On nous aurait menti ? Je ne le crois pas, enfin, j’ai quand même vu passer un article dans Nature sur le traitement d’un patient atteint de thalassémie. Avec comme signataires cinq scientifiques précisant en bas du texte, conformément à recommandation déontologique sur les conflits d’intérêts, qu’ils sont rémunérés par un industriel de la pharmaco-génétique. Je laisse néanmoins cette question entre les mains des journalistes d’investigation, n’ayant pas le goût d’enquêter sur le business de la génétique.

Plus intéressantes et importantes sont les questions de science et de stratégie dans la recherche. Et sur ce point, Testart l’a clairement explicité, le paquet mis sur les recherches en génétique aboutit à une sorte de situation monopolistique où le « lobby de l’ADN » accapare un volume considérable de moyens financiers, qu’ils soient publics, privés (industriels) ou caritatifs (Téléthon entre autres), sans compter la mobilisation de moyens intellectuels, congrès, contrats, publications, séminaires, étudiants enrôlés. Ce constat dépasse de loin le cadre des recherches financées par le Téléthon. Ce qu’on peut donc soupçonner, c’est une éventuelle erreur stratégique dans la recherche, une erreur assez grave dont on peut livrer quelque échos aux citoyens qui sans doute, se fieront plus aux experts qui travaillent sur le sujet qu’à d’improbables contestataires comme Testart ou des « journalistes amateurs » comme votre serviteur qui précise quand même qu’en matière de compétence scientifique, il est au moins l’égal de ses pairs qui travaillent dans les labos. Pour être honnête, je ne crois pas au succès généralisé des thérapies génétiques mais sans doute y aura-t-il par on ne sait quel heureux hasard un ou deux cas où ça semble fonctionner. Le siècle de la génétique est terminé. Mais cela n’empêche pas les acteurs de la recherche de continuer à faire espérer, non plus sur des bases scientifiques solides mais en promettant de faire des essais. Et chaque année, ces messieurs en blouse blanche viendront parler de nouveaux essais et comme la possibilité de bricolage moléculaire est illimitée, dans cinquante ans on aura encore des nouveaux essais.

Ces considérations n’impliquent pas qu’il faille en finir avec le Téléthon, loin s’en faut. Il faut considérer cette manifestation pour ses aspects positifs. A une époque marquée par l’individualisme, les manifestations du Téléthon laissent espérer qu’il reste encore un peu de ressort collectif permettant d’entretenir le lien social. Pour les familles concernées, ce moment de recueillement collectif face à la maladie représente un peu de soutien psychologique. Qui coûte 100 millions d’euros, ce qui est une somme mais après tout, les Français ont du fric et donner cet argent pour la recherche n’a rien de scandaleux au vu des dépenses en futilités, surtout pendant les fêtes. Faut relativiser comme on dit dans les bistrots philosophiques près de chez moi. Après, à chacun ses croyances. Personne n’est obligé d’aller à la messe écouter le prêtre réciter les Evangiles et verser le denier du culte, pas plus qu’on se doit de participer au Téléthon ou bien de se farcir la messe cathodique en supportant les incantations de Nagui, les invocations de Sophie Davant et les inepties de Frank Dubosc. Quant aux scientifiques, eh bien on ne peut pas trop leur reprocher d’être les acteurs de la recherche, bien qu’ils se fourvoient dans la stratégie et continuent à fonctionner avec un paradigme stérile. En plus, quand on bosse, on se doit de soigner son gagne-pain et de croire à ce qu’on pense. Prenez un boulanger qui fabrique du mauvais pain, vous croyez qu’il va arrêter si les clients continuent à fréquenter sa boutique ? Finalement, à chacun sa conscience et comme le dit l’adage, parmi les scientifiques, Dieu reconnaîtra les siens, mais il se fera conseiller avant par Newton et Darwin.

