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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:42

C’est pourquoi ils doivent se comporter d’une manière incroyablement intrigante quant à ce qui est à l’origine de la poussée dramatique des cas d’autisme

  Et « poussée dramatique » est en réalité un euphémisme.

Il devient vraiment difficile de nier que l’épidémie d’autisme est ici absolument explosive. Ceci provient d’un article récent de CNN :

En 2000 et 2002, l’autisme était estimé toucher environ 1 enfant sur 150. Deux ans plus tard, à 8 ans, 1 enfant sur 125 était autiste. En 2006, ce rapport était de 1 sur 110, et les toutes dernières données – de 2008 – suggèrent qu’un enfant sur 88 est autiste.

 Quelle en est donc la cause ?

 Les mass medias lancent toutes sortes de théories bizarres.

Mais un nombre croissant de parents en arrivent à une conclusion. Malgré la propagande écrasante dans les médias grand public, selon laquelle les vaccins ne provoquent pas l’autisme, un sondage a révélé qu’un parent sur quatre pense désormais que les vaccins sont à l’origine de l’autisme.

  De ce fait, pourquoi tant de parents ne sont pas écoutés par les « experts » ?

Eh bien, c’est à cause de ce qu’ils voient dans la vie réelle.

 Ce qui suit provient d’un article récent du Huffington Post :

C’est un fait que de nombreux enfants atteints d’un désordre du spectre autistique voient leur développement normal régresser juste au moment où on leur administre de multiples vaccins, lors de leurs visites habituelles chez le médecin. Les responsables de la santé estiment que le moment est purement fortuit.

La régression survient généralement entre 12 et 24 mois, bien qu’une étude ait découvert que certains enfants montrent des signes d’autisme dès six mois, mais jamais avant cet âge.

À l’âge de six mois, la plupart des enfants zuniens ont reçu environ 18 inoculations contenant 24 vaccins contre neuf maladies. Au cours des deux années suivantes, ils recevront encore neuf piqûres contenant 14 vaccins contre 12 maladies.

Ainsi, quand un enfant régresse à six mois, ou à 18 mois, cette tragédie arrive en période de vaccination intensive. Dans de nombreux cas, des parents signalent que leur enfant a eu une réaction anormale après avoir été vacciné (convulsions, poussées de fièvres, diarrhées, léthargie, cris aigus et/ou d’autres symptômes).

Si votre enfant cessait de parler dans les jours (voire les heures) suivant un vaccin, comment vous sentiriez-vous ?

Des grandes compagnies pharmaceutiques financent de nombreuses études pour essayer de montrer l’absence de lien entre vaccins et autisme, mais de nombreuses études indépendantes contredisent leurs conclusions. Ce qui suit est tiré d’un article de Paul Joseph Watson :

L’épidémiologiste Tom Verstraeten et le Dr Richard Johnston, immunologiste et pédiatre à l’université du Colorado, ont tous deux conclu que le thimérosal est responsable de la poussée dramatique des cas d’autisme, mais leurs conclusions ont été rejetées par le CDC.

En Zunie, les cas d’autisme ont maintenant bondi de plus de 2700 pour cent depuis 1991, qui est l’époque où les vaccins pour enfants ont doublé, et le nombre de vaccinations ne fait qu’augmenter. À peine un enfant sur 2.500 était diagnostiqué autistique avant 1991, alors qu’un enfant sur 91 est à présent atteint par cette maladie, contre un sur 150 il y a six ans.

 Et si tout ce mal provenait du thimérosal ?

Eh bien, le thimérosal contient du mercure, l’une des substances les plus toxiques connues de l’humanité. Il a été prouvé que le mercure compromet gravement le développement neurologique.

 Ce qui suit vient directement du site Internet de l’EPA (Agence de protection environnementale) :

Chez le fœtus, le nourrisson et l’enfant, le principal effet sur la santé du méthylmercure est de nuire au développement neurologique. L’exposition au méthylmercure dans l’utérus, qui peut résulter de la consommation par la mère de poissons et crustacés contenant du méthylmercure, peut affecter le cerveau et le système nerveux en pleine croissance du bébé. Des conséquences sur la pensée cognitive, la mémoire, l’attention, le langage, l’adresse manuelle et l’habileté spatiale visuelle [capacité à focaliser, strabisme ? ndt] ont été observées chez les enfants exposés au méthylmercure dans l’utérus.

 Pourquoi donc grand dieu voudrions-nous inoculer d’énormes doses de mercure à nos jeunes enfants, juste au moment où leur cerveau commence à se développer ?

C’est littéralement fou de faire un truc pareil !

Dans le monde entier, beaucoup d’autres pays ont reconnu cela et ont interdit le thimérosal dans les vaccins.

 Ce qui suit provient d’un article de Dawn Prate :

« En 1977, une étude russe constata que des adultes exposés à l’éthylmercure, la formule mercurielle présente dans le thimérosal, souffraient de dommages cérébraux quelques années plus tard. Les études sur l’intoxication au thimérosal ont aussi décrit une nécrose tubulaire rénale et des lésions du système nerveux, dont la perte de sensibilité, le coma et la mort. La conséquence de ces constatations fut que la Russie interdit le thimérosal dans les vaccins des enfants en 1980. Le Danemark, l’Autriche, le Japon, la Grande-Bretagne et tous les pays scandinaves, ont également interdit cet agent de conservation. »

  Dans ces conditions, pourquoi n’est-il pas interdit ?

Et pourquoi, chez nous, de si nombreux parents permettent toujours de l’injecter en quantité très élevée directement dans le sang de leurs précieux bambins ?

Des milliers et des milliers de parents sont prêts à témoigner qu’ils ne laisseraient jamais vacciner leurs enfants s’ils pouvaient revenir en arrière et recommencer.

