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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 18:23

Mercredi 22 Mai 2013

 

Factures d'hôpital après Gardasil: 2 millions de dollars!

Dans l’espoir de sauver au moins une jeune-fille…
 
GARDASIL : la voie que personne ne devrait prendre…
 
 
Par la maman de Stéphanie, 21 mai 2013

 
Factures d’hôpital : 2 millions de dollars après le  Gardasil
 
J’écris cette histoire dans l’espoir qu’elle pourra au moins sauver une jeune fille. Ainsi tout ce que nous avons dû vivre ne l’aura pas été en vain.
 
Je vais à peine toucher la pointe de l’iceberg, tant ce qui s’est passé au cours des 4-5 dernières années est à peine imaginable. Ca a été une véritable tornade – avec toute la souffrance que cela suppose.
 
Stéphanie avait 23 ans quand elle reçut sa première injection de Gardasil. A cette époque, elle travaillait comme tous les jeunes de son âge ; elle avait sa propre assurance santé. Elle s’occupait elle-même de sa santé.et prenait elle-même ses décisions dans le domaine médical. Comme elle avait eu un diabète de type 1 depuis l’âge de 10 ans, elle connaissait toute l’importance de s’occuper sérieusement de sa santé.
 
Lors de son dernier examen régulier, le médecin lui fit comprendre  qu’il fallait qu’elle fasse le « NOUVEAU » vaccin contre le papillomavirus (HPV). C’est là que tout a commencé.
 
Stéphanie a reçu son premier vaccin en juin 2008 ; le second en octobre 2008. C’est la nuit qui suivit son second vaccin que Stéphanie fut admise aux soins intensifs avec de graves problèmes respiratoires et des taux très élevés de glycémie.
 
Elle reçut la 3ème injection en décembre 2008. Début 2009, Stéphanie a fait un voyage au Mexique. Au cours de son voyage de retour, elle a été prise de vomissements incontrôlables, de maux de tête et de courbatures. Elle dut à nouveau être hospitalisée.
 
Pensant qu’au cours de son voyage elle avait ramassé quelque chose de mauvais, nous avons pressé les médecins de lui faire passer des tests par rapport à des parasites et à toutes formes d’agents pathogènes. Tous les tests ont été négatifs.
 
Elle a été hospitalisée à plusieurs reprises avec les mêmes symptômes. Tous les tests qu’elle a dû passer n’ont rien pu révéler. Finalement, elle a reçu le diagnostic de gastroparésie que l’on a pensé être une des suites de son diabète. Son corps était aussi infecté de levures. Un premier test gastrique ne donna aucun résultat.
 
Mais voici l’argument décisif : nous n’avons jamais pensé au vaccin parce que nous ne savions pas que Stéphanie s’était fait vacciner. Ce n’est que quand j’ai pu réaliser que les symptômes éprouvés par Stéphanie n’étaient pas exclusivement des symptômes de gastroparésie que je lui ai demandé si elle avait entrepris d’autres traitements ou fait autre chose.
 
C’est alors qu’elle a dit : «  eh bien, j’ai été vaccinée ». Il faut garder à l’esprit qu’elle était adulte et faisait totalement confiance aux médecins. Elle n’aurait pu imaginer qu’il pouvait y avoir un problème, étant certaine qu’aucun médecin n’aurait pu lui administrer quoi que ce soit qui aurait pu lui nuire.
 
Il a pratiquement fallu 2 ans avant que nous puissions réaliser ce qui avait causé la « mystérieuse maladie » de Stéphanie.
 
Un jour, sur ma page facebook, le titre « une fille de plus » attira mon attention. Je fis quelques clics et découvris que plusieurs jeunes-filles souffraient des mêmes symptômes. C’est alors que je commençai à me poser des tas de questions ! Comment ce vaccin avait-il été testé ? Que disait la notice ? Est-ce que ces autres filles qui avaient eu des problèmes avaient aussi un système immunitaire affaibli comme Stéphanie avec son diabète de type 1 ? Est-ce que le vaccin avait été testé sur ce groupe de jeunes-filles ? Pourquoi certaines filles tombaient-elles malades et pas toutes ? Pourquoi tant de filles touchées ? Pourquoi certains pays avaient-ils retiré le vaccin du marché ? Tout s’est passé comme si nous avions joué à la roulette russe et perdu.
 
Ceci en fait n’a été que le tout début de notre cauchemar avec le Gardasil. Depuis cette époque, Stéphanie a été hospitalisée plus de 80 fois. Une des dernières fois, elle a été hospitalisée pendant 3  semaines dans le sud de la Californie. Elle a été mise à un régime exclusivement liquide. Sa nourriture lui était administrée par perfusion. Elle a gagné du poids, mais n’a pas arrêté de vomir. Elle n’a pas cessé de souffrir de maux de tête, de démangeaisons, d’un énorme gain de poids, perte de cheveux, courbatures, dépression, changements brisques d’humeur, son cycle menstruel a été fortement perturbé. Elle a fait et refait tous les tests.
 
Pas un seul des médecins que nous avons rencontrés n’a voulu prendre en compte le fait que le vaccin aurait pu être responsable de tous ses maux. Ils ont voulu tout mettre sur le compte du diabète. Ils ont dit qu’elle était psychologiquement malade. Certains médecins ont été jusqu’à nous dire qu’ils pensaient que nous étions folles.
 
Le dernier médecin que nous avons consulté en Californie a finalement accepté de jeter un coup d’œil aux histoires de ces jeunes filles reprises sur le site de Sanevax. Il a levé ses mains au ciel en disant : « Si c’était ma mère, ma fille, ma sœur, ma tante, je chercherais à obtenir un autre avis. »
 
Il faut savoir que Stéphanie avait eu tous les tests sanguins, scans, tous les examens imaginables. Impossible de tirer quelque conclusion que ce soit : une fois les tests étaient positifs, puis redevenaient à nouveau négatifs. Ils lui ont fait avaler quantité de médicaments anti-nausées, des antibiotiques, des analgésiques, des antifongiques et tout le reste. A chaque visite à l’hôpital c’était toujours la même chose qui recommençait ; chaque fois on nous imposait les mêmes traitements.
 
A l’hôpital, on nous racontait toujours la même chose : « Nous ne réglons pas tous les problèmes ici à l’hôpital ; nous essayons d’améliorer la santé des patients pour qu’ils puissent être suivis par leur médecin traitant. »
 
Les symptômes de Stéphanie présentent un caractère brutal. Ses vomissements qui durent et qui durent s’accompagnent de violents maux de ventre…
 
Tout semble se passer comme si Stéphanie était déjà en état de ménopause avec ses pertes de cheveux ses brusques changements d’humeur, ses transpirations nocturnes et ses bouffées de chaleur. Ce vaccin a perturbé l’ensemble de son système neurologique et endocrinien.
 
La compagnie d’assurance de Stéphanie n’a plus voulu la couvrir. Elle n’a aujourd’hui plus d’assurance et elle est incapable de travailler. Jusqu’ici les factures d’hôpital ont coûté plus de 2 millions de dollars.
 
J’ai décidé de l’installer en Californie du Nord pour pouvoir être plus proche d’elle et peut-être  recommencer avec d’autres médecins, bien qu’elle ait déjà été hospitalisée plusieurs fois dans 5 hôpitaux différents de Californie du Sud.
 
Le fait que nous nous soyons sentis contraints de déménager en Californie du Sud est pour nous le signe que le système médical n’est guère prêt à assumer ses responsabilités ou à aller à l’encontre des orientations de Big Pharma.
 