Reprenons à la case départ. Le Téléthon sert à créer du lien social, du soutien psychologique, permettant d’avoir un autre regard sur ces maladies et d’entretenir un peu d’espoir. On pourra toujours décrier le côté ostentatoire et exhibitionniste mais il n’y a qu’à éteindre le poste si on ne veut pas regarder. Qu’une chaîne de service public soit mobilisée n’a rien de choquant, au vu du reste des programmes affligeants qu’elle propose. Pour le reste, le Téléthon est maintenant associé à une machine technologique pratiquant le génie génétique. Une analyse fine verrait en œuvre des ressorts, tenants et aboutissant comparables à ceux mis en mouvement lors de l’arrivée du H1N1 et de la pandémie de la peur (cf. mon livre édité chez Xenia), sauf que le volet psycho-social n’est pas la peur mais l’espérance et que l’espoir perdure alors que les maux persistent. D’où l’idée d’évoquer une pandémie de l’espoir. Pour le reste, on aura noté ce déni scientifique face aux stratégies technologiques et essais thérapeutiques. Un système technicien échappe aux finalités et devient autonome en évoluant avec sa propre logique et sa finalité propre. Voilà pourquoi dans vingt ans il y aura encore des essais, même sans résultat tangible, et que contrairement à ce que pense Testart, peu se souviendront des promesses non réalisées. Il n’y a pas de coupable ni de tromperie. C’est une sorte de pari pascalien pour ceux qui espèrent alors que la formule du philosophe Alain n’a jamais été aussi éclatante, le pessimisme est d’intelligence, l’optimisme est de volonté, celle des acteurs du Téléthon et celle des chercheurs avec les bénévoles et salariés de l’AFM. L’important est que les gens y croient. Cela rappelle cette expérience où dans une salle, un étudiant voit bien qu’un bâton est plus court que l’autre mais se rallie à l’avis de la majorité (en fait les complices de l’expérimentateur), adoptant alors un avis erroné. Les succès thérapeutiques présentés dans les médias sont souvent des demi-échecs mais comme la majorité décide que ce sont des succès, alors il ne fait pas bon émettre un avis contraire.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:30

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TELETHON VIVISECTION ! Un rapport qui fait mal : la Cour des comptes épingle l'utilisation des dons par l'AFM Association Française contre les Myopathies...

 

SANS GENES l'AFM !

On pourrait dire que l'AFM a de mauvais gènes, en inversant  l'accent de la corde sensible. Dans notre série ANTI TELETHON ANTI VIVISECTION, nous avons trouvé cet article relatant le profit personnel retiré des dons du Téléthon par  la directrice de l'AFM, Association Française contre les Myopathies.

 

Il n'y aurait pas de raison pour que cela change en 2011 quand on voit ce charity showbizness qui fait de moins en moins l'unanimité,l'élection des miss France attirant plus d'audience. Sacrées rémunérations, achat de maison, avantages en nature et suppléments de voyages d'agrément, facture de France Télévision inclus, c'est ce qu'on lit sur le rapport de la Cour des Comptes 2004. Ca fait mal mais ça nous serait bien égal si l'AFM ne tuait pas des animaux pour ses recherches et ne décevait pas l'espoir des malades. Et si  elle ne faisait pas  APPEL A LA SOLIDARITE NATIONALE représentant des dizaines de millions d'euros chaque année, en plus des dons hors antenne et l'Etat. L'AFM un business comme un autre.  

 

Elle n'est pas la seule : l'UNICEF France fait aussi appel à la générosité alors qu'elle soutient l'horrifiante torture en public des taureaux, avec ses dons, en se trouvant dans les villes amies des enfants pour faire la fiesta avec eux lors des corridas. Elle pervertit les enfants sans remplir aucune mission pédagogique (voir nos pages mot clé : Unicef France). Mais l'AFM brasse des sommes considérables pour d'hypothétiques résultats et ça fait beaucoup réfléchir en ces temps de "crise de la dette des grandes fortunes". Elle multiplie les articles pour se défendre contre les anti Téléthon, qui sont pourtant aussi des scientifiques et pas seulement en France, et les présente comme insensibles à la détresse des malades, un sujet inattaquable dont ils ne sont pas dupes.