Voici quelques témoignages sur les vaccins et l’autisme, qui ont été postés par des lecteurs d’Organic Health :

Katrina : Mon fils a développé de l’autisme à 15 mois, suite à ses vaccinations. Ce n’est guère surprenant puisqu’il avait eu 26 vaccinations à ce moment-là. Son organisme fragile ne pouvait supporter davantage de poison et son parler de 19 mots (régulièrement) lors de son bilan de santé à 15 mois avait régressé à 2 mots (rarement) lors de son bilan de santé à 18 mois. Je crois FERMEMENT que les médecins sont manipulés ou trompés à la faculté de médecine... et ainsi... n’en sortent que pour manipuler ou tromper leurs patients. 3 MOTS... NOUVEL ORDRE MONDIAL... Faites des recherches sur ça. Je suis heureuse de voir que beaucoup d’entre nous, les « moutons », commencent à se réveiller. Au fait, il s’agit intégralement de la révélation biblique. Dans l’Apocalypse, la ville de Babylone est dite « avoir trompé le monde avec sa SORCELLERIE » (la traduction grecque indique Pharmekia... ce qui veut dire Produits pharmaceutiques !!) Quand est-ce que les églises CHRÉTIENNES prendront conscience de cela ??

Anonyme : Eh bien, je n’ai pas un mais deux enfants atteints d’autisme suite aux vaccins infantiles. J’ai fait confiance aux médecins qui m’ont fait peur à ce propos. Ils m’en ont parlé et dit qu’il y avait relativement peu de chance que mes enfants aient une réaction. Eh bien, après les piqûres, mes enfants sont devenus si malades que j’ai dû les mettre tous les deux à l’hôpital sous perfusion pendant 4 jours. Leurs membres étaient flasques et ils étaient incapables de garder la tête droite – tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était de rester couchés là, avec de la diarrhée et de la fièvre. Je pensais qu’ils allaient mourir. Après cela, ils ont été retardés et le diagnostic d’autisme est tombé. Maintenant, expliquez avec vos statistiques combien d’enfants étaient autistes avant les années 80... 1 sur 10.000 !! Récemment, cela a été évalué entre 1 sur 60 et 1 sur 90, en fonction de la source ou de l’État.

Il n’existe pas statistiquement de chose comme une épidémie génétique. Vraisemblablement, une composante génétique ou une faiblesse est déclenchée par quelque atteinte environnementale à l’organisme. Je dirais qu’un coupable probable est les vaccins combinés à notre régime moderne d’aliments crades, hautement transformés, et aux cochonneries en plus du manque de vrai soleil et de vitamine D3.

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:39

 

mercredi 9 mai 2012
par  Amessi

Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le nombre d’enfants autistes a augmenté de 78 pour cent aux Etats-Unis au cours de la dernière décennie.

On estime aujourd’hui qu’un enfant sur quatre-vingt-huit enfants est atteint d’une forme quelconque de trouble autistique. Nos écoles sont véritablement bondées d’enfants ayant des « besoins spéciaux », et des millions de parents tentent désespérément de comprendre pourquoi tant d’enfants ont ces graves problèmes de développement.

The American Dream, Michael Snyder, 29 mars 2012

Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le nombre d’enfants autistes a augmenté de 78 pour cent en Zunie au cours de la dernière décennie.

On estime aujourd’hui qu’un enfant sur quatre-vingt-huit enfants est atteint d’une forme quelconque de trouble autistique. Nos écoles sont véritablement bondées d’enfants ayant des « besoins spéciaux », et des millions de parents tentent désespérément de comprendre pourquoi tant d’enfants ont ces graves problèmes de développement.

Curieusement, la plupart des enfants autistes étaient au départ tout à fait normaux. La plupart d’entre eux se développent très bien pendant la première ou les deux premières années, et puis se produit une chose dramatique. Qu’est-ce donc que cela pourrait être ? Eh bien, il y a un secret que vous n’êtes pas censé savoir.

Ce secret est que les vaccins sont l’une des causes principales de l’autisme. Le pourcentage de nos enfants atteints d’autisme a augmenté avec le nombre de vaccins qui leurs sont administrés. Aujourd’hui, dans certaines régions de Zunie, plus de 30 vaccins sont injectés aux jeunes enfants avant trois ans.

  • Quand vous injectez tant de mercure et tant d’autres produits toxiques directement dans le sang des jeunes enfants vulnérables, des choses graves sont inévitables. Les preuves liant les vaccins à l’autisme continuent à affluer, et pourtant l’establishment pharmaceutique nie toujours avec vigueur qu’il pourrait possiblement y avoir un lien entre les deux.

Chaque année, des milliers et des milliers de parents amènent leurs bambins en parfaite santé chez le médecin pour le faire vacciner, et finissent plus tard par le regretter amèrement. Peu de temps après l’un de leurs trop nombreux vaccins, beaucoup d’enfants tombent malades, arrêtent de parler et ne se remettent jamais. Les parents de ces enfants restent complètement anéantis.

Si vous vous mettez à surfer sur Internet, vous pourrez trouver assez de témoignages de ce genre pour rester à les lire pendant des jours entiers.

Or, pour l’establishment pharmaceutique, aucun lien ne doit jamais être admis entre vaccins et autisme. Des centaines de milliards de dollars de profits sont en jeu, et reconnaître que les vaccins provoquent l’autisme aurait des implications juridiques absolument hallucinantes.

Jamais, jamais, jamais, jamais, les grandes compagnies pharmaceutiques ne reconnaîtront ce lien. Et puisque ces entreprises dépensent aussi des milliards de dollars en publicité dans les médias grand public, ceux-ci non plus ne reconnaîtront jamais ce lien.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 19:15

Les deux praticiens, qui exercent au CHU de la ville, sont mis en examen dans le cadre d'une enquête sur la mort d'un jeune cycliste en 2008.

