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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:50

Cette enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).


 
Une inspection des locaux de la filiale du groupe israélien Teva Pharmaceutical à Sens (Yonne) a eu lieu jusuq'à mardi soir

Une inspection des locaux de la filiale du groupe israélien Teva Pharmaceutical à Sens (Yonne) a eu lieu jusuq'à mardi soir Crédit REUTERS/Ronen Zvulun

Vers un nouveau scandale sanitaire ? La question a de quoi être posée. En effet, l'Agence du médicament (ANSM) a annoncé lundi avoir "reçu lundi matin deux nouveaux signalements de pharmacovigilance" avec "un décès et un cas grave". Des cas qui seraient une nouvelle fois liés au mauvais conditionnement de boîtes du diurétique Furosémide. Dès lors, le parquet de Paris a décidé d'ouvrir mercredi une enquête préliminaire afin d'établir si ce médicament est à l'origine au total de trois décès et de deux hospitalisations. L'enquête est ouverte pour tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substance nuisible. Le pôle santé de Paris l'a confiée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).

Le laboratoire Teva France a indiqué ce mercredi à l'AFP ne pas avoir encore pris de décision au sujet d'un éventuel dépôt de plainte. L'ANSM a mené jusqu’à mardi soir une inspection des locaux de cette filiale du groupe israélien Teva Pharmaceutical à Sens (Yonne). Une perquisition qui na montré aucun dysfonctionnement  comme l'a indiqué l'Agence du médicament. 

Toutefois, par "mesure de précaution", l'ANSM a décidé le rappel de toutes les boîtes de ce médicament. En tout, 190 000 boîtes pourraient avoir été mal conditionnées. L'Agence du médicament demande aussi à tous les patients traités avec le Furosémide 40 mg de "se rendre dès que possible à leur pharmacie" pour que les pharmaciens leur remettent du Furosémide non fabriqué par Teva

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:46

Alors que le décès d’un homme à Marseille a mis en exergue le mauvais conditionnement d’un médicament générique, l’Agence nationale du médicament a diligenté une inspection du site francais des laboratoires Teva à Sens,  pour trouver l’origine de l’erreur. Comment le  diurétique Furosémide, remplacé partiellement par du somnifère Zopiclone sur deux lots, a pu intervenir ?
furosemide-40-mg
Concernant les causes de cette erreur, aucune piste n’est exclue, ces médicaments ayant été conditionnés sur des lignes différentes à plusieurs semaines d’intervalle, a indiqué Teva dans un communiqué. A ce jour, aucune raison industrielle à cette erreur n’a été trouvée « .

Les résultats de l’enquête prouveront si effectivement  une erreur de manipulation est a l’origine de cette erreur ou bien la cause d’un acte malveillant a l’égard de Teva, entreprise israélienne leader du médicament générique dénonce par des concurrents ou par des salaries licencies dans le cadre d.une suppression de 258 postes.

Par Sylvie Bensaid

Dans un  » épilogue-fiction  » particulièrement prémonitoire,

de l’ouvrage qui vient de paraitre aux Editions du Moment,

Médicaments génériques, La grande arnaque »,

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le docteur Sauveur Boukris* a anticipé ce scandale sanitaire, révélant le trop grand nombre de sous-traitants pour la fabrication d’un même générique, dans plusieurs pays, démontrant tout au long de son ouvrage les effets secondaires non prévus, les retards de guérison, l’opacité autour de la production des médicaments génériques…

« génériques, ça ne devrait pas être systématique ! »

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docteur Sauveur Boukris

 

Tel pourrait être le mot d’ordre du docteur Sauveur Boukris à destination des patients français. À force de constats alarmants dans sa pratique quotidienne de médecin généraliste, l’auteur a décidé de mener l’enquête sur les médicaments génériques.

Pourquoi ces effets secondaires inattendus ? Pourquoi ces retards dans le processus habituel de guérison ? Qui a autant intérêt à prescrire des génériques coûte que coûte ? Les résultats de son investigation ne sont pas rassurants. Témoignages de médecins méprisés, alertes de collèges médicaux demeurées sans suite, retraits de génériques dans d’autres pays, scandales étouffés… Bienvenue dans le business pharmaceutique et le labyrinthe des autorités sanitaires qui n’ont qu’une idée en tête : le gouffre de la Sécurite sociale.