A ce jour, Stéphanie a passé la plupart des jours d’avril 2013 à l’hôpital. Nous sommes allés jusqu’à lui faire subir l’ablation de la vésicule biliaire en espérant que cette opération pourrait faire cesser ses vomissements incontrôlables. Et… nous avons encore échoué. Le médecin nous a dit en fait : «  Si c’est jamais le vaccin, qu’est-ce que nous pourrions y faire ? »
 
Aujourd’hui, Stéphanie a 27 ans ; en tant qu’handicapée, elle est sur l’assurance- maladie. Nous devons encore aujourd’hui constater que pas un seul médecin n’est disposé à approfondir le problème et à envisager que le vaccin ait pu provoquer tous ces problèmes.
 
Dans la suite ses visites à l’hôpital se sont quelque peu espacées. Il y a chaque fois plusieurs choses qui arrivent juste avant qu’elle ne tombe malade : elle devient extrêmement fatiguée, ses membres gonflent, elle souffre de terribles migraines et courbatures, puis les vomissements recommencent. Elle vomit ainsi plusieurs fois par jour et pendant plusieurs jours alors qu’elle n’a même rien mangé. Ce scénario se produit environ tous les 3 mois.
 
Stéphanie n’est pas la seule. Plus de 130 décès et plus de 29.000 réactions indésirables ont été signalées. Il faut savoir que ces réactions ont été volontairement rapportées aux instances officielles. Mais combien y a-t-il de familles dont les filles sont aussi tombées malades et qui n’ont pas fait le lien avec le vaccin ?
 
Pourquoi veut-on vacciner des jeunes-filles de 12 ans sans que les parents en soient avertis ?  Une fille de 12 ans qui tombe malade après un vaccin et sans que ses parents aient été mis au courant, ne pourra jamais établir le lien ! Et c’est ce qui justement là ce qui permet plus facilement l’entrée dans cette horrible prison du Gardasil, ou le début de ce voyage cauchemardesque.
 
J’ose espérer que toutes les histoires de nos filles pourront contribuer à faire passer le mot que ce vaccin est meurtrier ! Que ce soit d’une manière ou d’une autre, ce vaccin détruit des vies.
 
S’il vous plaît, essayez de comprendre – mes 3 enfants ont reçu tous leurs vaccins. Avant que ce cauchemar ne se produise, je n’étais pas anti-vaccins. Nous sentons que la communauté médicale nous a abandonnés. La mise au point des vaccins HPV a été « accélérée » sans que des études et essais suffisants aient été réalisés pour pouvoir affirmer qu’ils étaient vraiment sans danger.
 
Ce vaccin a endommagé et tué plus de jeunes-filles aux Etats-Unis et dans le monde que la maladie contre laquelle le vaccin était sensé protéger ! 
  
Si  vous ne retenez qu’une chose de l’histoire de ma fille, elle devrait être très claire :
 
N’ACCEPTEZ A AUCUN PRIX DE JOUER A LA ROULETTE RUSSE VACCINALE !
 
Source: SaneVax
  
« Qui va décider ce qu’est « le plus grand Bien » et combien d’êtres humains doivent lui être sacrifiés ? »  Sandy Gottstein

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:09

 

 

« On vous le prescrit pour quinze jours, vous en prenez pour trente ans. » Enquête sur la dépendance à cet anxiolytique.

 

Témoignage : mon sevrage du Lexomil

► Laura, 47 ans, fonctionnaire territoriale.

« En 2003, divorce, dépression. Le médecin me prescrit un antidépresseur qui me rend euphorique mais ne calme pas mes angoisses, surtout le soir. De toute ma vie je n’ai jamais eu d’insomnie et là, je n’arrive plus à m’endormir. Il ajoute donc du Lexomil.

Le Lexomil, c’est simple : je me couche et je ne pense à rien. Plus d’idées qui tournent dans ma tête. Un doudou qui me donne le courage de me mettre au lit seule.

Pendant ces sept ans, je ne me suis pas couchée une seule fois sans prendre ma demi-barrette.

Au bout de trois ans, je vais mieux. J’arrête le Zoloft sur les conseils du médecin, mais on ne parle pas du Lexomil. Je sais que je ne peux pas m’en passer, mais je me sens un peu gênée : je suis guérie, pourquoi continuer les anxiolytiques ?

C’est l’époque où je commence à revoir le père de ma fille. Il carbure au Lexomil depuis trente ans : lui, au début, c’était à cause du stress au boulot, et ensuite pour trouver le sommeil.

Pendant toutes ces années c’est lui qui va me fournir. Je lui en demande, je lui en vole, j’en ai toujours d’avance dans ma trousse à maquillage.

Début septembre, je l’appelle, comme d’habitude. Il me dit qu’il est à sec. Je n’ai pas de médecin traitant, et aucune envie de raconter ma vie à quiconque.

Je vais en profiter pour arrêter. J’en ai marre d’être dépendante. Il y a déjà la clope.

Les trois premières semaines, je mets trois ou quatre heures à trouver le sommeil. Je me couche et toutes les contrariétés, les petites inquiétudes se mettent à m’obséder. Pas des choses graves, ni tristes, ni angoissantes. C’est de l’intranquillité.

Des collègues me proposent de me donner du Xanax (anxiolytique) , d’autres m’apportent des boîtes de Lexomil périmé, ma fille, qui travaille à l’hôpital, est prête à m’en procurer.

Il y a une forte solidarité entre lexomilomanes, une grande tolérance aussi pour son usage.

Je suis crevée la journée au boulot, mais c’est surtout le soir, quand je rentre chez moi, que je suis épuisée à tomber.

J’ai de l’appréhension à aller au lit, comme un enfant (qui n’a plus son Lexomil-doudou). Alors je repousse l’heure de me coucher, et je suis de plus en plus fatiguée.

Je m’accroche parce que j’ai la tête beaucoup plus claire le matin. Je ne m’étais jamais rendu compte qu’il me fallait deux heures pour ne plus être embuée.

J’évite de picoler : c’est la tentation, trois ou quatre verres le soir, pour t’aider à sombrer. »

► Laura entame actuellement son deuxième mois de sevrage en dormant toujours aussi peu.

Selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, la France compte 3,8 millions de consommateurs réguliers de psychotropes, anxiolytiques en tête.

Si 62% se le font délivrer par ordonnance, 38% se fournissent sur le marché parallèle, dit encore l’OFDT.

Les benzodiazépines, dont le Lexomil est la vedette, sont décrits ainsi par le dictionnaire Vidal :

« Famille de médicaments aux effets tranquillisants, sédatifs et anticonvulsivants. Ils favorisent la relaxation musculaire et l’endormissement. »

Le pied ? Il faut lire la suite de la définition :

« Pris à forte dose ou pendant une durée trop longue, ils entraînent une dépendance. Leur arrêt brutal expose à un syndrome de sevrage »

Pour savoir qui en prend, quels sont les abus, comment s’en sortir, Rue89 a consulté la littérature et interrogé deux experts.

« Une volonté de régler les problèmes rapidement »

Depuis 1991, la durée de prescription de Lexomil est limitée à trois mois, contre six auparavant. La rencontre avec ce médicament se fait généralement à l’occasion d’une crise aiguë (insomnie, difficultés professionnelles ou sentimentales, deuil...), mais elle doit normalement rester ponctuelle.

« On vous le prescrit pour quinze jours et vous en prenez pour trente ans », résume un professionnel, inquiet de l’accoutumance.