Deux médecins des hôpitaux universitaires de Strasbourg ont été mis en examen pour homicide involontaire dans l'enquête sur le décès d'un jeune coureur cycliste en 2008 après un accident à l'entraînement, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Ces deux mises en examen d'un anesthésiste et d'une réanimatrice du CHU de Strasbourg-Hautepierre, intervenues en avril et mises au jour vendredi par les Dernières Nouvelles d'Alsace , s'ajoutent à celle d'un chirurgien fin 2009 pour homicide involontaire dans cette même affaire.

Ce dernier était d'astreinte mais pas présent le dimanche de l'hospitalisation en septembre 2008. Il avait donné par téléphone l'instruction de ne pas pratiquer d'ablation de la rate gravement fracturée de Maxime Walter, qui était à 16 ans un espoir du cyclisme régional.

Cette décision n'avait pas été remise en cause malgré la dégradation de l'état de santé du patient, décédé deux jours après. L'autopsie avait confirmé que sa mort était liée aux effets conjugués d'une hémorragie interne et des multiples transfusions subies, selon l'instruction.

«Ces deux nouvelles mises en examen confirment notre analyse: ce n'est pas seulement l'absence d'un homme (le chirurgien d'astreinte) qui est en cause, mais c'est la défaillance de tout un service», a dit Me Nicolas Fady, l'un des avocats des parents de Maxime Walter.

Selon l'avocat, ces deux médecins, «en l'absence du chirurgien, auraient pu tirer la sonnette d'alarme face à la dégradation de l'état de santé de Maxime», mais ils n'auraient «pas osé» remettre en cause la décision de leur confrère.

La famille du jeune homme avait organisé en février une conférence de presse pour critiquer l'instruction jugée trop lente dans cette affaire.

(Avec AFP)


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 17:13
Par figaro icon le figaro.fr - le 03/05/2012
Le cancer entraîne pour de nombreux malades de moindre rentrées d'argent, des frais supplémentaires et des difficultés pour se réinsérer dans le monde du travail, selon une enquête diffusée mercredi par la Ligue contre le cancer.

C'est une épreuve de plus pour ceux qui doivent déjà affronter la maladie. 60% des personnes qui étaient actives à l'annonce de leur cancer, déclarent avoir subi une baisse de revenus, selon les résultats de l'enquête «Dopas» conduite auprès de 1700 malades par la Ligue contre le cancer.

La diminution de salaire est la conséquence de l'arrêt de travail et d'un remboursement partiel par le système de prévoyance qui, souvent, ne tient pas compte des primes et heures supplémentaires. Près de la moitié (44%) des personnes qui déclarent des baisses de salaire au cours de leur maladie indiquent avoir subi une diminution importante de plus d'un quart de leurs revenus.

Ces difficultés financières exacerbent «le sentiment de dévalorisation déjà très présents dans la maladie» et la baisse ou perte de revenus (...) peut être vécue comme une mort sociale», souligne la Ligue contre le cancer dans les conclusions de cette enquête.

De nombreux frais non remboursés

Dépassements d'honoraires, prothèses capillaires non remboursées, crèmes «de confort» contre les brûlures des radiothérapies, frais de transport pour aller suivre les traitements ou frais de garde pour les enfants: le cancer entraîne de nombreux frais non remboursés par la Sécurité sociale et les mutuelles, qui s'ajoutent aux baisses de revenus.

La maladie entraîne aussi dans l'immense majorité non seulement un arrêt de travail mais aussi une modification de l'activité professionnelle. Parmi les personnes qui étaient actives au début de la maladie, 51% restaient (au moment du l'enquête) en arrêt de travail, 22% étaient devenues inactives (retraite ou pension d'invalidité) et seules 18% avaient retrouvé une activité professionnelle. Parmi ces dernières, seules 31% réoccupaient exactement le même poste. «Je sais que lorsque je serai en état de retourner au travail, je serai licencée car mon employeur ne peut pas me redonner mon poste», témoigne une malade dans l'enquête.

Problèmes de mobilité

Conséquence moins connue, le cancer entraîne des problèmes de mobilité et transport. «41% des personnes évoquent des difficultés de mobilité essentiellement liées à la fréquence des déplacements induite par les soins et le fait de ne plus pouvoir se déplacer seul», explique la Ligue.

À la veille du second tour de l'élection présidentielle, la Ligue appelle au lancement d'un 3e Plan cancer (après les Plans 2003-2007 et 2009-2013) face à une maladie qui est la première cause de mortalité en France avec plus de 350.000 décès par an.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 20:00

Créé le 28-04-2011 à 10h46 

Le député UMP Pierre Morange dénonce des "mensonges d'Etat" dans la gestion de l'établissement dont le déficit a atteint 35 millions d'euros en 2007.

 

 

L'hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye fait scandale en raison de sa gestion désastreuse. (c) Afp

L'hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye fait scandale en raison de sa gestion désastreuse. (c) Afp

En pleine réforme de l'hôpital, l'établissement de Poissy-Saint-Germain est au centre d'un scandale politico-judiciaire, révèle Le Parisien jeudi 28 avril.

En cause, la gestion de l'hôpital : des "déficits abyssaux", une "dette colossale" et des "irrégularités dans les procédures de marchés publics", pointe le quotidien dans son enquête. Un "désastre" administratif dévoilant de multiples dysfonctionnements au sein de l'Etat et qui "empoisonne" le ministère de la Santé.

Le centre hospitalier géant (1.200 lits, 4.000 agents, desservant 42% de la population des Yvelines), avait une dette de 106 millions d'euros en 2010 et son déficit n'était que de 8,7 millions d'euros, très peu comparé au déficit de 2007 : 35 millions.

Outre sa mauvaise gestion, l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est victime de sa situation sur deux sites (menant à des doublons coûteux), mais aussi de mise à disposition d'une petite dizaine d'agents mis à disposition des cabinets de ministres de la Santé.