Aubaine apparente pour le consommateur et le système de santé, le commerce des génériques cache des deals énormes au niveau international, des pressions morales et financières sur les médecins et les pharmaciens, tout cela dans une totale opacité sur les procédés de fabrication en Inde ou en Chine. À l’heure où la traçabilité des aliments devient une exigence, le docteur Sauveur Boukris pose une question majeure : et si le grand perdant était le malade lui-même ?

Le docteur Sauveur Boukris va à l’encontre des idées reçues et répond sans tabou à ces questions, mettant sans cesse en avant l’intérêt des patients.

Un livre pour comprendre que le patient reste maître du choix de ses médicaments, qu’il peut refuser de consommer des génériques, même si le tiers payant n’est pas appliqué dans les cas ou le medecin n’a pas précisé la non substitution du médicament.

Par Sylvie BENSAID

Le docteur Sauveur Boukris, médecin généraliste depuis plus de vingt ans, est enseignant à l’université Paris-Diderot et collabore à plusieurs revues médicales. II participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision sur les questions de santé.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:42
Le Monde.fr avec AFP | 10.06.2013
 
Une boîte de Furosémide 40 mg.

L'agence du médicament (ANSM) poursuivait, mardi 11 juin, son inspection sur le site du laboratoire Teva à Sens (Yonne) pour "trouver l'origine" de l'erreur de conditionnement qui a abouti à ce qu'un somnifère remplace, dans son emballage, un diurétique, le Furosémide, ce qui pourrait avoir causé la mort de plusieurs personnes.

Mardi, le laboratoire a pris une mesure radicale, décidant de suspendre "temporairement les expéditions de tous les médicaments conditionnés sur le site de Sens", et ce "afin d'aider le travail des inspecteurs", lit-on dans un communiqué. Toutes les boîtes de Furosémide 40 mg du laboratoire Teva avaient fait l'objet, la veille, d'une mesure de rappel par "précaution".

  Lire : Médicaments mal conditionnés : enquête après la mort d'un nonagénaire

"IL Y A DES CAS QUI REMONTENT DE PARTOUT"

Ce sont désormais trois cas, deux décès et une personne dans un état grave, qui sont officiellement repertoriés par l'ANSM comme victimes potentielles de l'erreur de conditionnement. Mais "il y a des cas qui remontent de partout", encore non vérifiés et non confirmés, indique une porte-parole de l'Agence. "Les signalements affluent de toute part et ils ne sont pas centralisés. Tout le monde en reçoit : les hôpitaux, les ARS [agences régionales de santé], le ministère [de la santé] et l'ANSM. Mais après il faut pouvoir les croiser", à savoir procéder à des vérifications, commente-t-elle. La procédure recommandée est de déclarer la suspicion auprès du centre de pharmacovigilance de sa région.

Le premier cas a été signalé à Marseille, où un homme de 91 ans a été retrouvé mort, samedi 8 juin. Selon le procureur de la République de la ville, "la non-prise du [Furosémide Teva 40 mg] peut être à l'origine de l'œdème pulmonaire aigu" dont a été victime cet homme. Le Furosémide sert normalement à traiter la rétention d'eau liée à des maladies du cœur, du foie, des reins et des poumons ou une pression artérielle élevée. L'interruption du traitement, liée à l'erreur de conditionnement, pourraît ainsi être à l'origine du décès.

Le deuxième cas serait celui d'une femme de 101 ans ayant également pris du Furosémide et morte à Compiègne le 23 mai. "Ma mère a eu des complications au niveau des reins", explique son fils, qui a déposé un dossier  auprès du service de pharmacovigilance du laboratoire Teva, qui a précisé ne pas savoir, "pour le moment, s'il s'agit du lot de Furosémide concerné".

Au moins deux autres morts suspectes ont également déjà été signalées par des proches des victimes. Le fils d'une dame âgée de 89 ans, décédée le 24 mai, a adressé lundi un courrier au procureur d'Ajaccio. Elle avait pris les jours précédents des comprimés du lot Y176, l'un des deux où des erreurs ont été détectées. La famille devait être entendue mardi par des enquêteurs.