Rapide, efficace, délivré facilement, pas cher et provoquant peu d’effets secondaires, le Lexomil a beaucoup d’atouts pour lui.

Perçu comme une alternative à la psychothérapie, il correspond à « la volonté de régler les problèmes rapidement, à un besoin d’immédiateté, alors que si on prenait le temps, on pourrait se passer de médicaments », remarque Geneviève Lafaye, psychiatre et addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif.

De l’adolescent à la personne âgée, il n’y a pas de consommateur type. Les médecins surveillent particulièrement l’addiction chez les personnes âgées et le développement d’une consommation hors prescription chez les jeunes qui se servent dans la salle de bains des parents.

« Un arrêt brutal est déconseillé »

Savoir quand on devient dépendant n’est pas simple, car comme toute substance, ses effets ne sont pas les mêmes sur chacun. Michel Mallaret, pharmacologue au CHU de Grenoble, prévient néanmoins :

« Quand on prend un anxiolytique ou un somnifère pendant plus d’un mois, on a des signes de dépendance physique qui se manifestent notamment par les “effets rebonds”, c’est-à-dire qu’au moment où on arrête, pendant quelques jours, on va plus mal qu’avant. C’est pourquoi un arrêt brutal est déconseillé. »

Geneviève Lafaye estime que « tant qu’il n’y a pas de perte de contrôle de la consommation, les chances de réussite du sevrage sont grandes ». Elle rappelle que la dépendance se définit par l’apparition de trois des sept symptômes de la liste suivante :

  • le besoin d’augmenter les doses pour obtenir le même effet ;
  • l’apparition d’un syndrome de sevrage en cas d’arrêt (troubles du sommeil nouveaux, angoisse, troubles de la mémoire, risque de crise d’épilepsie) ;
  • la prise de produit pendant plus longtemps que la période de prescription ;
  • la perte de contrôle de la consommation ;
  • le temps passé à se procurer le produit ;
  • le fait d’abandonner ou de réduire ses activités ;
  • le fait de continuer à l’utiliser malgré la conscience des risques.

La psychiatre s’inquiète surtout du « mésusage » chez les polyconsommateurs et d’une « sensibilité croisée » :

« Plus on est dépendant à un autre produit, que ce soit à l’alcool, aux opiacés ou à la cocaïne, plus on le devient aux anxiolytiques. »

Elle a vu des patients « en recherche de défonce » en avaler une boîte par jour, « l’équivalent de quelqu’un qui boit deux bouteilles de whisky ».

« Les anxiolytiques, c’est pas automatique » ?

C’est lorsque l’entourage s’inquiète que les gens atterrissent dans le centre d’addictologie de Paul-Brousse. Mais la dépendance devrait être détectée plus tôt.

 

Une campagne de l’Assurance maladie disant « les anxiolytiques, c’est pas automatique » serait bien sûr nécessaire, estime le pharmacologue Michel Mallaret, mais « la motivation est limitée » :

« Ça arrange tout le monde, patients, entourage, employeurs, car les benzodiazépines soulagent des symptômes qui sont plus difficiles à soulager sinon : la psychothérapie coûte cher et est longue.

Si les gens arrêtaient en masse les anxiolytiques, la consommation d’alcool pourrait repartir à la hausse, et on craint les effets rebonds. Vu le nombre de consommateurs en France, on estime qu’il pourrait y avoir 50 000 crises d’épilepsie. »

Un bon sevrage nécessite, outre une grande motivation, un suivi régulier avec un psychiatre, qui dure environ six mois selon la fiche technique (voir ci-contre) réalisée par la Haute autorité de santé sur l’arrêt chez les personnes âgées.

Blandine Grosjean et Sophie Verney-Caillat

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 10:15
  • Je m’appelle Catherine Devillard, j’ai 2 frères et 1 sœur. Les 14,15 et 16 novembre 2012 nous avons vécu un véritable cauchemar. Notre mère est décédée dans des conditions épouvantables suite à son transfert programmé, mais sans notre accord, du service Camille Claudel au CHU de Poitiers vers l’EHPAD de Lusignan. Il me faut préciser que maman est morte le lendemain de son transfert. Nous avons porté l’affaire devant la justice. Notre avocat est maître Gaborit à Poitiers.

     

    Deux jours avant la mort de ma mère, le mardi 13 novembre à 15 h, j’ai rencontré le docteur du service Camille Claudel au CHU de Poitiers, qui m’a expliqué que maman s’enfonçait, qu’aucune amélioration n’était possible et que son état était irréversible.

     

    Le mercredi 14 novembre, je suis arrivée en fin de matinée dans le service Camille Claudel et j’ai trouvé maman recroquevillée, en position fœtale. Elle avait les sourcils froncés, elle s’accrochait aux barreaux du lit et elle ouvrait les yeux quelques secondes avant de retomber. Elle n’a répondu à aucune de mes questions durant toute la journée. Elle souffrait et restait prostrée sur le côté gauche. Elle n’avait rien avalé ou bu depuis la veille. La médication et l’oxygénation avaient été arrêtées et aucune hydratation n’était en place. Ni sous cutané ni en intraveineuse.

     

    J’ai appelé plusieurs fois les infirmières du service. Une d’elles a tenté de la faire manger un peu une crème enrichie. Maman a avalé une cuillère qu’elle a aussitôt régurgitée. J’ai ensuite demandé un soin de bouche car ses muqueuses étaient très sèches. J’ai plusieurs fois fait constater à l’infirmière que j’ai appelée que maman fronçait les sourcils et je lui ai dit que ce n’était pas normal et qu’elle souffrait. Elle m’a répondu. « Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien, elle ne souffre pas ». Je n’étais pas du tout d’accord. Son visage exprimait une réelle et forte souffrance. Je n’avais jamais vu maman froncer les sourcils. J’ai appelé mon frère Christophe et lui ai demandé de venir en urgence parce que maman ne se réveillait pas.

     

    Christophe a tout tenté pour parler à maman sans succès. Il était lui aussi étonné de voir ses sourcils froncés. Maman n’était pas en état de nous parler et elle avait mal.

     

    Toute la journée, j’ai demandé plusieurs fois à ce qu’un médecin vienne l’examiner. Sans succès. J’ai raccompagné mon frère Christophe vers 16h30, puis je suis revenue dans le service vers 18h. J’ai redemandé le médecin du service qui est enfin venu voir maman.

    Elle m’a fait sortir de la chambre. J’ai alors entendu derrière la porte qu’elle criait « vous savez que vous allez à Lusignan demain ? »

    En sortant de la chambre, dans le couloir, elle m’a dit que l’état de santé de maman s’était encore aggravé : « Votre maman comprend ce qu’on lui dit et elle sait qu’elle part sur Lusignan demain »

    Ses propos m’ont laissée estomaquée vu que maman était comateuse. Je lui ai demandé d’annuler le transfert du lendemain. Elle m’a répondu : « Votre maman fait des allers et retours hôpital domicile depuis assez longtemps, ça suffit, je prendrai une décision demain ». Son ton était dur et sec. Paralysée devant tant de froideur, je lui ai demandé à quelle heure le transfert était prévu. Elle m’a répondu en partant dans le couloir « À 14h ! »

     

    Le lendemain matin, à 9h30, j’ai appelé le service Camille Claudel et j’ai demandé le docteur pour en savoir plus sur l’état de maman. Au téléphone elle m’a répondu « Je n’ai pas encore vu votre mère, je vais la voir et je vous rappelle dans une demi-heure ! » Vers 11h, sans nouvelles, j’ai appelé le service de nouveau et une infirmière m’a dit « Le transfert est maintenu ! »

     

    Je suis partie très vite sur le Chu avant le transfert. Je ne voulais pas que maman soit bougée dans son état que je savais grave. 34 kg sans aucune hydratation, sans médicaments et sans soins, il aurait fallut un miracle.