 

Des "pressions physiques"

 

Dès 2009, les députés effectuant la mission de contrôle des lois de financement de la Sécu ont soulignés de graves irrégularités, et la Ddass a découvert des anomalies dans les procédures de marchés publics.

Chose étonnante : "aucune tutelle n'a tiré le signal d'alarme". Depuis deux ans, le dossier transmis à la justice n'avance pas, explique le député UMP Pierre Morange au Parisien. Les équipes responsables n'ont été auditionnées ni par le parquet, ni par le ministère de la Santé. "Il n'y a aucune volonté de notre part d'enterrer cette affaire", se défend le procureur de Versailles, Michel Desplan, dans les colonnes du Parisien.

L'affaire est politique, précise Le Parisien : "Le dernier directeur en date, Gilbert Chodorge, qui pourtant est le premier à avoir assaini les comptes, a été remercié début 2011".

Pierre Morange évoque des "pressions physiques" et des "mensonges d'Etat", et dénonce le silence de Xavier Bertrand sur le dossier.

Nouvelobs.com

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:59

Enquête Alors qu’il a réussi à diviser par trois l’énorme déficit du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, Gilbert Chodorge devrait être débarqué.

Par ERIC FAVEREAU

D’ordinaire, quand un directeur d’hôpital est débarqué, c’est parce qu’il est plutôt incompétent ou parce qu’il aurait eu des pratiques douteuses. L’inverse vient de se produire pour l’hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Gilbert Chodorge, personnalité reconnue dans le monde hospitalier, devrait être débarqué en début de semaine par Claude Evin, directeur de l’agence régionale de santé d’Ile-de-France, alors qu’il a réussi à diviser par trois le déficit de son établissement. «Absolument incompréhensible», lâche un ancien directeur d’hôpital.

Record. Voilà une histoire déroutante, révélant la vie cachée de nos hôpitaux. L’établissement de Poissy-Saint-Germain est une vaste structure, installée sur deux sites. Jusqu’à récemment, il détenait le record de déficit des hôpitaux français : près de 140 millions d’euros cumulés. Dans ce contexte, en 2008, Gilbert Chodorge, jusqu’alors directeur de l’hôpital de Saint-Denis (et ex-conseiller de Claude Evin lorsque celui-ci était ministre de la Santé, entre 1988 et 1991), y est envoyé en catastrophe pour remettre de l’ordre.

Notre chevalier blanc n’en revient pas. Il vérifie tous les comptes. Et remarque quelques bizarreries dans ce «trou» financier : plus de 70 millions d’euros de factures n’ont pas été recouvrés, faute d’une comptabilité sérieuse. Un rapport de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Libération du 8 décembre 2009) révèle une incroyable légèreté dans les appels d’offres, au point que le procureur de la République des Yvelines sera saisi, et une information judiciaire ouverte.

Outre ces bizarreries dans les appels d’offres, il y a ce projet de nouvel hôpital qui regrouperait les deux sites actuels de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye. Ledit projet, un des plus importants pour l’Ile-de-France, traîne depuis dix ans. Gilbert Chodorge le relance. Peut-être le fait-il sans beaucoup de souplesse ? «Il a pris des coups, raconte le député et maire UMP de Chambourcy, Pierre Morange. Mais il a nettoyé les écuries d’Augias et c’était bien nécessaire.»

Chodorge s’intéresse aussi aux détachements de fonctionnaires payés par un établissement en déficit chronique. L’hôpital de Poissy est champion toutes catégories de cette pratique. Parmi les employés concernés : une secrétaire de l’ancien ministre de la Santé Bernard Kouchner, une autre qui travaille aujourd’hui avec l’actuel ministre, Xavier Bertrand. Ou encore une fonctionnaire employée à la direction de l’organisation des soins au ministère. Toutes sont payées par l’hôpital de Poissy mais n’y mettent pas les pieds. «Certaines années, ces détachements coûtaient plus de 2 millions d’euros à l’hôpital», relève un ancien responsable. Un record en France.

Comment expliquer de telles pratiques ? Jusqu’à l’arrivée de ce nouveau directeur, Poissy a toujours été dirigé par une personnalité appartenant au Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), l’organisation professionnelle historique des directeurs d’hôpitaux. Une organisation cocasse, jouant sur de multiples réseaux. Sans compter qu’au moins trois de ses anciens responsables ont été poursuivis pour escroquerie. Deux ont été condamnés, dont l’un en novembre 2000 pour corruption dans une affaire liée à des appels d’offres truqués. Pourtant, le SNCH reste intouchable, il est omniprésent dans tous les organismes statutaires. Dans le cas de Poissy, les liens sont historiques. Manifestement, Gilbert Chodorge aura manqué de doigté. Est-ce suffisant pour le débarquer ? En trois ans, il a fait passer le déficit de 37 millions d’euros à 11 millions pour 2010.

«Sac de nœuds». «Nous avons considéré qu’aujourd’hui, il était souhaitable qu’il quitte cet établissement», affirme Claude Evin. Et de raconter : «La situation dans les Yvelines est très compliquée, très tendue. C’est un sac de nœuds invraisemblable, les interactions de réseaux sont complexes. Tout le monde s’y perd. Je souhaite que cet établissement retrouve une certaine sérénité. Gilbert Chodorge a fait un excellent travail, mais je le redis, c’est de son intérêt qu’il sorte de cet établissement.» Claude Evin conclut : «C’est un dossier complexe, avec des menaces physiques et des manipulations nombreuses.»