 

Justement, le CLAM Collectif de Libération Animale de Montepllier avait mis en ligne dès le 2 octobre 2011 un modèle de lettre à envoyer à l'AFM pour demander des comptes, officialiser la vérité sur les meurtres d'animaux et justifier un refus de donhttp://clam34.org/spip.php?article704  : Soyons nombreux à exiger une science moderne, performante, et réellement éthique, à la hauteur de la générosité des français ! 

 

SES METHODES DE RECHERCHE SONT PERIMEES ET INUTILES !

 

De quoi faire pleurer à chaudes larmes les donateurs mais surtout les malades et leurs familles qui attendent si désespérement des solutions de la science et aussi les TROIS MILLIONS d'animaux innocents cruellement massacrés chaque année pour rien ! Exactement pour rien. Il est attesté que le "succès" de la torture sur les animaux n'est fiable que de 37 à 50 % : c'est aussi aléatoire que de jouer à pile ou face(Antidote Europe, notre article La charité pour l'enfer !).

 

Les chercheurs modernes sensés et progressistes tirent la sonnette d'alarme : il faut passer aux moyens substitutifs, beaucoup plus rapides et moins chers qui existent depuis longtemps ! Malgré cela, l'AFM continue, depuis 25 ANS que dure le Téléthon, à assassiner, à perdre un temps pourtant si précieux et l'argent des dons, provenant majoritairement  des braves "Français moyens" émus et charitables. Mais on oublie aussi les énormes subventions que le gouvernement lui verse pour mener grand train. Un gouffre. Le Téléthon serait devenu un  véritable  système de fonctionnement, une vieille institution poussiéreuse qui rémunère une foule de services satellites (industrie de l'élevage d'animaux de laboratoire compris) et de personnes enracinées dans un confort 5 étoiles -sauf les bas salaires- auquel personne ne semble prêt à renoncer pour la cause. C'est sûr que ça n'avancera pas ainsi.  

 

Photo  : Oui c'est la tête d'un pauvre chat décapité dans le formol. Que lui est-il arrivé ? Il a été "expérimenté" pour ses cordes vocales... Les maladies génétiques restent incurables parce que les méthodes de recherche sont inapplicables aux animaux. Puissent les hurlements des animaux parvenir à l'AFM afin que la  science progresse et cesse cette abomination !    

 

 

"Téléthon : La directrice s’achète une maison et des rémunérations à 100 000 euros (avec vos dons)"
 
 

"Pierre Bergé (note d'Unanimus : co-fondateur de Sidaction, mécène, PDG et ami de feu Yves Saint Laurent) a déclaré que l’Association Française contre les Myopathies réalise des achats immobiliers avec les dons du Téléthon. Est-ce vrai ?

 

Que lit-on dans le rapport de la Cour des comptes sur l’AFM (qui date de 2004)?
 
Des choses étonnantes.
 
Notamment à la page 79 du rapport.

 

–  L’achat d’une maison dans l’Essonne pour la directrice générale de l’association
 
Or, note la Cour des Comptes: « bien que l’AFM ait exposé chaque année dans son rapport annuel la composition de l’ensemble de son patrimoine immobilier, cette maison n’y a jamais figuré. Les donateurs n’ont donc pas eu connaissance de son achat, de son utilisation ou de son coût. »

 

D’autres pratiques de gestion de l’association sont également critiquables: la Cour évoque des rémunérations supérieures à 100 000 euros bruts (page 8.).
 
 

Et sans parler de ce paragraphe étonnant (page 81): « De même, à l’occasion d’une mission à Papetee, un cadre de l’association est allé passer un samedi et un dimanche à Bora-Bora : le coût du trajet en avion entre Papetee et Bora-Bora ainsi que celui de l’hébergement et de la restauration ont été imputés en missions sociales dans le compte d’emploi. »
 
Note de la rédaction du Post: l’association a reçu le prix « Cristal de la transparence en 1998 rappelle Bakchich, qui a effectué un comparatif entre l’AFM et le Sidaction. !!!  