CENTRALISATION POSSIBLE DES ENQUÊTES

De son côté, le parquet de Privas a annoncé avoir ouvert, lundi, une enquête après le décès le 4 juin dans un hôpital drômois d'une octogénaire qui, selon ses proches, aurait ingéré des comprimés du diurétique. "Mais il faut rester prudent", a déclaré le procureur de la République à Privas, Dominique Sénéchal. "Je ne peux confirmer qu'elle est décédée après avoir absorbé de cette substance litigieuse après l'erreur au laboratoire de Sens", a-t-il souligné.

Cette Ardéchoise de 86 ans, souffrant depuis vingt ans de problèmes cardiaques, mais en bonne santé selon ses proches, avait été admise aux urgences de l'hôpital de Saint-Vallier (Drôme) le 31 mai pour des problèmes de somnolence. Elle y était décédée le 4 juin d'une insuffisance rénale et "à défaut d'obstacle médico-légal", selon le parquet, avait été inhumée en Ardèche. Lundi matin, deux proches de la défunte ayant découvert à son domicile une boîte de Furosémide appartenant au lot incriminé, se sont rendus à la gendarmerie de Tournon.
 

Le procureur a ajouté qu'il se tenait "en liaison avec le parquet de Marseille, qui a le [premier] cas déclaré de décès" et où se trouve le siège du pôle santé régional. "L'enquête doit également se faire de manière coordonnée avec les parquets concernés", a souligné M. Sénéchal, qui n'écartait pas une "centralisation des enquêtes s'il y a plusieurs cas répartis sur l'ensemble du territoire".

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:39
Par figaro iconAnne Jouan - le 11/06/2013
INFO LE FIGARO - Dans une lettre adressée en novembre 2011 au président de Teva France et au directeur des ressources humaines, le pharmacien responsables dénonçait les «pratiques» de l'entreprise «en matière qualité.

L'intervertion de médicaments conditionnés sur le site de Sens (Yonne) n'étonne pas les anciens salariés de l'entreprise. Selon plusieurs documents que s'est procuré Le Figaro, la qualité de travail au sein du laboratoire est critiquable depuis plusieurs années déjà. Le courier d'un ancien pharmacien responsable adressé au président de Teva France, Erick Roche, lu à la lumière des évèvements récents est particulièrement instructif.

 

Dans cette lettre datée du 9 novembre 2011, l'ancien pharmacien-responsable de Teva Santé dénonce une situation «intenable en raison de l'absence de stratégie claire et formalisée». Et, plus important, il indique que désormais il ne peut plus «accepter d'être associé aux pratiques de l'entreprise en matière de qualité qui sont insuffisantes au regard de la taille de celle-ci». Cette lettre fait suite au rachat du laboratoire Ratiopharm en mars 2010. Ces dernières années, Teva a multiplié les acquisitions à un rythme effréné. En 2006, le groupe rachète Ivax Corporation, Barr Pharmaceuticals en 2008, Ratiopharm en 2010, et en 2011, l'américain Cephalon et le japonais Taiyo Pharmaceutical Industry.

Dans la même veine, le 23 juin, le médecin du travail écrit au CHSCT: «La demande d'étude des conditions de travail au sein de votre établissement me paraît opportune. En effet (...) j'ai été amené à plusieurs reprises à traiter des cas de troubles psycho-sociaux avec une mise en cause de l'environnement professionnel. Les entretiens au cours des visites médicales ou en dehors mettent en avant un problème général chez Teva».