Avis aux postulants : la vie dans les hôpitaux n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Aux dernières nouvelles, le cabinet du ministre de la Santé a repoussé la suspension du directeur. On attend avec impatience la suite.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:58
Joselyne Rousseau et Josselyne Buruchian | Présidentes de l’Association des Professionnels Libéraux de Santé de Pierrefitte et de Stains

Un panneau « sortie de médecins » (zigazou76/Flickr/CC)

Présidentes de l’Association des professionnels libéraux de santé de Pierrefitte et de Stains (Seine-Saint-Denis), nous dénonçons depuis douze ans les problèmes d’insécurité que rencontrent les praticiens de santé de proximité de ces villes. Ces violences, commises par des mineurs, souvent armés, aggravent de façon considérable la désertification médicale et para-médicale de nos communes, mettant en péril l’équilibre déjà précaire de la santé de proximité sur ce territoire.

En 2011, ces deux communes ont perdu 10% de leurs professionnels de santé. Avec un médecin libéral pour 3 000 habitants (la moyenne étant de 1/1000), Pierrefitte est reconnue comme un véritable « désert médical ».

Nous, professionnels de santé, sommes incontournables :

  • dans le maintien à domicile de patients présentant des pathologies complexes et des personnes âgées ou en fin de vie ;
  • dans l’alerte sur la résurgence de maladies graves (tuberculose, saturnisme) ou d’éventuelles épidémies locales ;
  • à l’heure où les urgences des hôpitaux sont engorgées, nous assurons un rôle de premier recours dans les situations sensibles et constituons de ce fait un facteur important de cohésion sociale.

Les politiques se renvoient la balle

Depuis novembre 2009, nous ne cessons d’interpeller les pouvoirs publics sur notre rôle sanitaire et social. En vain.

En avril 2011, nous avons rencontré le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui nous a assuré que la désertification médicale n’était pas une fatalité et qu’il avait besoin que nous restions. Mais en dehors de ces bonnes paroles rien d’effectif n’a été entrepris.

En juin 2011, nous avons rencontré le directeur de l’Agence régionale de santé, Claude Evin qui, hormis la création de maisons médicales ne nous propose rien de concret.

En désespoir de cause, en janvier 2012, nous avons une nouvelle fois écrit au président Sarkozy... qui nous a renvoyés à Xavier Bertrand... qui nous a dirigés vers Claude Evin. La boucle est bouclée !

Finalement, nous avons rencontré le 7 mars dernier, la conseillère technique de Xavier Bertrand. Que nous propose-t-on ? Encore et toujours des maisons pluridisciplinaires qui ne sont ni une solution rapide à mettre en place, ni une solution aux agressions. Cela ne résoudra en rien le problème des visites à domicile.

Enfin elle nous a clairement annoncé que si nous ne voulions plus assurer notre mission, nous étions libres de partir. D’ailleurs, d’autres professionnels de santé étrangers n’hésiteraient pas à venir dans nos banlieues, nous dit-on. Expérience déjà tentée, or les dits professionnels ne sont pas restés pour autant sur leur lieu d’exercice.

Parallèlement, nous avons contacté Jean-Marie Le Guen, responsable des questions de santé au Parti socialiste, qui nous a dirigés vers un responsable de son parti. Vérification faite ce responsable n’est pas connu en France !

Lutter contre l’insécurité et la désertification

Où se situe l’égalité dans l’accès aux soins tant demandée par tous les candidats politiques ? En douze ans, nous avons obtenu un carnet de sécurité, un numéro dédié à dix chiffres, un référent santé au commissariat que les professionnels de santé avertissent en cas d’agression.

Tout cela est loin d’être efficient, notamment en prévention des agressions. Ce que nous réclamons :

Pour assurer notre sécurité :

  • un numéro dédié à quatre chiffres ;
  • la mise en place de bips de sécurité en cas de danger ou d’agression ;
  • une vidéosurveillance à des points stratégiques afin de créer un maillage ;
  • un meilleur éclairage de nos communes (certaines rues sont de vrais « coupe-gorge »).

Pour lutter contre la désertification :

  • des mesures fiscales pour maintenir le maigre tissu de proximité de santé libéral existant sur le territoire ;
  • la reconnaissance de nos agressions en accident de travail…

Que deviendra dans un très proche avenir cette population laissée à l’abandon une fois que le tissu libéral de proximité aura définitivement disparu en raison de l’indifférence générale de nos « irresponsables politiques » ?

Nos limites sont largement atteintes : il y a urgence ! L’hémorragie de professionnels de santé ne sera plus rattrapable ! Nous sommes au bord de la catastrophe sanitaire !

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:56
Emilie Brouze | Journaliste Rue89
 

Problèmes d’effectif et de logement, surmenage : les infirmiers de l’hôpital pour enfants Necker, à Paris, témoignent d’une dérive du système hospitalier.


Des enfants passent des tests d’asthme à l’hôpital Necker, en avril 2008 (Valinco/Sipa)

Parce qu’« on joue avec la vie des enfants », Marc Marlier veut témoigner. Le « petit infirmier » a par moment la voix qui se casse quand il parle des conditions de travail de son service, miné par le manque de personnel. Il œuvre pourtant dans le plus prestigieux hôpital français, référence mondiale pour les enfants malades : Necker, à Paris.

Marc se souvient de son arrivée dans le service de néphrologie pédiatrique (maladies des reins), il y a quatre ans : « C’était génial. » Peu à peu, il a vu les conditions se dégrader. A tel point qu’il sent aujourd’hui qu’une dangereuse limite est franchie : celle de la qualité des soins. « Je ne supporte plus la situation. »

Rue89 a rencontré Marc juste avant son départ pour une année sabbatique.

« On bosse en flux tendu »

Pénurie d’infirmiers

Au 1er janvier 2010, 520 000 infirmiers étaient en activité [PDF] en France. Malgré leur constante augmentation, ils ne sont pas assez nombreux – d’autant que les besoins grandissent car la population vieillit.

 

Les infirmiers sont inégalement répartis sur le territoire : l’Ile-de-France est l’une des régions à enregistrer la densité la plus faible. Dans les formations, les inscriptions sont encore insuffisantes pour combler le manque. Infirmier fera partie des métiers les plus recherchés en 2015.