Sur RMC, Marc Reidiboym, auteur d’un livre sur les comptes des associations Donateurs si vous saviez, explique: « l’AFM a des pratiques critiquables… comme la plupart des associations. Certains investissements immobiliers se sont avérés hasardeux (l’achat d’un centre de conférence sous-utilisé sans l’Essonne).

 

– La facture de France Télévisions pour le coût de la réalisation de l’émission augmente chaque année. Il y a de la transparence, mais il n’y en a pas assez ».
(Sources: Bakchich, RMC, Cour des Comptes)
 
 

– Le total des indemnités versées (indemnités conventionnelles et transactionnelles) a été de 192.655 euros et 191.728 euros pour deux autres cadres de direction partis respectivement après quatorze et quinze années passées à l’AFM.D

 

– Les avantages en nature

Un certain nombre d’avantages ont été consentis par l’AFM à plusieurs salariés

 

35.1 – Logement de fonction Après la nomination de sa directrice générale en 1991, l’AFM a acquis une maison dans l’Essonne pour 0,256 M »36″ ; bien que la directrice générale ait quitté l’AFM en 1998, elle a occupé cette maison jusqu’au milieu de l’année 1999″37″. Si l’achat de la maison a été, comme le prévoient les statuts de l’association, approuvé par l’assemblée générale, le procès-verbal de celle-ci ne fait pas apparaître que la destination de la maison avait été portée à la connaissance des adhérents.

 

L’AFM a invoqué pour justifier l’achat de ce bien immobilier la nécessité de loger son directeur général dans l’Essonne. Cependant, aucun autre directeur général de l’AFM n’a résidé ou ne réside dans l’Essonne ni n’a bénéficié d’un logement de fonction. Or les associations reconnues d’utilité publique « ne peuvent posséder ou acquérir d’autres immeubles que ceux nécessaires au but qu’elles se proposent », selon l’article 11modifié de la loi du 1er juillet 1901.

 

Bien que l’AFM ait exposé chaque année dans son rapport annuel la composition de l’ensemble de son patrimoine immobilier, cette maison n’y a jamais figuré. Les donateurs n’ont donc pas eu connaissance de son achat, de son utilisation ou de son coût.
 
 

35) L’association n’a pas toujours communiqué à ce sujet au cours de l’instruction des informations cohérentes avec les documents comptables. Dans plusieurs cas, une première réponse présentait les pratiques de l’AFM sous un jour plus modeste et plus conforme aux dispositions législatives et réglementaires que dans la réalité.
 

36) Cette maison comprend cinq chambres et un jardin de 1000 m².
 

37) Elle a ensuite été louée par l’AFM à une société, puis revendue en 2003 avec une moins value de 30 490 euros."
 

SOURCE : http://pensetouseul.unblog.fr/2009/11/23/telethonla-directrice-sachete-une-maison-et-des-remunerations-a-100-000-euros-avec-vos-dons/ 

Relayé en clair par LE COIN UTILE : http://lecoinutile.com/?p=4987  

Unanimus.overblog

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:21
La consommation médicamenteuse explose chez les enfants (qui sont malades de vaccins)

Alors que les Mutualités Chrétiennes tiraient il y a peu hypocritement la sonnette d'alarme avec la hausse inquiétante des cas de diabète, mais sans toutefois dire le moindre mot sur le lien franc qui existe entre le diabète de type 1 et les multiples vaccinations infantiles, on peut à présent lire une dépêche Belga qui confirme finalement en tout point ce que nous disons déjà depuis des mois, à savoir que la santé des gens, et notamment des enfants, se dégrade dangereusement et qu'on assiste donc à un véritable nivellement par le bas de la santé publique. 
En clair, en prétendant protéger de tout et de rien, on fait littéralement PIRE QUE BIEN.
 
Dépêche Belga en question (puis commentaire additionnel, dans l'encadré final):
 
Les enfants belges avalent toujours plus de médicaments
 

Les enfants belges avalent plus de médicaments que jamais. La consommation de médicaments chez les moins de 18 ans a augmenté de 15 % en cinq ans, selon des chiffres de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) rapportés jeudi par le quotidien Het Laatste Nieuws.
 