22 démissions en 2010 et 21 en 2011

Une mission d'expertise menée dans les bureaux du siège de Teva à la Défense, réalisée par le cabinet Capital Santé est elle aussi éloquente. Dans un document de 91 pages remis à la direction en janvier 2013, le cabinet évoque notamment un «malaise général» et des «pratiques managériales pathogènes». En cause, l'expansion rapide du groupe et ses conséquences sur les conditions de travail. «Cette présentation en survol de la société révèle ainsi un historique fait de changements et réorganisations successives qui préfigurent les interrogations du CHSCT d'aujourd'hui et le recours à l'expertise. (...) Les six membres du CHSCT de Teva Santé, ont constaté un (ou des) projet(s) important(s) modifiant les conditions d'hygiène et de sécurité des conditions de travail (...) L'historique important de changements vécu par les salariés de Teva Santé (rachats et fusions) a impliqué des changements de direction ainsi qu'une augmentation de la charge de travail. Les membres du CHSCT s'inquiètent donc de l'impact de ce projet d'intégration des activités de Teva Santé et Cephalon (...)». Dans un langage jargonneux de ressources humaines dont la synthèse n'est pas la qualité première, le cabinet s'inquiète: «Pour les collaborateurs les cultures Cephalon et Teva sont opposées, ce qui génère une inquiétude sur l'organisation cible, qui va résulter de cette fusion entre deux entités aux fonctionnements différents. Chez Teva «on est dans le monde du générique, c'est du low cost. Cephalon on est sur le Brand, sur la marque, les projets ne sont pas les même et les cadence ne sont pas les même. On va donc se retrouver avec une mixité des cultures» ou encore:«les fusions antérieures (Ratiopharm et Théramex) ont laissé des séquelles humaines et organisationnelles».

 

Le cabinet de RH juge «intéressant» de constater «que l'on peut comptabiliser 22 démissions en 2010 et 21 en 2011 pour l'établissement Teva de La Défense. En 2011 les démissions représentent donc environ 20% de l'ensemble des départs». Par ailleurs, au 31 décembre 2011, 20 contentieux prudhommaux étaient en cours. Quant à l'absentéisme, il atteint 16% en 2010. Capital Santé note que «le taux d'absentéisme global est largement supérieur à la moyenne nationale d'absentéisme du secteur privé qui est de 3,84%». En cause, la trop forte charge de travail, des horaires à ralonge, des collaborateurs obligés de travailler le soir chez eux ou le week-end. Plusieurs salariés ont ainsi l'impression de s'en sortir «parfois au détriment de la qualité».

Et le cabinet de conclure: «le projet d'intégration des activités de Teva et Cephalon (...) est un projet qui suscite une forte inquiétude parmi les salariés. Il vient exacerber une situation professionnelle déjà instable et cette perturbation sans un accompagnement humain, technique et organisationnel est susceptible de dégrader les conditions de travail du personnel».

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:23
 

Dans un rapport sur la sécurité des patients, le Parlement européen estime que 8 à 12 % des patients hospitalisés en Europe sont victimes d'incidents indésirables liés aux soins. En France, une étude - en cours de publication - évalue à plus de 30000 le nombre de patients qui pourraient développer une infection à cause d'une sonde d'échographie endovaginale, endorectale ou transœsophagienne, mal désinfectée.

 

La députée européenne Michèle Rivasi et plusieurs spécialistes lancent l'alarme. Selon eux, alors qu'aux Etats-Unis, en Australie, en Allemagne, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Turquie, un niveau de décontamination élevé des sondes est exigé, en France, le niveau recommandé par les autorités sanitaires est plus bas. Or, malgré le respect de la procédure de nettoyage imposée dans l'Hexagone, des études démontrent que les sondes endoscopiques peuvent rester infectées.

 

Chaque année, 14920 cas de contamination par le virus de l'herpès, 14840 par celui du papillomavirus, 36130 par le cytomégalovirus, 4280 par le chlamydia trachomatis, 1620 par l'hépatite B, 230 par l'hépatite C et 60 cas par le virus du sida (Vih), sont suspectés d'être liés à cette situation.

 

Afin d'éviter ces transmissions, les lanceurs d'alerte demandent au ministère de la Santé d'améliorer le niveau de décontamination des sondes échographiques.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:22

Une étude internationale, réalisée entre mai 2009 et juin 2010 auprès de 255 médecins exerçant à Toulouse, Vancouver, Montréal et Sacramento, indique que les visiteurs médicaux leur donnent des informations tronquées sur les médicaments qu'ils promeuvent pour le compte d'une firme pharmaceutique.

 

L'étude, coordonnée par l'Inserm en France, insiste notamment sur le fait que les données fournies par le visiteur médical concernent plus souvent les bénéfices que les risques des produits présentés. Pis : dans 59 % des cas, aucun des effets néfastes n'est évoqué. Quand ils le sont, ce sont souvent les plus fréquents et les plus bénins (nausées, diarrhées...) qui sont mentionnés ; les effets indésirables graves, eux, ne sont indiqués que dans seulement 6 % des cas.