  • Entre temps, à 10H30, le service Camille Claudel a appelé ma sœur Muriel pour lui demander de venir récupérer la CB et le chéquier de maman au coffre de la trésorerie. Muriel a alors signifié à l’interlocutrice (?) qu’il n’était pas question que maman soit emmenée dans son état et qu’elle refusait qu’elle aille à l’Ehpad de Lusignan.

    Puis elle a demandé comment allait maman. Il lui a été répondu « Elle est en pleine forme ! ».

     

    Je suis arrivée dans le service à 13h40. La chambre était vide et une infirmière m’a dit que maman était partie à 13h30.

     

    Choquée, j’ai pris la route de Lusignan et je suis arrivée dans la chambre à l’EHPAD vers 14h30. Maman avait les deux jambes encastrées dans les barreaux du lit et elle se cramponnait au rebord. Elle voulait s’en aller. Elle avait le visage décomposé et le regard affolé. Trois sacs en plastiques jonchaient le sol avec ses affaires entassées à l’intérieur. Elle était seule et la porte était fermée.

    J’ai appelé une infirmière pour m’aider à la rallonger et aussi changer les draps sur lesquels elle venait de vomir ce qu’ils avaient tenté de lui faire avaler le midi au CHU.

     

    Une autre infirmière est entrée avec des papiers et m’a  posé des questions sur les modalités en cas de décès. Si je voulais assister à la toilette mortuaire et s’ils pouvaient m’appeler même la nuit. Elle m’a posé ces questions dans la chambre et devant ma mère !!!!

     

    Un docteur est arrivé et m’a posé quelques questions sur la santé de maman. Etonnée, je lui ai demandé si elle avait consulté son dossier médical. Sa réponse a été évasive. Elle m’a alors fait sortir pour examiner maman. Quelques minutes plus tard, elle m’annonçait dans la chambre « Nous allons cesser de l’alimenter et l’hydrater sous cutané. » Puis, elle est partie sans plus de précision.

     

    Mes deux frères sont arrivés vers 17h30. Ils n’ont pas non plus mesuré ce que voulait dire l’arrêt de l’alimentation. Aucun d’entre nous n’osait l’imaginer. Nous étions dans un déni vu qu’aucun professionnel de santé ne nous avait parlé clairement. J’ai hydraté la bouche de maman jusqu’à 19h30 avec du papier toilette que je mouillais sous le robinet et ses lèvres avec un stick à lèvres que j’avais apporté. Aucune perfusion n’avait été posée depuis son entrée à 14h28. Aucun soin, même pas de bouche. Maman s’accrochait toujours aux barreaux et était en position fœtale les sourcils encore froncés.

     

    J’ai rangé ses affaires, installé la télévision. Je l’ai massée. Je ne savais plus quoi faire et mes frères non plus. Nous étions comme paralysés. Incapables d’assumer ce qui se passait. Nous sommes partis vers 21 h comme tétanisés mais persuadés au fond de nous qu’ils allaient s’occuper de maman.

     

    Le lendemain matin, le vendredi 16 novembre, j’ai appelé le service vers 11h. Une infirmière ou une aide soignante m’a alors dit « Quand nous sommes entrées dans la chambre, votre maman dormait, alors, nous ne l’avons pas réveillée ».

     

    Affolée, j’ai immédiatement pris la route de Lusignan. A mon arrivée dans la chambre vers 14h00, ma sœur Muriel était déjà à son chevet. Elle était pétrifiée. Maman était sur le dos, elle avait la bouche ouverte, les yeux fermés et elle respirait difficilement. Elle ne dormait pas, elle mourrait ! Ses lèvres étaient totalement asséchées, sa langue toute petite, noire, et plus dure que du béton. Il n’y avait aucune hydratation en place.

     

    J’ai tout de suite compris cette fois qu’elle vivait ses dernières heures.

    J’étais venue avec un gant de toilette parce qu (désolée nous n'avons pas la suite labelleli)


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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 18:49

Pierre Bonizzoni souffre de troubles neuromusculaires depuis un vaccin de rappel du tétanos en 1995. Son épouse raconte.

 

femme-dont-le-mari-est-victime--vaccin-tetanos-.jpg Colette Bonizzoni se bat pour que la dangerosité des sels d'aluminium

dans les vaccins soit reconnue. (Photo Léa Aubrit)

 

C'était une piqûre censée éviter la maladie, mais pour Pierre Bonizzoni, en 1995, le vaccin contre le tétanos va changer sa vie à jamais à cause de l'aluminium qu'il contient.

 

« C'est après le rappel qu'il a fait en 1995, raconte sa femme, Colette, qu'il a commencé à avoir de très fortes douleurs dans le bras gauche où il avait été vacciné ainsi que dans les cuisses, le tout accompagné de grosses fatigues. » Dynamique et sportif, Pierre Bonizzoni se fait dire par les médecins de Villeneuve-sur-Lot qu'il en fait trop et que c'est dans sa tête, avant qu'une dégénérescence neuromusculaire soit évoquée.


L'aluminium dans le cerveau

 

En 1998, il se rend au Tripode de Bordeaux où une biopsie de son bras gauche révèle la présence de cristaux d'aluminium à l'endroit de la vaccination. Le diagnostic tombe : myofasciite à macrophage, une maladie neuromusculaire induite par les sels d'aluminium présents comme adjuvants vaccinaux et qui remontent dans le cerveau.

 

Après plusieurs hospitalisations, il est mis sous cortisone, seul produit capable de calmer les douleurs. « Mais les effets secondaires étaient très présents, raconte sa femme. Il avait le visage rouge et enflé et au bout de trois mois de traitement, il a dû arrêter car ses articulations des doigts se disloquaient. »

 

Réclamant un second avis, les époux Bonizzoni se rendent à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, en 1999. « Le médecin que nous avons vu à confirmé la maladie mais déconseillé la cortisone : « "Il faut apprendre à vivre avec", nous a t-il dit. » C'est ce que le couple essaye de faire depuis plus de dix ans. « C'est une maladie qui touche beaucoup de gens dynamiques et sportifs comme Pierre, ce qui est encore plus dur à vivre. Aujourd'hui, c'est une vie foutue en l'air.»

 

Aujourd'hui, ce qui met hors d'elle Colette Bonizzoni, c'est la non-reconnaissance de la dangerosité des vaccins à adjuvant aux sels d'aluminium qui sont encore prescrits. « On n'est pas contre les vaccins mais la recherche doit avancer sur ce sujet pour protéger les gens. » Tous les deux ont rejoint depuis plusieurs années l'association E3M, d'entraide autour des malades, qui a organisé, en décembre, une grève de la faim collective à Paris pour alerter sur les dangers des vaccins.

 

Un danger pour les enfants

 

« Comme il semblerait qu'il y ait une prédisposition génétique à contracter cette maladie, c'est un véritable casse-tête pour la vaccination de nos enfants et de nos petits-enfants. C'est une roulette russe, un risque que nous ne pouvons pas prendre tant que des vaccins sans aluminium ne sont pas proposés. » Dans son combat quotidien aux côtés de son époux malade, Colette Bonizzoni répond aux courriers qui l'enjoignent à se faire vacciner contre la grippe, a écrit à la ministre de la Santé et même au président de la République, sans obtenir la réponse qu'elle attend depuis tant d'années.