Cette hausse vaut pour près de l'ensemble des médicaments destinés aux enfants. Ainsi, près de 12 des 15 médicaments les plus souvent prescrits aux mineurs ont vu leur consommation augmenter entre 2007 et 2011.

La hausse la plus importante est constatée dans la catégorie des médicaments anti-reflux, dont la consommation a augmenté de plus de 50 %. Plus de 3 millions de médicaments de ce type sont prescrits chaque année.

Les médicaments contre les psychoses, comme la schizophrénie (+37 %) et les troubles du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) (+35 %) sont de plus en plus utilisés d'année en année, tout comme les médicaments contre le diabète (+24 %) et l'asthme (+21 %).

Des chiffres qui interpellent pédiatres et pédopsychiatres, qui parlent d'une surmédication.

"Nous prescrivons beaucoup trop facilement et beaucoup trop de médicaments aux enfants", réagit le professeur en pédiatrie Tvan Vandenplas (VUB), pour qui il faut inverser cette tendance, évoquant notamment les effets secondaires dangereux de certains médicaments.

Un sentiment partagé par le psychanalyste Stijn Vanheul (UGent). "Les personnes considèrent de plus en plus la médecine comme un produit de consommation. Tout comme pour un ordinateur, qu'on remplace quand il est cassé, une maladie doit aussi être réglée en deux temps trois mouvements, en faisant usage de médicaments."

Belga (22 novembre 2012)
 
On a vraiment là un triste aperçu de l’ignorance et de l’incohérence médicales !
 
Alors que des études accablantes permettent de relier une grosse partie des ces maladies aux vaccinations infantiles, ces pédopsychiatres se contentent de dire qu’on donne trop de médicaments aux enfants. Ces gens-là se limitent donc au constat des conséquences mais sans jamais OSER s’intéresser aux véritables causes. Pourtant, n’importe quel médecin intègre ET intelligent est susceptible de faire un petit historique des nouveaux vaccins ajoutés ces 5 dernières années ou peu avant, au calendrier vaccinal de l’enfant et de l’adolescent :
 
- Infanrix Hexa (= vaccin « 6 en 1 » incluant l’hépatite B, à quasi tous les nourrissons !)
 
- Vaccination anti-pneumocoques (Prevenar et maintenant aussi Synflorix)
 
- Vaccination anti-rotavirus (diarrhée du nourrisson ; Rotarix, Rotateq)
 
-  Vaccination contre le méningocoque C (Meningitec, Menjugate, NeisVac, etc)
 
-  Vaccination anti-HPV (Gardasil et Cervarix)
 
- Rappel de vaccination anti-coquelucheuse chez les adolescents (Boostrix)
 
La vaccination favorise l’apparition d’asthme et de diabète de type 1 (hépatite B, Hib, etc). De même, des études démontrent une proportion très nettement accrue d’enfants hyperactifs parmi les enfants vaccinés (ce n’est pas tellement étonnant car la plupart de ces vaccins renferment des substances NEUROTOXIQUES comme l’aluminium, càd, des substances capables d’endommager notamment le système nerveux mais pas seulement). Des médecins attentifs qui ont l’occasion de comparer des enfants vaccinés avec des enfants n’ayant jamais reçu la moindre injection, n’ont du reste pas besoin non plus d’être statisticiens pour constater que les premiers souffrent nettement plus souvent de reflux que les autres.
 
Maintenant, c’est aux parents de choisir : continuer à suivre aveuglément l’establishment médical qui n’est pas là au quotidien pour assumer à leurs places les souffrances inutiles infligées à leurs enfants suite à un interventionnisme vaccinal incessant et impardonnable ou bien agir avec logique et respect de la santé GLOBALE de leurs enfants. Plus on vaccinera les enfants et les gens et plus le nombre de maladies chroniques et désespérantes augmentera, ceci est une certitude absolument incontournable.

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