 

Résultat : deux tiers des médecins déclarent que la présentation faite par les visiteurs médicaux les incite plutôt à prescrire le médicament promu.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:20
Par
Brigitte
Bègue

Le scandale du Mediator, puis celui des pilules de 3e et 4e générations ont mis en lumière les conséquences dramatiques de la collusion entre les experts, les autorités sanitaires et les firmes pharmaceutiques. A la suite de la loi sur la « sécurité du médicament », votée en décembre 2011, un décret relatif à la transparence des relations entre les laboratoires et les professionnels de la santé (appelé « sunshine » en référence à ce qui existe aux Etats-Unis) a été publié le 22 mai dernier au Journal officiel.

Mais, selon le collectif Europe et Médicament, créé en 2012 (dont la revue Prescrire, l'association de médecins indépendants Formindep, le Syndicat de médecine générale... sont membres), il risque de passer à côté de son objectif : la prévention des catastrophes de type Mediator.

En effet, le nouveau décret n'exige pas de rendre publique « l'existence de contrats entre les firmes et les leaders d'opinion » facturant à ces dernières des « prestations de service ». Une disposition qui n'oblige pas les médecins les plus liés à l'industrie (les leaders d'opinion sont invités aux congrès organisés par les laboratoires, ils sont souvent payés par eux pour faire des conférences et diffuser les informations sur un nouveau médicament auprès de leurs collègues et des médias, etc.) à faire preuve de transparence alors qu'ils sont très influents dans le monde médical.

Il suffira qu'ils facturent une « prestation de service » à une firme « pour que la firme échappe à l'obligation de signaler publiquement l'existence d'un contrat », pointe le Collectif, qui déplore que le décret se borne à une « simple loi anti-cadeaux ».

Par ailleurs, à partir d'octobre 2013, les étudiants en médecine et les professionnels de la santé devront déclarer les avantages en nature ou en argent supérieurs à 10 euros procurés par les firmes. Le Collectif rappelle, cependant, que l'indépendance ne se marchande pas et que l'inflluence inconsciente des « petits cadeaux » a été démontrée dans de nombreuses études : « Stylos, petits déjeuners offerts lors des staffs hospitaliers, etc., contribuent à entretenir un climat de bienveillance vis-à-vis du donateur ». Il souligne « qu'aucun cadeau d'une firme à un soignant ne doit être considéré comme normal ».

Avancée : les déclarations de liens d'intérêts devront figurer sur un site Internet public. Pour l'heure, aucune date d'ouverture n'a été mentionnée, et il n'est pas spécifié, non plus, comment pourront s'effectuer les recherches (nom du médecin, spécialité, firme, région...). De plus, la durée de publication des données est prévue pour cinq ans à compter de la mise en ligne.

Le Collectif Europe et Médicament a saisi le ministère de la Santé pour que les déclarations, même si elles ne sont plus consultables en ligne,« soient archivées pendant trente ans et accessibles sur demande expresse, notamment afin d'enquêter en cas de désastre sanitaire ». C'est le nombre d'années durant lesquelles les patients ont été exposés aux effets indésirables du Mediator, avant qu'il soit retiré du marché en 2009.

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:19

Au Royaume-Uni, un organisme de régulation indépendant a été mis en place, le GMC (General Medical Council). Son objectif : définir des normes, et évaluer les pratiques des médecins...« Les médecins doivent démontrer qu'ils sont aptes à pratiquer la médecine et qu'ils mettent à jour leurs connaissances. Nous considérons qu'ils doivent avoir une évaluation continue, on n'est pas médecin à vie », déclare Una Lane, directrice du GMC. En clair, chacun des 250 000 médecins enregistrés au Royaume-Uni est incité à s'auto-évaluer chaque année sur la base d'un questionnaire fourni par le GMC à l'issue duquel celui-ci délivre « une revalidation » au médecin.« C'est un changement culturel, il a fallu du temps pour que les médecins l'accepte. Mais c'est important de montrer que les professionnels de santé sont à jour, cela rassure les patients », pointe Una Lane. Le GMC gère aussi les plaintes des patients. En 2012, sur 10 500 réclamations, 2000 ont donné lieu à une enquête approfondie et 55 médecins ont été radiés, 63 ont vu leur exercice assorti de restrictions, 194 ont reçu un avertissement...