 

« C'est un combat de tous les jours : nous souhaitons être soignés par les vaccins et non démolis. C'est important de faire entendre notre voix grâce à l'association, que les gens connaissent le risque encouru. »

 

Source: SudOuest.fr

 

Ce cas parmi des milliers d’autres (qui restent dans l’ombre) illustre hélas bien qu’un seul vaccin de trop peut véritablement être « la goutte d’eau qui fera déborder le vase » et qui bousillera une vie à jamais. Le corps accumule, essaie de contrôler cet apport de toxines, sous forme de court-circuitage du système immunitaire, jusqu’au jour où la machine s’enraie.

 

« La vaccination tout au long de la vie », comme le recommande ainsi d’une façon scandaleuse la Fédération Wallonie-Bruxelles constitue donc un des meilleurs gages de maladies chroniques et de vieillesse en MAUVAISE SANTE (si les gens arrivent toutefois jusque là et qu'ils n'ont par exemple pas été terrassés par un cancer entretemps). Les chiffres actuels, donnés par les mutualités, parlent d’ailleurs déjà d’eux-mêmes : 80% des + de 65 ans ont au moins une maladie chronique et 85% des + de 75 ans en ont au moins 3 !

 

Parallèlement, l’étude de Kobe en 2009, montre qu’au plus on injecte des antigènes chez les souris, au plus le risque de maladies auto-immunes augmente. Et cette étude s’ajoute bien sûr à l’amas d’autres publications attestant du rôle délétère des vaccinations dans la genèse de ces maladies, qu’il s’agisse du rôle des adjuvants ou d’autres types de vaccins n’en contenant pas. Cette problématique dépasse donc très largement hélas, le seul rôle de l’aluminium utilisé comme adjuvant.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 17:56


©JEAN-YVES LACOTE/GNO/PICTURETANK

La moitié des médicaments mis sur le marché ne servent à rien... Telle est la thèse défendue par le Pr Philippe Even dans un best-seller qui secoue le milieu médical.

« Un bureau bien rangé est le signe d’un esprit dérangé. » Cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry est écrite sur un Post-it collé sur la lampe de bureau du Pr Philippe Even. Un clin d’œil aux piles de dossiers posées là. Car, à quatre-vingts ans, le président de l’institut Necker (organisme destiné à réunir des fonds pour les chercheurs), ancien chef du service de réanimation de l’hôpital Laennec, à Paris, spécialiste des maladies respiratoires, est un bourreau de travail.

Voilà quarante ans qu’il lit et annote les publications internationales sur les médicaments, au point de pouvoir se targuer d’avoir « 40000 références sous la main ». Alors qu’on ne vienne pas l’énerver à propos du livre [1] qu’il a publié en septembre 2012 avec son ami urologue Bernard Debré – « lui est de droite, moi de gauche » –, dans lequel ils affirment que 50% des médicaments sont inutiles et 5% dangereux, alors que 75% sont remboursés. Un véritable pavé dans la mare de l’industrie pharmaceutique et des agences sanitaires qui s’est vendu à 200000 exemplaires en quelques semaines. Coup médiatique ? « La seule façon de se faire entendre est de taper du poing sur la table, assure celui qui a été le coauteur, en 2011, d’un rapport au vitriol sur le Mediator. Il faut arrêter de prendre les gens pour des demeurés. Le Vioxx a tué 40000 personnes aux Etats-Unis, personne en France. Et le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à nos frontières… Ce mensonge permanent est insupportable. »

Mais si l’ouvrage est plutôt bien reçu par le grand public, il fait jaser dans le landerneau médical, qui dénonce des raccourcis. Plusieurs spécialistes, dont le vice-président de l’Agence française du -médicament, des diabétologues et des cardiologues, ont décidé de contre-attaquer en annonçant la parution prochaine d’une sorte d’« Indignez-vous du médicament ». De quoi amuser le Pr Even : « Ce sont ceux qui ont accepté la mise sur le marché de médicaments inutiles qui disent maintenant qu’il est urgent de faire un autre guide car le nôtre serait trop approximatif. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant ? Sur au moins 1000 personnes qui travaillent à l’Agence du médicament, aucune n’a jamais réagi. Pendant trente-cinq ans, aucun diabétologue n’a ouvert sa bouche sur le Mediator, pas un mot. Rien. Les inexactitudes qu’on nous reproche aujourd’hui sont avant tout des divergences d’opinion. J’ai travaillé six mille à sept mille heures pour éplucher les études et écrire ce livre. Quand ils en auront fait autant, on pourra discuter, mais jusqu’à preuve du contraire le boulot, ils ne l’ont pas fait. C’est tragique de voir tous ces professeurs d’université, ces médecins si peu informés, si paresseux ou mouillés avec l’industrie pharmaceutique. Leur degré d’ignorance me révolte. Ils avalent toutes les couleuvres de l’industrie. »

« Il faut informer les médecins »

Philippe Even sait de quoi il parle : pendant six ans, il a été à la commission d’évaluation des médicaments avant leur autorisation de mise sur le marché (Amm). Il en a démissionné, sans « grand mérite », puisqu’il arrivait à la fin de son mandat, mais écœuré : « Je suis parti à cause du Zaditen, que j’estimais être un faux médicament contre l’asthme, qu’un laboratoire voulait lancer. Nous avons voté contre, mais la firme s’est arrangée pour qu’il repasse en commission. La molécule a été refusée une deuxième fois et, finalement, c’est le ministre de la Santé qui l’a autorisée comme il en a la possibilité en dernier recours. Je n’avais pas envie d’être un pantin plus longtemps. Après, il ne faut pas s’étonner que la France consomme beaucoup plus de médicaments que les autres pays européens : 52 boîtes en moyenne par an et par personne, c’est énorme. »

Des scandales comme celui du Mediator, il est certain qu’il y en aura d’autres : « Dans le monde, 40 procès ont été intentés à l’industrie pharmaceutique par les Etats ou les associations de patients. Chaque fois, les résultats des essais cliniques fournis par les firmes avaient été falsifiés. Soit les bénéfices du médicament sont gonflés, soit les inconvénients sont minimisés, voire gommés. Parfois, certaines données dérangeantes disparaissent carrément, on arrange les courbes... »

Une mesure urgente à prendre, selon lui, pour changer la donne ? « Mieux former et informer les médecins prescripteurs. Pendant les études de médecine, on fait comme si l’industrie du médicament n’existait pas. On n’en parle pas. Les médecins la découvrent par les visiteurs médicaux et par la presse spécialisée, qu’elle finance. »

Le 28 février, Philippe Even et Bernard Debré devraient sortir un deuxième brûlot, la Vérité sur le cholestérol, dans lequel ils tirent à boulets rouges sur les statines, des médicaments qui font baisser le cholestérol. « Aucune évaluation n’a été faite en France, alors que c’est le pays qui en prescrit le plus », fustige-t-il. Et de citer Pascal, comme pour clouer le bec de ses détracteurs : « Etrange zèle qui s’irrite contre ceux qui accusent des fautes publiques et non contre ceux qui les commettent. »

 

-  [02.01.13]   Brigitte Bègue

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 15:59

Sophie juge qu'elle était "mal informée sur les risques" de la pilule de 4e génération.