Il y a quatre ans, ils étaient trois infirmiers pour douze lits, raconte Marc. Puis ceux qui partaient n’étaient pas souvent remplacés.

Ils sont désormais deux la journée et deux la nuit à courir le long des deux ailes du service :

« On bosse en flux tendu. »

Faute de personnel, l’hôpital est contraint par moment de fermer des lits. Et de faire appel à des intérimaires ou des infirmiers d’autres unités pour former les binômes :

« Quand ils débarquent, ils ont cinq minutes pour s’adapter alors que le temps normal pour connaître les spécificités d’un service, c’est un mois. Alors ils ne peuvent pas suivre. »

Débordés, les infirmiers voient leurs horaires s’allonger. Les vacances d’été se posent jusqu’à octobre. Le personnel travaille trois week-ends sur quatre (au lieu de deux par mois). Marc dit n’avoir plus le temps de prendre ses pauses.

Quand un collègue est malade, il n’y a souvent personne pour le remplacer. Ces dernières semaines, Marc a même été forcé à deux reprises d’enchaîner deux gardes, de 6h30 à 22 heures, en ayant « à peine le temps de boire un verre d’eau ».

« Les enfants ne doivent pas voir notre détresse »

« On est surmenés. Une personne crevée n’est pas dans les conditions optimales pour travailler. Combien de temps on va tenir ? »

Marc cite le cas d’une collègue qui n’a pas eu le temps de déjeuner et qui est tombée dans les pommes à la fin de son service. Ou une autre, à bout, qui se cachait dans la cage d’escaliers pour pleurer, « car les enfants ne doivent pas voir notre détresse ».

« On prend sur nous », assure le jeune homme qui affirme que chacun « se donne à fond » et garde le sourire devant les parents :

« C’est un boulot que vous ne pouvez pas faire à moitié. D’autant qu’il s’agit d’enfants. »

Dans ce service de Necker, médecins et infirmiers traitent de pathologies lourdes et rares (certaines maladies sont soignées une seule fois dans l’année). Les patients viennent de Paris, de province et parfois de l’étranger.

« Peur de tuer un gamin »

La réponse de Necker

Contacté par Rue89, Eric Roussel, directeur des soins à l’hôpital Necker, se dit « surpris » par le témoignage. « On n’est pas en sous-effectif, on est aujourd’hui au quasi plein emploi. » Il précise : « Le quotidien des infirmiers peut être plus difficile par moment à cause du turnover. » Il décrit des phases de recrutement favorables (au moment de la sortie des écoles) et de nombreux départs qui s’étalent sur l’année.

 

Le turnover des 1 100 infirmiers est d’environ 20%. La faute au logement, trop cher dans la capitale : « L’hôpital met à disposition des studios à bas pris pour six mois mais c’est sûr que le nombre de logements ne permet pas d’héberger tout le monde. » Mais pas seulement : « Beaucoup de professionnels viennent se faire un CV ici puis partent trouver un poste ailleurs. »

A cause du sous-effectif, les infirmiers n’ont plus le temps d’accueillir les petits patients convenablement. Marc s’inquiète de ne « plus avoir de garde-fous » dans son travail :

« Quand les infirmiers ont peur de tuer un gamin à la fin de la journée, c’est qu’il y a un souci. »

Il prend l’exemple d’un soin particulier, qui, une fois prodigué, oblige l’infirmier à rester une heure devant l’enfant. Difficile avec ce rythme, « alors toutes les cinq minutes vous courez pour voir si tout va bien. »

Marc raconte que parfois, les parents prennent conscience du sous-effectif quand ils attendent l’infirmier dix minutes après l’avoir sonné. Certains s’énervent :

« On les comprend. Mais c’est partout pareil. Et là, on prend conscience avec eux que le système de santé est en train de changer. »

A Paris, le gros problème du logement

Comment en est-on arrivé là ? Marc explique :

« L’hôpital nous assure qu’ils ont une politique de recrutement intensif mais qu’ils n’arrivent pas à embaucher... »

Dans le service, le turnover est important. Avec un tel rythme de travail, difficile de convaincre les jeunes stagiaires de rester.

Autre problème important, spécifique à la capitale : le logement. L’Assistance publique n’a pas assez d’appartements pour héberger le personnel. Les salaires d’infirmiers (entre 1 400 et 1 600 euros par mois) permettent difficilement de supporter les loyers parisiens.

Eloignés du centre, certains dans le service font deux heures de RER chaque jour pour venir travailler à Necker. Beaucoup de mères de familles, fatiguées, finissent par quitter l’hôpital comme Anne (le prénom a été changé), une ancienne collègue de Marc.

Contactée par Rue89, elle se souvient du rythme « épuisant » après la naissance de son premier enfant :

« Petit à petit, on s’est éloignés de Paris. J’avais beaucoup de route, ras-le-bol des conditions de travail... Je suis partie travailler en banlieue parisienne. »

Résultat : il reste peu d’infirmiers expérimentés dans le service, qui sont pourtant des éléments importants. Les anciens ont l’habitude d’effectuer certains soins particulièrement techniques, de gérer les urgences et ils forment les jeunes.

L’hôpital rentable est « illusoire »

Making of
Malgré les craintes de son entourage, l’infirmier a tenu à témoigner sans se cacher – « Il faut bien nommer les choses. » Depuis que nous avons rencontré Marc, trois infirmiers ont été recrutés dans le service –- ce qui a amélioré le rythme de travail.

Marc Marlier craint la dérive du système hospitalier. Au delà du problème d’effectif, il pointe les « coupures budgétaires » (relatives aussi à des « problèmes d’organisation ») : l’infirmier explique que parfois, il est obligé d’aller piquer une compresse au service voisin pour faire un soin ou d’ébouillanter chez lui sa blouse, la lingerie ne suivant pas la cadence.