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 10:17
Par
Brigitte
Bègue

Chirurgie obésité© Ian HANNING/REA

Comment définir le juste soin ? Pourquoi tant d'hétérogénéité dans les pratiques médicales ? Ce sont les questions auxquelles ont essayé de répondre divers spécialistes lors d'un colloque organisé le 5 juin par la chaire Santé de Sciences-Po de Paris.

A la base, un constat : certains actes médicaux seraient inutiles. En avril dernier, un rapport de l'Académie de médecine les évaluait à environ 30 %. Un problème sur lequel se penche l'assurance maladie car parallèlement les dépenses de santé augmentent, la France se situant dans le peloton de tête des pays de l'OCDE par tête d'habitants.

La chirurgie de l'obésité a augmenté de 20 %

Parmi les interventions pointées par Dominique Polton, directrice de la stratégie des études et des statistiques à la caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), les opérations de l'appendicite, avec 80 000 par an « on est en baisse ces dernières années mais  il y en a encore trop dans certains endroits », les césariennes programmées, la chirurgie de l'obésité qui grimpe de 15 à 20 % par an, avec des écarts de un à trois selon les régions.« En y regardant de plus près, on s'est aperçu qu'il y a avait des effets d'école et d'engouement pour certaines techniques, explique Dominique Polton. Certains centres se sont même spécialisés dans une seule technique chirurgicale, du coup, les patients n'ont pas d'autres choix ».

Sur la sellette aussi, la chirurgie de la prostate,« on opère des hommes pour qui ce n'était pas forcément nécessaire au vu des recommandations officielles », l'ablation de la thyroïde « dont les bénéfices-risques ne sont pas toujours évidents », la chirurgie ambulatoire...« Après une intervention du canal carpien ou de la hanche, la prescription de séances de kinésithérapie en ville diffère beaucoup d'un département à un autre. On en prescrit plus dans le sud de la France, par exemple, où il y a beaucoup de kinés. L'offre de soins joue », précise Dominique Polton.

Beaucoup de diversité dans les pratiques

Les bonnes pratiques, qui préconisent qu'un patient diabétique doit avoir au moins trois examens de l'hémoglobine glicquée par an, ne sont pas toujours bien respectées non plus. Dans certains départements, elles sont suivies à 25 %, dans d'autres à 47 %, le taux atteint plus rarement 60 %. Idem pour les génériques : certains médecins en prescrivent à hauteur de 20 %, d'autres à 80 %.« Ce n'est pas normal », souligne Dominique Molton.

Question sous-jacente : « Est-ce que si on en fait plus, c'est mieux ou le contraire ? ». La question avait déjà été posée par la revue indépendante Prescrire, lors d'un colloque en 2012, intitulé « Dépister trop nuit-il à la santé ? », à propos du cancer du sein et des risques de sur-diagnostics et donc de sur- traitements.« On n'arrive pas toujours à porter un jugement, avoue la représentante de la Cnam. On est assez inquiet des conséquences de l'explosion de la chirurgie de l'obésité mais, à court terme, elle semble avoir un impact positif sur le diabète. C'est pareil pour les opérations de la cataracte, à partir de quel âge faut-il opérer ? ».

Une chose est sûre : le phénomène n'est pas spécifiquement français, on le retrouve dans la plupart des pays développés (aux États-Unis, les actes inutiles coûtent 750 milliards d'euros par an). Néanmoins, la tendance à considérer que « faire même si ce n'est pas très utile, c'est mieux que de ne pas faire » est très ancrée dans l'hexagone.

« Il est difficile de savoir où est la norme »

« Il est difficile de savoir où est la norme », admet France Virjens, statisticienne au centre fédéral d'expertise des soins de santé en Belgique. Il y a peu, dans le sud de ce pays, l'augmentation des cas de cancer de la thyroïde a généré beaucoup d'inquiétude dans la population.« Il y avait une différence de 3 à 16 entre le nord et le sud de la Belgique, raconte France Virjens. On a mené deux études épidémiologiques et on s'est aperçu qu'on pratiquait plus d'examens dans le sud. Il y avait donc plus d'interventions pour des petites tumeurs qui, en fait, n'auraient jamais posé de problème vital à la personne. Mais quand on cherche plus, on trouve plus ».