Pour Sophie et ses parents, les fêtes de Noël ont cette année un goût "particulièrement savoureux". Le goût du bonheur qui a failli disparaître, emporté par l'acné, une pilule contraceptive de quatrième génération, un médecin bien léger et le scepticisme général.

Pour se débarrasser de quelques boutons disgracieux, Sophie, 21 ans, étudiante en deuxième année d'école de commerce, à Nantes, consulte le 24 octobre une généraliste de la ville. Elle souhaite prendre la pilule pour la première fois. La généraliste lui prescrit d'emblée la pilule Jasmine des laboratoires Bayer – que la pharmacienne remplacera ensuite par son générique, Convuline, du même laboratoire. Une pilule de quatrième génération qui, comme celles de troisième génération, ne doit jamais être prescrite aux nouvelles utilisatrices en première intention, selon les recommandations répétées de la Haute Autorité de santé – les pilules de seconde génération présentent moins de risques de thrombose (Le Monde du 14 décembre).

Lire : Alerte sur la pilule de 3e et 4e génération et  Ces vies brisées par la pilule

ELLE RACONTE SES ESSOUFFLEMENTS

"La généraliste m'a demandé si j'avais des antécédents, sans préciser de quoi, se souvient l'étudiante. J'ai mentionné des problèmes cardiaques et de cholestérol dans la famille. Elle m'a prescrit une prise de sang. Elle n'a pas parlé de risques de thrombose, de phlébites, des termes que je ne connaissais pas à l'époque. Elle ne m'a pas non plus expliqué qu'il y avait plusieurs générations de pilules, ce que je ne savais même pas..."

Les analyses de sang sont parfaites. Sophie part en vacances à La Réunion avec ses parents. Dix heures d'avion aller, de sublimes et interminables randonnées, dix heures d'avion retour, elle rentre en pleine forme. Pourtant, une semaine plus tard, la voilà qui se sent très essoufflée lorsqu'elle monte les escaliers ou marche rapidement, avec un cœur qui bat la chamade. Un mois après s'être vu prescrire Jasmine, elle retourne consulter sa généraliste, lui décrit cet inhabituel essoufflement, lui demande même si elle doit poursuivre la prise de sa pilule, ne percevant aucune amélioration de son acné. Réponse ? Continuer. "Et comme j'avais le rhume, elle m'a donné un pschitt pour le nez et un sirop." Les symptômes perdurent.

Le 14 décembre, Le Monde publie une double page sur les risques des pilules de troisième et quatrième générations. Une première plainte vient d'être déposée au pénal, en France, par une victime, contre le groupe pharmaceutique Bayer. La mère de Sophie, Marie-Pierre, reçoit l'alerte du Monde sur son I-Phone, puis lit l'article. "J'ai vu thrombose, AVC, ça ne m'a pas interpellée. Puis j'ai lu embolie pulmonaire. Pulmonaire, là j'ai pensé aux problèmes respiratoires de ma fille." Avertie, Sophie lit les témoignages de victimes, dont certaines évoquent des essoufflements préalables à l'embolie. Elle reconnaît ses symptômes.

"SENSATIONNALISME, DÉSINFORMATION !", BALAIE LE MÉDECIN

Retour chez sa généraliste, le 15 décembre. Qui l'ausculte, ne voit rien, lui demande de fléchir trente fois les genoux, puis de remonter, avant de la laisser seule dans la pièce. "A la dixième, raconte Sophie, je suffoquais tellement que j'ai cru que j'allais mourir. Quand elle est revenue, elle ne parvenait même plus à compter mon pouls, j'étais à plus de 180 pulsations minute." Effectivement, vous faites de la tachycardie, conclut le médecin, qui l'envoie consulter un cardiologue et faire des analyses de sang pour contrôler sa thyroïde. Analyses auxquelles un ami de la famille, médecin, contacté entre-temps par la maman, prend la salutaire initiative d'adjoindre un dosage des D-dimères, marqueurs de l'embolie pulmonaire. Leur taux se révèle explosif.

Sophie appelle le SAMU "un peu en panique". Parle de ses essoufflements, de la pilule Jasmine qu'elle prend depuis deux mois, des D-dimères... Le médecin régulateur se gausse et se fait longuement prier avant d'envoyer un véhicule. Direction les urgences du CHU de Nantes. Face à une spécialiste de médecine interne, Sophie re-raconte les essoufflements, la pilule, les D-dimères, l'article du Monde. "Sensationnalisme, désinformation !", balaie le médecin. Elle est au courant de tout cela depuis bien longtemps. Il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que raconte la presse qui affole inutilement. Bref, "si l'on devait faire passer des angioscanners à toutes les femmes sous pilule, on n'aurait pas fini !"

"J'AI FRÔLÉ LA CATASTROPHE"

A force d'insister, et grâce à l'arrivée de son père, Sophie arrache au médecin sceptique cet examen de visualisation des vaisseaux sanguins. Pour découvrir que ses deux poumons sont plein de caillots. Embolie pulmonaire bilatérale. "Après, le médecin ne nous a plus reparlé de l'article." La pilule et l'avion sont incriminés. Deux jours d'hospitalisation, six mois de traitement anticoagulant... "J'ai frôlé la catastrophe, sait aujourd'hui la jeune fille. Je ne vais pas pour autant faire un réquisitoire contre toutes les pilules, elles sont super-importantes dans le climat rétrograde dans lequel nous vivons. Mais il est clair qu'on est mal informées sur les risques. Si la généraliste m'avait décrit les symptômes de l'embolie, j'aurais tout de suite compris ce qui m'arrivait."

Depuis ce miraculeux 17 décembre aux urgences, Sophie parle pilule avec toutes ses amies et diffuse l'information sur Facebook. "Dans mon cercle de connaissances, j'ai déjà eu vent de deux accidents." Nous avons joint sa généraliste nantaise. "Je ne suis pas sûre d'avoir à vous répondre, nous a-t-elle déclaré. Je vais contacter le conseil de l'ordre." Immédiatement après notre appel, ce médecin a tout de même pris des nouvelles de Sophie pour la première fois depuis son départ aux urgences.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:34

LE MONDE | 14.12.201

 

Marion Larat doit déposer plainte pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine" contre le directeur général de Bayer Santé, auprès du procureur de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Elle est lourdement handicapée à la suite d'un accident vasculaire cérébral, dont elle estime que la pilule de 3e génération Meliane est la cause.

C'est une première en France que cette plainte au pénal contre une pilule contraceptive. Une jeune femme lourdement handicapée, Marion Larat, accuse la pilule de troisième génération Meliane, fabriquée par le géant pharmaceutique allemand Bayer, d'avoir provoqué son accident vasculaire cérébral. Vendredi 14 décembre, elle devait déposer plainte pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine" contre le directeur général de Bayer Santé, auprès du procureur de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Plainte qui vise également le directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui n'a pas demandé le retrait de cette pilule du marché, "en violation manifestement délibérée du principe de précaution".

Lire son témoignage : Marion Larat, l'injustice transformée en combat

Son avocat, Me Jean-Christophe Coubris, dont le cabinet assiste 2500 victimes du Mediator, entend "sensibiliser la population aux dangers de la pilule". "Pourquoi les pilules de troisième génération, qui sont plus coûteuses, plus dangereuses et pas plus efficaces que les précédentes, demeurent-elles sur le marché ?", interroge-t-il. Marion Larat prenait la pilule Meliane depuis quatre mois lorsqu'un AVC l'a plongée dans le coma. Elle en garde de graves séquelles.

La commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux a reconnu en juin 2012 l'imputabilité de l'AVC à la prise de la pilule.