« Il faut faire quelque chose », conclut Marc :

« Je crois que c’est illusoire de rendre l’hôpital rentable. On s’en fout des problèmes d’argent, on sauve des gamins ! »

Marc Marlier pense choisir son candidat à la présidentielle en fonction de son programme santé. Un peu désillusionné, il admet n’espérer qu’un changement politique.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:55

 

Ramses Kefi | Journaliste
 

Victime d’une logique de réduction des coûts – encore plus criante en banlieue – voulue par la loi Bachelot, cet hôpital des Yvelines « fait flipper ».


L’entrée des urgences de Poissy (Ramsès Kefi)

Mariam, 26 ans, jure qu’elle pourrait « balancer » des dizaines d’histoires sur l’hôpital de Poissy (Yvelines). Si elle était « friquée », elle ne mettrait pas les pieds dans « cette cour des Miracles ». Qu’elle irait se faire soigner à la clinique, « pour échapper à la descente aux enfers du public ».

Elle raconte les cinq heures passées avec son père, en janvier dernier, aux urgences de Poissy :

« C’est un vieillard. Le pauvre grelottait. On avait mis son lit près des toilettes, parce qu’il n’y avait plus de place. L’odeur, le froid étaient insupportables.

On ne lui avait donné qu’un drap pour se couvrir. J’ai demandé des couvertures, on m’a dit qu’il y en avait pas. J’ai demandé d’autres draps, on m’a dit la même chose. J’ai gueulé, puis je me suis rendu compte que tout le monde s’en foutait. Cela paraissait presque normal. Cet hosto fait flipper. »

« Une ambiance de mauvais polar »

En 1997, l’hôpital de Poissy a fusionné avec celui de la ville voisine de Saint-Germain-en-Laye, formant l’une des structures hospitalières les plus importantes d’Ile-de-France : environ 4 000 personnes employées, 1 200 lits, pour un bassin de population de plus de 600 000 habitants. L’une des plus mal gérées et des plus tourmentées aussi. La première préoccupation des personnes rencontrées est d’éviter à tout prix cet établissement.

En plus des énormes dettes et du déficit de l’établissement, un rapport de la Direction départementale des affaires sanitaires sociales (DDASS) a mis en lumière, en 2009, des malversations et des irrégularités dans l’attribution de marchés publics. Le point de départ de plusieurs enquêtes et d’un long feuilleton.

Directeurs évincés, procédures judiciaires qui traînent, soupçons autour de politiciens locaux et, récemment, projet de déménagement de l’établissement dans la commune voisine de Chambourcy mis en suspens.

Début 2011, Le Point décrivait un hôpital où « l’intérêt du patient passe en second », Le Parisien « une ambiance de mauvais polar » et « un gâchis ».

« En sortant, tu ne sais pas si tu as été bien soigné »

Le mot « gâchis » reviendra plusieurs fois dans la bouche de Mariam, qui ne veut cependant pas accabler le personnel dans son témoignage :

« En regardant les aides-soignants, les infirmières et les médecins, on comprend qu’ils n’y peuvent pas grand-chose. Tu y entres et en sortant, tu ne sais même pas si tu as été bien soigné. »

Lucile Cranney, infirmière et membre du syndicat SUD de l’hôpital, confirme : « Cet hôpital part en sucette. »

Sur les urgences de Poissy, régulièrement pointées du doigt par les usagers, elle dira qu’elles sont à l’image de l’établissement :

« Les locaux des urgences ne sont même plus adaptés puisqu’avec la fermeture pour raison économique de celles de Saint-Germain-en-Laye la nuit et les week-ends, nous devons tout assumer. Sans moyens humains et économiques supplémentaires. »

Khadija, 52 ans, habite « dans le coin » depuis 1984. Opérée du pied en 2010, puis de la hanche en 2011, elle soupire :

« Les médecins n’ont même plus le temps de communiquer, ni de vous expliquer correctement, car une seule chose les obsède : vous réexpédier chez vous par tous les moyens, parfois sans diagnostic.

J’ai connu cet hôpital dans les années 80 et 90. Je peux dire sans trop m’avancer que les conditions pour les patients étaient meilleures. »

Absentéisme et dépression chez le personnel

Le récit de Florent, 29 ans, originaire de la commune voisine d’Achères, est le même. A quelques mots près :

« C’était un week-end en début d’année. J’avais chopé la mononucléose. J’étais à bout. Je l’ai appris par mon médecin traitant le lundi, qui ne m’a pas cru quand je lui ai dit qu’à Poissy, le samedi soir, ils m’avaient prescrit du Doliprane et du repos.

Le médecin qui m’a ausculté là-bas était plus crevé que moi. Il n’avait qu’une envie : que je dégage. »

« Le personnel qui a des diplômes et qui peut se vendre ailleurs s’enfuit, sans vraiment être remplacé », glisse Lucile Cranney. La fuite du personnel, des compétences, mais pas seulement :

« La politique du chiffre à court terme, c’est plus de contractuels, plus de CDD. Parmi les médecins aux urgences, beaucoup ne sont que vacataires. Le taux d’absentéisme est important, celui de dépression aussi. Les rapports avec la nouvelle direction sont très compliqués. [...]

On a oublié les desseins premiers de l’hôpital. C’est devenu une entreprise comme une autre. On parle de santé là ! »

« Les économies ne se font jamais au détriment des usagers »

Si le nouveau directeur de l’hôpital de Poissy-Saint-Germain, Yves Bloch, reconnaît une baisse du « personnel non qualifié », il refuse néanmoins de lier le malaise des patients et du personnel à la situation économique de l’établissement :

« Tous les établissements doivent faire avec le budget serré, mais les économies ne se font jamais au détriment des usagers. Il est clair néanmoins que nous ne travaillons pas dans les conditions matérielles que nous voudrions, bien que notre ambition soit d’être toujours au niveau. »

Il se projette vers 2014 et l’ouverture, hypothétique, d’un nouveau bâtiment, plus grand, plus adapté pour accueillir les urgences de Poissy. Dit que dans certains cas, l’urgentiste est dans l’impossibilité d’établir un diagnostic clair, « parce que les choses mettent parfois plusieurs jours à être visibles ». Qu’’il reçoit, parfois, des lettres de remerciements.