Autrement dit par le Pr Francis Bonnet, anesthésiste réanimateur hospitalier à Paris,« il y a parfois un excès de prescriptions, on va chercher des choses qui ne servent à rien pour l'opération ». Alors qu'il l'affirme : « Quand les bonnes pratiques sont respectées comme la vérification de la check list avant une intervention, la mortalité liée à une anesthésie diminue ».

Le médecin n'examine plus son patient

Les raisons de ces dérives sont diverses, technisisation de la médecine, offre de soins, pression des patients, mercantilisme, culture... Mais pour René Mornex, membre de l'Académie de médecine, c'est aussi l'enseignement de la médecine qui est en cause : « Il s'est dégradé depuis une vingtaine d'années. La formation clinique s'est évanouie. Actuellement, un médecin ne fait plus déshabiller le patient, ne lui prend pas sa tension, c'est tout juste s'il regarde son malade car il a les yeux rivés sur son ordinateur ».

Reste que les choses ne sont pas simples.« Il y a une hétérogénéité des médecins comme des patients, stipule Gérard Reach, professeur d'endocrinologie et de diabètologie à l'hôpital Avicennes de Bobigny. Pour un traitement, un patient répond, l'autre non. Les études de randomisation sur lesquelles sont fondées les recommandations médicales ont inventé la notion de patient moyen mais ce n'est pas la vraie vie, ce n'est pas un patient moyen que le médecin a en face de lui dans son cabinet. Il soigne une personne, pas une cohorte ».

 

Défend-on toujours l'intérêt du patient ?


Autre point soulevé par Bruno Toussaint, directeur de la revue indépendante Prescrire : les recommandations ne sont bonnes à suivre que si elles sont au service du patient. Ce qui n'est pas toujours le cas.« La question qu'il faut se poser c'est de qui défend-on les intérêts au bout du compte ? soulève-t-il. Les médecins sont soumis à beaucoup d'intérêts contradictoires, ceux des patients, de leurs collègues soignants, des firmes pharmaceutiques, de l'Assurance maladie, de l'administration, de leur carrière, de leur notoriété, etc. ».

En 2012, Prescrire a passé au crible 82 médicaments ayant eu une Autorisation de mise sur le marché, seuls 4 apportaient une réelle avancée thérapeutique, 14 apportaient « un petit quelque chose », 42 n'apportaient aucun bénéfice, 15 étaient déconseillés par la revue, restent 7 pour lesquels elle ne s'est pas prononcée.« Cela n'aide pas les médecins à mieux soigner, commente Bruno Toussaint. Ces médicaments font double emploi avec d'autres plus anciens et efficaces, ils encombrent la pharmacopée et distraient des bonnes pratiques. Certains incitent même à soigner moins bien comme ça été le cas pour le Mediator ».

 

"Le soin ne se réduit pas à des chiffres"


L'équipe de Prescrire a également analysé les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) à travers les 10 derniers guides qu'elle a publiés. Le résultat est sévère : un seul s'avère pertinent selon Prescrire, il concerne la prise en charge de l'obésité des adultes, un autre est jugé « acceptable » à condition de le lire « avec l'esprit critique », les autres sont « inutiles », voire carrément « à déconseiller ». Bruno Toussaint rappelle, au passage, que grâce à l'action du Formindep (une association de médecins indépendants), on s'est aperçu que deux guides, le premier sur la maladie d'Alzheimer et le deuxième sur le diabète, étaient entachés par des liens d'intérêt entre experts et fabricants de médicaments et ont du être revus.

Bruno Toussaint met également en garde contre certains objectifs de réduction des coûts,« la valanfaxine, un générique de l'antidépresseur Effexor, expose  à des effets indésirables injustifiés », et des incitations pas toujours bien évaluées,« la balance bénéfices-risques du dépistage organisé du cancer du sein est discutée, c'est encore pire pour le dépistage individuel », dit-il. Et d'ajouter : « Attention à ne pas motiver les pratiques par la chasse à la prime à la performance pour les médecins, à les juger la base de statistiques car le soin ne se réduit pas à des chiffres ».