A l'instar de Bayer, les laboratoires qui fabriquent les contraceptifs oraux de 3e génération (contenant pour progestatif du désogestrel, du gestodène ou du norgestimate) et de 4e génération (à la drospérinone), ne nient pas les risques accrus de thrombose liés à la prise de leurs pilules. Ils se protègent juridiquement en les détaillant sur des notices d'utilisation que bien peu d'utilisatrices lisent. Mais à l'époque où Marion prenait Meliane, la notice ne mentionnait pas l'augmentation du risque thromboembolique artériel par rapport aux contraceptifs oraux de 2e génération, lit-on dans la plainte.

Depuis peu, les parents de Marion ainsi que Pierre Markarian, père d'une autre victime (Théodora, décédée à 17 ans d'une embolie pulmonaire, en 2007, après quelques semaines de prise de la pilule Mercilon), sont reçus par toutes les autorités sanitaires. A peine étaient-ils sortis du ministère de la santé, le 19 septembre, que Marisol Touraine annonçait le déremboursement, qui prendra effet en septembre 2013, des pilules de 3e génération – celles dites de 4e génération ne sont pas remboursées. Dès juin, la ministre avait été alertée par l'avis de la commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS) (voir le pdf) qui, au regard du danger présenté par ces pilules, estimait qu'elles ne devaient plus être prises en charge.

Cette première plainte au pénal, comme le déremboursement programmé, interviennent dans un contexte de montée des inquiétudes et des procédures judiciaires, un peu partout dans le monde occidental, à l'encontre de ces contraceptifs oraux. Aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Suisse et en Allemagne, des milliers de plaintes ont été déposées ou sont à l'étude. Sollicités à multiples reprises par Le Monde, les laboratoires Bayer n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:03


©Photo Laurent Vautrin

Claire Compagnon se bat contre la maltraitance ordinaire à l’hôpital. Elle en a fait un livre, basé sur de nombreux témoignages d’usagers.

Les malades, Claire Compagnon connaît. Après avoir travaillé à l’association Aides à la fin des années 1980 – «  avec le sida, j’ai appris à écouter des personnes en grande souffrance  » –, c’est elle qui a proposé à la Ligue contre le cancer d’organiser les premiers états généraux des malades du cancer, qui se sont tenus en novembre 1998 à Paris. Les patients y ont raconté leur vécu : annonces brutales, déficit d’information, accès inégal aux traitements… «  Jusque-là, la parole était produite, voire confisquée, par les cancérologues  », se souvient cette juriste, spécialisée dans les questions de santé. Le réquisitoire – car c’en fut un – a donné lieu à quelques progrès, et notamment la mise en place d’une consultation d’annonce dans les services de cancérologie.

Aujourd’hui, elle s’attaque à un autre tabou  : la maltraitance ordinaire à l’hôpital. Elle a écrit un rapport, publié en 2009 par la Haute Autorité de santé. Avec Thomas Sannié, vice-président de l’Association française des hémophiles, elle vient d’en faire un livre, l’Hôpital, un monde sans pitié [1]. Mais c’est quoi, au juste, la maltraitance ordinaire  ? «  Ce sont tous les petits actes du quotidien qui mettent les patients en difficulté  », affirme celle qui représente les usagers au conseil de surveillance de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris. Par exemple, les soignants qui discutent ou rient entre eux en ignorant le patient à côté, l’insuffisance de prise en charge de la douleur, les plaintes négligées ou minimisées, le manque de respect de la dignité (ne pas laisser d’intimité lors des toilettes, entrer dans une chambre sans frapper ou sans dire bonjour, etc.), le rythme contraint des soins, les réveils en pleine nuit, le bruit, l’impossibilité d’avoir des informations, les mots blessants, comme ce médecin qui annonce à sa patiente qu’elle a un cancer du sein en précisant qu’«  à l’âge qu’[elle a], ce n’est pas un problème  », l’indisponibilité des professionnels, la culpabilisation des proches, les sorties mal préparées… Certains secteurs sont plus à risques que d’autres : les urgences, les services de réanimation, de soins palliatifs et de pédiatrie. «  Plus un malade est immobilisé, branché, plus son niveau de dépendance est élevé, plus le risque de maltraitance l’est aussi  », note Claire Compagnon. Un risque lié, selon elle, à des comportements individuels ou à l’organisation des établissements plutôt qu’à une question de moyens. «  Les restrictions de personnel, le turn-over, le recours à l’intérim n’arrangent rien, mais cela fait vingt ans que je fais les mêmes observations et, à l’époque, la tarification à l’activité (T2A) n’existait pas. Il faut revenir à ce que cela veut dire, de prendre soin des gens vraiment.  » Et de citer le cas de cette femme âgée arrivée aux urgences avec une fracture de la cheville et qu’on a laissée souffrir trois heures sans antalgique et sans attelle.

Objet de soins ou être humain  ? 

Pourtant, Claire Compagnon le reconnaît : « Il y a des gens formidablement dévoués à l’hôpital, on se demande même comment ils tiennent.  » Mais elle souligne aussi que «  soigner quelqu’un ne se résume pas à un geste technique  ». «  Les patients attendent un accompagnement, une écoute, de la bienveillance, de l’humanité, de la reconnaissance, précise-t-elle. Les témoignages que nous avons recueillis montrent qu’ils ont souvent l’impression d’être un objet de soins, ils ne sont pas entendus, comme s’ils n’étaient pas crédibles aux yeux des professionnels. Or, le malade est un expert profane.  »

Expert profane qui agace quand il pose trop de questions ou qu’il demande un deuxième avis médical. Ou qui se tait parce qu’il est mobilisé sur un objectif : guérir. Mais pas seulement : « S’il dit quelque chose, il a peur que ça ne serve à rien ou d’avoir des représailles, du style la sonnette d’alarme ou le plateau-repas qu’on met hors de sa portée… Parfois, il y a de la colère. D’ailleurs, les comportements discourtois à l’égard du personnel hospitalier augmentent  », constate Claire Compagnon. Qu’en pensent les professionnels  ? «  Certains en souffrent, mais il y a une sorte de banalisation des pratiques, qu’ils expliquent par leur confrontation à la souffrance, leurs conditions de travail difficiles… C’est vrai que, à personnel mal considéré, patients mal traités. Mais il n’y a pas de réflexion, les remarques des patients sont vues comme une exigence de consommateurs.  »

Pour qu’il en soit autrement, Claire Compagnon formule quelques propositions : intégrer la bientraitance comme indicateur de la qualité des soins, sensibiliser et former les équipes, reconnaître le savoir et l’expérience des patients, rendre effective la démocratie sanitaire – «  qui sait aujourd’hui qu’il y a des représentants des usagers à l’hôpital  ?  » –, créer des espaces de travail entre soignants et usagers, mettre en place un système de gestion des plaintes, assurer la présence de médecins seniors aux urgences, car plus il y en a, plus le diagnostic est rapide, plus le temps de passage est court et les prescriptions adaptées.

 

-  [01.10.12]   Brigitte Bègue

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:01

 

Témoignage 15/09/2012 
 

 

Les conditions d’accueil et de fonctionnement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris se dégradent, c’est une évidence. Mais quand on se prend cette réalité en pleine figure, ça fait mal.

Samedi, mon conjoint ne se sent pas très bien : vertiges, nausées, céphalées, il contacte SOS Médecins. Un médecin se déplace à notre domicile et prescrit des médicaments ainsi que des examens complémentaires si les symptômes persistent.