Supprimer la loi Bachelot


Le couloir des urgences de Poissy (Pierre B.V)

Je lui fais part de certains témoignages. Celui de Mariam notamment. L’histoire des couvertures :

« Je ne nie pas les difficultés et m’en excuse d’ailleurs auprès des patients. [...]

Sans remettre en cause les réclamations, il est vrai aussi que lorsque que quelqu’un vient aux urgences, il s’attend – et c’est humain – que l’on s’occupe de lui tout de suite. Il voit tout négativement, parce que son état l’y encourage. »

En septembre 2011, un collectif regroupant usagers, personnel de l’hôpital et associations s’est formé pour la défense de l’hôpital de Poissy-Saint-Germain. Il milite, entre autres, pour la réouverture 24 heures sur 24 des urgences de Saint-Germain-en-Laye et la suppression de la loi Hôpital, patients, santé et territoires de 2008, promulguée pour ramener l’hôpital public à l’équilibre budgétaire.

« Demain, il n’y aura peut-être plus d’hôpital public »

Fabienne Lauret, retraitée de l’usine Renault et membre du collectif, dénonce une volonté « très claire » de sacrifier « le public au profit du privé » et de booster l’activité des cliniques :

« On met en concurrence les hôpitaux et on privatise les services les plus rentables de l’hôpital public. On ne prend ni en compte les besoins de la population, ni ceux du personnel.

On est dans une logique de réduction des coûts complètement aveugle, décidée arbitrairement, sans aucune concertation. »

Dans Le Courrier des Yvelines du 7 décembre 2011, les mots de Christian Lehmann, écrivain et médecin généraliste à Poissy, étaient plus durs :

« Il est peut-être déjà trop tard. Demain, il n’y aura plus de médecine tournée vers l’individu, plus de médecine générale, plus d’hôpital public. Vous serez soignés comme vous avez été vaccinés contre H1N1. Un mélange d’étatisme et d’incompétence. »

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:41

 

Tandis que les industries médicale, pharmaceutique, et vaccinale s’occupent à faire campagne pour de nouveaux vaccins contre pratiquement chaque affection, une nouvelle étude publiée dans la revue Immunity déconstruit totalement toute la théorie vaccinale. Il s’avère que, dans le système immunitaire naturel de l’organisme, des composants tant innés qu’adaptatifs travaillent ensemble pour conjurer la maladie, sans besoin de vaccins producteurs d’anticorps.

Les fondements de la théorie vaccinale s’effritent car la science révèle l’inutilité des anticorps pour combattre les virus

Ethan A. Huff - Natural News Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Tandis que les industries médicale, pharmaceutique, et vaccinale s’occupent à faire campagne pour de nouveaux vaccins contre pratiquement chaque affection sous le Soleil, une nouvelle étude publiée dans la revue Immunity déconstruit totalement toute la théorie vaccinale.

Il s’avère que, dans le système immunitaire naturel de l’organisme, des composants tant innés qu’adaptatifs travaillent ensemble pour conjurer la maladie, sans besoin de vaccins producteurs d’anticorps.

Dans le cadre du système immunitaire adaptatif, la théorie derrière les vaccins dit qu’ils imitent l’infection en poussant les cellules B, l’un des deux principaux types de globules blancs du système immunitaire, à produire des anticorps. Il est largement admis que les anticorps induits par les vaccins, qui sont la partie la plus spécifique du système immunitaire adaptatif, apprennent au système immunitaire comment réagir directement à une infection avant que l’organisme n’y soit exposé.

Mais la nouvelle étude met en évidence le fait que l’immunité innée joue un rôle important dans la lutte contre les infections, et est peut-être plus importante que l’immunité adaptative pour prévenir ou combattre les infections. Lors des tests, il a été montré que les anticorps du système immunitaire adaptatif sont incapables en tant que tels de lutter contre l’infection. En substance, cela démystifie la théorie selon laquelle les anticorps induits par les vaccins servent quelque fonction fondée dans la prévention ou la lutte contre les infections.

« Nos conclusions contredisent l’opinion actuelle, selon laquelle les anticorps sont absolument nécessaires pour survivre à l’infection d’un micro-organisme comme le virus de la stomatite vésiculeuse, et font apparaître une fonction inattendue des cellules B, comme gardiens des macrophages dans l’immunité antivirale », a déclaré le Dr H. Uldrich H. von Andrian de la faculté de médecine de Harvard.

« Il sera important de continuer à disséquer le rôle des anticorps et des interférons dans l’immunité contre des virus similaires qui attaquent le système nerveux, comme les virus du Nil occidental, de la rage, et de l’encéphalite. »

Comme l’a expliqué le Docteur Russell Blaylock dans une interview récente avec Mike Adams, le Ranger de la santé, non seulement les vaccins n’agissent pas comme annoncé, mais ils endommagent réellement l’immunité innée de l’organisme.

Au lieu d’enseigner à l’organisme comment réagir aux infections, les vaccins inhibent en réalité la capacité du système immunitaire à produire des cytokines de type Th2, et font disparaître l’immunité cellulaire, le moyen grâce auquel l’organisme se protège contre les virus et les bactéries mortelles.

-* Ainsi, une fois encore, le mythe selon lequel les vaccinations servent une sorte de but médical légitime a été déconstruit par une percée scientifique. Peu importe si oui ou non la communauté médicale dominante voudra l’admettre, l’idéologie pro-vaccinale se trouve elle-même de plus en plus dans la décharge des pseudo-sciences dépassées

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