 

Il faut inciter le patient à poser des questions


Et le patient dans tout ça ? « Il ne se pose pas la question de la régulation des pratiques, il a confiance en son médecin, assure Claude Rambaud, présidente du collectif d'associations de patients Ciss. Mais il faut l'inciter à lui poser des questions. Et en premier, “Docteur, est-ce bien nécessaire ? ” Rien que cette phrase peut faire réfléchir le médecin ». Une campagne en ce sens a démarrer aux États-Unis.

 

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:50

 

Questions/Réponses – Furosémide TEVA 40 mg, comprimé sécable : rappel de 2 lots de médicaments

1. Que doit faire le patient qui prend du furosemide TEVA 40 mg?
2. Pourquoi ne doit-il pas prendre ces produits ?
3. Que risque le patient qui prendrait un somnifère à la place d’un diurétique?
4. Que risque le patient s’il ne prend pas le diurétique ?
5. Que doit faire l’entourage des patients traités par Lasilix et furosémide?
6. Comment un tel problème a-t-il pu survenir ?
7. Quel numéro appeler pour avoir des informations pour répondre aux préoccupations des patients ?
1. Que doit faire le patient qui prend du furosemide TEVA 40 mg ?

Il doit vérifier le nom du médicament qui lui a été délivré. S’il s’appelle Furosémide TEVA 40 mg, comprimé sécable, il doit rapporter la boite très rapidement à son pharmacien afin de recevoir une nouvelle boite de furosémide 40 mg. S’il peut lire sur la boite « lot Y 175 ou Y176 » (date d’expiration 08/2015), il ne doit surtout pas prendre le produit et le rapporter à partir du 8 juin chez son pharmacien.
Le furosemide TEVA 40 mg est une spécialité générique du Lasilix.
2. Pourquoi ne doit-il pas prendre ces produits?

En raison d’une erreur de conditionnement, le médicament contenu dans certaines boites pourrait être ponctuellement un somnifère (zopiclone) et non un diurétique.
3. Que risque le patient qui prendrait un somnifère à la place d’un diurétique?

 

Il risque rapidement après la prise du médicament une somnolence, puis de s’endormir. Cela dure quelques heures, parfois plus longtemps chez des personnes âgées ou sensibles. Les conséquences peuvent être des chutes entrainant des fractures et traumatismes. Pour les conducteurs de véhicules, il y a un risque d’accident par somnolence ou perte de vigilance.


4. Que risque le patient s’il ne prend pas le diurétique concerné (furosemide TEVA 40 mg)?

Le furosemide TEVA 40 mg (générique du Lasilix 40 mg), est prescrit en cas d’oedèmes, d’insuffisance cardiaque ou d’hypertension artérielle.
Ses oedèmes peuvent augmenter assez rapidement, mais sans risque important pour sa santé. Dès qu’il reprendra son traitement les oedèmes disparaitront. Une poussée d’insuffisance cardiaque peut survenir. La reprise du traitement par diurétique doit donc être effectuée rapidement et permet de remédier à ces risques.
Pour ces raisons le patient doit se rendre rapidement chez son pharmacien pour remplacer sa boite de furosemide TEVA 40 mg si elle est concernée par ce problème.
5. Que doit faire l’entourage des patients traités par furosemide TEVA 40 mg ?

Si un membre de votre famille, un voisin ou un ami est traité par Furosémide, vous devez le contacter le plus rapidement possible afin de :
- s’assurer de son état de santé
- en cas de somnolence, appeler un médecin
- si son traitement s’appelle Furosémide TEVA 40 mg, l’inciter à aller voir son pharmacien avec sa boite de médicament dès le 8 mai (les lots concernés sont Y175 ou Y176 ayant une date d’expiration en 08/2015).
6. Comment un tel problème a-t-il pu survenir ?

Ayant été informée le 7 juin à 14 h 00, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) a immédiatement procédé à un retrait des deux lots concernés. Afin de déterminer les causes de ce problème, l’ANSM va mener une inspection du site de fabrication de ces lots.
7. Quel numéro appeler pour avoir des informations pour répondre aux préoccupations des patients ?

Le laboratoire TEVA a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions des patients :
0800 51 34 11

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