Making of
Contacté par Rue89, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, via son service presse, n’a pas encore répondu à notre demande de réaction. E. Brouze

Dans l’après-midi, alors que je suis absente du domicile, l’état de mon conjoint se dégrade (fourmillements, très forts vertiges, palpitations) et il appelle le Samu.

Je me précipite alors à mon domicile, très inquiète : à 15h45, une équipe de la Croix-Rouge m’explique que mon conjoint va être évacué sur une civière à l’hôpital Bichat à Paris et qu’ils ne peuvent pas me prendre dans le véhicule d’intervention à cause de notre bébé de 6 mois.

Mon conjoint est donc transporté précipitamment sans portefeuille (ni papiers, ni argent), sans chaussures et sans téléphone. Je ne me rends pas compte car, sous le coup de l’inquiétude, je n’y ai pas prêté attention. Il est donc convenu que je rejoigne mon conjoint avec le bébé à l’hôpital dès que possible. Dans la panique, je n’ai pas pris conscience qu’un bébé de 6 mois dans un service d’urgence, c’est loin d’être l’idéal, voire carrément interdit.

« J’vous conseille pas de rester ici »

Je fonce et me présente à 16h30 à l’accueil des urgences de l’hôpital Bichat où on m’informe que je ne peux pas accéder au service d’urgence avec un bébé. Je me débrouille pour joindre des amies qui viennent garder le bébé afin que je puisse avoir des nouvelles de mon conjoint.

J’essaye d’appeler mon conjoint et de laisser des messages mais aucune réponse. A 17 heures, on me confirme qu’il est bien aux urgences de Bichat mais que je ne peux pas accéder à la zone de soins. On me précise qu’il doit faire une prise de sang et voir le médecin.

Je laisse mes coordonnées (nom, numéro de téléphone portable), en précisant que je suis sa conjointe et que je souhaiterais des nouvelles, je suis très inquiète. L’employée de l’accueil me répond : « Je viens de vous donner des nouvelles » – ma question plus précisément était de savoir si son état ne s’était pas aggravé.

Elle me tend un bout de papier où est imprimé un numéro de téléphone (régulation des urgences) et me dit d’appeler régulièrement pour avoir des nouvelles en ajoutant :

« J’vous conseille pas de rester ici [la salle d’attente des urgences], c’est chaud, ça part vite. »

Plus de cinq heures sans nouvelles

Je suis son conseil, sors de l’hôpital et patiente aux alentours. J’appelle le numéro de téléphone qui ne répond jamais (mise en attente, puis le téléphone coupe). A 19 heures, n’y tenant plus, je retourne à l’accueil où on me confirme que je ne peux toujours pas voir mon conjoint ni avoir plus de nouvelles mais qu’« il a passé sa prise de sang ». Merci, ça me rassure instantanément sur son état ! J’explique que le numéro de régulation des urgences ne répond jamais.

« Oui, c’est normal. Il y a trop de monde qui appelle. »

Je demande si elle pense que ça va être long. Réponse : « Probablement. »

Je demande ce que je dois faire – rester à proximité de l’hôpital ou rentrer chez moi, sachant que j’ai un bébé de 6 mois. L’employée me répond qu’elle ne peut pas savoir mais que les urgences ont mes coordonnées (enregistrées dans le logiciel de l’hôpital) et que je serai contactée pour avoir des nouvelles. 21 heures, je finis par rentrer chez moi, ne quittant pas de vue mon téléphone portable et attendant l’appel des urgences.

De retour à mon domicile, je constate la présence du téléphone et du portefeuille de mon conjoint et comprends pourquoi il ne me répondait pas.

21 heures, cela fait plus de cinq heures que je n’ai aucune nouvelle de mon conjoint et je rappelle une fois de plus le numéro de la régulation des urgences. Miracle, ça répond. Je demande si je peux lui apporter ses affaires en précisant qu’il n’a pas de chaussures :

« Non, vous ne pourrez lui donner ses affaires que lorsqu’il sera sortant. »

Mon conjoint en chaussettes et sans argent

On me demande de patienter et là, j’apprends que mon conjoint a quitté les urgences « très récemment ». Je suis stupéfaite et explique qu’il n’avait ni moyen de me contacter (pour que je vienne le chercher), ni moyen de prendre un taxi (pas d’argent) et qu’il ne disposait pas de chaussures. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été contactée par les urgences. On m’explique que si je n’ai pas eu de nouvelles, c’est parce que mon conjoint n’en a pas fait la demande expresse…

21h45, mon conjoint tape à la porte. Il est épuisé, après un fort malaise et une demi-journée aux urgences, il est revenu en chaussettes de l’hôpital (une bonne demi-heure de marche). Il m’affirme avoir fait des demandes aux urgences pour que je sois prévenue mais sans effet. Comme il ne portait que ses chaussettes et sans argent, il n’a pas osé prendre un taxi ni les transports en commun.

L’hôpital n’a décelé aucune pathologie grave, l’a laissé sortir et lui a donné des examens complémentaires à effectuer en ville. Si sur la compétence médicale, je n’ai rien à dire par rapport à sa prise en charge, l’accueil du patient et de son entourage est complètement délaissé. Je considère qu’il y a clairement atteinte à la dignité du patient quand on renvoie quelqu’un chez lui en chaussettes.

Et si je comprends l’impossibilité organisationnelle d’accueillir les familles en zone de soin, donner des nouvelles actualisées à l’entourage me paraît faire partie de la mission de l’hôpital.

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:53

« L’intérêt de l’état passe au dessus de l’intérêt de votre enfant » : réponse du personnel de l’inspection académique.

Lyon, 25 Septembre

Des policiers, appelés par le collège, forcent un enfant autiste à sortir du collège où il est scolarisé, alors que tout se passe bien pour lui depuis la rentrée.

♦ Motif

Timothée, qui a pourtant les compétences académiques pour suivre une scolarisation au collège, avec l’aide d’une Auxiliaire de Vie Scolaire, a été orienté par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) en Institut Médico-Éducatif (IME), sous la pression de l’Éducation Nationale (EN).

Hors, il n’y a pas de place de libre dans cet IME pour lui. Sa maman le met au collège : mais comme il a une orientation notifiée en IME, il en est exclu.

 

♦ Commentaire du beau-père de Timothée

« J’étais avec Tim ce matin 10h au collège. On a été reçus par la principale et 2 flics en civil. Elle a exigé qu’on sorte, Tim et moi. J’ai refusé, arguant que puisque Tim n’était inscrit nulle part ailleurs, sa place était là. Puis j’ai exigé un ordre écrit. Refus. J’ai dit que dans ce cas je ne sortirais que par la contrainte (sans me rouler au sol cependant). Et que je ne forcerais pas Tim pour le sortir; ils devaient assumer leurs décisions. Pendant ce temps, Tim était allé vers sa classe, suivi de son AVS. Lui s’est roulé par terre quand on a voulu qu’il sorte. L’AVS, admirable, a réussi à la calmer et l’asseoir dans le hall du collège avec des fiches de travail. Un pigiste du Progrès a assisté à la scène. J’ai eu un entretien avec lui par la suite.Quand j’ai vu que Tim acceptait de sortir tranquillement, je l’ai suivi, avec les 2 flics derrière nous ! Les élèves et les profs sont choqués. »

 

Marina, maman de Timothée entame une grève de la faim

 

Voir une synthèse de l’histoire dans cet article.

Son blog : http://sauvertimothee.blog.lemonde.fr/

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